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St Barth et la Bucket Regatta

31032015

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Il me fallait quelque chose de positif pour oublier cette mésaventure administrative et l’impossibilité de récupérer mon Pentax645Z, toujours bloqué en métropole, puisque j’ai décidé de ne pas céder au racket de l’Etat (lire article précédent).

Heureusement, mon ami Pierre Carreau, photographe installé à St Barth, m’a proposé de venir le rejoindre à l’occasion de la Bucket, cette fameuse régate de grands voiliers de luxe.

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Bien sûr j’ai immédiatement accepté l’invitation. J’embarque donc quelques jours plus tard à bord d’un twin- otter d’Air Antilles Espress  pour un vol de 45 minutes qui va m’emmener sur une ile vraiment à part. Pour la deuxième fois je survit à l’atterrissage (la piste de St Barth est l’une des 5 plus dangereuses du Monde) mais quel bonheur d’atterrir devant une plage aussi splendide que celle de St Jean.  Pierre m’attends et nous voilà partis directement nous enregistrer auprès de l’organisation de la Bucket. L’idée est de trouver une place sur le bateau presse pour le lendemain, ce que nous obtiendrons sans problème.

Les voiliers sont là, superbes, majestueux. Il y en a pour tous les goûts :  ultra modernes et design, comme « Better Place », le Wally. Ou plus classique comme le magnifique schooner « Elena of London ». Il y a aussi « Rebecca » que j’avais photographié à New Port en 2010 !

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Ils ne sont pas seuls à mouiller dans la rade de Gustavia. D’innombrables yachts et super yachts sont là aussi.

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Pas de doute, on est bien à St Barth !

Dans cette atmosphère très américaine qui n’est pas sans me rappeler Cape Cod et Nantucket, je me sens dans mon élément. Avec un curieux sentiment de culpabilité car je n’oublies pas que les 1% les plus riches du Monde sont en parti responsables (volontairement ou involontairement) de ce qui ne tourne pas rond sur la planète. J’ai moi aussi ma part d’hypocrisie. Je suis un être humain après tout.

La bonne humeur de mes amis et les sourires des jolies filles que je vais croiser vont vite me faire oublier ma conscience politique et je vais pouvoir me concentrer sur mes prises de vues qui s’annoncent difficiles pour moi, puisque je n’ai pas pu récupérer mon appareil photo et que je devrais me contenter de l’appareil de prêt qui n’est pas vraiment adapté à ce type de reportage. C’est d’ailleurs en utilisant le Pentax 645 D que je vais prendre conscience des progrès que Pentax à fait avec le 645Z. C’est un peu le jour et la nuit. Et là, je me retrouve dans la nuit…

Le vendredi matin, nous voici avec Pierre prêts à embarquer à bord du bateau presse. Cette année, ce n’est pas un tender confortable mais… un bateau de pêche ! une saintoise avec ces deux marins sympathiques. William, originaire de St Barth, connaît tout de son ile et a très envie de nous faire partager sa passion de son métier. En plus il a l’air de s’y connaitre assez bien en voile, ce qui nous facilite la tâche pour bien nous positionner. A bord il y a aussi la joyeuse Ingrid Abery, une photographe anglaise qui s’est spécialisée en photos de régates, Katarina Baliova, une artiste photographe très talentueuse basée à Londres, et Sandra Gâche, photographe de St Martin. Il y a aussi Ed, un américain qui prend des photos panoramiques avec un Sony alpha et qui n’est autre que ce gars qui s’était pris la roue d’un avion sur la tête pendant un atterrissage (article).

Cette année, il n’y a pas beaucoup de vent. Nos images seront donc moins impressionnantes que ce que mes confrères avaient pu faire les années précédentes. Mais il fait beau, et de toutes façons, pour moi, c’est une première expérience de ce type de régate, alors je suis HEUREUX !

