Ré-ouverture de la Galerie !

18042017
Galerie de Stéphane Scotto

  Galerie de Stéphane Scotto

Après ces deux mois d’explorations aériennes de l’archipel de Guadeloupe, me voici de retour sur le Bassin d’Arcachon. Le soleil est sympa car il m’a suivi ;-)

Plusieurs projets photographiques sont en cours dont un nouveau livre de photos aériennes du Bassin qui sortira pour Noël et dont les prises de vues seront réalisées du printemps à l’hiver 2017.

En attendant, voici venu le temps de vous ouvrir à nouveau les portes de la Galerie de la Hume et de vous proposer mes tirages en grands formats.

J’ai pris la décision d’orienter cette galerie vers des formats encore plus grands. J’ai donc besoin de libérer de la place sur les murs et c’est pourquoi je vous propose des remises importantes sur les photographies actuellement exposées. N’hésitez pas à passer me voir, il y a du choix !

Et comme toujours, mon dernier livre « J’ai Rêvé du Bassin d’Arcachon » reste disponible à la Galerie, par internet et dans une vingtaine de points de vente autour du Bassin et chez Mollat à Bordeaux. Pour vous faire plaisir ou faire plaisir à un proche.

 

A très bientôt.

 




Galerie fermée pour deux mois

4022017
Galerie de Stéphane Scotto

Galerie de Stéphane Scotto

La Galerie de la Hume sera fermée du 4 février au 6 avril 2017 pour cause de reportage en Guadeloupe.

Vous pouvez néanmoins acquérir mes photos et mes livres par mon site internet et vous faire livrer à votre domicile. Les frais de port sont gratuits.

N’hésitez pas à me contacter.

Merci de votre compréhension.




Shoot4Me : l’uberisation du métier de photographe ?

27072016

Cela faisait un moment que je voulais écrire un article sur  mes préoccupations concernant mon métier. Mon confrère et ami Hervé Sentucq en a écrit un très fort sur la liberté de panorama il y a quelques jours et aujourd’hui, c’est à mon tour. Après de longues hésitations c’est la plateforme Shoot4Me  qui a déclenché mon tir. (prononcez « shoot for me »).

Une bonne idée mais…

Lancée il y a un an cette  start-up bordelaise propose aux photographes mais aussi aux « faux »tographes de répondre à des appels d’offres pour des reportages photographiques et des demandes d’images d’illustration. Autrement dit, des mandataires (entreprises, restaurants, agences immobilières, collectivités territoriales telles que des Offices de Tourisme, etc…) envoient sur le site le détail de la prestation souhaitée et les photographes inscrits peuvent répondre à l’appel d’offres. A la base, l’idée est très bonne. En effet, nous l’avons tous constaté, les mandataires ont parfois du mal à s’y retrouver dans la cohue des photographes, entre professionnels, amateurs, semi-pros, expérimentés ou non, spécialisés ou pas et des tarifs proposés qui vont du simple au quadruple parfois sans logique. De leur côté les photographes ont également de plus en plus de difficultés pour atteindre de nouveaux clients. Mettre en relation les uns et les autres sur une plateforme internet apparaît donc comme une solution au problème. Sauf que… selon moi, les concepteurs de Shoot4Me ont fait fausse route dès le départ. Au lieu de réserver leur plateforme aux photographes professionnels, ils l’ont ouvert à toute personne possédant de quoi faire une photo. Déclaré ou pas, équipé d’un smartphone ou du dernier réflex pro c’est pareil ! Certes, certains appels d’offres sont réservés uniquement aux photographes « certifiés » déclarés et possédant une assurance, certes il est mentionné dans ces offres le type de matériel qui ne peut pas être utilisé, il n’en demeure pas moins que globalement les conditions tarifaires sont difficiles à accepter pour de vrais professionnels. En effet, j’ai décortiqué avec minutie les derniers (rares) appels d’offres lancés par la plateforme. Et c’est édifiant !

