Inspiration sous les tropiques

2042014

J’ai quitté le Bassin d’Arcachon à la fin de l’automne 2013, juste après le tournage avec Thalassa, la tête vidée de toute inspiration et un énorme besoin de changer d’air, de changer de paysage, d’aller rechercher autre chose.

Lors d’un premier repérage en Guadeloupe en 2012, j’avais remarqué une richesse de paysages et de situations très prometteurs et il me semblais donc légitime d’y retourner pour y passer plus de temps.

Il aura fallu quelques semaines pour que la transition fasse son effet et que je puisse repartir de zéro dans ma créativité. Au début, je me suis posé des questions car l’inspiration ne revenait pas. J’observais la Guadeloupe aux paysages et aux atmosphères si différents de ce que j’avais photographié jusque-là, que ce soit sur le littoral Aquitain ou celui de la Nouvelle Angleterre, et je n’arrivais pas à trouver le « truc », ce petit quelque chose d’original dans la manière de capturer et d’immortaliser des paysages si propices à tomber dans la carte postale classique « ciel bleu et cocotiers ».

Et puis le déclic m’est venu à Deshaies, sur cette plage de Grande Anse, au moment même où j’ai réalisé ce panoramique sélectionné pour le concours des Photographies de l’Année.

Plage de Grande Anse en Guadeloupe

Plage de Grande Anse en Guadeloupe

Depuis, j’enchaîne lentement (car je persiste à m’offrir le luxe de prendre mon temps) les prises de vues.

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J’explore de nouveaux horizons , de nouvelles techniques et surtout, je m’intéresse aussi aux gens, aux peuples de la Caraïbe. J’ai envie d’aller plus loin que les paysages et de réaliser des vrais sujets.

J’ai donc profité de la période du carnaval pour faire quelques essais de reportages. Il ne s’agit que d’un petit échauffement car je ne suis pas encore prêt pour réaliser un vrai reportage digne de ce nom. Il y a eu aussi un sujet étonnant sur les fouilles d’un cimetière d’esclaves au beau milieu d’une plage fréquentée par les touristes et un autre petit reportage sur les élections municipales, qui, en Guadeloupe, prennent une tournure très … »exotique ».

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Pour aller plus loin dans cette démarche, je me suis rendu compte qu’ il allait  me falloir changer de matos. Car le matériel c’est important. A chaque sujet, correspond un type d’appareil photo et une ou plusieurs focales. Apparemment je ne suis pas le seul photographe de ma génération à rechercher un matériel « comme autrefois ». Je fais parti de ces photographes qui ont démarré avec l’argentique, réglage du diaph à la bague et peu de solution pour rattraper une photo mal exposée. J’ai très rapidement évolué avec le numérique. Il n’a pas été vraiment difficile de s’adapter et de maîtriser l’outil digital, d’autant plus que j’ai quand même continué à produire une grande partie de mes collections en moyen format argentique. Mais force est de constater que devant l’afflux de « faux-tographes » qui débarquent de plus en plus nombreux sur un marché très martyrisé par la crise économique, la confusion devient réellement préjudiciable, tant sur la qualité, que sur les tarifs. Nous sommes en plein nivellement par le bas. Cela en devient décourageant. C’est ainsi qu’en m’intéressant à cette question fondamentale, j’ai découvert que de nombreux photographes renommés avaient mis au placard leurs « bêtes de course » à 24 millions de pixels pour ne plus s’embarrasser du poids et de performances inutiles. Car nous sommes bien dans l’ère d’instagram et autres applications « gadgets » permettant de transformer une image prise avec un smartphone en photographie vintage, HDR, aux rendus terriblement (mais faussement) artistiques.