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Au bout de deux heures en plein cagnard, je sens que le mal de mer commence à monter. Je me suis mal positionné sur le bateau, un peu trop à l’avant, dans un recoin inconfortable, et j’ai mal géré mon temps passé dans le viseur de l’appareil photo. Alors forcément… une bonne envie de vomir ne tarde pas à se faire sentir. Je préviens les autres : « attention, je vais dégueuler », je passe la tête par dessus bord en priant pour que personne n’ai eu l’idée de me prendre en photo, et j’expulse mon petit déjeuner. Ouf, ça va mieux. Le mal de mer a disparu aussitôt et nous voilà repartis pour la suite de la régate.

Je suis entouré de photographes tous équipés en Canon 5 D MIII avec des cadences de prises de vues en rafale. Moi je suis au coup par coup avec mon moyen format. C’est assez drôle d’entendre le claquement des obturateurs et le mien au milieu, lent, lourd, tel un pachiderme.

Mais je sais au fond de moi, que la qualité du capteur moyen format donnera peut-être un petit plus à mes images. De la profondeur, du détail, bref des petites choses subtiles que je me sens bien seul à percevoir aujourd’hui, au milieu de ces masses d’images filtrées et instagrammées à mort et partagées par milliards sur les réseaux sociaux. Tans pis, je poursuis ma route comme si de rien n’était, résigné à travailler , même « à titre posthume » comme dirait l’ami Tom Perrin :-)

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Toutes mes photos sont sur ce lien.

Cette première manche se termine et je pense déjà à celle de demain. Je choisi de varier l’angle de prises de vues et de ne pas embarquer dans le bateau presse le lendemain. Je resterai à terre, dans les hauteur de l’ile, afin de capturer les voiliers avec plus de recul. Et puis, on nous a promis en fin de régate un superbe show aérien. En effet, des passionnés d’aviation de la seconde Guerre Mondiale sont arrivés du Texas avec bombardiers et chasseurs tous droits sorti des Têtes Brûlées. Ils vont d’abord faire des passages bas au niveau de la piste d’atterrissage, puis nous présenter leur show au milieu des navires venus se mettre à l’ancre devant le Fort de St Barth. Pierre a pris son impressionnant 600 mm. Mais les conditions sont médiocres. Nous sommes en contre jour et les avions passent trop loin. Tout le public est déçu. Quant à nous, les photographes, on se dit qu’on aurait mieux fait d’aller à la plage… Heureusement, nous garderons un bon souvenir des passages bas au dessus de la piste.

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Dimanche, dernier jour de la régate, j’embarque à nouveau avec Pierre sur le bateau presse. Nous saisissons quelques belles images des navires sous spi, quand soudain, l’inespéré se produit : une baleine se met à faire des jump entre les bateaux. Je parviens à capter la baleine en train de sauter à côté d’un voilier sur le spi duquel est dessiné… une baleine !

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Je complèterai mon reportage par des photos de nuit du Port de Gustavia et j’en profiterai même pour retrouver par hasard, une copine de Dakar que je n’avais pas revu depuis presque 20 ans…

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Ainsi s’achève mon troisième séjour à St Barth en un an. Retour en Guadeloupe, où je dois passer encore quelques semaines avant de revenir dans mon petit paradis : le Bassin d’Arcachon ! Je ne manquerai pas d’amener soleil et chaleur dans mes bagages (en espérant qu’ils n’aient pas inventé une nouvelle taxe là dessus d’ici là !)…

 

Pour voir toutes mes photos de la Bucket c’est ici !

 




Pen Duick III et VI dans les passes du Bassin

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Pen Duick VI au large des passes du Bassin d'Arcachon

Pen Duick VI au large des passes du Bassin d’Arcachon

Je suis de retour sur le Bassin pour quelques temps et je viens d’acquérir un nouveau boitier moyen format, numérique cette fois-ci : le Pentax 645 Z. Une « bête de guerre » de 51 Millions de pixels, tropicalisé et qui peut aussi faire de la vidéo. Bref, j’ai un nouvel outil et hâte de le tester dans mes conditions habituelles. Ca tombe bien, je viens de recevoir l’info que deux Pen Duick, le III et le VI qui étaient en escale à Bordeaux ont largué les amarres pour le Bassin ce matin de bonne heure et qu’ils devraient être dans les passes en milieu de journée. Aussitôt j’appelle Olivier Chaldebas, l’autre pilote d’ULM avec qui je travaille régulièrement. Non seulement il est dispo mais en plus, étant passionné par ces navires il est emballé à l’idée d’aller les rencontrer au dessus des passes. Je prends donc contact avec le Sémaphore du Cap-Ferret et un marin me préviendra quand les bateaux seront en vue. Sympa !

