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Nouveau livre : « J’ai Rêvé du Bassin »

2122015

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J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 5 ème livre, le 4 ème ouvrage consacré au Bassin d’Arcachon.

Format 30×22, 224 pages, couverture rigide avec vernis sélectif. 1,7 kg de paradis.

« J’ai Rêvé du Bassin » était en gestation depuis des années, mais je cherchais un nouveau style, de nouvelles couleurs, de nouvelles ambiances afin de ne pas me répéter. Je pense que j’ai réussi à atteindre ce but. Fini les maquettes aux fonds noirs, nous sommes désormais dans le blanc, épuré, aéré. Les ciels bleus denses qui avaient fait ma réputation ont laissé place à des ambiances parmes, roses, fuschias. Les panoramiques sont toujours aussi présents car je recherche en permanence ce style « cinématographique » qui vient entretenir ma passion pour le 7ème Art. Dans ce livre vous découvrirez ma vision du Bassin sous trois angles : Terre, Mer et Air. A bord de mes bateaux, de l’ULM ou tout simplement à pieds je vous emmène en immersion totale sur ce petit paradis. Des Sabloneys à la Pointe du Cap Ferret, en passant par l’Ile aux Oiseaux, les ports ostréicoles et le Delta de la Leyre, vous vous laisserez aller avec moi dans ce doux rêve en trois dimensions. C’est donc un livre assez personnel, où le photographe que j’incarne apparaît souvent, pour évoquer les inspirations, la technique et la passion du Bassin.

Les photos de ce livre sont quasiment toutes des nouveautés. Les dernières ont été prises le samedi 22 novembre au Cap Ferret, alors que je partais imprimer le livre chez Escourbiac dans le Tarn le surlendemain ! Une grande partie des prises de vues ont été réalisées entre septembre et novembre 2015 à la faveur d’un Été Indien un peu capricieux mais généreux en couleurs originales voir surréalistes.

En ce qui concerne les textes, j’ai essayé de reproduire à la manière de mon blog quelques récits et anecdotes de mes petites « aventures photographiques » sur cette « reproduction miniature de planète ». Je vous parle de ma vision « cinématographique » et de l’utilisation du format panoramique, de ma nuit au pieds des Cabanes Tchanquées pendant la « Lune de Sang », de mon attirance pour la Conche du Mimbeau, de la technique de prises de vues sous la Pleine Lune, ou encore de la navigation en bateau. J’ai également ajouté quelques jolies citations de photographes connus dont j’admire l’oeuvre.

Et puis, pendant que je réalisais la maquette, j’ai eu l’idée d’offrir quelques pages à des gens que j’apprécie et qui ont un rapport très intime avec le Bassin. Ainsi mon ami Hervé Helary de Radio Cap Ferret a accepté de réaliser un magnifique texte d’introduction aux pages  consacrées à la Côte Noroît. Ce texte, je suis certain que vous le lirez et le relirez avec plaisir tant chaque mot à son importance, et souvent une double signification. Si j’avais su qu’il écrivait aussi bien, je lui aurait confié tout le livre !

Pour les pages consacrés aux quartiers ostréicoles de Gujan-Mestras (mon lieu de vie), c’est l’architecte-designer Jean-Jacques Marvielle qui s’est prêté amicalement à l’exercice. Il est né et à grandi à la Hume au milieu de ces cabanes simples et « pratiques ». Il nous raconte comment cet environnement non-ostentatoire a influencé sa manière d’aborder l’architecture. Je rappelle au passage que Jean-Jacques Marvielle est le propriétaire des Ecuries de Pereire, qu’il a sauvé d’un bétonnage assuré, en effectuant une rénovation magnifique que vous pouvez découvrir en vidéo en cliquant sur le lien.

L’ami Olivier Terlez, alias « Ourco », qui m’a un peu aidé dans la logistique pour réaliser quelques photos où j’apparais (notamment la photo de couv), a aussi écrit un petit texte poétique sur Gujan-Mestras.