Des « missions » sous évaluées

Prenons comme exemple cet appel d’offre du mois de juin 2016. Il s’agissait de photographier une compétition de mur d’escalade indoor à Bordeaux, suivie d’un cocktail. La « mission » (c’est le terme utilisé par shoot4me pour décrire un reportage photographique) était très précise, très détaillée, allant même jusqu’à préciser les types de cadrages souhaités et les mots clefs pour l’indexation. Le donneur d’ordre estimait la durée de la prestation à quatre heures (en soirée)… et proposait (« imposait » serait plutôt le terme approprié) 200 € au titre de la rémunération.  Tout photographe professionnel et un tant soit peu expérimenté sait que les quatre heures se transformeront sur le terrain en 5 ou 6 heures. Mais ce qui est inquiétant c’est que dans le calcul des « missions » proposées par shoot4me il n’est jamais question du travail de post-production. Comment croire qu’un reportage puisse être livré sans être passé par un tri des photos, des re-cadrages, des mises à niveau, des améliorations de contrastes, de netteté, bref le béaba du métier ? Pour un reportage de ce type, et compte tenu du nombre de photos à livrer et des exigences mentionnées dans la « mission » j’estime personnellement le temps de post-production à 3 heures minimum. La prestation ne fait donc plus 4 heures comme indiquée mais 8 heures environ (sans le déplacement). Le calcul est simple : 200 € divisé par 8 = 25 €/h …BRUT ! Une fois les charges déduites, il ne restera environ que 15 €/heure net au photographe, soit au total 120 € pour une prestation équivalente à une journée complète de travail. Pour certains 15 €/h pour faire un métier qu’on aime, par les temps qui courent, cela peut apparaître comme bien payé, mais il faut considérer qu’un photographe n’est pas un électricien ou un plombier qui va avoir des chantiers quasiment tous les jours. Et c’est bien pour cela que le photographe doit facturer plus cher ses prestations faute de pouvoir vivre dignement de son métier. Pourquoi accepter de travailler à 15 € de l’heure quand n’importe quel artisan refuse de travailler en dessous de 40 € de l’heure ? L’UPP (Union des Photographes Professionnels) estime dans un article détaillé de son site que la journée de travail ne doit pas être facturée moins de 700 € si le photographe veut s’y retrouver au moment de faire son bilan en fin d’exercice. Avec Shoot4Me on en est loin !!!

Les institutions publiques complices

Prenons maintenant l’exemple de cette autre « mission » cette fois-ci proposée par le service communication du SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon). Cette collectivité territoriale financée par les contribuables est en charge de la surveillance de la qualité des eaux du Bassin mais aussi de la promotion du tourisme (deux prérogatives qui sont en total conflit d’intérêt mais la question n’est pas là). Comme il n’y a pas assez de monde l’été sur le Bassin (ironie), ces génies de la communication ont trouvé un moyen de dépenser encore un peu plus d’argent des contribuables en créant une « marque » identitaire « Bassin d’Arcachon ». Je ne m’attarde pas dans ce billet sur ce que j’en pense et je vous invite plutôt à découvrir une de leurs offres de « mission » de reportage, extrêmement détaillée : lien mission SIBA missionSiba Là encore il convient de décortiquer cet appel d’offre afin de comprendre pourquoi c’est inacceptable, à la fois pour les photographes qui se retrouvent à travailler pour presque rien et pour les contribuables qui risquent au final de payer une campagne de communication de mauvaise qualité. Le SIBA estime par exemple que le photographe pourra réaliser l’ensemble des scènes précises demandées en 6 demi-journées et même les compacter en 3 journées ! Sachant que le photographe devra lui même organiser les rendez-vous avec les différents protagonistes (chantiers navals, restaurateurs, artisans, associations et ostréiculteurs…) qui risquent d’être très occupés en pleine saison, cela relève de l’exploit ! Nous voici donc avec des exigences techniques dignes d’un « shooting » de publicité ou de mode pour un grand magazine, avec modèles, éclairages, assistants, stylistes, directeur artistique, sauf que là, le photographe est seul et payé une misère ! Cerise sur le gâteau : les droits sont inclus et pour une durée de… 10 ans ! Et à nouveau, ni le mandataire ni les responsables de shoot4me ne semblent se préoccuper de la partie post-production qui est pourtant essentielle !  J’ai bien étudié cette offre et j’ai estimé que ce ne sont pas 3 jours de prises de vues qui seront nécessaires pour un travail de qualité mais bien 6 demi-journées. A cela s’ajouteront 3 jours minimum de post-production. Sans compter que les conditions météo, la lumière, la bonne ou la mauvaise volonté des « modèles » ou encore les exigences du client obligeront peut-être à recommencer une ou deux scènes et que le photographe n’osera peut-être pas demander une rallonge de peur de perdre ce nouveau client si « prometteur ». Je ne rentre pas dans les détails financiers mais sachez que là encore, au final, le photographe se retrouve à un taux horaire inférieur à celui d’une femme de ménage non déclarée. Pouvons nous l’accepter ?