Nous décollons donc vers 15h30 et partons à leur rencontre. Les deux navires sont assez éloignés l’un de l’autre et viennent juste de rentrer leurs spis. Zut ! Du coup, ils ne sont qu’à la grande voile et ce n’est pas très esthétique…

Nous attendons pas mal de temps avant qu’ils n’atteignent les passes et en attendant je profite d’un ciel particulier pour faire mes premières photos avec ce nouveau boitier. Finalement je finis par réussir les photos que je voulais.

Je vous les montrerais plus tard car le traitement de ces images n’est pas dans mes priorités actuellement.

J’en profite pour vous signaler que vous pouvez également suivre mes aventures photographiques sur Instagram sous le profil « scottographe »

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St Barth, « le Nantucket » de la Caraïbe !

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Jamais je n’aurais pensé ressentir un coup de coeur pour ce « cailloux » à milliardaires planté au beau milieu de la Caraïbe. Et pourtant…

Me voilà donc parti à bord du catamaran de Bernard et Betty, deux arcachonnais installés en Guadeloupe depuis plus de 10 ans. A bord il y a aussi Jean-Marc Meunier, arcahonnais lui aussi et Pascale sa compagne ainsi qu’un couple de landais. Nous sommes dont pour ainsi dire « entre gens du Sud Ouest » pour cette escapade d’une semaine à St Barth.

Le prétexte de ce voyage c’est d’aller accueillir les skippers de la régate AG2R dont certains sont des amis du propriétaire de notre bateau.

Partis à la tombé de la nuit, nous naviguons donc pendant près de 24 heures avant d’apercevoir cette petite île de 24 km de long, qui m’apparaît dès lors comme un écrin autour duquel quelques yachts ont jeté l’ancre. Mais que puis-je attendre de cette île pour riches, moi le photographe de paysages marins, de grands espaces… c’est la question que je me pose depuis le départ. Pourtant je dois bien l’avouer dès notre entrée dans la rade du Port de Gustavia, je ressent comme un bien être. Le même que j’ai ressenti en arrivant dans le port de Nantucket au large de Cape Cod. Le paysage n’est pourtant vraiment pas le même. Serais-ce la présence de ces magnifiques bateaux battant pavillon américain ? c’est bien possible.

Une fois débarqué, je comprends vite que je suis sur une île paisible. Tout est propre, tout est beau, c’est coquet. Comme un air de Nouvelle Angleterre… c’est déjà la fin de la journée et je vois un petit catboat (bateau à voile typique de Cape Cod) qui tire des bords dans la rade. Et là je comprend que les américains de la côte Est viennent ici prendre leur dose de chaleur pendant l’hiver. Nous ne sommes donc pas dans l’ostentatoire mais plutôt dans le « chic discret ».

Je sais que je ne vais pas faire beaucoup de photos pendant cette semaine car nous sommes en groupe à bord d’un bateau et que pour réussir mes photos, en général j’ai besoin de solitude. Je considère donc que je suis venu en repérages. J’ai hâte aussi de rencontre le photographe Pierre Carreau, ancien du Cap-Ferret, qui était venu à plusieurs reprises dans ma galerie d’Arcachon et qui est installé sur l’île depuis 10 ans. Il réalise des photographies de vagues avec une technique particulière qui en font de véritables oeuvres d’art vendus à la Clic Galerie, à NY, dans les Hamptons et ici à St Barth.

Pierre me propose de m’emmener découvrir quelques beaux spots pour mes prises de vues en panoramique. En réalité on va surtout beaucoup discuter et échanger sur notre métier.

