Mon rêve brisé

30 10 2009

Ce soir j’ai vraiment le cafard.

Je savais qu’en me rendant à ce « débat public » du SCOT (Shéma de Cohérence Territorial ) organisé par le SYBARVAL (Syndicat du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), je serai déçu. Mais pas à ce point.
Après avoir essayé, en vain, de convaincre mes propres amis de m’accompagner, je m’y suis donc rendu seul ce soir, à la Salle des Fêtes de Biganos.

sybarval01.jpg

Première constatation : 45 personnes dans la salle !
Pour un territoire qui comporte 140 000 habitants, un débat qui porte sur son avenir de façon très concrète, seuls 45 personnes ont jugé utile d’y participer. C’est désespérant.
Mais il est vrai que nos élus n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour proposer à leurs concitoyens de participer au débat… quel est l’habitant du Bassin et du Val de l’Eyre qui a été informé de cette réunion pourtant d’une importance capitale ? Même la presse locale a brillé par son absence. Il n’y avait dans la salle qu’un correspondant de Sud Ouest (même pas journaliste professionnel), une correspondante de la Dépêche du Bassin, et… c’est tout !

Parmi elles, beaucoup de retraités, des Présidents d’Associations diverses et variées (qui manifestement n’ont même pas réussi à mobiliser leurs adhérents), les Verts, et une représentante du Parti Communiste.

Je balaye du regard la salle à la recherche d’un ostréiculteur. Pas un seul. Il me semble pourtant les avoir bien entendu cet été crier au complot immobilier qui se préparait derrière leur mort annoncée… Il faut dire que les souris ne meurent plus, et qu’ils sont invités au cirque Pinder à Paris le 1 er décembre pour promouvoir leurs huîtres. C’est tellement plus facile de dompter les tigres en cage plutôt que les promoteurs « bétonneurs » !

Donc pas d’ostréiculteurs ce soir et c’est bien dommage car si il y a bien une corporation qui peut sauver le Bassin ce sontcertainement les paysans de la mer.

Sur 17 maires de la circonscription, 5 sont présents !!! Il y a Marie Hélène DesEgaulx (MHDE) sénateur-maire de Gujan-Mestras, le Maire de Biganos Bruno Lafon, la Maire d’Audenge Nathalie Le Yondre ( bien placée pour savoir les conséquences que peuvent représenter les ordures ménagères de 10 communes déversées sur sa ville pendant des années…), Christiane Dornon , maire du Barp et Jean-Guy Perrière le maire d’Arès qui « anime » la soirée. On notera donc l’absence du Président de la Cobas Yves Foulon qui était occupé à donner une interview sur Radio Côte d’Argent après un conseil municipal sur sa comune. Quelques élus conseillers municipaux ou conseillers régionaux sont là aussi : Vital Baude et Michel Daverat des Verts, et René Serano ancien conseiller général pour la Teste.

De toute évidence, à presque 40 ans, je suis le plus jeune dans la salle… (à part Vital Baude des Verts). Finalement j’ai honte de ma génération, qui a le devoir de s’investir pour changer les choses et les améliorer, et qui est totalement démissionnaire, préférant de loin aller se bourrer la gueule dans les bars du Moulleau et aller surfer plutôt que d’aller se faire chier à écouter parler de SCOT, de SYBARVAL, de PADD, de SDAU 1 et même de SDAU 2 !!!! Comment leur en vouloir, tout est conçu pour repousser le jeune citoyen vers ses préoccupations quotidiennes et finalement assez insignifiantes.

En face de ce maigre public non représentatif de la population du Bassin, une estrade et 3 intervenants. Ce sont les ingénieurs de l’étude qui a été commandée par le Sybarval pour définir les enjeux et les perspectives de développement du SCOT. J’apprends que cette étude commandée au cabinet A’URBA aura coûté aux contribuables la coquette somme de 830 000 € ! Dépensons sans compter, c’est du « développement durable »…

La présentation commence…

Projections de cartes et de simulations démographiques et urbaines au mur, annonces de chiffres (presque à voix basse tellement c’est indécent…), et solutions envisagées, adaptations… tout cela enrobé de jolies phrases dans un vocabulaire qui rapellerait presque le menu d’un restaurant étoilé !

sybarval04.jpg  sybarval03.jpg  sybarval02.jpg

3 aspects sont développés : l’urbanisation, le transport, et l’offre économique et touristique.