Concurrence déloyale

Shoot4Me ne s’arrête pas là. Le site relaye également des demandes d’images d’illustration, pour des sites internet, pour la couverture d’une brochure ou encore un flyer… ces demandes ne sont pas réservées aux professionnels. N’importe qui peut y répondre. Les rémunérations vont de 30 € à 300 €. D’ailleurs aujourd’hui un compte instagram qui s’appelle modestement « Bassin_dArcachon » a partagé l’offre du SIBA, sans mesurer un instant les conséquences que cela représente pour des professionnels.

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Dans le cas présent, le SIBA (et oui encore eux !) pourrait tout simplement confier un petit budget de 600 € à l’un des nombreux photographes professionnels du Bassin ou de Bordeaux pour réaliser cette photo qui semble tout de même relativement importante. Mais non, pourquoi faire travailler un photographe alors qu’il y a peut-être quelqu’un qui aura une photo amateur en stock qui pourrait faire l’affaire et à bas prix ? et c’est tellement plus fun ! Dans d’autres cas de demandes d’images, le temps nécessaire à chercher une photo correspondante dans mes archives, à l’envoyer au client, à effectuer la facture si toutefois il la retient, à la rentrer en comptabilité, à relancer le client qui une fois sur deux a « oublié » de payer ne saurait être rentable pour 30 € brut ! mais cela, les concepteurs de shoot4me ils s’en balancent. Pour eux, ce qui semble compter c’est de donner l’impression que leur plateforme fonctionne, qu’elle génère du trafic, ceci afin de rendre crédible ce que toute start-up rêve de réussir : une levée de fonds !!! Et c’est bien là que je tiens à développer mon propos: sur l’absurdité de ce concept. Selon mon analyse les dirigeants de cette start-up se sont trompés de cible. Leurs clients auraient dû être les photographes et non les mandataires. Au lieu de prendre un pourcentage ridicule sur les appels d’offres aux tarifs sous-évalués car imposés par les donneurs d’ordre, shoot4me aurait dû se rémunérer sur une adhésion payante des photographes et éventuellement un petit pourcentage sur les transactions de paiement, à l’identique de ce qui se pratique sur des plateformes comme AirBnB. Ainsi, les photographes, qui sont les plus compétents pour savoir quels tarifs appliquer, auraient pu garder le contrôle de leur rémunération. Et cela est essentiel !

Infantiliser les photographes

D’ailleurs sur ce point, shoot4me prend les photographes pour des gamins, en employant un vocable limite naïf : « shooting », « mission photo » et j’en passe ! des expressions que l’ont retrouve en général dans le langage des jeunes (et moins jeunes) photographes débutants. ils ont même réussi à recruter des photographes professionnels chargés d’évaluer et de « certifier » leurs propres confrères ! sur quels critères objectifs ? ça je n’ai pas réussi à le savoir. Mais je ne doutes pas un instant que ces « élites de la photographie » ont dû se sentir flattés de la responsabilité qui leur incombe…à défaut d’une rémunération. Et oui, c’est cela l’économie « collaborative »…

Le coeur du problème 

Mais revenons au problème de départ : la tarification. Comment en effet concevoir que ce qui ressemble à un appel d’offre puisse imposer un prix précis et non modulable ?  Dans la normalité, le mandataire devrait définir ses besoins et attendre que les photographes lui fassent des propositions. Des propositions qui d’ailleurs ne seront pas forcément que financières mais aussi artistiques. Un bon photographe doit pouvoir prévenir son client de certaines difficultés qui n’avaient peut-être pas été évaluées et peut aussi apporter de nouvelles idées. Avec shoot4me ce n’est pas envisageable. Il y a une liste détaillée de photos à effectuer et le photographe est une sorte d’opérateur qui va venir appuyer sur le déclencheur.