Jour après jour, je visite, je me promène, je découvre des plages magnifiques, des paysages relativement arides mais somptueux. Je sens que cette île peut m’inspirer quelques belles photos, il faudra donc revenir, seul cette fois-ci.

Finalement tous mes préjugés sur St Barth auront vite été balayé, et pour ne rien vous cacher, si il n’était pas aussi difficile d’y trouver un logement accessible au commun des mortels, j’y poserai bien mes valises pour quelques années…

St Barth, on va se revoir bientôt…

ps: je n’ai pas eu le temps jusqu’à présent de traiter les photos prises lors de cette escapade. Il faudra patienter un peu.

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selfie en compagnie du photographe Pierre Carreau

 

 




Cocktail Cruise !

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Pour un premier jour à Cape Cod, on peut dire que je suis vraiment gâté !

Me voici en train de prendre l’apéro à bord d’un bateau au beau milieu de la baie de Cotuit :

Agrandir le plan
, un des plus beaux endroits de Cape Cod, en compagnie de Florence et Bill.

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Florence, une française installée depuis dix ans à Cape Cod est rentrée en contact avec moi via mon blog. En réalité c’est moi qui l’ai contacté suite à des commentaires qu’elle avait posté sur certains articles de mes précédents voyages à Cape Cod.
A force de discuter nous avons sympathisé et je dois dire qu’elle m’a pas mal aidé pour l’organisation de ce nouveau voyage.
Bill, son mari, est charpentier de marine. Tous deux se sont rencontrés à Mystic Seaport (voir mon article en 2008) et partagent l’amour des bateaux traditionnels en bois. Je ne pouvais pas mieux tomber !

Hier donc, Florence m’appelle pour m’inviter à faire un tour en bateau sur la baie de Cotuit où ils ont la chance d’habiter.
Une invitation qui ne se refuse pas !
Leur bateau étant malheureusement sur cale pour cause d’entretien nous embarquons à bord d’un petit hors bord.
Une fois partis je me rends compte que j’ai oublié mon boitier numérique sur la table du séjour de leur maison… trop tard pour y retourner je vais donc devoir utiliser uniquement mon appareil panoramique rotatif moyen format et… mon iphone !

L’endroit est paisible, la lumière superbe, et nous parlons de Tom Perrin car le lieu possède son « Banc d’Arguin, réserve protégée pour les oiseaux ». Ahhh c’est certain il serait heureux ici le Tom ! Elle m’explique que l’été c’est un peu comme chez nous, l’endroit est envahi de bateaux et de parasols. En revanche il est interdit de traverser les Dunes. Les plaisanciers doivent choisir entre un côté ou l’autre pour débarquer.
Florence me fait remarquer la présence d’énormes nids en haut de certaines maisons pour des oiseaux dont j’ai oublié le nom mais qui doivent ressembler à des cigognes.
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Nous continuons notre balade, le soleil descend et des nuages incroyables de dessinent dans le ciel. J’enrage de ne pas avoir mon boitier numérique qui me permettrait de photographier ces paysages magnifique avec cette basse lumière. Mon widepan à ses limites, surtout debout sur un bateau…

Un bateau à moteur au mouillage attire notre attention : il est inscrit dessus « Over Bordeaux »… un mystère qu’il va falloir éclaircir… c’est idiot, je n’ai pas pensé à laisser ma carte dessus…
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La lune se lève. Elle est pleine. C’est sublime.

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Un dernier verre de vin blanc et nous rentrons tranquillement au quai puis repartons chez eux pour le dîner.