Dès le début, je suis pris d’un mal être. Je m’aperçois en effet que comme tous les habitants du Bassin (qui ne le savent pas encore…) je suis mis devant le fait accompli. Les élus ont bel et bien décidé d’assumer les + 100 000 habitants (minimum) annoncés pour 2030 sur le Bassin d’Arcachon et ont commandé (en toute discrétion) cette étude sérieuse afin de savoir quelle était la meilleure façon de bétonner et d’offrir les infrastructures nécessaires pour accueillir ces nouveaux arrivants. Pourtant, l’année dernière, lors du débat de la journée « L’eau en partage » organisée par le SIBA, deux élus d’importance et de bords différents : François Deluga Député-Maire du Teich et Michel Sammarcelli, maire du Cap-Ferret, Président du SIBA, avaient donné publiquement leur avis sur la question : c’était « NON, STOP, on a atteint la limite ». Mais ce soir ces deux élus ne sont pas là… faut-il en déduire quelque chose …?

Il aurait été plus simple et moins coûteux de geler l’urbanisation pendant 10 ans et d’observer les dégats occasionnés par les 10 années de bétonnage qui viennent de s’écouler. Mais non, cela réclame un courage politique que nos élus n’ont pas. Quelque part je les comprends. Difficile de dire à un jeune ménage qui voudrait bien s’installer dans le coin et profiter lui aussi de la qualité de vie qu’offre ce territoire : « désolé il n’y a plus de place pour vous, il fallait venir avant ». Et pourtant, aussi injuste que cela puisse être, j’en suis convaincu c’est la seule et unique solution pour protéger la nature exceptionnelle du Bassin d’Arcachon qui fait tout le charme de la qualité de vie qui nous attire. Alors, depuis des années, sous prétexte de limiter la spéculation foncière, on a autorisé la construction de nouveaux lotissements, on a mordu et mordu encore sur la forêt, sur le bord de mer (Gujan-Mestras, vers le Chateau Madère), même inondable c’est pas grave… on a autorisé la division de terrains et la construction de « cages à lapins » mitoyenne  spécialité du constructeur Palma Immobilier, au beau milieu de villas arcachonnaises classées au patrimoine ! incohérence totale ! anarchie permanente ! manque de respect de l’identité de nos villages, et on ne pourra pas faire marche arrière. Ce qui est construit ne sera pas détruit. Il faudra vivre avec. Ce soir pour nous rassurer, les élus ont affirmé leur volonté de ne plus ouvrir de nouveaux territoires à la construction. Nous allons donc « densifier » les communes… heureux propriétaires d’une jolie villa arcachonnaise ou d’un chalet en bois de pêcheur, préparez vous car si votre voisin vend son bien, il aura tout intérêt à vendre son terrain à un spécialiste de la « cage à lapin » qui optimisera chaque cm2 constructible, ne laissant aucune place pour un petit bout de jardin. Sur la commune sur laquelle je vis, La Hume/ Gujan-Mestras, c’est la politique menée malgrè les belles promesses de campagne.

Mais revenons à cette belle présentation du SYBARVAL…

Après avoir évoqué donc l’urbanisation, nous voici sur le sujet du transport. On nous parle de transports collectifs mais moi je sais que sur un tel territoire, on utilisera toujours plus sa voiture que le bus ou le train. Il y a un individualisme sur le Bassin assez évident et il sera difficile de changer les mentalités. On aura beau doubler les voies rapides, il y aura toujours plus de voitures, plus de camions et donc… plus d’embouteillages qui rendront la vie de ceux-là même qui voulaient vivre ici, de plus en plus proche de la vie qu’ils avaient dans la grande ville qu’ils ont fui…

