Fin d’une belle histoire…

9092010

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Voilà…

La Galerie a fermé ses portes le lundi 30 août.

J’aurais tout tenté, absolument tout, pour obtenir juste une chose : le droit de tenir ma Galerie dans des conditions normales, comme je l’ai fait pendant 9 ans… jusqu’à l’installation de nouveaux voisins en mai 2009.
1 an et demi de diplomatie discrète avec l’adjointe Yvette Maupilé qui n’a cessé de me promettre de régler le problème et qui n’a jamais rien fait,
Des dizaine de courriels et de courriers sans réponse,
Le diagnostic de visibilité réalisé par un expert de la Chambre de Commerce qui met bien en évidence le préjudice subit,
Une mise en demeure adressée au Maire en mai 2010 restée elle aussi sans réponse,
L’intervention totalement inefficace du Médiateur de la République,
La tentative de conciliation du sous-préfet qui n’a pas réussi à convaincre le Maire de me recevoir,
Un article dans Sud Ouest et un autre dans la Dépêche du Bassin,
La polémique sur mon blog et la pétition en ligne qui a recueilli plus de 300 signatures (mystérieusement disparues début août suite à un bug du site hébergeur…),
La chute violente d’une personne âgée devant les innombrables portants extérieurs encombrant le trottoir et autorisés abusivement par la Mairie,
L’intervention de Vital Baude, au dernier conseil Municipal, qui n’aura eu comme réponse que des discours incohérents et contradictoires de la part du Maire et de son adjointe… (même pas repris dans la presse locale qui m’a bel et bien lâché)
La pose d’un grand panneau fournit par Reporter sans Frontières « Libérez les otages » afin de bloquer l’accès aux portants de la boutique voisine par mon entrée qui aura eu une certaine efficacité mais des agents municipaux seront quand même venus pour me le faire enlever…
et enfin, le soutien de centaines et de centaines de personnes qui n’a pas non plus ému Yves Foulon.

Le règlement existe, les textes me donnent raison, mais le Maire Yves Foulon a refusé catégoriquement de réagir.
Lui et son « homme de l’ombre » avaient bien compris le tort que pouvait me créer cette situation et ils m’auront donc eu à l’usure.
Alors pourquoi ?
Quelles seraient donc les motivations du Maire d’Arcachon, qui par ailleurs se défend de toute volonté de me nuire ?
Est-ce juste une vengeance pour ne pas avoir accepté que ma photo soit utilisée pour sa carte de voeux il y a 3 ans ?

Je pense qu’au départ il s’agissait bien de ça. Puis, voyant que j’étais près à me battre pour faire appliquer la loi, lui et son « homme de l’ombre » ont décidé d’aller plus loin.
Car ils ont bien compris que cette banale histoire de portants extérieurs représentait un réel préjudice pour mon activité, déjà fragilisé par la récession économique.
L’occasion était trop bonne pour débarrasser Arcachon de l’embarrassant photographe.

Ils savent aussi que cette galerie n’est pas juste un business pour moi mais avant tout un lieu de rencontres et d’échanges ou chacun pouvait venir partager son admiration du Bassin au travers de mes photographies. Et depuis deux ou trois ans, on y parlait aussi beaucoup de la protection du Bassin, d’environnement et c’est certainement cela qui a posé problème. J’ai toujours tenu à ne pas faire de politique mais il est vrai que l’activisme en matière de protection de l’environnement est en soit une forme d’engagement politique.

Il y a deux ans j’ai été approché par deux candidats d’opposition pour rejoindre leurs listes, l’un à Gujan, l’autre à Arcachon.
J’ai refusé mais j’ai quand même écopé d’un contrôle fiscal sur mon activité d’auteur-photographe deux semaines avant le premier tour…
1 er avertissement…

Il y a eu aussi mon intervention dans l’émission Thalassa à propos du Wharf et des eaux usées… une très courte intervention mais qui n’est pas passez inaperçue. Tiens, tiens, la presse nationale s’intéresse à lui maintenant ? oulala, pas bon, pas bon…

L’année dernière, deux gendarmes venus de Lorient sont venus à mon domicile afin de m’auditionner sur les problèmes environnementaux du Bassin, dans le cadre de l’enquête déclenchée par le magistrat de Bordeaux suite à la plainte contre X des ostréiculteurs pour pollution des eaux du Bassin. Les documents photos et vidéos que j’avais recueilli, mes connaissances de certains dossiers, la synthèse que je pouvais en faire en toute sincérité puisque non impliqué politiquement, intéressait donc la justice. J’imagine que la discrétion que j’avais réclamé aux enquêteurs n’a pas fait long feu… et que cette info est rapidement remontée aux oreilles de certains élus.

Alors OUI, le photographe « Scotto », pourtant activiste solitaire, commençait à prendre un peu trop d’importance au goût de certains, qui en bon calculateurs politiques ont dû s’imaginer qu’il pourrait bien s’impliquer d’avantage avant les prochaines échéances électorales…
Il fallait donc briser le lieu ou il s’exprime et cette banale histoire de portants extérieurs tombait donc à point.
Facile ! il suffisait de ne rien faire, de ne pas répondre à ses courriers, de laisser pourrir la situation, puis de déclarer dans la presse que « ce garçon est victime du syndrome de persécution »…

A ceux qui douteraient encore de mon analyse de la situation, je n’ai qu’une question à leur poser : si je me trompe, ou si je souffre du « syndrome de persecution » comme l’a déclaré Mme Maupilé dans Sud Ouest, pourquoi le Maire n’a t-il pas alors ordonné que l’arrêté municipal portant occupation du domaine public ne soit respecté et pourquoi a t-il donné une autorisation encore plus permissive à mes voisins début juillet, telle une ultime provocation, alors que je m’efforçais avec discrétion de le sensibiliser à ma situation depuis plus d’un an ?
Non il ne s’agit pas juste d’incompétence ! il y a bien eu depuis le début la volonté de ne pas résoudre le problème.

Beaucoup parmi vous me reprochent en ce moment de capituler mais j’aimerai juste vous rappeler je ne suis pas juste un commerçant. Je suis avant tout un photographe qui, pour vous transmettre par ses photos la beauté et la magie du Bassin, a besoin d’être créatif et positif. Cette lutte acharnée contre un élu qui a décidé d’avoir ma peau, m’a fait perdre peu à peu l’amour que je portais au Bassin.
Le désintérêt de la presse locale, qui manifestement n’a pas compris, qu’à travers moi, on s’en prenait aussi à la liberté d’expression, m’a également convaincu que ma place n’était plus ici.
Je ne peux pas passer mon temps à me battre contre les uns et les autres, alors que j’aspire juste au calme et à la sérénité.
Dernièrement, en juin, le Président de la COBAS (devinez qui c’est ?) a refusé que l’aérodrome expose ma « photo la plus longue du Monde » au motif qu’il n’en voyait pas l’intérêt…
Encore un message qui m’est envoyé…

C’est donc avec beaucoup de peine que j’ai pris la décision de fermer la Galerie et de la mettre en vente.
Ce fut une belle aventure qui aura duré 10 années, ponctuées de belles rencontres avec vous, clients, amis, artistes, visiteurs de toutes catégories sociales et de toutes nationalités.

Cette belle aventure je tenais pourtant vraiment à ce qu’elle perdure et c’est pourquoi, malgré cette période de récession économique, j’avais décidé au printemps cette rénovation totale de la Galerie et ré-embauché une collaboratrice à plein temps et en CDI.
J’étais plein d’enthousiasme…

… Bien mal m’en a pris.

L’unique Galerie de photographe de toute l’Aquitaine va donc disparaître (l’une des 5 ou 6 en France…).
Cette situation a entraîné la perte d’un emploi qualifié et bien sûr les répercutions indirectes pour les fournisseurs de la Galerie (tous du Sud Ouest) qui étaient les mêmes depuis 7 ans : labo photo, encadreur, atelier de finition, etc… mais cela pèse si peu par rapport à des employeurs tels que Couach, Smurfit, et les « bétonneurs » qui s’en donnent à coeur joie depuis quelques années…
Ma petite Galerie sera certainement remplacée par une énième boutique de fringues bas de gamme, pour le plus grand bonheur du Maire d’Arcachon et de ses administrés !
Et vous verrez alors, que dès que je ne serais plus propriétaire des lieux, le règlement sera appliqué au cm près. Comme une ultime provocation.

Mais d’ici là j’espère que je serais loin d’ici pour démarrer une nouvelle aventure photographique et humaine.

à suivre…

A vous tous qui m’avez apporté votre soutien, via le blog, via vos mails, en ayant le courage de signer la pétition, et en venant à la Galerie, je vous remercie du fond du coeur.. Je vous dois la vie tout simplement.