Discussions à propos de Cape Cod, du Bassin d’Arcachon, de la France et de l’Amérique, des similitudes et des différences.
J’écoutes avec attention le point de vue de Florence.
Je leur ai offert mon calendrier et j’explique donc à Bill les particularité de notre endroit.
Nous évoquons aussi la plaisance traditionnelle qui semble en voie de disparition, même à Cape Cod, les plaisanciers préférant de plus en plus acquérir des bateaux à moteur en plastoc pour aller plus vite du point A au point B sans emmerdements !
Nous aurions pu discuter toute la nuit mais il commençait à se faire tard et, comme Bill, qui se lève tôt, je commençais à avoir les paupières lourdes.
Bill m’offre à son tour un magnifique calendrier : celui du célèbre magazine Wooden Boats, réalisé par le photographe Benjamin Mendlowitz, avec entre autre, une photo de Thetis, une des fiertés de Bill qui ne manquera pas d’interpeller mes amis « voileux » du Bassin.
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Voilà, je me suis fait des nouveaux amis ici, qui, comme Susan et George, sont en or !




« Belle plaisance »: le Bassin comme je l’aime

27062009

Quelle belle initiative de Monsieur Jacques Dié et son épouse que d’avoir cette année encore convié tous les bateaux traditionnels du Bassin à se rassembler sur ce plan d’eau magnifique !

Pinasses, bacs à voiles, et autres bateaux en bois, à voile ou à moteur et même… à vapeur ! Ils étaient tous là avec leurs fiers équipages.

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Le rendez-vous était donné entre la jetée Thiers et celle d’Eyrac, puis les bateaux ont navigué jusqu’à la plage des Arbousiers ou ils ont mouillé pour que leurs équipages puissent se désaltérer en toute convivialité.

Le voici le Bassin d’Arcachon tel qu’il devrait être tout l’été ! C’est si beau, si élégant, si intéressant.

J’avais choisi d’immortaliser cet évènement depuis le ciel en compagnie de Michel Boudigues.

La lumière n’était pas extraordinaire et de nombreux bateaux à moteur en plastique s’étaient malheureusement mêlés aux bateaux traditionnels provoquant de nombreux remous et de l’écume peu esthétique. Il faudra corriger cela l’année prochaine pour que le plaisir soit total.

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En fin de journée, je pars à bord de Cape Cod 1 (mon bateau) pour rejoindre la flottille et prendre des photos avec la lumière du soir. Mais le ciel est voilé, la lumière est affreuse et il n’y a pas de vent. La plupart des bateaux ont affalé les voiles et se dirigent déjà vers le Port d’Arcachon où un grand diner attend les équipages.

Merci M. et Mme Dié et Bravo !

A lire aussi, ce bel article de FX Bodin sur sa chronique de l’Iboga.




La souris qui fait peur à la télévision

22112008

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La rédaction de Thalassa gardera un mauvais souvenir de son passage sur le Bassin d’Arcachon et je doute fort qu’ils ne reviennent de sitôt…

Une incroyable polémique sème désormais le trouble entre candidats aux législatives, ostréiculteurs, associations de défense de l’environnement et milieu de la presse et des médias.
Les faits sont très bien relatés dans cet article du journaliste Jacky Sanudo dans le Sud Ouest d’aujourd’hui:
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A lire aussi, l’article sur le site de telerama

Faisant moi même parti de cette émission et me retrouvant au final seul à attirer l’attention sur les problèmes environnementaux du Bassin (ma modeste intervention de 30 secondes concernait une fois de plus le Wharf de la Salie Sud…), je tiens à apporter certaines informations complémentaires qui vous aideront peut-être, chers lecteurs, à vous faire une opinion.

Car figurez vous que j’ai eu aussi affaire au reportage intitulé « Bassin d’Arcachon, le dossier noir de la plaisance »

En effet, j’avais été contacté courant août par le réalisateur Jean Marie Barère pour faire partie de cette « mini-enquête » qui lui avait été commandé par la production de Thalassa. Mon engagement environnemental tout récent était parvenu à ses oreilles et je devais donc être le fil conducteur de ce sujet, l’amenant à bord de mon bateaux à la rencontre des intervenants sur différents lieux du Bassin.
Avant de définir la date du tournage nous avons eu un grand nombre de conversations téléphoniques, parfois interminables, pendant lesquelles je lui expliquais ma vision du problème et tentais de m’assurer que mon intervention dans son reportage permettrait d’établir une balance équilibrée entre les problèmes, les solutions, et les perspectives d’avenir.
Mon souhait était de mettre en avant un certain nombre d’initiatives positives et de faire passer un message d’encouragement aux élus du Bassin qui sont conscients du problème mais qui, selon moi, manquent peut-être encore de créativité, de curiosité et de réactivité.