Puis le sujet de l’économie. Alors là je dois dire que j’ai été épaté par l’imagination et la créativité de nos ingénieurs ! On nous propose de construire des bureaux, beaucoup de bureaux car il n’y en a pas sur le Bassin. De miser sur une usine de fabrication de panneaux solaires car nous avons du silicium sur place (mais l’intervention d’un monsieur qui avait l’air bien renseigné sur la question a vite fait perdre son enthousiasme à l’ingénieur-économiste : en effet il semblerait que le marché des panneaux solaires soient définitivement occupé par les chinois, faute d’avoir anticipé sur la demande. Et qu’en plus, une nouvelle technologie plus performante n’utilisant pas du silicium soit déjà à l’étude…). On nous propose aussi de développer la filière bois en la diversifiant. Là par contre, je trouve que l’ingénieur à vu juste en précisant au Maire de Biganos que l’usine Smurfit ne sera certainement plus là dans 20 ans et qu’il faudra donc trouver de nouveaux débouchés pour tous ces pins. Personnellement je pense que Smurfit ne sera plus là dans 5 ans du fait des crises économiques mondiales à répétition que nous allons subir. En revanche j’ai été choqué par l’idée de clôturer les forêts pour « protéger »  des promeneurs du dimanche la ressource sylvicole. C’est un comble quand même : on livre de l’espace naturel aux promoteurs mais on « protège » la forêt des promeneurs indésirables !!! Le monde à l’envers.

Il a également évoqué l’industrie nautique que l’on pourrait développer en créant des… ports à sec ! ben voyons ! tout le monde à bien remarqué cet été qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le Bassin !!!

A ce stade de la présentation je me rends compte que nos élus ont fait le choix d’adapter le territoire à l’Homme sous couvert du mot magique : « développement durable » parsemé par ci par là… pourtant la seule chose qui « dure » dans le « développement » c’est la pollution. Et la nature dans tout ça ? oh et bien elle s’adaptera à l’Homme elle aussi. Enfin… on verra ça plus tard…

Au bout de deux heures, la présentation se termine enfin. Le débat peut commencer.

C’est Michel Daverat, élu des Verts au Conseil Régional, qui prend la parole le premier. Il reprend un chiffre annoncé lors de l’exposé : 38 000 logements en plus ! Oui vous avez bien entendu : 38 000 logements !!! dont 15000 logements sociaux. Multiplié par 3 ou 4 personnes par logement = 130 000 habitants en plus. Et il s’interroge : que vont faire ces gens ? quels emplois pour eux sur un territoire déjà bien touché par le chômage et les emplois précaires et saisonniers ? il rappelle aux élus présents qu’ils avaient parlé de « freins à l’urbanisation » mais qu’au final c’est un schéma tout à fait contraire qui a été présenté ce soir. Et de conclure :  » développement durable, je ne vois pas ce qu’il y a de durable dans tout ça ».

Jean-Claude Laloubere, personnalité politique du Barp saisit le micro et se lance dans une critique fort bien faite sur la qualité du travail effectué par le cabinet A’URBA et soulève le manque de démocratie qui règne au sein de ce débat majeur.

Puis c’est Monsieur Duhard, président du COBARTEC (collectif pour le transport en commun) qui prend la parole et s’engage dans la lecture interminable du tract qu’il a distribué à l’entrée. Tout ce qui est dit dans ce tract est vrai, bien éclairé, et très clair. Le seul problème c’est qu’il fait deux pages A4, que tout le monde l’a déjà lu et qu’il nous faut maintenant l’écouter en totalité. Des voix s’élèvent : « faites le taire ! », « pfffffffffffff », tout le monde en a marre mais l’élu chargé d’animer le débat laisse parler. Au bout de 10 minutes c »est enfin terminé et le débat reprend.

C’est très tendu et désordonné. Cela part dans tous les sens. Le maire d’Arès chargé de mener le débat ne semble pas motivé pour créer une animation constructive. C’est un peu comme si il laissait parler les « empêcheurs de tourner en rond » dans un désordre volontaire, histoire que le débat ne mène à rien… pipo, pipo !

Moi même je me suis lamentablement fait remarqué dans une intervention excessive en réclamant le micro de façon maladroite et impolie… Bref, je suis passé pour un con. Je décide donc de me calmer un peu et d’attendre avant d’intervenir à nouveau.