Tirer les tarifs et la qualité vers le bas

Shoot4Me agit donc comme une agence de photographes alors qu’elle n’en n’a pas la légitimité car ses fondateurs n’ont pas la compétence nécessaire. En tirant ainsi les tarifs vers le bas, la plateforme encourage les mandataires à travailler avec des photographes peu expérimentés, prêt à tous les sacrifices pour démarrer leur activité, conquérir des clients, en espérant peut-être pouvoir ensuite augmenter leurs tarifs. Mauvaise stratégie car la réalité est que les mandataires ne feront que profiter de ce système jusqu’à épuisement. En essayant de gagner des clopinettes tout en participant malgré elle à affaiblir une profession déjà bien en difficulté, la jeune start-up risque de stagner sur ses faibles rentrées d’argent (ses dirigeants reconnaissent eux-mêmes ne pas être rentable) et de finir rapidement comme beaucoup d’autres : en liquidation judiciaire. Mais je ne doutes pas que les collectivités territoriales, qui ont bien compris l’intérêt qu’elles pouvaient en tirer en faisant des économies de bouts de chandelles sur les photos dont elles ont besoin pour communiquer, trouveront un moyen de financer via une levée de fonds publics cette entreprise qui ne peut pas, en l’état actuel du concept, être rentable. Alors pour moi, le photographe également contribuable, se sera un comble : avec mes impôts je participerai à creuser encore un peu plus ma tombe ! J’ai longuement hésité à écrire ce billet qui ressemble bien à une charge contre shoot4me car j’ai toujours aimé l’enthousiasme des entrepreneurs notamment dans les domaines du web. Ils cherchent souvent à répondre à des problématiques du quotidien en utilisant des moyens modernes adaptés à notre époque. Ils sont souvent très sympathiques et humains (ce qui est un drôle de paradoxe pour des gens qui passent l’essentiel de leur temps derrière un écran d’ordinateur) mais force est de constater que nombre d’entre eux vivent et évoluent avec naïveté dans une société qui n’est pas encore suffisamment préparée pour de tels bouleversements. Applications, automatisation, impression 3D, uberisation sont en train de détruire des métiers plus qu’ils n’en créent. Ils déstabilisent des professions, génèrent des conflits et créent du chômage de masse. L’emploi devient de plus en plus précaire et nos dirigeants politiques, une fois de plus, n’ont pas su anticiper.

Quel avenir pour les photographes ?

En tant que photographe professionnel et comme bon nombre de mes confrères de ma génération, je me pose donc beaucoup de questions sur mon avenir. Car je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche. Il y a 25 ans, alors que le numérique n’existait pas encore j’ai choisi ce beau métier qui est aussi une passion. Je lui ai consacré l’essentiel de mon temps, allant même jusqu’à lui donner la priorité dans ma vie. A force d’apprentissages, d’échecs et d’obstination, j’avais fini par atteindre le succès et des revenus confortables. Je me suis adapté sans aucun problème à toutes les innovations technologiques et j’ai changé plusieurs fois de spécialités. La remise en question fait partie de mon quotidien mais j’ai le sentiment d’être allé au bout et que la seule alternative qui s’offre à moi c’est de régresser en me mettant au niveau des débutants. A 45 ans je suis bien loin de l’âge de la retraite et pourtant la question se pose : combien de temps vais-je pouvoir tenir ?

Pratiquant l’auto-dérision je dis souvent qu’aujourd’hui je fais des photos « à titre posthume ».

Mais je suis sûr d’une chose : shoot4me mourra avant moi.

Stéphane Scotto, auteur photographe.