On peut aussi constater que les techniques permettant  de créer de superbes images aux rendus époustouflants n’ont plus de secret pour personne. Et alors que nos écrans pullulent d’images « Lo-Fi » , il y a aussi de plus en plus de très très belles photos, très techniques, très travaillées, très chiadées. Et il n’est pas rare que de simples amateurs passionnés (appelés « experts ») en soient les auteurs. Les réseaux sociaux leur permettent aujourd’hui de les partager avec le public, de récolter les « like » et les compliments par centaines, et de se rêver une carrière de photographe, le métier le plus admiré et envié au Monde ! Le gros problème c’est que des agences en ligne , mais aussi des institutionnels publics et privés, ont su saisir cette opportunité et se nourrissent aujourd’hui à des tarifs proches de la gratuité de ces images produites par des amateurs ou des « semi-professionels » qui n’ont  pas les mêmes obligations fiscales et sociales que des photographes dont la carrière a démarré avant cette explosion du monde numérique. Il est donc devenu extrêmement difficile pour un professionnel confirmé aujourd’hui de vendre son travail à un tarif réaliste. Et les conséquences en sont catastrophiques. Pertes de revenus, démotivation, dépression pour les plus sensibles, nourrissent parfois la rancoeur et le désespoir. Du coup, c’est à se demander si cela vaut le coup de continuer à investir dans du matériel « pro » et des optiques de qualité. En effet, au vu de cette situation, et dans 3/4 des cas, un simple smartphone suffirai à remplir la mission !… je caricature peut-être un peu trop me diriez-vous ? et bien non, je partage moi même souvent des instantanés instagram sur ma page fb, juste pour illustrer le « making of » d’une prise de vue, et je suis toujours choqué de lire des commentaires élogieux de personnes qui n’avaient pas perçu qu’il s’agissait juste de photos prises avec mon iphone…

Partant de ce constat, j’ai donc décidé de me remettre en question.

Je vais me séparer de mon reflex 5 D Mark II et toutes ses optiques et accessoires et le remplacer par un Fuji X Pro 1 et trois focales fixes. Ca, ce sera pour le reportage et la photo prise sur le vif lors de mes errances.

Je vais également vendre mon Mamiya 7 est ses deux « cailloux »  et  le remplacer très certainement par un moyen format numérique abordable et tropicalisé à savoir le Pentax 645 D. J’ai lu dans le dernier magazine « Réponses Photo » que Raymond Depardon appréciait particulièrement le format 645 et je me suis souvenu que mes plus belles photos de paysages font partie de l’époque ou je travaillais avec un Mamiya 645. Je l’avais abandonné car sa mise au point était peu pratique et m’avait donné quelques sueurs froides. Tiens, je viens de réaliser que ce Mamiya 645 acheté à Fabrice Michaux au Moyen Format à Paris en 1998, je l’ai toujours au fond d’un placard. Il ne doit plus valoir grand chose mais je vais quand même tenter de le vendre.

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Je garderai quand même mon Widepan panoramique rotatif moyen format argentique parce-que le résultat obtenu est toujours aussi magique et que je ne me sens pas du tout près pour m’en séparer.

Je vais donc gagner en poids et mieux répartir les tâches. Comme dit toujours mon ami Renaud Philipps : « il faut respecter la séparation des pouvoirs ». Le Pentax 645 D et le panoramique rotatif pour le paysage, le Fuji X pro 1 pour les reportages en mode errance (comprenez: l’avoir toujours sur soi)

Je sais d’avance que l’excitation de découvrir et de s’approprier un nouvel appareil est un réel incubateur d’énergie positive et d’inspiration. Alors c’est le moment ou jamais d’y avoir recours…

Mais avant cela, il me faut continuer mes explorations en terre Guadeloupéenne.

Je reviendrais très prochainement sur le Bassin d’Arcachon pour réaliser une nouvelle série de photos et lancer une nouvelles collection de cartes postales.

Je travaille aussi actuellement à la mise à jour de mon site internet afin de pouvoir vous proposer à nouveaux mes photos à la vente. Puisqu’il n’y a plus de galerie possible, je vais essayer d’une autre manière.

En attendant je vous invite toujours à me suivre presque en direct sur ma page facebook.

A très vite !




Finaliste au concours des Photographies de l’Année

1042014
Plage de Grande Anse en Guadeloupe

Plage de Grande Anse en Guadeloupe

 

 

 

 

 

 

En plus de 20 ans de carrière je n’ai que très peu participé à des concours. Et les rares fois où j’ai osé tenter ma chance, je n’ai même pas passé le cap des sélections.

Je pense que j’ai toujours eu du mal à sélectionner mes images pour ce genre d’exercice. Une photo qui me paraît exceptionnelle  ne l’est pas forcément pour un jury et inversement. Où alors il y avait toujours des photographes plus talentueux que moi.

Une autre explication est que je travaille le plus souvent en vue de tirages grands formats et que les fichiers envoyés pour participer aux concours sont rarement dans des formats supérieurs au 20×30. Difficile donc d’apprécier les détails et les nuances qui dans la plupart de mes photographies ont besoin de surface pour se révéler.

Bref, après quelques tentatives infructueuses, découragé, vexé aussi il faut bien l’avouer, j’avais décidé de ne plus perdre mon temps à préparer des dossiers.