J’arrive enfin à avoir le micro. Je précise à la salle que je ne suis « membre de rien », ce qui fait sourire Jean-Guy Perrière. Mon intervention se limitera à exprimer mon désarroi aux élus présent. Leur dire que je me sens bien seul dans cette salle, leur rappeler que le Bassin est très fragile, qu’il souffre déjà beaucoup de surpopulation et qu’il faut s’arrêter là. Je conclu par la phrase d’un ami, un jeune architecte de 26 ans amoureux du Bassin :  » le Bassin c’est comme un cannot de sauvetage prévu pour 10 personnes… si on monte à 30 dessus, il coule et tout le monde meurt ». Je m’attendais à quelques applaudissements pour cette phrase tellement significative mais rien. Et Monsieur Jean-Guy Perrière, maire d’Arès de rétorquer que les élus du Bassin sont des gens responsables. Responsables peut-être mais conscients j’en doute.

Enfin, c’est Vital Baude, élu d’Arcachon pour les Verts qui prend à son tour la parole. Il précise, et je tiens à l’en remercier, qu’il comprend très bien ma réaction puisque j’ai fait l’effort de venir à cette réunion et que j’ai découvert que j’avais été mis, comme tout le monde, devant le fait accomplit, sans aucun débat préalable à cette étude, et que cela n’était pas normal de considérer les citoyens du Bassin de cette façon. Il intervient sur un point qui n’a pas été pris en compte dans cette étude pourtant très coûteuse: la nourriture. Qu’allons nous en effet donner à manger aux 250 000 habitants du Bassin ??? Il interpelle MHDE car il est vrai que depuis la projection du film « Nos enfants nous accuseront » et le débat violent qui a suivit (voir mon article en cliquant ici), elle a fait la démarche d’amener le bio dans les cantines de sa commune et c’est une très bonne mesure. Comment faire donc pour offrir une nourriture de qualité à une population aussi importante qui vit sur un territoire ou la pression foncière est telle qu’il est difficile voir impossible pour un maraîcher de s’y installer. Allons nous subir un va et viens permanent de camions remplis de nourriture industrielle vendue dans les hyper qui viendront s’installer dans les nouvelles Zones Industrielles crées pour l’occasion ? cet aspect pourtant capital n’a pas été pris en compte dans le SCOT.

A ce stade, il ne reste plus que 20 personnes dans la salle, il est 21h30 et je décide de rentrer.

Dans ma voiture j’ai eu envie de pleurer.

Ce soir j’ai compris que c’était foutu. Il n’y a plus rien à faire. Le compte à rebours de la déchéance du Bassin à commencé. Dans 5 ans, on commencera à s’en rendre compte mais il sera trop tard pour faire marche arrière. Finalement j’en arrive à la conclusion que, de part leur manque d’implication, ni les habitants, ni les ostréiculteurs du Bassin ne méritent ce territoire merveilleux. Ils vont donc le perdre au profit des bétonneurs. Je ne veux pas assister impuissant à l’agonie d’un endroit aussi magique qui méritait tellement plus de respect.

Je décide donc de partir avant le désastre.

A partir de ce jour, je vais réfléchir sérieusement à une nouvelle expatriation.

Cela devrait prendre deux ans à peine.

Certains seront contents de me voir partir, d’autres moins, mais je partirai la conscience tranquille car moi, au moins, j’aurai fait l’effort de m’informer, de m’exprimer, de participer aux différents débats et d’essayer de vous sensibiliser, tout en restant un simple citoyen apolitique et indépendant.
Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, je vous en remercie.

 

intervention de Michel DAVERAT, Conseiller Régional des Verts après les deux heures d’exposé:

http://www.dailymotion.com/video/xazyl5

Archives vidéos (deux Maires au moins affirmaient il y a moins d’un an qu’il n’était pas raisonnable de ne pas mettre un frein à l’augmentation démographique sur le Bassin):

Dans cette vidéo tournée lors du débat qui suivait la journée « L’eau en Partage » en février 2008, François DELUGA, député-Maire du Teich répond à la question d’un habitant concernant la pression démographique. Il parle alors de +70 000 habitants évalués alors que nous parlons désormais de… + 130 000 habitants !!!:

http://www.dailymotion.com/video/xb00nk

http://www.dailymotion.com/video/xb01bk

Dans cette vidéo, la réaction de Michel SAMMARCELLI, Maire de Lège-Cap-Ferret et Président du SIBA:

http://www.dailymotion.com/video/xb01xg


Actions

Informations



33 réponses à “Mon rêve brisé”

1 2 3 4
  1. 31 10 2009
    stephanescotto (21:12:15) :

    Tom, je n’ai qu’une chose à dire… continues !