Libérez les otages !

26072010

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N’ayant toujours pas obtenu de réponse de la Mairie après 1 an et 3 mois de tractations pour faire appliquer l’arrêté portant occupation du domaine public, j’ai décidé d’utiliser à mon tour la même largeur que mes voisins pour essayer de bloquer l’accès à leurs portants de vêtements depuis l’entrée de ma Galerie.

Je ne souhaitais pas exposer mes photos sur le trottoir pour les raisons que vous pouvez bien imaginer.

L’idée m’est donc venue en regardant le JT de France3 d’utiliser l’espace public d’une manière utile et de rappeler aux milliers de touristes qui déambulent dans l’avenue la plus fréquentée du Bassin que deux de nos journalistes français sont toujours entre les mains des Talibans en Afghanistan.
Une bâche de 150×150 cm fournie par Reporters Sans Frontières est donc exposée à la frontière de ma Galerie et de la boutique voisine depuis samedi.

Inutile de vous dire que cela ne plaît pas à tout le monde…




Le Maire d’Arcacon persiste…

23072010

Image de prévisualisation YouTube

Cette petite vidéo prise aujourd’hui pour ceux qui pensent que je suis victime du « syndrome de persécution »

Tout d’abord je tiens à remercier toutes celles et tous ceux, clients et amis, qui m’apportent leur soutien régulièrement et m’encouragent à continuer de me battre pour essayer de retrouver des conditions de travail convenables. Même si la saison a été entièrement gâchée par cette histoire, nous essayons avec ma collaboratrice de vous accueillir tous les jours avec le sourire, et ce n’est pas facile.

J’avais décidé d’une petite trêve d’une semaine afin de laisser le temps au Sous-Préfet d’étudier la légalité de l’arrêté Municipal et de convaincre Yves Foulon d’accepter une rencontre qui permettrait peut-être de trouver une solution et de mettre un terme à cette affaire qui dure depuis… un an et trois mois !

Je voulais aussi attendre le Conseil Municipal de mardi dernier car je savais que la question serait évoquée.

Ce soir je reprend donc ma plume pour vous faire le point sur la situation.

Le Conseil Municipal :

Vital Baude élu de l’opposition prend la parole et décrit la situation. Il demande au Maire quelles mesures celui-ci compte prendre pour améliorer les relations entre riverains concernés ainsi que la sécurité pour les piétons.
C’est d’abord Yvette Maupilé, adjointe en charge du Commerce et de l’occupation du domaine public qui fait des réponses contradictoires : il existe bien un arrêté général avec des specificités pour chaque rue et des autorisations individuelles.
Puis le Maire prend la parole et confirme que les autorisations individuelles doivent se conformer à l’arrêté général, accompagné de tout un baratin comme quoi à la Mairie d’Arcachon on aime bien mon travail de photographe et qu’on ne veut pas me voir partir…blablabla blablabla…

Donc en résumé : Scotto à raison, on est en tord. Il nous le signale depuis un an et trois mois par une dizaine de courriers, courriels et recommandés, mais on ne fait rien pour résoudre le problème, quitte à mettre en danger les piétons, et en plus, pour lui montrer combien on l’aime, on délivre une nouvelle autorisation à ses voisins afin qu’ils étalent encore plus de marchandises sur le trottoir !!!
Et en plus, parce-que vraiment on l’adore, on le traite de parano victime du « syndrome de persécution ».

Heureusement vous avez beaucoup de chance, je suis quelqu’un de très équilibré et je ne souffre d’aucun syndrome, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.
Je tiens aussi à rappeler à Madame Maupilé, à l’Homme de l’ombre, et au Maire, qu’avant de tout déballer publiquement et de prendre ce ton accusateur, j’ai essayé discrètement de résoudre ce problème avec vous depuis un an et demi, et vous ai envoyé une bonne dizaine de correspondances avec photos auxquelles vous n’avez jamais jugé utile de répondre. Une bonne façon de me montrer à quel point vous m’appréciez !!!

Le Sous-Préfet :

Il m’avait promis de faire vérifier par ses services l’arrêté Municipal. Cela fait une semaine et je n’ai aucune nouvelle…
Quant à la rencontre qu’il souhaitait organiser avec le Maire, je ne peux pas lui en vouloir de ne pas y parvenir, connaissant l’obstination et la mauvaise foi de Yves Foulon.
Mais bon, avec tous les épineux dossiers qu’il va avoir à gérer avec le Président de la COBAS, il ne va pas sacrifier ses bonnes relations avec l’édile pour sauver la seule et unique Galerie de photographe sur la côte Aquitaine qui sera remplacée par un énième magasin de fringues à deux balles made in china.
La Galerie de Scotto ? … à classer dans les dommages collatéraux.

Article dans la Dépêche du Bassin :

Le journaliste a pris trois heures pour m’écouter et surtout pour lire tous les documents que j’avais à lui montrer et qui prouvent que j’ai raison, que le Maire fait tout ce qu’il peut pour… ne rien faire ! et que derrière tout cela se cache une stratégie bien calculée.
Je vous invite à lire l’article ci dessous en cliquant dessus.

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La Suite de l’histoire :

La semaine prochaine, j’organiserais quelque chose sur le trottoir. Une action qui me permettra de prouver publiquement que je subit bien la volonté du Maire de me nuire.
J’invite tous ceux qui le peuvent à venir me soutenir sur place. Je vous communiquerai avec précision la date et l’heure précise de cette action dans les jours à venir.
Si vous tenez à me soutenir ce sera vraiment le moment de le faire.

En attendant vous pouvez toujours signer la pétition en cliquant là

La Galerie :

Aujourd’hui j’ai pu faire quelques photos qui prouvent une fois de plus que je subit un véritable préjudice du fait de l’encombrement du trottoir par les présentoirs de la boutique voisine.
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Une dame essaye un pantalon devant l’entrée de la Galerie.
Et surtout, j’ai pu prendre cette vidéo qui se passe de commentaires…




La pétition pour sauver la Galerie d’une fermeture annoncée…

15072010

Vous pouvez désormais signer la pétition en ligne en cliquant sur ce lien :

http://www.mesopinions.com/Pour-sauver-la-Galerie-Photo-de-Stephane-Scotto

ou venir signer la pétition sur papier à la Galerie.

Je compte sur votre soutien pour essayer de sauver la Galerie.




Le trou de « St Yves »…

13072010

Pour les plongeurs, le Trou de St Yves est un spot de plongé situé dans le Bassin d’Arcachon.
Mais savent-ils qu’il existe un autre trou beaucoup plus dangereux : le Trou de St Yves… Foulon !
Celui-là se situe au niveau du 13 avenue Gambetta, au droit du dernier portant de fripes d’une boutique toute verte.
Il est depuis cet après midi balisé par un cône bien pourri d’un chic absolu.
Arcachon c’est la grande classe ! et quelle ambiance chez les commerçants !

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Hier, je vous montrais l’intervention ridicule d’un agent municipal qui s’affairait à réparer comme il pouvait le trottoir abîmé, juste après la boutique voisine, à un endroit inévitable pour les passants puisque les nombreux portants de vêtements obligent les promeneurs à emprunter ce ridicule espace praticable d’1m40 lui même rapidement encombré par le nombre croissant de touristes, poussettes, et autres…

M. Yves FOULON aurait-il voulu effacer à la va-vite les preuves de tout ce que je m’efforce de lui signaler, pourtant discrètement, depuis plus d’un an.

Déjà l’année dernière, avant l’été, je lui avais envoyé un courrier en recommandé pour lui signaler le danger pour les piétons compte tenu du peu d’espace de circulation.
Il n’avait pas jugé nécessaire de me répondre, ni d’intervenir.
Et il y avait eu une victime ! Un monsieur était tombé et s’était fait une fracture.

Pensez-vous que pour autant Yves Foulon et son homme de l’ombre auraient fait preuve d’un peu de bon sens ?
Et bien non ! il lui fallait sa vengeance contre le très gênant photographe de l’avenue Gambetta et donc ne surtout pas changer quoique ce soit sur ce trottoir.
Tant que cela gêne Scotto, on ne bouge pas !

Résultat : aujourd’hui vers 16:00, Madame Ursula G. , 90 ans, qui se promenait tranquillement avec son époux, a eu le malheur de mettre le pied dans le trou de « St Yves » à l’endroit même que je vous ai montré en photo hier matin !
Une très mauvaise chute !
Pompiers, hôpital Jean-Hammeau, pouce fracturé à l’envers et visage esquinté.