Je tiens à préciser que j’ai plusieurs fois fait part de mes remarques par téléphone avec l’un des fondateurs de la plateforme qui a été très à l’écoute (même si au final il n’en n’a rien retenu), que je me suis déplacé à l’une de leurs journées de présentation et que j’ai trouvé cette équipe fort sympathique. Il n’y a rien de personnel dans mon billet qui est bien plus animé par une forme de désespoir et d’impuissance que par la rancoeur. Je ne supporte tout simplement plus la dévalorisation de mon métier. 




Nouveau livre : « J’ai Rêvé du Bassin »

2122015

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J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 5 ème livre, le 4 ème ouvrage consacré au Bassin d’Arcachon.

Format 30×22, 224 pages, couverture rigide avec vernis sélectif. 1,7 kg de paradis.

« J’ai Rêvé du Bassin » était en gestation depuis des années, mais je cherchais un nouveau style, de nouvelles couleurs, de nouvelles ambiances afin de ne pas me répéter. Je pense que j’ai réussi à atteindre ce but. Fini les maquettes aux fonds noirs, nous sommes désormais dans le blanc, épuré, aéré. Les ciels bleus denses qui avaient fait ma réputation ont laissé place à des ambiances parmes, roses, fuschias. Les panoramiques sont toujours aussi présents car je recherche en permanence ce style « cinématographique » qui vient entretenir ma passion pour le 7ème Art. Dans ce livre vous découvrirez ma vision du Bassin sous trois angles : Terre, Mer et Air. A bord de mes bateaux, de l’ULM ou tout simplement à pieds je vous emmène en immersion totale sur ce petit paradis. Des Sabloneys à la Pointe du Cap Ferret, en passant par l’Ile aux Oiseaux, les ports ostréicoles et le Delta de la Leyre, vous vous laisserez aller avec moi dans ce doux rêve en trois dimensions. C’est donc un livre assez personnel, où le photographe que j’incarne apparaît souvent, pour évoquer les inspirations, la technique et la passion du Bassin.

Les photos de ce livre sont quasiment toutes des nouveautés. Les dernières ont été prises le samedi 22 novembre au Cap Ferret, alors que je partais imprimer le livre chez Escourbiac dans le Tarn le surlendemain ! Une grande partie des prises de vues ont été réalisées entre septembre et novembre 2015 à la faveur d’un Été Indien un peu capricieux mais généreux en couleurs originales voir surréalistes.

En ce qui concerne les textes, j’ai essayé de reproduire à la manière de mon blog quelques récits et anecdotes de mes petites « aventures photographiques » sur cette « reproduction miniature de planète ». Je vous parle de ma vision « cinématographique » et de l’utilisation du format panoramique, de ma nuit au pieds des Cabanes Tchanquées pendant la « Lune de Sang », de mon attirance pour la Conche du Mimbeau, de la technique de prises de vues sous la Pleine Lune, ou encore de la navigation en bateau. J’ai également ajouté quelques jolies citations de photographes connus dont j’admire l’oeuvre.

Et puis, pendant que je réalisais la maquette, j’ai eu l’idée d’offrir quelques pages à des gens que j’apprécie et qui ont un rapport très intime avec le Bassin. Ainsi mon ami Hervé Helary de Radio Cap Ferret a accepté de réaliser un magnifique texte d’introduction aux pages  consacrées à la Côte Noroît. Ce texte, je suis certain que vous le lirez et le relirez avec plaisir tant chaque mot à son importance, et souvent une double signification. Si j’avais su qu’il écrivait aussi bien, je lui aurait confié tout le livre !

Pour les pages consacrés aux quartiers ostréicoles de Gujan-Mestras (mon lieu de vie), c’est l’architecte-designer Jean-Jacques Marvielle qui s’est prêté amicalement à l’exercice. Il est né et à grandi à la Hume au milieu de ces cabanes simples et « pratiques ». Il nous raconte comment cet environnement non-ostentatoire a influencé sa manière d’aborder l’architecture. Je rappelle au passage que Jean-Jacques Marvielle est le propriétaire des Ecuries de Pereire, qu’il a sauvé d’un bétonnage assuré, en effectuant une rénovation magnifique que vous pouvez découvrir en vidéo en cliquant sur le lien.