Et puis, cette année étant pour moi une année de changement, et ayant deux ou trois photos dont j’étais assez fier, j’ai finalement décidé de tenter à nouveau ma chance. J’ai donc présenté trois photographies réalisées en 2013 pour la catégorie « paysages » au concours des Photographies de l’Année organisé par l’APPPF et le magazine Profession Photographe. Deux photos du Bassin et une photo de la Guadeloupe, territoire sublime où j’ai la chance d’être en prises de vue depuis 5 mois.

A ma grande et heureuse surprise le jury a choisi de sélectionner l’une d’elles pour la finale. Et à mon grand étonnement ce n’est pas une photo aérienne du Bassin d’Arcachon qui a été retenue mais celle de la plage de Grande Anse à Deshaies en Guadeloupe !

Il est vrai que cette photo est particulièrement belle. Il s’agit d’un panoramique réalisé avec mon moyen format à objectif rotatif sur du film Velvia. Une lumière du soir exceptionnelle, une pose lente et deux passes ont été nécessaires pour réaliser cette image. J’avais repéré les lieux au préalable et attendu LE bon éclairage.

Finaliste cela veut donc dire que deux autres photographes sont en compétition avec moi. Vous pouvez découvrir les 3 photos en cliquant ici.

La finale aura lieu le 11 avril 2014 au Mans au cours d’une grande soirée de gala à laquelle je ne peux malheureusement pas me rendre, étant encore sous les cocotiers…

Quelque soit le résultat, le fait qu’une de mes premières photos prise aux Antilles soit immédiatement sélectionnée en finale d’un concours hautement professionnel, apparaît pour moi comme un symbole de bienvenue dans la Caraïbe. C’est aussi une manière de me rassurer sur le fait que je ne suis pas forcément qu’un photographe régionaliste et que je suis aussi capable de photographier autre chose que le Bassin d’Arcachon.

Verdict dans 10 jours…

 

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Une nouvelle grande aventure photographique

13122013

L’été est donc passé comme ça. J’ai profité du beau temps pour faire quelques nouvelles photos que vous découvrirez plus tard et j’ai beaucoup réfléchi. A ma carrière professionnelle bien sûr, par ces temps difficiles, où le métier de photographe est clairement menacé de disparaître, et à ma vie sur le Bassin, chahutée, perturbée, par mon engagement pour essayer de le protéger des assauts incessants des différents lobbys de l’immobilier, du pétrole, et de quelques industriels. Je me suis battu comme j’ai pu, parfois avec maladresse, peut-être sans méthode, et surtout, j’ai été bien seul… Je reste convaincu que le fait de ne pas être « né ici » a été un énorme obstacle pour essayer de rassembler. Il suffit de lire quelques commentaires violents à mon encontre sur la page fb des Sentinelles du Bassin pour s’en rendre compte. Il y en a qui m’accusent d’utiliser cet engagement pour servir mes intérêts en me faisant le publicité pour « mieux vendre mes produits »… Je tiens encore une fois de plus à préciser que ce combat ne m’a jamais rien rapporté d’autre que des emmerdes. Je n’ai jamais vendu une seule photo ou vidéo en lien avec l’environnement. Je les ai toujours mises à disposition des médias et des associations gracieusement. En revanche, il m’en a coûté cher en temps, en menaces, en pressions exercées par certains élus. Et à chque fois que je suis passé à la TV ou dans les médias locaux, cela a toujours été pour parler de mon métier de photographe et quasiment jamais (et je le déplore) pour parler des menaces qui pèsent sur le Bassin.

Au terme de ces 5 dernières années, j’en suis arrivé à la conclusion que pour le Bassin il n’y avait malheureusement plus rien à faire. La population reste désespérément passive et Le SCOT a donc été voté et confirmé par les 17 maires. L’avenir de notre « petit paradis » est désormais tout tracé. Au lendemain des élections municipales de mars 2014, les bulldozers vont investir les lieux et le Bassin va vite devenir  la « banlieue balnéaire » de Bordeaux avec 30 000 logements supplémentaires et une population qui va exploser. Ce joyaux va perdre son charme peu à peu. Moi, je suis encore plus pessimiste : je pense que le plan d’eau ne résistera pas à l’impact d’une telle pression démographique. Cet écosystème fragile et délicat a besoin d’équilibre et j’ai la conviction (et je ne suis pas le seul) que cet équilibre va être rompu. J’espère me tromper mais force est de constater que tout ce que j’avais envisagé et décrit sur ce blog il y a 5 ans s’est finalement produit. Alors pour moi qui me suis installé ici pour des raisons bien précises, à quoi bon rester ? faut-il faire semblant de photographier un paradis qui n’en n’ai plus vraiment un à mes yeux ? L’admiration pour le Bassin doit-elle se limiter à une dégustation d’huître dans une cabane à l’Herbe et à un picnic sur le Banc d’Arguin une ou deux fois par an ? comment dans un tel climat conflictuel, puis-je continuer à trouver l’inspiration ? Il est temps je crois de faire une longue pause.