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( sur cette photo, les pompiers emmènent la victime aux urgences tandis que pendant ce temps là les clientes de la boutique de fringues continuent de diminuer l’espace de circulation, obligeant les nombreux estivants à se jeter tout droit dans le « trou de St Yves »…)

Je suis allé rendre visite à son mari aux urgences pour lui remettre copie des différents courriers recommandé que j’avais envoyé au Maire afin de lui signaler le danger que représentaient l’occupation excessives des portants de vêtements cumulés à un trottoir en mauvais état sur certains endroits.
L’époux de cette dame n’en revenait pas que le Maire fut au courant depuis presque deux ans et n’ai pourtant rien fait.
J’espère que ce couple aura le courage d’aller en justice pour obtenir réparation.
Car le Maire est pénalement responsable et là il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.
IL N’A AUCUNE EXCUSE !

Mais surtout, ce que j’ai trouvé vraiment dégueulasse, c’est que personne de la Mairie n’ai pensé à envoyer quelqu’un pour ramener chez eux, depuis l’hôpital, ce couple très âgé. Ils ont dû se débrouiller tout seul. Etant en moto je ne pouvais pas les reconduire à leur domicile. Je leur ai proposé d’appeler moi même la police municipale pour leur demander de venir les rechercher mais le monsieur a préféré faire appeler un taxi… il m’a même dit :  » je crois que le bus Eho passe par là »
Heureusement que le Maire d’Arcachon a su créer les bus Eho pour ramener chez eux de façon écolo les victimes de son entêtement !

Monsieur Foulon aime bien les bulletins de vote des petits vieux mais on ne peut pas dire qu’il s’intéresse beaucoup à leur sort finalement.
D’ailleurs au moment de l’accident il n’était qu’à 50 m de là, engoncé, dans sa « ZAC » interminable qui a transformé depuis 5 ans notre ville en un chantier sans fin… et pendant que ce couple très âgé attendait son tour aux urgences de Jean Hammeau, lui, Yves Foulon, s’éclatait à la régate des Maires au Teich !!!

J’imagines très bien l’homme de l’ombre recevoir dans son bureau ce couple très âgé dès lundi pour les entourlouper et leur offrir deux places pour un concert à l’Olympia en guise de dédomagement !

Certains ont dit que mon histoire c’était le pot de fer contre le pot de terre…
… oui mais le fer ça rouille Monsieur Foulon. Et quand c’est rouillé, c’est fragile, c’est moche, et c’est dangereux.

Vous feriez mieux d’intervenir pendant qu’il en ai encore temps, de faire assumer leurs responsabilités à ceux qui ont tout manigancé depuis le début, et de remettre de l’ordre dans tout ça. Ce climat nauséabond vous dessert plus que moi.

L’image que vous donnez de la politique et de votre parti est minable ! MI-NA-BLE !

… et si vous ne le faites pas, j’en appelle au Sous-Préfet car la situation ne peut que dégénérer. Jusqu’où irons nous ?

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(avec les portants de fripes ne respectant pas les 80 cm normalement autorisés)

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(sans les portants)

ARTICLE SUD OUEST DU MERCREDI 14 JUILLET :

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Petites histoires du Bassin d’Arcachon

12072010

Il n’y a que dans les microcosmes tels que celui du Bassin que l’on peut vivre de telles histoires, aussi pitoyables qu’inutiles, aussi dégradantes que révoltantes, aussi injustes que ridicules !

Alors que je ne devrais penser qu’à  photographier les régates de pinasses et de bacs à voile dont la saison vient de commencer, je suis contraint et forcé de consacrer tout mon temps et toute mon énergie à tenter de sauver ma galerie de l’acharnement minable d’un élu qui ne fait que donner une image de lui toute aussi minable.

Que s’est-il passé dans cet « univers impitoyable » depuis une semaine ?

Je me suis rendu à la Sous-préfecture afin d’essayer de comprendre comment un arrêté municipal que je dénonce depuis plus d’un an, a pu miraculeusement se transformer mi-avril après que je sois allé le récupérer dans les bureaux de l’adjointe chargée du commerce et de l’occupation du domaine public.
Comment un commerçant qui occupait abusivement le trottoir avec la complicité de la Mairie a pu obtenir l’autorisation de déballer encore plus de marchandise sur l’espace public ?
La volonté du Maire de me nuire n’est plus à démontrer.

Ma détermination était totale et j’ai donc pu obtenir quelques éléments de réponses contenus dans l’embarras visible de mes interlocuteurs…

Je remercie le Sous-Préfet de m’avoir reçu sans rendez-vous pendant une demi-heure.
Il m’a écouté patiemment, a tenté de décrypter avec attention tous les documents que je lui ai présenté et m’ a donné son interprétation du « nouvel » arrêté municipal que je ne manquerais pas de communiquer à mon avocat en fin de semaine.

Il apparaît déjà  comme certain que la Mairie d’Arcachon ne respectait pas le décret Ministériel relatif à  la circulation des personnes à  mobilité réduite depuis 3 ans !!!
Ma mise en demeure a semble t-il au moins apporté que Yves Foulon s’empresse de faire modifier son propre arrêté pour se mettre en conformité avec la loi.
Mais il s’est bien gardé de répondre à  mon courrier en recommandé qu’il a dû percevoir comme un « affront » cette fois-ci encore.

Qu’importe ! dans son empressement, il a oublié quelques détails législatifs qui semblent même troubler un haut fonctionnaire de l’Etat, qui a certainement aussi découvert à cette occasion l’ambiance nauséabonde dans laquelle il va devoir travailler quelques années…
Les souris ne sont plus là, mais ce sont d’autres rongeurs beaucoup plus féroces et fourbes qui vont désormais poser problème.
Pour le Parc Marin, avec de tels prédateurs, c’est pas gagné !

J’avais décidé d’attendre une semaine pour laisser une chance à  Yves Foulon de remettre de l’ordre dans cette histoire indigne d’un élu qui aspire désespérément depuis plusieurs années d’être autre chose que le Maire d’une petite commune de 11 000 habitants.
Il aurait pu m’appeler, mais il a préféré laisser l’homme de l’ombre tenter de régler le problème.
Sauf que je ne négocie pas avec un individu qui a proféré des menaces contre moi au téléphone il y a 4 ans.
J’ai une bonne mémoire, et parfois, je suis rancunier.
Et surtout je n’ai aucune confiance en lui.

Alors, puisqu’il n’est pas capable de faire preuve d’un peu de bon sens, je vais donc entamer une procédure contre la Mairie d’Arcachon et tenter d’obtenir des dommages et intérêts pour la perte financière non négligeable que je subit depuis plus d’un an.
Mais je ne vais pas me contenter de cela, je compte bien aussi montrer aux amoureux du Bassin quel genre de personnages ont décidé de régner en Maître sur ce territoire.

En attendant, cette banale histoire de portants de fringues sur le trottoir est en train de devenir l’histoire dont tout le monde parle.
Elle a permis de dévoiler au grand jour les pratiques d’Yves Foulon et de ses sbires qui lui sont tout dévoué.

Ce matin, en arrivant à la galerie je découvre avec amusement que des employés municipaux s’efforcent de reboucher en vitesse les trous sur le trottoir laissés par l’arrachage des arbres. Cela fait plus d’un an que je signalais au Maire le danger pour les piétons et il y a d’ailleurs eu plusieurs chutes l’an passé, dont une ayant provoqué une fracture.
Pourtant, il avait tout l’hiver pour régler ce problème…
Curieux cette façon de procéder : ne pas me répondre, rester immobile, et essayer de camoufler en vitesse au dernier moment les anomalies que je lui signale…

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La réparation de fortune faite à la va-vite n’aura pas tenu une heure, et déjà plusieurs passants bien obligé de suivre la trajectoire imposée par les portants extérieurs, ont manqué de faire une mauvaise chute !

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Comme je suis arrivé assez tôt, avant que ma voisine n’ouvre sa boutique et déballe sa marchandise, j’ai pu profiter pendant une demi-heure du bonheur de regarder les gens passer le long des vitrines et s’arrêter enfin sur le seuil grand ouvert de ma galerie pour jeter un oeil, comme avant…
Mais au moment où j’écris ce billet, les 4 immenses portants surchargés de vêtements sont à nouveau sur le trottoir et les gens vont donc recommencer à longer le caniveau et à bien se concentrer pour trouver un passage dans tout cet encombrement.

Ma petite Galerie se retrouve à nouveau dans l’ombre… l’ombre de l’homme de l’ombre…




Disparition annoncée de ma Galerie

3072010

Cet après midi, j’ai compris que je devais prendre une décision grave. Il en va de ma santé morale et physique.

Je n’en ai jamais parlé sur ce blog car j’ai toujours pensé que mon activité professionnelle devait rester positive à vos yeux et je vous ai donc épargné les problèmes que je rencontre depuis quelques temps avec mon voisinage mais aussi avec certaines personnes de la Municipalité d’Arcachon.
Ce soir j’ai besoin de partager cette triste nouvelle avec vous.

