Retour dans la Caraïbe

12 04 2016

Mon dernier ouvrage consacré à ma terre de prédilection étant sorti et bien distribué, et le froid commençant à s’installer sur le Bassin d’Arcachon, il est temps pour moi de repartir vers des paysages plus exotiques.

Je suis loin d’avoir terminé mes aventures photographiques dans la Caraïbe et me voici donc de retour en Guadeloupe, plus précisément à St François, devenue ma base d’accueil. Il faut dire que l’aérodrome se trouve juste à côté et que les ULM et GYROCOPTERES sont prêts à décoller en permanence pour me permettre d’aboutir à mon nouveau projet : un livre de photos aériennes de l’archipel de Guadeloupe.

Plage de Bois Jolan en Guadeloupe

Plage de Bois Jolan en Guadeloupe

Basse Terre, Grande Terre, La Désirade, Petite Terre, Marie Galante, les Saintes… « il y a tant d’iles en elle » c’est le joli slogan intelligemment trouvé par l’Office de Tourisme de Guadeloupe et il est parfaitement approprié. L’archipel de Guadeloupe est de loin le plus intéressant de toute la zone caraïbe, tant ses paysages et ses ambiances sont variées. Je n’ai donc pas finit de l’explorer, d’autant plus que je suis du genre à prendre mon temps.

Pour réaliser mes prises de vues aériennes j’ai choisi de travailler avec Seb, un pilote d’autogyre (ou gyrocoptère) expérimenté en travail aérien et qui a l’habitude d’emmener des photographes ou des cameramen. De plus, il est très disponible et pour moi c’est important puisque je suis exigeant en lumière et que cela ne se prévoit pas vraiment à l’avance.

Le pilote de gyrocoptere Sebastien Anselme et le photographe Stéphane Scotto

Le pilote de gyrocoptere Sebastien Anselme et le photographe Stéphane Scotto

Notre premier vol sera un vol du soir. Nous décollons à 17:30 avec l’obligation de rentrer 15 minutes après le coucher du soleil. C’est la règlementation qui l’impose, la même que sur le Bassin d’Arcachon. Il faut savoir qu’ici aux Antilles, le soleil se couche vers 18:00. Cela laisse donc peu de temps. Je choisi de capter l’ambiance de la Pointe des Châteaux qui est assez magique à ce moment précis. Tandis que nous longeons la côte et que nous tournons à basse altitude autour d’un spot connu appelé « la douche », je vois apparaître juste en dessous de notre aéronef deux grosses masses, suivi d’un jet d’eau. Oui vous l’avez sans doutes compris, nous sommes juste au dessus de deux magnifiques baleines ! Les baleines sont nombreuses dans le secteur en ce moment mais nous ne nous attendions pas à en voir à 200 m à peine de la côte !  je demande à Seb de faire une manoeuvre de demi tour afin de me laisser le temps de changer d’objectif. Mais le temps de revenir sur nos pas, les petites malines qui nous ont repéré ont plongé. C’est peu profond et on les vois très bien par transparence mais il faut nous rendre à l’évidence : elles nous voient et elles n’ont visiblement pas envie de poser pour moi. Alors nous choisissons de poursuivre notre chemin vers la Pointe des Châteaux et de tenter de les retrouver au retour.

Baleines au large de la Guadeloupe

Baleines au large de la Guadeloupe

La Pointe des Châteaux

La Pointe des Châteaux

Effectivement, une demie heure plus tard, tandis que le soleil a disparu derrière la Soufrière et que nous revenons vers l’aérodrome de St François, nous croisons à nouveau leur chemin. Juste le temps pour moi de faire une dernière photo et il faut atterrir.

Au final, une très belle séquence aérienne et de belles photos.

Pour un premier vol s’est encourageant !

Pour les deuxièmes et troisièmes vols, nous ne nous éloignons pas trop de notre base. Je ne suis pas encore habitué aux prises de vues en gyrocoptère. C’est assez différent de l’ULM puisque cela se rapproche d’avantage de l’hélicoptère. Pour celles et ceux qui veulent comprendre le principe : les pales du gyrocoptères ne sont pas motorisées, elles tournent par la vitesse de l’engin qui est lui même propulsé par une hélice située à l’arrière. Autrement dit, si il n’y a plus de vitesse, l’autogyre redescend. Tout réside donc dans le bon dosage entre vitesse horizontale et verticale. Si une pale casse, ou si le rotor se bloque, c’est la chute irrémédiable. En revanche si l’hélice arrière tombe en panne, alors on peut espérer redescendre en douceur (du moins tant que les pales tournent à une vitesse minimale suffisante pour porter l’engin).

Bref, il faut avoir confiance ou être fataliste !

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Nous survolons donc la côte atlantique de la Grande Terre, hachée par les vents et les vagues qui viennent s’éclater sur des falaises qui ne sont pas sans rappeler celles de Bretagne et de Normandie. Un paysage minéral qu’on n’attend pas forcément d’une ile tropicale et qui s’étend de St François à la Pointe de la Grande Vigie (mais pour le moment nous nous sommes arrêtés à Moule).

Porte d'Enfer (Guadeloupe)

Porte d’Enfer (Guadeloupe)

Le troisième vol sera plus exotique puisque nous survolerons le lagon de St François, la baie de St Anne et ses plages de rêve bordées de cocotiers : Bois Jolan et La Caravelle.

Lagon, Guadeloupe

Lagon, Guadeloupe

Lagon, Guadeloupe

Lagon, Guadeloupe

La Caravelle, Club Med.

La Caravelle, Club Med.

Je m’amuses beaucoup avec les formes et les couleurs que me fournissent les coraux. La Guadeloupe, c’est aussi « l’Ile aux Belles Eaux », et ce n’est pas mon appareil photo qui dira le contraire !

Pour voir toutes les photos, cliquez ici !

Le résultat de ces trois premiers vols est très encourageant et il me tarde de poursuivre les explorations. J’évalue à 15 heures de vol nécessaires pour constituer le stock d’images qui me permettra de réaliser cet ouvrage. Mais malheureusement, la lumière idéale est devenue rare. Des vents de sable ont fait leur apparition pendant plusieurs semaines et les belles journées dégagées sont furtives.

Peu importe, je m’adapte et je prends mon temps, comme toujours ;-)


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