D’autant plus que la Galerie Letessier qui exposait et vendait mes photos a finalement fermé définitivement et compte tenu des difficultés que rencontrent les commerces à Arcachon, je n’ai pas d’espoir de trouver un nouveau point de vente. Idem pour les livres, de nombreux points de vente font face à de grosses difficultés et j’éprouve de plus en plus de mal à placer mes ouvrages et à me faire payer chez certains. Du coup, je n’ose plus me lancer dans un nouveau projet de livre. C’est malheureux car j’ai encore des centaines de photos inédites à partager avec vous, et des idées de bouquins, et je ne peux pas les concrétiser.

Il faut aussi comprendre que je suis un photographe spécialisé en photos de « paysages marins » et non pas un photographe spécialisé en « Bassin d’Arcachon ». Le Bassin, je l’ai beaucoup photographié et je pense pouvoir dire que j’ai même lancé une mode de la photo du Bassin au point que plusieurs jeunes photographes surfent actuellement sur le même concept. Les milliers de photos que j’ai vendu dans ma galerie resteront certainement dans la mémoire collective et, si elles ne prennent pas une valeur artistique, auront au moins le mérite de témoigner d’une époque. C’est un regard que j’ai porté sur le Bassin pendant une décennie et que j’ai partagé avec vous, comme Léo Neveu l’a fait en son temps, et comme d’autres le feront ensuite. Il ne faut pas m’en vouloir d’aller explorer d’autres rivages.

J’ai donc décidé de prendre le large et tant qu’à faire, partir loin, dans un environnement tout à fait différent. J’ai choisi la Caraïbe pour une nouvelle aventure photographique.

J’avais eu un coup de coeur pour la Guadeloupe il y a deux ans, lors d’un petit séjour de deux semaines chez des amis. Une ile française séparée en deux parties aux paysages variés. Des plages de rêve bordées de cocotiers, une forêt vierge immense, une végétation luxuriante, des créoles très gentils (contrairement à une idée fausse véhiculée en métropole) et un climat tropical qui me convient parfaitement. Et au large de la Gwada, il y a toute une zone « caraïbes » à découvrir : La Désirade, Marie Galante, les Saintes, la Dominique, la Martinique, St Martin, St Barth, St Domengue, Haïti, et un peu plus loin, la Floride… Ainsi, je me rapproche de la côte Est américaine et me remet à rêver d’un projet professionnel à Cape Cod ;-)

Vous allez donc suivre une nouvelle aventure pendant 6 mois. Ensuite ce sera le retour sur le Bassin et j’aviserai alors de la suite.

Je vous rappelle que si je ne suis plus très assidu sur ce blog, je le suis au contraire sur ma page fb que je vous invite à liker en cliquant ici.

Je vous dis donc à très vite pour le premier épisode de cette nouvelle saga aux Antilles !




Disparitions, tristesse…

15092013

Malheureusement, l’été n’aura pas été toujours aussi gaie. Une saison estivale ensoleillée mais assombrie par plusieurs disparitions de personnes que j’affectionnais.

Il y a d’abord eu la disparition de Lucien Ouvrard, un retraité testerin atteint de Alzheimer et que nous avons cherché pendant 11 jours avec de nombreux bénévoles alertés par la page fb « Le Bassin, un Paradis Menacé ». Au cours de cette tentative de sauvetage, j’ai pu mesurer à quel point l’entêtement d’un sous-préfet et la concurrence entre les services de police et de gendarmerie, pouvaient avoir des conséquences dramatiques. Lucien est mort, seul dans un bois, après avoir marché pendant plusieurs jours, et tandis que sa famille s’angoissait de jour en jour. Je tiens ici à remercier tous les bénévoles qui se sont mobilisés pour cette recherche. Je reste convaincu que nous aurions pu le retrouver en vie si nous n’avions pas été confrontés à la mauvaise volonté des autorités locales. Je note également que les élus du Sud Bassin n’ont jamais proposé une aide quelconque à la famille pendant toute la durée des recherches. La presse locale ne s’est pas beaucoup mobilisé non plus. Nous dirons que le service minimum a été assuré alors que les bénévoles et la famille, eux, ne comptaient pas leurs heures pour retrouver ce pauvre Lulu.