Ce soir, j’ai décidé de vous raconter en détail cette histoire qui se termine mal.

Pour comprendre pourquoi j’en suis arrivé à cette décision, il faut remonter 4 ans en arrière. Souvenez vous, j’avais à l’époque réalisé la « photo aérienne la plus longue du Monde » que j’avais exposé sur la plage d’Arcachon un dimanche de novembre.

Mon récit est long et détaillé mais il vous faut tout lire pour comprendre la suite de l’histoire et ce qui s’est joué aujourd’hui.

Ce projet je l’avais réalisé seul sans l’aide de qui que se soit et encore moins de la Ville d’Arcachon.
Mais pour l’exposer sur la plage il me fallait une autorisation d’occupation du domaine public et des barrières en fer pour y accrocher la photo de 52 m de long.
Je n’ai pas eu le temps de le demander que la directrice de communication de la Mairie de l’époque m’a contacté pour me le proposer. Bien.
Mais elle avait aussi eu l’idée d’utiliser cette photo pour illustrer la carte de voeux du Maire à l’occasion des 150 ans d’Arcachon. Bien aussi. J’étais plutôt content que cette photo pour le moins originale puisse servir sur un support marquant les 150 ans de la Ville. J’acceptais donc volontier.

Jusque là tout va bien et nous fixons la date de l’expo pour le premier dimanche de novembre.
Malheureusement, une semaine avant la date programmée pour l’expo, un de mes meilleurs amis d’enfance décède d’une crise d’asthme aïgue et je devais me rendre aux obsèques à Paris la veille de l’exposition. J’avertit immédiatement la directrice de communication de ce fait et lui demande de bien vouloir repousser l’expo au dimanche suivant. Elle ne fait aucune remarque à ce sujet.

La semaine suivante M6 Bordeaux décide de réaliser un reportage sur cet événement et une équipe vient donc sur le Bassin pour tourner des séquences. Le reportage est diffusée le jeudi soir annonçant l’expo pour le dimanche suivant.
Mais dans la journée, la directrice de communication de la Mairie m’appelle et me demande de bien vouloir annuler l’expo et la reporter à une date ultérieure car « il serait bien que la photo ne soit pas dévoilée avant la carte de voeux du Maire… »
Autrement dit il fallait tout annuler et exposer l’image sur la patinoire en… janvier !!!

Je lui fait remarquer que la Mairie ne m’a apporté aucune aide pour réaliser ce projet et que je ne l’ai pas faite pour le Maire mais pour les gens. Que je souhaite l’exposer sur la plage par une température encore relativement agréable. Elle insiste et je ne cède pas.
Mais quelques heures plus tard, elle me rappelle pour m’annoncer que l’autorisation m’est retirée purement et simplement, que c’est trop compliqué de mobiliser une équipe municipale pour me déposer les barrières en fer un dimanche, etc…
Je lui explique que tout a été annoncé dans la presse locale et qu’un reportage de M6 va être diffusé ce soir pour donner rendez-vous aux gens sur la plage dimanche prochain. Il n’est donc plus possible de faire marche-arrière. Elle semble ne pas me croire.

Finalement, le lendemain, s’étant assurée que j’avais bien dit la vérité concernant les annonces dans la presse, et se retrouvant donc coincée, elle me rappelle pour m’annoncer que j’avais l’autorisation.
Elle me lance  » c’est vraiment compliqué de travailler avec vous Stéphane… » (phrase que je n’ai pas oublié tellement cela était ahurissant !)
Pour les barrières je lui dit que je n’en voulais plus puisque « c’est compliqué » et que je déroulerais la photo sur le sable en toute simplicité. Mais là, j’apprend que les barrières avaient déjà été déposée sur la plage !!! confirmation du coup de bluff…

Le dimanche arrive, l’expo se fait avec succès. 2000 personnes font le déplacement, on en parle sur France3, M6, TV7, la presse locale mais aussi nationale.
Finalement il ne manquait plus qu’un représentant de la Mairie sur la plage. Car aucun n’avait fait le déplacement…

Le lundi, la directrice de com me rappelle pour les détails de la carte de voeux.
Je lui explique alors que compte tenu de ce qui s’était passé, je ne souhaitais plus que cette photo soit utilisée pour promouvoir la Mairie. Cette annonce elle ne l’a pas bien prise bien entendu, d’autant que « Monsieur » le Maire avait validé le projet.
Après quelques âpres discussions, je propose une porte de sortie : m’assurer de l’autorisation par écrit pour une prochaine expo l’an prochain avec une photo encore plus grande afin que je donne mon accord pour la carte de voeux.
Elle refuse estimant que c’est du chantage et nous en restons là.

Quelques jours plus tard, c’est un des plus proches collaborateurs du Maire qui m’appelle. Je n’écrit pas son nom mais tous ceux qui ont eu une sale histoire avec la Mairie d’Arcachon un jour ou un autre savent bien de qui je veux parler. C’est « l’homme de l’ombre de Yves Foulon », celui qui manigance, organise, complote, c’est lui qui ordonne, court-circuite. Et parfois quand on discute avec un employé municipal et que l’on prononce son nom, les yeux se baissent et plus un mot ne sort. Il fait peur car il a le pouvoir sur Arcachon. Le pouvoir « politique ». Le pire qui soit…
Bref, il m’appelle pour discuter de ce problème de carte de voeux. On en parle calmement et je lui propose la même chose qu’à la directrice de communication à savoir une autorisation pour l’année prochaine.
Lui :  » Mais bien sûr Monsieur Scotto, vous l’aurez ne vous inquiétez pas pour ça… »
Moi :  » je n’ai plus confiance avec ce qui s’est passé, alors je souhaites un écrit dès maintenant »
Lui :  » ah, là monsieur Scotto je crois qu’on ne va pas s’entendre  »
Moi :  » mais ce n’est pas grave alors… on ne s’entend pas et puis c’est tout  »
Lui :  » très bien Monsieur Scotto mais là vous venez de faire un affront au Maire et vous devrez en payer les conséquences dans l’avenir… »

Ne travaillant pas avec la Mairie d’Arcachon ni avec aucune Mairie je ne voyais pas très bien comment il pourrait mettre en application cette menace ridicule d’un niveau extrêmement petit pour une personne ayant autant de responsabilités.
Mais aujourd’hui j’ai la réponse…

Nous en arrivons donc au problème auquel j’essaye de faire face depuis plus d’un an. C’est à dire depuis qu’une nouvelle boutique de vêtements s’est installée à côté de ma galerie en mai 2009. Dès l’ouverture, ce couple de commerçants habitués à vendre sur les marchés, a choisit d’occuper un maximum d’espace sur le trottoir ne se souciant absolument pas de la gêne que je pouvais subir au niveau de la visibilité de ma galerie.
Depuis un an je dois donc cohabiter avec pas moins de 4 portants remplis de vêtements, d’une longueur de 1m55 au lieu des 80 cm normalement autorisés par l’arrêté municipal portant occupation du domaine public.
Evidemment ma première réaction a été de tenter de convaincre ma voisine de diminuer ses portants notamment celui qui se trouve à la frontière de nos deux boutiques et qui créé une situation ubuesque puisque des clientes stationnent devant mon entrée pour choisir les vêtements allant même jusqu’à utiliser ma vitrine comme miroir !
La réponse a été claire et sans appel : « la mairie nous a donné son accord donc on le fait ». Point !
On pourrait en rire, sauf que la sanction a été immédiate : baisse de mon chiffre d’affaire qui est venue s’ajouter à une baisse due à la crise qui n’a pas arrangé les choses.

En effet, la présence de tous ces présentoirs obligent les passant à s’éloigner des vitrine pour marcher sur le bord du trottoir. Il sont d’ailleurs tellement occupés à chercher où passer qu’ils ne tournent même plus la tête vers la galerie…
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sur cette photo prise cet après midi, des clientes de la boutique voisine essayent des chaussures devant ma galerie !

J’entreprends donc de prendre contact avec Madame Yvette Maupilé, adjointe au Maire chargée du Commerce et de l’occupation du domaine public.
Je lui envoie un mail avec des photos mais pas de réponses.
Je décide donc de débarquer dans son bureau à l’improviste et elle me reçoit.
Au bout d’une demi-heure de discussion elle me promet d’intervenir au plus vite.
Elle finit par venir voir sur place, entame une discussion avec la voisine qui se solde par un échec.
Nous sommes déjà en pleine saison d’été 2009 et le problème ne sera jamais résolu. Je n’ai d’autre choix que de subir.