Enfin, j’ai tenu a laisser le mot de la fin à un personnage du Bassin que j’ai découvert comme beaucoup dans le film de Guillaume Canet « Les Petits Mouchoirs », mais que j’ai appris à mieux connaître en lisant son livre auto-biographique « Sur la Vague du Bonheur ». L’ostréiculteur – acteur – auteur – Joël Dupuch a une vision du Bassin (et de la vie) que je partage à 100 %. Il sait mieux que moi trouver les mots pour décrire notre préoccupation commune de voir ce territoire se dégrader sous les coups des buldozers, et d’assister peu à peu à la disparition des libertés qui font tout le charme de cet endroit que nous voulons préserver d’un développement inadapté. C’est donc Joël qui signe la postface de ce livre, comme Tom Perrin l’avait fait pour « Balade en Altitude » en 2007. Pas de préface mais une postface, c’est devenu une habitude dans mes livres ;-)

Je tiens à dire que ce livre a aussi pour moi une importance toute particulière. J’ai réellement démarré la maquette la nuit des attentats, le vendredi 13 novembre. Ancien parisien, je connaissais bien le quartier du 11 ème. Je connaissais aussi la salle du Bataclan pour y avoir filmé des concerts dans les années 90. Je ne vous cache pas que j’ai, comme tout le monde, été très affecté et qu’il a été très difficile de se concentrer pour le terminer à temps pour Noël. La photo de couverture a été réalisée au lendemain des attentats. Allez savoir pourquoi, ce soir là la lumière du Bassin était absolument magique. J’espère néanmoins que c’est une image de bonheur et d’évasion que vous ressentirez en tournant les pages de cet ouvrage photographique et que pour les parisiens qui sont nombreux à fréquenter le Bassin l’été, ce sera un moyen de s’évader un peu du cauchemar  qu’ils viennent de traverser. Un rêve pour oublier un cauchemar, si seulement cela pouvait marcher.

J’ai tenté une petite originalité en première page : pour les possesseurs de smartphones ou de tablettes, vous trouverez un QR code qui vous permettra, en le flashant, d’accéder à une playlist sur Deezer. Une sélection de morceaux que j’ai écouté lors de mes déplacements sur le Bassin pendant les prises de vues ou pendant les longues nuits devant mon écran d’ordinateur à réaliser la mise en page.  La « Bande Originale » du livre en quelques sortes ;-)

Si vous êtes abonné à Instagram, vous pouvez aussi taper le #jairêvédubassin et voir apparaître instantanément une grande partie des photos du livre ou des séquences vidéos « making of ».

Voilà, je crois que je vous ai tout dit.

… ah non, j’allais oublier un détail : si vous voulez l’acquérir, son prix est de 49 € et vous le trouverez dans la plupart des librairies et espaces culturels du Bassin et de Bordeaux, à l’exception de ALICE et Intermarché, deux enseignes avec lesquelles je ne veux plus travailler compte tenu de leur manque de respect pour les auteurs locaux. Inutile également de le chercher sur Amazon, je boycotte cette entreprise depuis mon premier livre. Si vous n’êtes pas sur le Bassin, vous pouvez me le commander directement et je vous l’enverrais. Prix spécial pour les grosses quantités.

Vous pouvez aussi m’envoyer un mail avec votre ville et je vous indiquerai le point de vente le plus proche.

OFFRE DE LANCEMENT JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2015 : 45 € au lieu de 49 € et frais de port OFFERTS pour la France, les DOM, l’Europe, les USA et la Canada ! Livraison garantie avant le 25 pour la France métropolitaine. Pensez aux cadeaux de Noël ! ;-)

Dédicace sur demande.