Puis, ce fut la disparition du jeune Jeremy Lavarda, 30 ans, que je connaissais depuis son enfance. Il était chez moi la veille de sa mort et nous avions discuté longuement de son avenir dans l’audio-visuel. Né à la Teste, surfeur, il était un amoureux inconditionnel du Bassin. Nous avions aussi parlé de la pollution et du Wharf. Allez savoir pourquoi, c’est au Wharf qu’il s’est noyé le lendemain. Ce putain de Wharf, je le déteste vraiment.

Enfin, c’est une figure d’Arcachon qui est partie, lui aussi trop tôt. Bruno Epeldé, un des mecs les plus gentils que l’on puisse rencontrer. Il était d’ailleurs l’une des premières personnes que j’ai connu en m’installant sur le Bassin il y a 14 ans. Issu d’une famille d’arcachonnais bien connue, il avait choisi une vie tranquille, sans contraintes, sur sa terre du Bassin. Il était un passionné de pinasses, de bacs à voile, et il était toujours prêt à rendre service. Il travaillait au Port d’Arcachon. Tout le monde le connaissais. Un accident de scooter au Mouleau, une disparition brutale à laquelle personne n’aurait pensé.

Je ne les oublierai pas.

 




Tournage avec Thalassa

12092013

Cette année, j’aurais eu le privilège de participer au tournage de Thalassa.

Une émission de 2 heures consacrée au Bassin d’Arcachon.

Le réalisateur Philippe Lespinasse, auteur de nombreux reportages pour l’émission emblématique de George Pernoud dont l’excellent « Les fils de la Lune », et primé pour son documentaire « Le Sang du Nigéria » en 2011, connaît bien le Bassin. Il avait déjà réalisé un sujet très complet sur l’Ile aux Oiseaux. Il a souhaité ma présence dans ce spécial Bassin qui devrait être diffusé en 2014. Nous avons donc tourné plusieurs séquences, en aérien à bord de l’ULM de Michel Boudigues, en bateau, à bord de Cape Cod 1 et sur la Dune du Pilat, dans un de mes endroits favoris resté encore secret. Bien entendu, je ne sais pas ce qui sera conservé au final mais au vu du professionnalisme et des exigences du chef opérateur et de l’ingénieur du son, ce film nous promet de belles images et de belles rencontres.

Tournage de Thalassa sur le Bassin d'Arcachon

Tournage de Thalassa sur le Bassin d’ArcachonTournage avec Thalassa au Pilat

Tournage avec Thalassa au Pilat




Une série TV sur le Bassin !

1042013

Désormais ce ne sera plus un secret.

je vous invite à lire l’article pour comprendre de quoi il s’agit exactement.

une série Tv tournée sur le Bassin d'Arcachon

article sur la nouvelle série TV Marrée Basse




Un beau reportage.

12022013

C’est un très beau reportage qu’a réalisé Frédéric Maurice pour l’émission Météo à la Carte sur France 3.

Grâce à lui et à son cadreur, je vous emmène, avec mon comparse le pilote d’ULM Michel Boudigues, survoler le Bassin en plein hiver et photographier le « coeur » du Banc d’Arguin. C’est aussi l’occasion de revenir sur la Photo Aérienne la Plus Longue du Monde réalisée il y a quelques années.

Bon vol !

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Une grande manifestation pour dire NON à la destruction du Bassin !

1022013

Une GRANDE MANIFESTATION EST ORGANISEE DEMAIN SAMEDI A MIDI DEVANT LA SOUS PREFECTURE D’ARCACHON à l’appel de TOUTES les associations du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre !

Venez nombreux pour dire NON à ce projet de SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) qui va avoir des conséquences dramatiques et irréversibles sur notre beau Bassin d’Arcachon.

Les élus nous ont concocté cette folie :

- plus de 4400 hectares urbanisables en plus !

- jusqu’à 50 000 logements supplémentaires !

- 110 000 à 200 000 habitants de plus, soit plus du double de la population actuelle !!!

Comment imaginer que notre petit paradis puisse résister à une telle pression humaine ? Traitement des eaux usées et des déchets, embouteillages monstres, destruction du tissu économique, conséquences irrémédiables sur le plan d’eau… la liste est longue.