A la rentrée, Sarah qui travaillait pour moi depuis deux ans décide de partir à l’étranger et je me retrouve donc sans employé.
Je me demande alors si il ne serait pas temps de vendre ce local et de tenter une nouvelle aventure ailleurs…
Mais c’est aussi la période pendant laquelle la Mairie d’Arcachon propose aux commerçants une aide « FISAC » pour les encourager à rénover leurs magasins.

Du coup, je change d’idée et décide de remettre le paquet. Donc refaire intégralement la galerie à neuf et recruter une nouvelle collaboratrice.
Mais cela ne pouvait se faire qu’à la condition de retrouver une certaine sérénité avec mes voisins.
Je sollicite alors à nouveau Madame Maupilé qui m’assure que le problème sera réglé avant Noël.
Je décide de faire confiance et j’enclenche le projet de rénovation. Je contracte un nouveau crédit et j’investit plus de 20 000 euros dans ce nouveau concept de déco.
Je recrute une nouvelle collaboratrice en CDI et je suis alors très optimiste. J’ai plein d’idées, plein de projets.

Les mois passent, les travaux démarrent, mon employée est dans l’entreprise depuis mars 2010, mais le problème de voisinage demeure. A cela s’ajoute un nouveau problème avec l’autre voisin de droite (problème résolu depuis) et un litige juridique avec les propriétaires des trois magasins (qui vivent au dessus !). Donc vous l’avez compris, beaucoup d’énergie négative autour de moi…
Mais je veux encore y croire alors je décide de tout tenter pour régler cette difficulté majeure puisqu’elle correspond à une baisse de CA allant de 20 à 30 % tous les mois ! ce qui en période de crise est très difficile avec un salarié à plein temps !

Je multiplie les courriers à la mairie, j’envoie une mise en demeure au Maire de faire respecter l’arrêté Municipal (resté sans réponse) et je prend rendez-vous avec le médiateur de la République à la sous -prefecture.
C’est là que j’ai eu les réponse à mes questions.
C’est là que j’ai su enfin que la menace qui avait été proférée par « l’homme de l’ombre » il y a 4 ans, venait d’être mise à exécution.
Le Médiateur appelle au secrétariat de Madame Maupilé et tente d’obtenir des explications sur cette situation ahurissante.
Il obtient des réponses que j’entend car le niveau sonore du téléphone est très élevé.
J’entend un nom, celui de l’homme de l’ombre, j’entend qu’il est au courant de tous mes courriers, de toutes mes démarches depuis le début.
Il n’y a donc plus aucun doute c’est lui qui tire les ficelles de cette satanée histoire.

Compte tenu de la charge importante de travail qui est la sienne à la Mairie d’Arcachon mais aussi à la COBAS, il pourrait avoir autre chose à faire que de s’amuser à ce genre de petit complot mais non, j’avais fait « un affront au Maire d’Arcachon et je devais en payer les conséquences » !

Alors aujourd’hui, comme une dernière tentative mais aussi pour en avoir le coeur net j’ai tenté une action qui ne me ressemble pas.
J’ai décidé d’utiliser le même espace que ma voisine mais cette fois ci en partant de l’autre côté du trottoir, comme l’autorise l’arrêté municipal.
Ce qui a eu pour effet de bloquer totalement le passage.
Bien sûr, pour que les gens comprennent ma démarche j’ai mis un panneau explicatif avec une copie de la mise en demeure adressée au Maire, ainsi que le numéro de téléphone de la Police Municipale et de la Mairie.
Le but de cette manip était bien entendu de faire réagir la police et de voir si effectivement il y avait « deux poids deux mesures ».
Au bout de deux heures, trois agents sont venus. Et là… il n’y avait plus de doute possible…
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Ma voisine a sorti une autorisation qu’elle a qualifié « d’exceptionnelle » que la Mairie lui a délivré la semaine dernière, validée par la sous-préfecture. Cette autorisation l’autorise à utiliser la totalité de son espace actuel ! et plus encore puisqu’elle est désormais autorisée à utiliser 1m80 de largeur de trottoir…
C’est en totale contradiction avec l’arrêté Municipal que j’ai eu en ma possession fin avril.
Pourtant, il est joint à son autorisation un nouvel arrêté Municipal tamponné par la sous-prefecture au 15 avril 2010 qui modifie le précédent : laisser un passage de 1,40 m sur le trottoir pour les personnes à mobilité réduite au lieu des 1m20.
Il semblerait donc que suite à mes demandes répétées, le Maire d’ Arcachon soit intervenu pour effectuer des modifications qui en réalité ne font qu’ agraver ma situation.
Les policiers municipaux m’ordonnent donc avec beaucoup de fermeté de rétablir le passage puisque moi par contre je ne dispose pas d’autorisation !
Je suis sommé de tout enlever sous peine de sanctions.

Voilà, à ce stade, le jeux est très clairement dévoilé.

Ils sont nombreux les élus du Bassin (et pas seulement ) à souhaiter mon départ. Un photographe qui s’intéresse aux problèmes d’environnement du Bassin, qui en parle sur son blog très visité mais aussi sur d’autres médias tels que facebook, et qui a pignon sur rue dans l’avenue la plus passante d’Arcachon, cela peut -être dangereux sur le plan politique. Voici donc une bonne opportunité de l’affaiblir, de lui casser le moral. Mais surtout, voilà aussi une bonne occasion d’envoyer un message fort aux commerçants de la ville, leur montrer qui est le chef ici ! qui décide et quand il décide ce n’est pas discutable ! sinon… « vous en paierez les conséquences dans l’avenir… »

Sur le retour tout à l’heure j’ai croisé un ami au Port de la Teste. On en a parlé. Lui il a beaucoup d’expérience et il a tout compris.
il m’a dit : « Steph, c’est sûrement le signe que tu dois partir tenter une nouvelle aventure ailleurs, alors fais-le ! tu te rendras compte plus tard qu’ils t’ont rendu un grand service.  »

Alors oui je vais à coup sûr quitter cette boutique dans les mois qui viennent, ce qui va m’obliger à chercher « ailleurs ».
Parce-que je suis fatigué et que je n’ai plus envie.
Cette galerie c’était le lieu idéal pour être en contact avec vous, vous parler de mes photos, de ma technique, bref vous raconter les histoires qui vont avec mes prises de vues. A chaque nouvelle collection j’avais hâte de voir vos réactions. Et j’ai sympathisé avec beaucoup d’entre vous dans cet espace de convivialité.
Mais dans ces conditions ce n’est plus possible d’y travailler sereinement.
J’étais très motivé par la nouvelle conception de mon ami architecte Jean-Jacques Marvielle, mais vraiment, là, compte tenu de l’impasse dans laquelle je me retrouve, je sens qu’il faut prendre une décision avant que la situation ne devienne préoccupante sur le plan financier.
Croyez bien que je le regrette.

Ce sera donc certainement malheureusement la dernière saison d’été.

Ce qui m’a cruellement manqué pour trouver une issue favorable à cette crise c’est du soutien. Du monde derrière moi afin de montrer à mes adversaires que je n’étais pas seul. Cela aurait pu changer la donne.
Mais seul je suis donc en position de faiblesse j’ai été depuis le début.

Ils ont peut-être gagné.
Mais… ce n’est pas encore la fin de l’histoire…




Ne pas me prendre pour un con…

2072010

Je vous remercie tous pour vos nombreux messages de soutien que ce soit sur le blog ou en privé.
On sent bien que derrière cette histoire se cache quelque chose de beaucoup plus profond. Il y est question d’abus de pouvoir, de manigance, et surtout d’un beau gâchis !
Car un lieu aussi magique, aussi merveilleux et aussi fragile que le Bassin ne devrait pas être le théâtre de telles affrontements.
Toute cette énergie négative déployée et qui pourrait être utilisée de manière beaucoup plus intelligente. C’est vraiment dommage.
Nous avons affaire à des gens qui sont en permanence préoccupés par des considérations politiques et qui veulent tout ! tout leur est dû !
La morale n’existe plus.

Et c’est bien à cause d’eux et de leurs choix que le Bassin d’Arcachon est en grand danger.

Le maire du Cap-Ferret et Président du SIBA a dit un jour en sortant d’une réunion à propos du Parc Marin : « la politique pollue le Bassin »

Oui, c’est bien cette politique là qui est la première cause de pollution. Et il serait temps que nos élus locaux apprennent à aimer le Bassin pour ce qu’il est et non pas juste pour un terrain de jeux servant à assouvir leurs ambitions politiques.

Ce matin,  » l’homme de l’ombre  » a tenté de m’appeler. L’appel était masqué. Normal c’est l’homme de l’ombre…
Il m’a laissé un message pour me préciser que j’avais tenu des propos insultants à son égard mais il voulait m’assurer qu’il n’était « absolument pas au courant de ce problème que je rencontrais avec ma galerie » et qu’il souhaitais me rencontrer afin d’en discuter…
puis il m’a rappelé pour me laisser un deuxième message… c’était juste pour me donner son numéro de téléphone… et de me dire : « vous voyez je n’ai rien à cacher ».