Parmi ces bonnes initiatives :
- le quai patrimoine au Port d’Arcachon, qui pourrait se populariser,
- encourager la plaisance traditionnelle, la voile, notamment par des places au port à tarifs attractifs et prioritaires pour les voiliers,
- développer et encourager la location de bateaux sans antifouling,
- restreindre l’accès aux sites sensibles dans les quelques week ends d’affluence excessive, par exemple en autorisant l’accès au Banc d’Arguin uniquement aux bateaux les moins polluants,
- encourager et trouver des financements pour aider les constructeurs de bateaux électriques et écolos comme la Tillole visible au port de la Teste.

Nous étions donc mi août et pour cette après midi de tournage à bord de mon zodiac le réalisateur allait d’abord faire ses images à l’Ile aux Oiseaux, interviewer des plaisanciers, interroger un chercheur qui venait à peine de commencer une étude sur le sujet, puis ce serait à mon tour d’argumenter.
Après 3 heures de tournage c’était à moi de parler.
Pour évoquer tous mes arguments je m’étais mis a proximité du Bac à Voile « Mallet » qui faisait des cercles autour de mon zodiac. Je pensais que cette image était celle qu’il faudrait retenir à la fin de ce reportage. Mais mon interview tourna au vinaigre. Je senti que le réalisateur n’avait que peu d’intérêt pour mes propos et qu’il y avait peu de place pour une note positive dans ce reportage. Je décidais alors de couper court à ce tournage en débarquant l’équipe sur le quai.
J’exigeais du réalisateur de ne pas figurer dans son « enquête », et afin de m’en assurer, je contactais le lendemain par téléphone le rédacteur en chef de Thalassa qui me rassura sur ce point.

Je sentais que ce sujet délicat n’était pas abordé d’une manière équilibrée. On allait montrer du doigt les bateaux à moteur et les jets ski comme des coupables, comme on montre les « méchants » propriétaires de 4×4, et faire l’impasse sur les possibilité intelligentes d’inverser la tendance et de revenir à une navigation plus sereine et mieux adapté à cet environnement fragile. On allait dénoncer un Bassin pollué par les plaisanciers alors que les journées d’affluences critiques se comptent sur les doigts d’une main…

Je n’ai pas eu la chance de pouvoir visionner ce reportage mais je peux comprendre la réaction violente et expéditive d’Olivier Laban, le nouveau président du syndicat ostréicole du Bassin quand il a exigé de visionner le documentaire, la veille de l’émission.

Mais alors… et la liberté d’expression dans tout ça ?

Facile à dire quand on n’est pas un ostréiculteur à un mois des fêtes de fin d’année…
Il faut aussi se mettre à leur place. Un métier de plus en plus difficile, exercé sous un climat politique local extrêmement tendu, une usine de carton ondulé au comportement douteux, une jetée en ferraille suspectée de polluer les eaux et toujours cette satanée souris qui apparaît comme une épée de Damoclès au dessus de leur tête.

Alors que faire de ce reportage ?
Liberté d’expression et indépendance de la presse ou protection d’une activité professionnelle en danger ?

Pour ma part, le choix sera toujours la liberté d’expression, garante de la démocratie.
Puisque ce reportage a été commandé et validé par Thalassa il aurait dû être diffusé.
Olivier Laban aurait pu argumenter et démonter le reportage en direct sur le plateau. Les blogs et internet se seraient chargés du reste.
Le dialogue et l’échange, même viril, plutôt que la censure. C’est la moins pire des solutions.

Quel dommage que ce reportage ait été tourné mi août quand tout allait mal sur le Bassin et diffusé 3 mois plus tard… quand tout va bien.
Quand au contexte politique lié aux législatives de demain : de la pure parano de la part des deux candidats impliqués dans cette polémique.