Au delà du projet en lui même qui a été voté, en catimini, par une courte majorité d’élus le 2 juillet dernier, il y a l’absence TOTALE de communication auprès de la population qui aurait dû être invitée aux débats.

Allons nous les laisser détruire notre joyau au profit des grands groupes de promoteurs immobilier ?

L’enquête publique se termine lundi prochain. Il ne sera plus possible ensuite de réagir.

C’est pourquoi nous devons tous manifester demain pour convaincre le Préfet de Région et les commissaires enquêteurs d’obliger les maires du Bassin et du Val de l’Eyre à revoir leur projet et, cette fois ci, à nous inviter aux réunions d’information.

C’ EST A NOUS DE DECIDER  !!!

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Une grande manifestation pour dire NON à la destruction du Bassin ! dans SOS Bassin d'Arcachon affiche-texte_bd

 




DESTRUCTION DU BASSIN D’ARCACHON : J-10 !

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DESTRUCTION DU BASSIN D'ARCACHON : J-10 ! dans SOS Bassin d'Arcachon affichescot_72

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit un coup de gueule sur ce blog !

Mais aujourd’hui plus que jamais, il faut que je vous parle de ce qui est en train de se passer. Car dans quelques jours, et l’indifférence générale, l’enquête publique concernant le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) va se terminer. Alors j’entends déjà vos réflexions :

 » mais c’est quoi encore ce truc , le SCOT ? » , « pourquoi il vient nous emmerder avec ça ? nous on veut juste qu’il continue de nous faire des belles photos de notre petit paradis et qu’il arrête de nous gonfler avec la politique et l’écologie ! »

Sauf que… notre « petit paradis », le votre, le mien, celui de ceux qui vivent ici et de ceux qui viennent en week-end, en vacances, ou pour se ressourcer, et bien figurez vous qu’il va crever !!! Le mot est fort me direz vous ? et surtout vous devez penser qu’une telle mauvaise nouvelle, forcément vous l’auriez vu venir, vous seriez au courant, la presse en parlerait…  et bien NON. Cette fois-ci encore, nos élus ont bien réussi leur coup !

Pourtant je vous en parle depuis longtemps du SCOT. Souvenez-vous il y a 4 ans, ici, sur ce blog, j’avais écrit un billet qui s’intitulait : « Mon rêve brisé ». C’était ce fameux soir au retour d’une réunion publique organisée par le Sybarval (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre) à laquelle j’avais assisté. C’est ce soir là que j’ai découvert ce qui était en train de se passer, ce que les élus étaient en train de « comploter »  pour définir l’avenir de ce territoire, de notre « petit paradis » comme nous aimons tous nous vanter. Pourquoi j’utilise le verbe « comploter » ? et bien parce-que j’estime que chaque habitant des 17 communes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, aurait dû être personnellement informé qu’un projet de Schéma de Cohérence Territorial qui allait définir l’avenir de notre territoire était en cours d’élaboration. Chaque maire aurait dû nous le faire savoir par un courrier et nous inviter au débat.

L’année dernière je vous ai proposé mon documentaire  » Un paradis Menacé » que beaucoup d’entre vous ont vu, revu, et partagé sur les réseaux sociaux. Je croise encore régulièrement des personnes qui me remercient de leur avoir montré la face cachée du Bassin. Certains me disent:  » je suis né ici, j’y ai toujours vécu et je n’étais pas au courant de ce que vous nous avez montré dans votre film »…  Avaient-ils remarqué qu’à la fin du film j’évoquais justement le projet de SCOT ?… Malheureusement peu de citoyens vivant sur le Bassin ou le fréquentant s’intéressent à la façon dont ce territoire est géré. Alors, nos élus en profitent. Et c’est bien ce qu’ils ont fait pour le SCOT. Ils ont défini presque secrétement ce que sera le pays du Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre d’ici à 2030. Il y a bien eu quelques réunions publiques d’information mais qui l’a su ? y a t-il eu une volonté d’informer les citoyens ? de les inviter au débat ? ABSOLUMENT PAS !

Alors maintenant, lisez bien attentivement ce que je vais vous dévoiler :

Cet été les élus ont voté à la majorité + une voix le projet de SCOT élaboré depuis 4 ans avec l’aide d’une étude qui aura coûté aux contribuables du Bassin plus de 1 million d’euros ! Ce projet définit précisément ce que sera le Bassin d’ici à 2030. Voici en résumé ce que cela dit :

- 4400 hectares supplémentaires seront ouverts à l’urbanisation. Ceci correspond à 34 % en plus de l’espace déjà urbanisé.