L’ami Olivier Terlez, alias « Ourco », qui m’a un peu aidé dans la logistique pour réaliser quelques photos où j’apparais (notamment la photo de couv), a aussi écrit un petit texte poétique sur Gujan-Mestras.

Enfin, j’ai tenu a laisser le mot de la fin à un personnage du Bassin que j’ai découvert comme beaucoup dans le film de Guillaume Canet « Les Petits Mouchoirs », mais que j’ai appris à mieux connaître en lisant son livre auto-biographique « Sur la Vague du Bonheur ». L’ostréiculteur – acteur – auteur – Joël Dupuch a une vision du Bassin (et de la vie) que je partage à 100 %. Il sait mieux que moi trouver les mots pour décrire notre préoccupation commune de voir ce territoire se dégrader sous les coups des buldozers, et d’assister peu à peu à la disparition des libertés qui font tout le charme de cet endroit que nous voulons préserver d’un développement inadapté. C’est donc Joël qui signe la postface de ce livre, comme Tom Perrin l’avait fait pour « Balade en Altitude » en 2007. Pas de préface mais une postface, c’est devenu une habitude dans mes livres ;-)

Je tiens à dire que ce livre a aussi pour moi une importance toute particulière. J’ai réellement démarré la maquette la nuit des attentats, le vendredi 13 novembre. Ancien parisien, je connaissais bien le quartier du 11 ème. Je connaissais aussi la salle du Bataclan pour y avoir filmé des concerts dans les années 90. Je ne vous cache pas que j’ai, comme tout le monde, été très affecté et qu’il a été très difficile de se concentrer pour le terminer à temps pour Noël. La photo de couverture a été réalisée au lendemain des attentats. Allez savoir pourquoi, ce soir là la lumière du Bassin était absolument magique. J’espère néanmoins que c’est une image de bonheur et d’évasion que vous ressentirez en tournant les pages de cet ouvrage photographique et que pour les parisiens qui sont nombreux à fréquenter le Bassin l’été, ce sera un moyen de s’évader un peu du cauchemar  qu’ils viennent de traverser. Un rêve pour oublier un cauchemar, si seulement cela pouvait marcher.

J’ai tenté une petite originalité en première page : pour les possesseurs de smartphones ou de tablettes, vous trouverez un QR code qui vous permettra, en le flashant, d’accéder à une playlist sur Deezer. Une sélection de morceaux que j’ai écouté lors de mes déplacements sur le Bassin pendant les prises de vues ou pendant les longues nuits devant mon écran d’ordinateur à réaliser la mise en page.  La « Bande Originale » du livre en quelques sortes ;-)

Si vous êtes abonné à Instagram, vous pouvez aussi taper le #jairêvédubassin et voir apparaître instantanément une grande partie des photos du livre ou des séquences vidéos « making of ».

Voilà, je crois que je vous ai tout dit.

… ah non, j’allais oublier un détail : si vous voulez l’acquérir, son prix est de 49 € et vous le trouverez dans la plupart des librairies et espaces culturels du Bassin et de Bordeaux, à l’exception de ALICE et Intermarché, deux enseignes avec lesquelles je ne veux plus travailler compte tenu de leur manque de respect pour les auteurs locaux. Inutile également de le chercher sur Amazon, je boycotte cette entreprise depuis mon premier livre. Si vous n’êtes pas sur le Bassin, vous pouvez me le commander directement et je vous l’enverrais. Prix spécial pour les grosses quantités.

Vous pouvez aussi m’envoyer un mail avec votre ville et je vous indiquerai le point de vente le plus proche.

OFFRE DE LANCEMENT JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2015 : 45 € au lieu de 49 € et frais de port OFFERTS pour la France, les DOM, l’Europe, les USA et la Canada ! Livraison garantie avant le 25 pour la France métropolitaine. Pensez aux cadeaux de Noël ! ;-)

Dédicace sur demande.

Vous pouvez régler par paypal en cliquant ici

ou par chèque adressé à Grand Angle SARL, Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras

ou encore par virement (me contacter par mail dans ce cas – scottophotographe@me.com)

 

quelques pages :

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Mon livre « J’ai Rêvé du Bassin  » en pré-commande !