J’ai choisi de ne pas répondre car je ne veux plus aucun contact physique ou téléphonique avec ces gens là.
Je les rencontrerai devant la justice si ils osent se présenter.

Alors, à force de jouer, à mon tour, le silence insupportable, Madame Yvette Maupilé, Adjointe chargée du commerce et de l’occupation du domaine public, m’a envoyé un petit mail.
J’ai longuement hésité à répondre et finalement je me suis décidé.

Et puis je me suis dit que je me devais de tout partager avec vous puisque vous avez été si mobilisés depuis samedi soir.

Rien de tel que la transparence dans une affaire de manigance !

Alors voici son courriel et mes réponses (en gras) :

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Le 10-07-06 à 16:03, Yvette MAUPILE a écrit :

Monsieur SCOTTO,

J’ai effectivement essayé de vous joindre hier afin de vous proposer une rencontre en Mairie, en présence de Monsieur LUCAS, car contrairement à vos propos la ville n’aucune velléité à votre encontre.

Sil vous plaît, vraiment vous pouvez tout me faire , mais s’il vous plaît arrêtez de me prendre pour un idiot !
Cela a toujours été très tendu avec différents services de la Mairie mais heureusement pas avec tous. Et je n’ai jamais pu savoir pourquoi…

La preuve, vous avez pu réaliser la réfection de votre vitrine grâce à une subvention FISAC pour laquelle la ville a émis un avis favorable et a même financé au préalable le bilan conseil nécessaire à cette opération.

Trouvez un autre argument ! le fond FISAC j’y avais droit comme n’importe quel commerçant du moment que mon dossier était réglo et il l’était. De plus, vous ne pouvez nier le fait que je vous avais bien dit à l’époque que je ne ferais ces travaux et n’embaucherais à nouveau QUE si je pouvais retrouver des conditions de travail convenables.
Vous m’aviez alors assuré que le problème serait réglé avant Noël 2009. J’attends toujours…
Cela fait un an et demi que je vous envoie des courriers et des photos pour vous alerter de la situation inadmissible que je vis au quotidien, alors même que vous ne respectez même pas les normes handycapés dans votre commune.
En réalité vous m’avez tendu un piège en m’encourageant à faire des travaux qui m’ont coûté plus de 20 000 €, à recruter en CDI une nouvelle collaboratrice, tout en faisant en sorte de ne pas régler le problème d’occupation du domaine public.
Vous avez bien manoeuvré et réussi à me faire perdre du temps et de l’argent. Bravo !
De plus, dans ce fameux « bilan conseil » que vous avez en partie financé, votre propre expert à écrit noir sur blanc que mon activité souffrait de « la gêne occasionnée par les présentoirs trop nombreux, surchargés et inesthétiques de la boutique voisine » . Il vous a appelé devant moi pour vous en parler et, comme d’habitude, vous n’aviez aucune solution à proposer.

Comme vous semblez avoir des petits problèmes de mémoire je m’en vais vous rappeler qu’en mai 2009 dès l’ouverture de cette nouvelle boutique de vêtements, je vous ai alerté sur le préjudice que je subissais. Vous n’avez rien fait ! absolument rien.
Je n’ai jamais cessé depuis de vous solliciter pour que le règlement soit respecté. Vous n’avez jamais pris la peine de me répondre.
Ah si ! une fois ! vous m’aviez promis que cela serait étudié au conseil municipal en mai. C’était du pipo ! et vous avez encore gagné du temps…

M. Lucas, dans votre message téléphonique, vous prétendez avoir découvert cette situation hier seulement alors qu’il y a plus de deux mois j’ai adressé une mise en demeure au Maire (donc à vous puisque tout le monde sait que vous contrôlez tout !)… aucune réponse !
La secrétaire de Madame Maupilé à clairement dit au Médiateur de la République, devant moi, que tous mes courriers à Madame Maupilé avaient été transmis au chef de cabinet du Maire.
A défaut du contraire le chef de cabinet c’est bien vous.
Vous étiez au courant depuis le début alors épargnez moi votre air innocent et ayez le courage d’assumer vos actes et vos erreurs.

Vous m’avez fait une menace il y a 4 ans et vous avez profité de cette opportunité pour la mettre à exécution.
Vous me faites payer par la même occasion mes prises de positions régulières contre les menaces écologiques qui pèsent sur le Bassin et qui contrarient vos plans politiques et que sais-je encore…
La vérité se tient là et je suis prêt à apporter de nombreux arguments qui le prouveront devant la justice !

Je tiens également à vous rappeler que le service Relations Publiques de la ville vous achète régulièrement des cadres et des photos.

Pffff… « régulièrement »… ah, ah, ah !
En 10 ans cela n’est arrivé qu’une seule fois, cela avait été commandé par une personne qui ne semblait pas au courant de toutes ces histoires que vous me faites subir depuis le début. J’ajoute que la responsable relations publiques qui avait passé commande des livres et d’une photo n’est plus à ce poste. Et donc depuis qu’elle n’est plus à ce poste, je n’ai jamais eu quelconque autre achat.
Je crois qu’on peut considérer que cela n’était que des « erreurs de commande »…

Faut-il que je raconte aussi publiquement ce qui s’est passé lors de ma participation au magazine « Arcachon Magazine » en 2005 ?
De plus, vous n’avez peut-être pas remarqué mais alors je vous le dis clairement : depuis 10 ans, je n’ai jamais cherché à vendre quoique se soit à la Mairie d’Arcachon, ni aux autres mairies, ni à la Cobas, ni au Siba.
En revanche, votre service com ne se gêne pas pour utiliser mes photos sans me demander mon autorisation et sans payer le moindre centime de droits d’auteur !
Mais pour cela vous recevrez un courrier très bientôt…

Contrairement aux politicards véreux dont la presse nous parle tous les jours, l’argent public ne m’intéresse pas.
Je ne demande rien de plus que de mener ma barque tout seul, sereinement et dans des conditions normales. Mais ça c’est déjà trop vous demander. Vous il vous faut tout !
Tout vous est acquis !

Concernant l’occupation du domaine public, environ 50 commerçants de l’avenue Gambetta, dont votre voisin, ont reçu leur arrêté portant autorisation d’occuper le domaine public au titre de l’année 2010.
Aucune autorisation exceptionnelle n’a été délivrée.

Vous mentez ! j’ai des témoins qui affirmeront que samedi ma voisine à bien présenté une autorisation « exceptionnelle » avec plan milimétré, validée par la sous-préfecture l’autorisant à déballer dehors 1m80 x 3m60 de portants, soit encore plus qu’avant sans autorisation !!! et surtout alors que l’arrêté que votre secrétaire m’a donné fin avril n’autorisait normalement que 80 cm.
Là vous avez fait très fort.

Vos agents municipaux ne pourront pas nier qu’ils ont eu ce document en mains devant mes témoins, vous ont appelé devant moi et vous leur avez confirmé que ma voisine était en règle, alors même que je leur ai bien montré que le caractère « exceptionnel » devait être conditionné à un événement ponctuel.

Abus de pouvoir, corruption, détournement de biens sociaux… on en parle beaucoup en ce moment dans les actualités il me semble…

Votre magasin ayant été fermé pour travaux, il est prévu que le relevé soit fait ultérieurement.

Faux ! vos agents sont passé faire le relevé avant les travaux. Ils ont fait des photos. Ma collaboratrice était présente et je leur ai dit que je n’aurai rien d’autre dehors que ce que j’ai depuis 10 ans, soit deux présentoirs de cartes postales.
Mais comme par hasard ma voisine a reçu une autorisation exceptionnelle et moi… rien.

Contrairement à ce que vous semblez croire, je ne demande pas à m’aligner sur ma voisine car voyez vous, chère madame, je fais parti de ceux qui pensent que les ventes doivent se faire à l’intérieur des magasins et non pas sur le trottoir comme au souk ou au cul d’un fourgon garé devant comme au marché ! pour moi les clients ne doivent pas essayer vêtements et chaussures sur le trottoir mais dans des cabines d’essayage. Aujourd’hui j’ai honte de dire que j’ai une galerie avenue Gambetta tellement elle s’est dégradée !

De plus je pense que les trottoirs doivent servir à circuler correctement et non à se faufiler entre des présentoirs en trop grand nombre et disposés de façon anarchique, ce qui peut provoquer des accidents comme cela s’est produit l’été dernier !
Pour une mairie dont le Maire ne cesse de se vanter dans la presse locale qu’il souhaite préserver le patrimoine et l’architecture, on est en droit de se poser des questions !