- Il est prévu de construire de 38 000 à 50 000 logements supplémentaires 

- les centres villes et centre-bourg seront densifiés (cela signifie qu’en lieu est place d’une maison on construira un immeuble de plusieurs étages avec des parkings)

- Des nouvelles zones industrielles et commerciales seront créées afin d’y implanter encore plus de grandes surfaces

- Cela provoquera l’installation de 110 000 à 200 000 habitants supplémentaires (données fournies par l’Etat) sur un territoire qui compte déjà 140 000 âmes et dont la démographie a déjà doublé ces 20 dernières années !

Je pourrais continuer la liste des aberrations que nous ont concocté nos élus mais vous n’auriez pas la patience de les lire jusqu’au bout. Alors si vous voulez plus de détails, je vous recommande de vous rendre sur le site du Sybarval, censé informer les citoyens et fournir tous les documents qui dépendent du domaine public. Et là je vous souhaite bien du courage ! car il en faut pour s’y retrouver sur ce site ! allez-y, juste pour voir, et dîtes moi si vous y comprenez quelque chose ? A moins d’être un expert ou d’être passionné par le sujet, c’est juste IMPOSSIBLE de comprendre quoi que ce soit. De là à dire que cela est fait exprès…

Tout a été conçu pour éloigner le citoyen du débat et faire passer la pilule en douceur et surtout en toute discrétion.

Et la presse locale dans tout ça ? elle en a pourtant parlé régulièrement du SCOT. Mais jamais de véritable article de fond, pas d’enquête, pas d’investigation… comme d’habitude quoi ! résultat le sujet est passé totalement inaperçu.

Quelles seront les conséquences ?

Si le SCOT est validé, ce sera irrévocable.

Vous imaginez bien que les grands groupes de promoteurs immobiliers sont déjà prêts à faire couler le béton. Les projets sont dans les tiroirs et n’attendent que le feu vert. Alors, les buldozers viendront labourer les jardins et les espaces boisés, feront tomber les petites villas arcachonaises, les grues pousseront comme des champignons et les immeubles sortiront de terre. Il faudra de nouvelles routes, de nouveaux ronds-points, des nouvelles écoles, des nouvelles salles de sport, bref de nouvelles infrastructures. Le territoire deviendra pendant 10 ans un vaste chantier tel que les habitants et les commerçants d’Arcachon l’ont connu pendant les travaux de la fameuse ZAC (vous savez, ce que certains appellent: Disneyland !). Les embouteillages seront permanents et ce que nous appelons tous « Notre petit Paradis » deviendra juste un ENFER !

Une fois la la pompe à fric lancée il sera impossible de l’arrêter.

Comme prévu, une nouvelle population viendra donc s’installer autour de ce magnifique plan d’eau. Des gens qui viendront de Bordeaux et de la CUB, de Paris , d’un peu partout. Car qui ne rêve pas d’habiter au bord de la mer ? qui ne rêve pas d’avoir sa maison, son bateau ? d’aller surfer quelques vagues le matin avant d’aller au boulot, ou de se donner rendez-vous avec quelques amis pour un petit apéro sur la plage après le boulot ? qui ne rêve pas d’aller en famille ramasser les cèpes en automne dans la forêt ? n’est-ce pas égoïste de dire à ceux qui n’ont pas encore accomplit ce rêve que c’est trop tard, qu’il n’y a plus de place, qu’il fallait venir avant ! ?

Vivre sur le Bassin, comme partout en Europe est un DROIT. Nul besoin de visa ou d’autorisation des « locaux » pour s’y installer. Et heureusement.

En revanche, ce n’est pas pour autant un acquit ! comme tous les endroits prisés, il se mérite. Et être né sur le Bassin, y avoir eu une famille installée depuis toujours ne donne pas plus de droits qu’aux autres. Il va falloir la mériter sa place au « Paradis » ! Personne n’échappe à la règle, ni ici, ni ailleurs.

Ceux qui affirment qu’en construisant 38 000 logements en plus les prix vont baisser, se trompent complètement. Car il y aura toujours plus de demandes que d’offres. Donc non seulement cela ne résoudra en rien les difficultés de logement pour les plus modestes mais cela aura des conséquences irréversibles sur l’environnement et la qualité de vie.