  2. 1 11 2009
    Mathieu (13:41:42) :

    Stéphane,
    Je viens de lire coup sur coup deux histoires dramatiques: celle de l’intervention d’un bulldozer sur l’île aux oiseaux et celle de cette réunion sur le non avenir du Bassin.
    Ton article est bon, parce que sincère. Ta réaction est légitime. Maintenant, après avoir vu les commentaires et mesuré le potentiel de mobilisation, n’as tu pas envie de passer le pas et de te présenter au niveau local. Personnellement, je serai prêt à voter et me mobiliser pour une action locale non politisée (c’est triste à dire, mais j’abhorre la politique quand elle s’occupe du local) , uniquement centrée sur la sauvegarde et préservation de notre environnement.
    Essaie d’y penser avant de baisser les bras. Le site en vaut la peine. Le combat est légitime.
    Quoiqu’il en soit, merci pour ton article, merci de nous avoir réveillés et alertés.
    Etant de nature plutôt pessimiste, j’aime tant le Bassin, que j’y crois encore.
    A bientôt Stéphane!

  3. 3 11 2009
    holik clarisse (19:14:17) :

    à tous
    agissons il ne faut pas laisser faire
    souvenez-vous de Churchill :

    plusieurs moyens d’action : d’abord venez tous aux week-end
    « aux arbres citoyens qu’organisent la LPO et la CNPN le 21 et le 22 novembre »
    A Andernos-les-bains, nous serons plusieurs associations locales à relayer cette action samedi 21 novembre sur la plage boisée du Betey, celle qui est menacée par l’extension du port de plaisance.

    Ensuite nous pouvons comme quelqu’un le dit plus haut
    harceler les médias, les ministres, attaquer en justice et manifester

    Enfin, merci à Stéphane pour ce compte rendu
    et puis des coins comme le bassin, il n’y en a pas tellement;
    3 départements français se dépeuplent dont la NIèvre. Malheureusement, ce beau pays de bocage laisse la place à des champs céréaliers immenses. Là aussi il faut se battre…

    Alors à samedi 21 ?

    Clarisse Holik
    LE BETEY PLAGE BOISEE A SAUVEGARDER

  4. 11 11 2009
    Christopher (11:56:24) :

    Bonjour,

    (Compte rendu et réactions sur le blog intéressantes)

    pour ma part je constate juste que je suis membre d’une association de la ville de Biganos qui ce réunie à deux pas de la salle ou ce sont déroulé les débats et que je n’étais pas informé de cet événement, dommage.

    Un petit gars de Paname qui vit ici depuis dix ans et qui remplit les rayons chez Auchan….

  5. 14 11 2009
    mary (12:39:51) :

    Comme beaucoup je n’étais pas du tout au courant de cette réunion… je suis une quarantenaire moi aussi et croyiez bien que nous nous sentons vraiment concernés par cette nouvelle, ce que je ne comprend pas c’est que les seuls qui pourraient sauver notre Bassin, les ostréiculteurs, ne le font jamais ressentir…
    Je suis dégoutée autant que vous de ce qui a été décidé, merci à vous d’ailleurs de nous en informer et surtout restez avec nous, ne fuyez pas, les personnes courageuses et honnêtes comme vous, on en a besoin dans les jours à venir… en tout cas sachez que vous n’êtes pas tout seul, je pense comme vous qu’il faut stopper l’urbanisation. Mais que faire ?? Dans tous les cas sachez que je suis 100 % derrière vous et je ne suis pas la seule, si vous envisagez de fonder une association ou un organisme quelconque (vous devriez y penser), vous seriez surpris du nombre de personnes qui vous suivront…
    Ce que je trouve stupide, ce sont tous ces gens qui pensent que l’on peut faire tout et n’importe… au nom du fric tout simplement ! ce n’est pas de l’égoïsme que de vouloir stopper le béton, c’est du réalisme, de toute façon on dit que la nature reprend toujours ses droits, c’est malheureux à dire, mais nous allons vers un climat qui sera de plus en plus dévastateur, la dernière tempête que nous avons eu en est le témoignage… enfin nous verrons bien, mais faudra pas venir pleurer après…
    Je n’abandonnerai pas notre beau bassin et si je peux dissuader le béton, je le ferais… d’ailleurs je le dis à tous mes amis, ici ça devient de plus en plus moche à cause des promoteurs, qui gachent tout… et je leur montre… Et je suis pas écolo pour ceux qui vont me mettre une étiquette, je suis juste une habitante du Bassin d’Arcachon qui aime la nature…