Cette histoire de déprogrammation de reportage me trouble au point que j’ai déjà changé d’avis sur la question trois fois depuis hier midi… et vous ?




7 ème jour à Cape Cod : cranberrys

26102008

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Il devait pleuvoir aujourd’hui mais il n’en fut rien.

Je me mets en direction de woods Hole. Cet endroit m’avait beaucoup séduit l’année dernière. C’est un village orienté vers la pêche et la plaisance. Le petit port est vraiment mignon. Seulement voilà, aujourd’hui le petit pont qui faisait tout le charme de ce village est en rénovation. Le village est coupé en deux par un vaste chantier et il m’est difficile de faire des photos.

Je pars me renseigner pour le ferry qui emmène sur l’ile de Martha’s Vineyard. Je compte en effet y aller demain pour la journée.
Je fais un petit tour sur le petit quai des pêcheurs pour faire quelques photos de vieux rafios.
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Il est déjà 14h00. Je décide de faire ce qui fut payant l’année dernière, c’est à dire de mettre le GPS en mode 2D est de rouler le plus près possible du rivage en espérant tomber sur quelque chose d’intéressant. Je roule depuis dix minutes à travers des petites routes à l’ombre des arbres et des pins et j’admire les maisons toutes aussi jolies les unes que les autres.
J’arrive à une petite marina. Vieux pontons en bois, petits bateaux à voile traditionnels et… le calme absolu.
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Je reprends la route.
En contrebas de ma route j’aperçois un étang et une tâche rose dans l’eau… et oui ! ça y est, j’ai enfin trouvé une culture de cranberrys ! j’emprunte un petit chemin tortueux qui conduit au bord de l’étang. Des ouvriers sont là. Je demande l’autorisation de prendre des photos et c’est avec un grand sourire que les employés portoricains acceptent.
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Je découvre alors cette méthode de récolte qui date du milieu du 19 ème siècle.
A l’époque les marins appréciaient les vertus de la canneberge pour sa haute teneur en vitamine C qui les protégeait du scorbut. La région de Cape Cod réuni les conditions idéales pour la culture du cranberry. Le fruit ne pousse pas directement dans l’eau mais sur une sorte de lit composé de sable, de tourbe, de gravier et d’argile. De septembre à novembre, cette tourbière est innondée afin que les fruits se détachent du plan pour flotter à la surface. Il ne reste plus ensuite qu’à les ramasser.

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Si vous n’avez jamais goûté au jus de cranberry, pensez à en acheter lors de vos prochaines courses. C’est délicieux.

Je profite de cet article pour remercier celles et ceux qui suivent le blog. Nous venons de dépasser les 10 000 visites depuis les débuts du blog il y a un an.
Merci pour les commentaires. Je ne réponds pas par manque de temps mais sachez que cela me fait plaisir quand vous participez.

à suivre…




Dernière régate de l’été

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Depuis le temps que je voulais faire des photos aériennes d’une régate de bateaux traditionnels, il aura fallu que ce soit la dernière de l’été.
Le temps était incertain mais le vent soufflait fort !

Michel Boudigues n’étant pas disponible ce dimanche 07 septembre, c’est Claude, ancien pilote d’Air France, ancien pilote d’hélico, et vieux baroudeur d’Afrique, qui m’emmena à bord de l’ULm rouge.

On ne s’est pas attardé au dessus du Banc d’Arguin. Sitôt sorti de « whisky » (c’est le code pour décoller par la Dune du Pyla), on a foncé vers l’Ile aux Oiseaux où le départ de la régate venait d’être donné.
Ils étaient bien là au rendez-vous : les bacs à voiles, les pinassottes et les sardiniers.

1er passage en rase motte et je reconnais mon confrère Franck Perrogon en train de shooter lui aussi depuis un petit bateau à moteur. J’ai hâte de voir son livre sur le thème des pinassotes et autres bateaux « patrimoine » qui sortira bientôt…

Nous faisons plusieurs passages à 200 pieds. il y a beaucoup de vent ce qui ne rend pas le pilotage très facile pour Claude. mais je suis en de bonnes mains et je parviens à faire les clichés que je voulais.