La proposition de rendez-vous pour demain 7 juillet à 12 h en mairie est maintenue et j’espère que vous voudrez bien y participer afin de clarifier définitivement cette situation.

Non merci ! Cela fait un an et demi que vous me menez en bateau ! Débrouillez vous entre vous.

Moi c’est à la justice que je vais désormais m’adresser.
Et je prends vos électeurs à témoin.

C’est triste à dire mais ce sont les contribuables arcachonais qui paieront pour vos graves agissements indignes de vos fonctions car je compte bien récupérer le chiffre d’affaire perdu depuis un an et demi que votre expert lui même évalue de 20 à 30% tous les mois uniquement à cause du manque de visibilité et des difficultés de circulation des passants dû à la présence de toute cette marchandise sur le trottoir, ainsi que des dommages et intérêts pour le préjudice subit, qui est énorme.

….




Une plateforme pétrolière sur le Bassin !

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Mon rêve brisé

30102009

Ce soir j’ai vraiment le cafard.

Je savais qu’en me rendant à ce « débat public » du SCOT (Shéma de Cohérence Territorial ) organisé par le SYBARVAL (Syndicat du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), je serai déçu. Mais pas à ce point.
Après avoir essayé, en vain, de convaincre mes propres amis de m’accompagner, je m’y suis donc rendu seul ce soir, à la Salle des Fêtes de Biganos.

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Première constatation : 45 personnes dans la salle !
Pour un territoire qui comporte 140 000 habitants, un débat qui porte sur son avenir de façon très concrète, seuls 45 personnes ont jugé utile d’y participer. C’est désespérant.
Mais il est vrai que nos élus n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour proposer à leurs concitoyens de participer au débat… quel est l’habitant du Bassin et du Val de l’Eyre qui a été informé de cette réunion pourtant d’une importance capitale ? Même la presse locale a brillé par son absence. Il n’y avait dans la salle qu’un correspondant de Sud Ouest (même pas journaliste professionnel), une correspondante de la Dépêche du Bassin, et… c’est tout !

Parmi elles, beaucoup de retraités, des Présidents d’Associations diverses et variées (qui manifestement n’ont même pas réussi à mobiliser leurs adhérents), les Verts, et une représentante du Parti Communiste.

Je balaye du regard la salle à la recherche d’un ostréiculteur. Pas un seul. Il me semble pourtant les avoir bien entendu cet été crier au complot immobilier qui se préparait derrière leur mort annoncée… Il faut dire que les souris ne meurent plus, et qu’ils sont invités au cirque Pinder à Paris le 1 er décembre pour promouvoir leurs huîtres. C’est tellement plus facile de dompter les tigres en cage plutôt que les promoteurs « bétonneurs » !

Donc pas d’ostréiculteurs ce soir et c’est bien dommage car si il y a bien une corporation qui peut sauver le Bassin ce sontcertainement les paysans de la mer.

Sur 17 maires de la circonscription, 5 sont présents !!! Il y a Marie Hélène DesEgaulx (MHDE) sénateur-maire de Gujan-Mestras, le Maire de Biganos Bruno Lafon, la Maire d’Audenge Nathalie Le Yondre ( bien placée pour savoir les conséquences que peuvent représenter les ordures ménagères de 10 communes déversées sur sa ville pendant des années…), Christiane Dornon , maire du Barp et Jean-Guy Perrière le maire d’Arès qui « anime » la soirée. On notera donc l’absence du Président de la Cobas Yves Foulon qui était occupé à donner une interview sur Radio Côte d’Argent après un conseil municipal sur sa comune. Quelques élus conseillers municipaux ou conseillers régionaux sont là aussi : Vital Baude et Michel Daverat des Verts, et René Serano ancien conseiller général pour la Teste.

De toute évidence, à presque 40 ans, je suis le plus jeune dans la salle… (à part Vital Baude des Verts). Finalement j’ai honte de ma génération, qui a le devoir de s’investir pour changer les choses et les améliorer, et qui est totalement démissionnaire, préférant de loin aller se bourrer la gueule dans les bars du Moulleau et aller surfer plutôt que d’aller se faire chier à écouter parler de SCOT, de SYBARVAL, de PADD, de SDAU 1 et même de SDAU 2 !!!! Comment leur en vouloir, tout est conçu pour repousser le jeune citoyen vers ses préoccupations quotidiennes et finalement assez insignifiantes.

En face de ce maigre public non représentatif de la population du Bassin, une estrade et 3 intervenants. Ce sont les ingénieurs de l’étude qui a été commandée par le Sybarval pour définir les enjeux et les perspectives de développement du SCOT. J’apprends que cette étude commandée au cabinet A’URBA aura coûté aux contribuables la coquette somme de 830 000 € ! Dépensons sans compter, c’est du « développement durable »…

La présentation commence…

Projections de cartes et de simulations démographiques et urbaines au mur, annonces de chiffres (presque à voix basse tellement c’est indécent…), et solutions envisagées, adaptations… tout cela enrobé de jolies phrases dans un vocabulaire qui rapellerait presque le menu d’un restaurant étoilé !

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3 aspects sont développés : l’urbanisation, le transport, et l’offre économique et touristique.

Dès le début, je suis pris d’un mal être. Je m’aperçois en effet que comme tous les habitants du Bassin (qui ne le savent pas encore…) je suis mis devant le fait accompli. Les élus ont bel et bien décidé d’assumer les + 100 000 habitants (minimum) annoncés pour 2030 sur le Bassin d’Arcachon et ont commandé (en toute discrétion) cette étude sérieuse afin de savoir quelle était la meilleure façon de bétonner et d’offrir les infrastructures nécessaires pour accueillir ces nouveaux arrivants. Pourtant, l’année dernière, lors du débat de la journée « L’eau en partage » organisée par le SIBA, deux élus d’importance et de bords différents : François Deluga Député-Maire du Teich et Michel Sammarcelli, maire du Cap-Ferret, Président du SIBA, avaient donné publiquement leur avis sur la question : c’était « NON, STOP, on a atteint la limite ». Mais ce soir ces deux élus ne sont pas là… faut-il en déduire quelque chose …?

Il aurait été plus simple et moins coûteux de geler l’urbanisation pendant 10 ans et d’observer les dégats occasionnés par les 10 années de bétonnage qui viennent de s’écouler. Mais non, cela réclame un courage politique que nos élus n’ont pas. Quelque part je les comprends. Difficile de dire à un jeune ménage qui voudrait bien s’installer dans le coin et profiter lui aussi de la qualité de vie qu’offre ce territoire : « désolé il n’y a plus de place pour vous, il fallait venir avant ». Et pourtant, aussi injuste que cela puisse être, j’en suis convaincu c’est la seule et unique solution pour protéger la nature exceptionnelle du Bassin d’Arcachon qui fait tout le charme de la qualité de vie qui nous attire. Alors, depuis des années, sous prétexte de limiter la spéculation foncière, on a autorisé la construction de nouveaux lotissements, on a mordu et mordu encore sur la forêt, sur le bord de mer (Gujan-Mestras, vers le Chateau Madère), même inondable c’est pas grave… on a autorisé la division de terrains et la construction de « cages à lapins » mitoyenne  spécialité du constructeur Palma Immobilier, au beau milieu de villas arcachonnaises classées au patrimoine ! incohérence totale ! anarchie permanente ! manque de respect de l’identité de nos villages, et on ne pourra pas faire marche arrière. Ce qui est construit ne sera pas détruit. Il faudra vivre avec. Ce soir pour nous rassurer, les élus ont affirmé leur volonté de ne plus ouvrir de nouveaux territoires à la construction. Nous allons donc « densifier » les communes… heureux propriétaires d’une jolie villa arcachonnaise ou d’un chalet en bois de pêcheur, préparez vous car si votre voisin vend son bien, il aura tout intérêt à vendre son terrain à un spécialiste de la « cage à lapin » qui optimisera chaque cm2 constructible, ne laissant aucune place pour un petit bout de jardin. Sur la commune sur laquelle je vis, La Hume/ Gujan-Mestras, c’est la politique menée malgrè les belles promesses de campagne.