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Mon livre




Dernier vol avec Michel au dessus du Bassin avant le départ pour les Antilles

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Avant de repartir aux Antilles pour continuer mon grand reportage sur la Caraïbe, je tenais à faire quelques nouvelles prises de vues aériennes du Bassin.

Nous voilà donc repartis dans les airs avec Michel Boudigues et son ULM rouge.

Nous n’avons pas d’objectif précis. Je lui ai dit : on décolle et on verra bien ce qui se présente à nous. Et c’est ce que nous avons fait sur deux vols d’une heure à des heures différentes pour avoir des ambiances différentes.

Pour cette fois, j’ai décidé de ne pas toucher aux images pendant des mois et de revenir dessus cet hiver. J’aime bien faire ça. Entre temps j’ai oublié ce que j’ai capturé et cela me permet de redécouvrir mes photos plus tard avec plus de recul. En général c’est efficace. Je suis plus sélectif. Des images prises avec le Pentax 645 Z de 51 Millions de pixels que vous ne verrez donc pas tout de suite…

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Pen Duick III et VI dans les passes du Bassin

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Pen Duick VI au large des passes du Bassin d'Arcachon

Pen Duick VI au large des passes du Bassin d’Arcachon

Je suis de retour sur le Bassin pour quelques temps et je viens d’acquérir un nouveau boitier moyen format, numérique cette fois-ci : le Pentax 645 Z. Une « bête de guerre » de 51 Millions de pixels, tropicalisé et qui peut aussi faire de la vidéo. Bref, j’ai un nouvel outil et hâte de le tester dans mes conditions habituelles. Ca tombe bien, je viens de recevoir l’info que deux Pen Duick, le III et le VI qui étaient en escale à Bordeaux ont largué les amarres pour le Bassin ce matin de bonne heure et qu’ils devraient être dans les passes en milieu de journée. Aussitôt j’appelle Olivier Chaldebas, l’autre pilote d’ULM avec qui je travaille régulièrement. Non seulement il est dispo mais en plus, étant passionné par ces navires il est emballé à l’idée d’aller les rencontrer au dessus des passes. Je prends donc contact avec le Sémaphore du Cap-Ferret et un marin me préviendra quand les bateaux seront en vue. Sympa !

Nous décollons donc vers 15h30 et partons à leur rencontre. Les deux navires sont assez éloignés l’un de l’autre et viennent juste de rentrer leurs spis. Zut ! Du coup, ils ne sont qu’à la grande voile et ce n’est pas très esthétique…

Nous attendons pas mal de temps avant qu’ils n’atteignent les passes et en attendant je profite d’un ciel particulier pour faire mes premières photos avec ce nouveau boitier. Finalement je finis par réussir les photos que je voulais.

Je vous les montrerais plus tard car le traitement de ces images n’est pas dans mes priorités actuellement.

J’en profite pour vous signaler que vous pouvez également suivre mes aventures photographiques sur Instagram sous le profil « scottographe »

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Disparitions, tristesse…

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Malheureusement, l’été n’aura pas été toujours aussi gaie. Une saison estivale ensoleillée mais assombrie par plusieurs disparitions de personnes que j’affectionnais.

Il y a d’abord eu la disparition de Lucien Ouvrard, un retraité testerin atteint de Alzheimer et que nous avons cherché pendant 11 jours avec de nombreux bénévoles alertés par la page fb « Le Bassin, un Paradis Menacé ». Au cours de cette tentative de sauvetage, j’ai pu mesurer à quel point l’entêtement d’un sous-préfet et la concurrence entre les services de police et de gendarmerie, pouvaient avoir des conséquences dramatiques. Lucien est mort, seul dans un bois, après avoir marché pendant plusieurs jours, et tandis que sa famille s’angoissait de jour en jour. Je tiens ici à remercier tous les bénévoles qui se sont mobilisés pour cette recherche. Je reste convaincu que nous aurions pu le retrouver en vie si nous n’avions pas été confrontés à la mauvaise volonté des autorités locales. Je note également que les élus du Sud Bassin n’ont jamais proposé une aide quelconque à la famille pendant toute la durée des recherches. La presse locale ne s’est pas beaucoup mobilisé non plus. Nous dirons que le service minimum a été assuré alors que les bénévoles et la famille, eux, ne comptaient pas leurs heures pour retrouver ce pauvre Lulu.