S’engager dans un processus de développement qui fera passer la population du Bassin et du Val de l’Eyre de 140 000 à plus de 300 000 habitants c’est mener le Bassin tout droit à son asphyxie ! C’est détruire à petit feu un environnement extraordinaire qui est la base de son succès. C’est mettre en danger les activités économiques qui dépendent directement de cette nature généreuse, et en particulier l’ostréiculture, c’est dégrader la qualité de vie de ceux qui sont déjà là… et de ceux qui vont arriver. Au final, nous sommes tous perdants !

Savez vous par exemple qu’il faudra changer les 80 km de collecteurs des eaux usées pour un coût de 1 million d’euros du Km ?! qu’il faudra une ou deux nouvelles stations d’épuration à 50 Millions d’euros l’unité ?!

Arriverons nous à fournir suffisamment d’électricité, d’eau potable, de réseau internet, de produits frais ? arriverons nous à gérer les déchets d’une population qui aura plus que doublé ? et croyez vous vraiment que nous pourrons continuer à jouir de notre liberté de déplacement sur des des lieux naturels remarquables ? Savez-vous que chaque été, l’air de la ville d’Arcachon est plus pollué par les particules fines des gaz d’échappement que celui de Bordeaux ?

Chaque été j’entends les locaux se plaindre de la période estivale :  » ah vivement qu’ils s’en aillent les touristes, on n’en peu plus ! » . Imaginez juste que si le scénario proposé (pour ne pas dire imposé) par nos élus est mis en application, ce seront les mêmes nuisances… TOUTE L’ANNEE !

Comme vous pouvez le ressentir, je suis très en colère.

Il reste encore un espoir d’empêcher ce massacre : exprimer notre avis défavorable au commissaire enquêteur de l’Enquête Publique. Car figurez-vous que nous sommes en plein dedans ! comment ? vous ne le saviez pas ? c’est normal puisque là encore nos élus n’ont pas souhaité vous en informer !

Vous avez donc jusqu’au 4 février pour exprimer votre avis sur le registre du SCOT dans l’une des 17 mairies du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre.

Si vous avez la flemme de vous déplacer, où tout simplement pas le temps. Vous pouvez m’envoyer votre lettre et je me chargerais de la remettre au commissaire enquêteur le 31 janvier au siège de la COBAS à Arcachon.

Cela ne vous prendra que 5 minutes pour lire le modèle, l’adapter avec vos mots à vous, coller un timbre sur l’enveloppe et me l’envoyer. 5 minutes de votre précieux temps pour participer à sauver le Bassin. Vous lui devez bien ça non ?

Dîtes vous bien que chaque avis va compter !

Tous les renseignements et le modèle de lettre sont sur ce lien :

www.sentinellesdubassin.org 




Tournage avec France3

12012013

Cette semaine, pour bien commencer l’année, j’ai eu la chance de participer à un tournage pour l’émission « Météo à la Carte » animée par Laurent Romejko et Marine Lavigne et diffusée tous les jours à 13 h sur France 3 (en national).

Le journaliste Frédéric Maurice et son cadreur Sébastien (qui est né sur le Bassin) ont souhaité mettre le Bassin d’Arcachon à l’honneur avec plusieurs reportages. Parmi les différents sujets, un reportage de 6 minutes sur mon pilote d’ULM et ami Michel Boudigues et notre collaboration. Nous évoquons la Photo Aérienne La Plus Longue du Monde que j’ai déroulé sur le tarmac de l’aérodrome pour l’occasion. Puis nous avons survolé le Bassin pour prendre à nouveau en photo le fameux banc de sable en forme de coeur qui s’est formé à Arguin. Seb, la cadreur avait embarqué à bord de l’ULM jaune d’Olivier Chaldebas pour nous filmer en vol mais aussi pour compléter ses prises de vues qui lui serviront à illustrer les autres sujets de l’émission dont un sera consacré à l’Ile aux Oiseaux.

Ce fut pour moi une fois de plus un plaisir de participer à un tournage puisque, vous le savez, j’ai démarré ma carrière professionnelle dans l’audio-visuel avant de devenir photographe un peu par accident.

Je vous préviendrais de la diffusion qui devrait se faire dans environ deux semaines.

Tournage avec France3 dans Mon actu photographique 738145_10152383925365408_967566377_o-300x300736444_10152383927360408_1983695331_o-300x300 dans Mon actu photographique737827_10152383928630408_1161926212_o-300x300vol-binome-300x300coeur-300x300

 

et quelques semaines plus tard… voici le reportage !

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