Le vol aura duré 40 minutes. Je suis satisfait.




Réunion au sommet du SIBA contre Natura 2000

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Je ne m’étendrai pas sur le projet Natura 2000 car j’aurai trop peur de communiquer des erreurs.
J’en retiens juste qu’il s’agit d’une mesure de plus conçue par des technocrates, sans concertation, et ayant pour but de définir des espaces maritimes sensibles et protégés.
Que l’annonce de ce plan a été très mal gérée et que s’en est suivie une cacophonie d’informations et de désinformations…

Concernant le Bassin, personne ne semble d’accord sur la zone délimitée. Selon certains élus et représentants d’associations de plaisanciers et professionnels du nautisme, les conséquences de l’application de Natura 2000 sur le Bassin seraient catastrophiques puisque le plan d’eau deviendrait quasi impraticable.

Personnellement je ne suis évidemment pas pour qu’on en arrive là. Priver les habitants et les estivants du Bassin du plaisir de la promenade en bateau, de la pêche, et de l’accès aux endroits fantastiques que sont le Banc d’Arguin et l’Ile aux Oiseaux, seraient un constat d’echec absolue.

En revanche, force est de constater que les élus n’ont aucune volonté politique pour enrayer un phénomène visible depuis 3 ou 4 ans : le profusion de bateaux à moteurs, notamment de grosses unités au détriment de bateaux traditionnels ou à voile. Le Port d’Arcachon à crée un Quai Patrimoine et projette de l’agrandir mais les places restent chères : compter 2000 € par an. Je pense qu’il faudrait une politique plus encourageante. Exemple: 500 € par an pour une place pour un bateau traditionnel ou à voile et multiplier les pontons réservés à ce type de bateaux auraient un effet immédiat, visible sur l’eau. N’est-il pas plus agréable de voir le Bassin rempli de voiliers et de pinasses ?
L’année dernière, j’ai survolé le Banc d’Arguin en ULM début aout et j’ai pris des photos. En agrandissant l’image on peut compter les bateaux. Je me suis arrêté à 800 !
Cela me paraît tout de même excessif. Ne pourraient-on pas envisager de limiter l’accès à certains endroits lors de pics de chaleur les week end d’abondance d’estivants ? On pourrait par exemple, lors de ces périodes très précises, autoriser l’accès uniquement aux voiliers et bateaux à moteur traditionnels, les récompensant ainsi de leurs efforts pour faire perdurer ce type de navigation…
Notez que je ne montre pas du doigt les propriétaires de bateaux en plastique sur-motorisés. Je ne suis pas pour l’interdiction mais plutôt pour encourager un autre mode de vie sur le Bassin, plus respectueux de ses traditions. Un état d’esprit qui s’est perdu au fil des années et qui reste, à mon sens, le seul et unique gardien de cet environnement exceptionnel mais si délicat.
vol du 04 aout 2007

vol04080702.jpg

Revenons au Wharf et à Natura 2000…
Si j’ai bien compris l’article paru dans Sud Ouest aujourd’hui, les élus se prononcent contre Natura 2000 notamment à cause du Wharf qui serait compris dans le tracé de la zone protégée. Les conséquences seraient donc que le Wharf, étant toujours polluant, puisque rejetant les eaux usées partiellement traitées mais contenant toujours une pollution chimique, deviendrait « hors la loi » et obligerai les élus à son démontage, remettant ainsi en question toute leur politique de traitement des eaux usées du Bassin.
On comprend leur embarras…
Marie Hélène des Egaulx, députée maire de Gujan, ne parle pas de cela mais de la mise en danger de la « zone défense » incluant la Base de Cazaux.
Le bon prétexte…

Finalement, réaliste ou pas, le plan Natura 2000 aura au moins eu pour action positive de lancer un certain nombre de débats sur le sujet.

Et ce n’est pas fini…







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