Puis, ce fut la disparition du jeune Jeremy Lavarda, 30 ans, que je connaissais depuis son enfance. Il était chez moi la veille de sa mort et nous avions discuté longuement de son avenir dans l’audio-visuel. Né à la Teste, surfeur, il était un amoureux inconditionnel du Bassin. Nous avions aussi parlé de la pollution et du Wharf. Allez savoir pourquoi, c’est au Wharf qu’il s’est noyé le lendemain. Ce putain de Wharf, je le déteste vraiment.

Enfin, c’est une figure d’Arcachon qui est partie, lui aussi trop tôt. Bruno Epeldé, un des mecs les plus gentils que l’on puisse rencontrer. Il était d’ailleurs l’une des premières personnes que j’ai connu en m’installant sur le Bassin il y a 14 ans. Issu d’une famille d’arcachonnais bien connue, il avait choisi une vie tranquille, sans contraintes, sur sa terre du Bassin. Il était un passionné de pinasses, de bacs à voile, et il était toujours prêt à rendre service. Il travaillait au Port d’Arcachon. Tout le monde le connaissais. Un accident de scooter au Mouleau, une disparition brutale à laquelle personne n’aurait pensé.

Je ne les oublierai pas.

 




Vente aux enchères de mes photos à Bordeaux

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Pour la première fois, mes photos vont participer à une vente aux enchères.

A l’initiative de l’agence de communication Exigences et de la Banque Alimentaire de Bordeaux, une grande vente aux enchères d’oeuvres d’artistes de la région est organisée le jeudi 10 mai 2012.

Cette action, dont les ventes se feront au profit de la Banque Alimentaire, a reçu le soutien de Monsieur Bernard Magrez.

15 artistes proposent pas moins de 47 oeuvres contemporaines. Peintures, photographies, sculptures…

Pour ma part, j’ai confié au commissaire priseur la photo « Coque Rouge » en format 60×90 sur face-image plexi 10mm, ainsi que 3 nouveautés en tirages laminés sur bois grands formats.

Je serai présent à l’exposition des oeuvres la veille de la vente à l’hôtel Pullman de Bordeaux -Lac, et bien sur, j’assisterai à la vente le jeudi 10 mai.

N’hésitez pas à venir assister à cet évènement et pourquoi pas, à y participer !

Vous trouverez sur ce lien tous les détails y compris le catalogue des oeuvres et leur cotation.

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Ouverture de la nouvelle galerie à Arcachon

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Ouverture de la nouvelle galerie à Arcachon Galerie_1417_BD-300x199

 

Après près d’une année d’absence, vous pouvez enfin retrouver mes photos à Arcachon.

J’ai choisi une nouvelle politique commerciale consistant à passer des accords de partenariat avec des galeries déjà existantes.

Ainsi, j’ai donc ouvert un espace permanent à la Galerie LETESSIER. Cette galerie se trouve à la place des anciens locaux de France Telecom, sur le front de mer d’Arcachon.

Ce lieu vous propose sur 300 m2, des oeuvres d’Art et du mobilier de grands designers. Un espace permanent de 20m2 est entièrement consacré à mes photographies. Vous ne serez donc pas trop dépaysé avec mon ancienne galerie.

 

Vous retrouverez mes photos avec la finition habituelle « laminage sur bois » mais aussi une nouvelle finition très haut-de-gamme : le face-image sur plexiglass. N’hésitez pas à venir découvrir ce nouveau support au rendu époustouflant !

Dans les semaines prochaines, j’ouvrirai un nouvel espace à Gastes dans les Landes, à côté de Parentis-en-Born.

Un espace sur Bordeaux est également en projet.

Je remercie les 150 personnes (200 selon la police ;-)  qui sont venues assister à l’inauguration. Ce fut une belle soirée pendant laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver.

Découvrez les photos de la soirée en cliquant ici.

 

 

 

 







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