Mais revenons à cette belle présentation du SYBARVAL…

Après avoir évoqué donc l’urbanisation, nous voici sur le sujet du transport. On nous parle de transports collectifs mais moi je sais que sur un tel territoire, on utilisera toujours plus sa voiture que le bus ou le train. Il y a un individualisme sur le Bassin assez évident et il sera difficile de changer les mentalités. On aura beau doubler les voies rapides, il y aura toujours plus de voitures, plus de camions et donc… plus d’embouteillages qui rendront la vie de ceux-là même qui voulaient vivre ici, de plus en plus proche de la vie qu’ils avaient dans la grande ville qu’ils ont fui…

Puis le sujet de l’économie. Alors là je dois dire que j’ai été épaté par l’imagination et la créativité de nos ingénieurs ! On nous propose de construire des bureaux, beaucoup de bureaux car il n’y en a pas sur le Bassin. De miser sur une usine de fabrication de panneaux solaires car nous avons du silicium sur place (mais l’intervention d’un monsieur qui avait l’air bien renseigné sur la question a vite fait perdre son enthousiasme à l’ingénieur-économiste : en effet il semblerait que le marché des panneaux solaires soient définitivement occupé par les chinois, faute d’avoir anticipé sur la demande. Et qu’en plus, une nouvelle technologie plus performante n’utilisant pas du silicium soit déjà à l’étude…). On nous propose aussi de développer la filière bois en la diversifiant. Là par contre, je trouve que l’ingénieur à vu juste en précisant au Maire de Biganos que l’usine Smurfit ne sera certainement plus là dans 20 ans et qu’il faudra donc trouver de nouveaux débouchés pour tous ces pins. Personnellement je pense que Smurfit ne sera plus là dans 5 ans du fait des crises économiques mondiales à répétition que nous allons subir. En revanche j’ai été choqué par l’idée de clôturer les forêts pour « protéger »  des promeneurs du dimanche la ressource sylvicole. C’est un comble quand même : on livre de l’espace naturel aux promoteurs mais on « protège » la forêt des promeneurs indésirables !!! Le monde à l’envers.

Il a également évoqué l’industrie nautique que l’on pourrait développer en créant des… ports à sec ! ben voyons ! tout le monde à bien remarqué cet été qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le Bassin !!!

A ce stade de la présentation je me rends compte que nos élus ont fait le choix d’adapter le territoire à l’Homme sous couvert du mot magique : « développement durable » parsemé par ci par là… pourtant la seule chose qui « dure » dans le « développement » c’est la pollution. Et la nature dans tout ça ? oh et bien elle s’adaptera à l’Homme elle aussi. Enfin… on verra ça plus tard…

Au bout de deux heures, la présentation se termine enfin. Le débat peut commencer.

C’est Michel Daverat, élu des Verts au Conseil Régional, qui prend la parole le premier. Il reprend un chiffre annoncé lors de l’exposé : 38 000 logements en plus ! Oui vous avez bien entendu : 38 000 logements !!! dont 15000 logements sociaux. Multiplié par 3 ou 4 personnes par logement = 130 000 habitants en plus. Et il s’interroge : que vont faire ces gens ? quels emplois pour eux sur un territoire déjà bien touché par le chômage et les emplois précaires et saisonniers ? il rappelle aux élus présents qu’ils avaient parlé de « freins à l’urbanisation » mais qu’au final c’est un schéma tout à fait contraire qui a été présenté ce soir. Et de conclure :  » développement durable, je ne vois pas ce qu’il y a de durable dans tout ça ».

Jean-Claude Laloubere, personnalité politique du Barp saisit le micro et se lance dans une critique fort bien faite sur la qualité du travail effectué par le cabinet A’URBA et soulève le manque de démocratie qui règne au sein de ce débat majeur.

Puis c’est Monsieur Duhard, président du COBARTEC (collectif pour le transport en commun) qui prend la parole et s’engage dans la lecture interminable du tract qu’il a distribué à l’entrée. Tout ce qui est dit dans ce tract est vrai, bien éclairé, et très clair. Le seul problème c’est qu’il fait deux pages A4, que tout le monde l’a déjà lu et qu’il nous faut maintenant l’écouter en totalité. Des voix s’élèvent : « faites le taire ! », « pfffffffffffff », tout le monde en a marre mais l’élu chargé d’animer le débat laisse parler. Au bout de 10 minutes c »est enfin terminé et le débat reprend.

C’est très tendu et désordonné. Cela part dans tous les sens. Le maire d’Arès chargé de mener le débat ne semble pas motivé pour créer une animation constructive. C’est un peu comme si il laissait parler les « empêcheurs de tourner en rond » dans un désordre volontaire, histoire que le débat ne mène à rien… pipo, pipo !

Moi même je me suis lamentablement fait remarqué dans une intervention excessive en réclamant le micro de façon maladroite et impolie… Bref, je suis passé pour un con. Je décide donc de me calmer un peu et d’attendre avant d’intervenir à nouveau.

J’arrive enfin à avoir le micro. Je précise à la salle que je ne suis « membre de rien », ce qui fait sourire Jean-Guy Perrière. Mon intervention se limitera à exprimer mon désarroi aux élus présent. Leur dire que je me sens bien seul dans cette salle, leur rappeler que le Bassin est très fragile, qu’il souffre déjà beaucoup de surpopulation et qu’il faut s’arrêter là. Je conclu par la phrase d’un ami, un jeune architecte de 26 ans amoureux du Bassin :  » le Bassin c’est comme un cannot de sauvetage prévu pour 10 personnes… si on monte à 30 dessus, il coule et tout le monde meurt ». Je m’attendais à quelques applaudissements pour cette phrase tellement significative mais rien. Et Monsieur Jean-Guy Perrière, maire d’Arès de rétorquer que les élus du Bassin sont des gens responsables. Responsables peut-être mais conscients j’en doute.

Enfin, c’est Vital Baude, élu d’Arcachon pour les Verts qui prend à son tour la parole. Il précise, et je tiens à l’en remercier, qu’il comprend très bien ma réaction puisque j’ai fait l’effort de venir à cette réunion et que j’ai découvert que j’avais été mis, comme tout le monde, devant le fait accomplit, sans aucun débat préalable à cette étude, et que cela n’était pas normal de considérer les citoyens du Bassin de cette façon. Il intervient sur un point qui n’a pas été pris en compte dans cette étude pourtant très coûteuse: la nourriture. Qu’allons nous en effet donner à manger aux 250 000 habitants du Bassin ??? Il interpelle MHDE car il est vrai que depuis la projection du film « Nos enfants nous accuseront » et le débat violent qui a suivit (voir mon article en cliquant ici), elle a fait la démarche d’amener le bio dans les cantines de sa commune et c’est une très bonne mesure. Comment faire donc pour offrir une nourriture de qualité à une population aussi importante qui vit sur un territoire ou la pression foncière est telle qu’il est difficile voir impossible pour un maraîcher de s’y installer. Allons nous subir un va et viens permanent de camions remplis de nourriture industrielle vendue dans les hyper qui viendront s’installer dans les nouvelles Zones Industrielles crées pour l’occasion ? cet aspect pourtant capital n’a pas été pris en compte dans le SCOT.

A ce stade, il ne reste plus que 20 personnes dans la salle, il est 21h30 et je décide de rentrer.

Dans ma voiture j’ai eu envie de pleurer.

Ce soir j’ai compris que c’était foutu. Il n’y a plus rien à faire. Le compte à rebours de la déchéance du Bassin à commencé. Dans 5 ans, on commencera à s’en rendre compte mais il sera trop tard pour faire marche arrière. Finalement j’en arrive à la conclusion que, de part leur manque d’implication, ni les habitants, ni les ostréiculteurs du Bassin ne méritent ce territoire merveilleux. Ils vont donc le perdre au profit des bétonneurs. Je ne veux pas assister impuissant à l’agonie d’un endroit aussi magique qui méritait tellement plus de respect.

Je décide donc de partir avant le désastre.

A partir de ce jour, je vais réfléchir sérieusement à une nouvelle expatriation.

Cela devrait prendre deux ans à peine.

Certains seront contents de me voir partir, d’autres moins, mais je partirai la conscience tranquille car moi, au moins, j’aurai fait l’effort de m’informer, de m’exprimer, de participer aux différents débats et d’essayer de vous sensibiliser, tout en restant un simple citoyen apolitique et indépendant.
Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, je vous en remercie.

 

intervention de Michel DAVERAT, Conseiller Régional des Verts après les deux heures d’exposé:

http://www.dailymotion.com/video/xazyl5

Archives vidéos (deux Maires au moins affirmaient il y a moins d’un an qu’il n’était pas raisonnable de ne pas mettre un frein à l’augmentation démographique sur le Bassin):

Dans cette vidéo tournée lors du débat qui suivait la journée « L’eau en Partage » en février 2008, François DELUGA, député-Maire du Teich répond à la question d’un habitant concernant la pression démographique. Il parle alors de +70 000 habitants évalués alors que nous parlons désormais de… + 130 000 habitants !!!:

http://www.dailymotion.com/video/xb00nk

http://www.dailymotion.com/video/xb01bk

Dans cette vidéo, la réaction de Michel SAMMARCELLI, Maire de Lège-Cap-Ferret et Président du SIBA:

http://www.dailymotion.com/video/xb01xg







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