  6. 30 11 2009
    Claire7833 (20:56:40) :

    Votre explication sur cette reunion ou il me semble que trop peu de gens concernes s’etaient deplaces est edifiante !!!
    Comment ignorer l’urbanisme galopant et le n’importe quoi de nombreuses communes du bassin !!! Pas besoin d’etre ingenieur, politique ou ecolo. Moi, je constate que cette region qui nous offre ce qu’il y a de ++beau est souvent defiguree, souillee, et malmenee.
    Merci pour votre temoignage. Heureusement qu’il y a des gens comme vous qui aiment et qui defendent avec autant de passion et de sincerite le bassin d’arcachon.
    Bien cordialement.
    Claire

  7. 2 12 2009
    ludovic (19:39:22) :

    mercredi 28 octobre : j’ai traversé de la plage d’Haitza jusqu’au Mimbeau en kayak de mer . pas d’autre bateau , une heure trente de naviguation où on se serait crus dans une photo de S.Scotto . halte à la conche ( voir le mois de juillet sur le calendrier 2009 de Stéphane ) . il y a encore des moments de pur bonheur sur le Bassin,et pour le futur pas d’inquiétudes :la pénurie d’essence est pour bientôt !

  8. 8 12 2009
    R;Frisch (12:15:34) :

    Trés bon compte rendu.
    Dans « Alice au pays des Merveilles » la Reine criait : NON ! LE VERDICT D’ABORD ! LES PLAIDOIRIES, APRES !
    Excellent principe bien retenu pour toute  » réunion de concertation »
    Rideau !

  9. 29 12 2009
    Pierre (01:32:50) :

    Ben non les p’tits loups, c’est pas en baissant les bras qu’on gagne les batailles.
    Moi aussi, je suis « né » par ici, moi aussi j’ai « connu » un autre bassin… mais est ce pour autant qu’il ne faille pas l’aimer d’aujourd’hui ?

    La (ridicule) mobilisation de cette réunion n’est que l’image du boulot à venir pour préserver le bassin. Et ce n’est pas en prônant un arrêt total de développement que l’on résoudra quoique ce soit. ça me fait penser aux voisins qui ont battis récemment en bordure de forêt et qui s’opposent à toute autre urbanisation … que la leur … :o )

    Bref battons nous pour un développement responsable: pourquoi pas un traitement des eaux par lagunage en reprenant à la forêt une part de ses marais d’autrefois, pourquoi ne pas pousser au développement de la filière bois de construction en remplacement de la filière patte à papier si polluante. c’est consternant de penser que je n’ai trouvé que des solutions à base de sapin pour bâtir ma propre maison ….

    Allez, courage , la solution n’est pas de fuir (même aux USA :o ) , Stéphane pense à ta patrie d’adoption même si Cap code c’est sympa), mais bien de persévérer…

  10. 30 12 2009
    Matthieu (00:42:37) :

    Merci pour ce partage !

    4 ans de vie sur le bassin, 4 ans d’impressions parfaitement résumées ici.. C’est désolant.

    Je ne connais rien en politique, mais comment un tel environnement naturel, magnifique, ne peut il être protégé comme l’est mon beau département d’origine : Les Cotes d’Armor. Merci aux habitants, élus locaux responsables et conscients, conseil général lui aussi conscient de son patrimoine naturel.

    j’ai ‘fui’ Gujan pour Le Teich, à l’Est l’herbe est plus verte ;)
    Plus à l’Ouest J’ai parfois l’impression d’être dans un far west du bout du monde sans foi ni loi. Dommage le décor était magnifique.
    Certains de nos élus ou spéculateurs se reconnaitront surement avec plaisir dans le Général méthodique d’Avatar ;)

    Une idée qui dépasse les associations et les étiquettes ?
    http://www.bretagne-durable.info

    Matthieu windsurfer et kitesurfer sur ce beau bassin

1 2 3 4

Laisser un commentaire




la saga dbz !!!!!!!!!!!! |
Jem et les hologrammes |
les gifs |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | fotos y gifs
| Le Photo Blog
| bloginterdit