Vous pouvez régler par paypal en cliquant ici

ou par chèque adressé à Grand Angle SARL, Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras

ou encore par virement (me contacter par mail dans ce cas – scottophotographe@me.com)

 

quelques pages :

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FERMETURE DÉFINITIVE DE LA GALERIE LE 24 JUIN 2011

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Chers clients et amis,

Ce soir je vous annonce une triste nouvelle : la Galerie va fermer définitivement ses portes le 24 juin 2011.
Je n’ai pas trouvé la force nécessaire de poursuivre ma lute contre les abus de pouvoir répétitifs du Maire d’Arcachon.
J’ai donc signé la vente de mon droit au bail cet après-midi.

Pour moi c’est un sentiment partagé d’immense soulagement et une déchirure car cette galerie (la seule vraie galerie de photographe en Aquitaine) n’était pas qu’un business pour moi. C’était aussi un lieu de rencontre avec le public, un lien avec tous les amoureux du Bassin qui appréciaient mon travail.
Un commerce différent prendra ma place et je ne remettrai jamais les pieds dans cette maudite avenue Gambetta.
Je tiens à préciser que je n’ai pas vendu la galerie pour des raisons financières (ma société n’est absolument pas en difficulté contrairement aux propos qui ont été tenus récemment par Yves Foulon).

La seule et unique raison de cette séparation c’est un vrai sentiment de raz-le-bol avec la ville d’Arcachon et ceux qui la dirige.
Je ne suis pas un simple commerçant, je suis aussi un artiste et ce sont mes oeuvres que je proposais dans ce lieu depuis 11 ans. Je ne peux pas continuer à vous faire rêver avec mes photos dans une telle ambiance négative. Mon travail réclame de la quiétude et de la bonne humeur. Les conditions nécessaires pour y parvenir ne sont plus remplies depuis 2 ans et je suis las de me battre. Je pers mon temps et mon énergie ici.

Alors je vais tourner la page et me consacrer pleinement à un nouveau projet, loin d’Arcachon…

Je reviendrai peut-être, dans une autre commune du Bassin ou à Bordeaux, mais cela ne sera pas avant l’année prochaine de toutes façons.

Avant de vous quitter, je vais vous donner l’opportunité d’acquérir les dernières photos en stock. A partir de vendredi 10 juin 15h30 et jusqu’au 20 juin, vous pourrez venir à la galerie faire quelques affaires. Je vais ressortir des centaines de photos qui étaient stockées dans la réserve et vous les proposer à des prix très intéressants.
Il reste aussi quelques nouveautés, des grands formats, encore emballés, mes livres, cartes postales, calendriers, etc…

Ce sera aussi l’occasion de nous dire au revoir.
Si vous souhaitez venir durant ces derniers jours d’ouverture, il est préférable de m’appeler avant sur mon portable avant de vous déplacer: 06 61 63 52 62

Vous pourrez continuer à me suivre sur ma page facebook et sur mon blog. Une page se tourne mais l’aventure photographique continue !

Alors je vous dit merci pour votre fidélité durant ces 11 années, merci pour votre soutien et à très bientôt.

Stéphane Scotto.




Mon rêve brisé

30102009

Ce soir j’ai vraiment le cafard.

Je savais qu’en me rendant à ce « débat public » du SCOT (Shéma de Cohérence Territorial ) organisé par le SYBARVAL (Syndicat du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), je serai déçu. Mais pas à ce point.
Après avoir essayé, en vain, de convaincre mes propres amis de m’accompagner, je m’y suis donc rendu seul ce soir, à la Salle des Fêtes de Biganos.

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Première constatation : 45 personnes dans la salle !
Pour un territoire qui comporte 140 000 habitants, un débat qui porte sur son avenir de façon très concrète, seuls 45 personnes ont jugé utile d’y participer. C’est désespérant.
Mais il est vrai que nos élus n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour proposer à leurs concitoyens de participer au débat… quel est l’habitant du Bassin et du Val de l’Eyre qui a été informé de cette réunion pourtant d’une importance capitale ? Même la presse locale a brillé par son absence. Il n’y avait dans la salle qu’un correspondant de Sud Ouest (même pas journaliste professionnel), une correspondante de la Dépêche du Bassin, et… c’est tout !

Parmi elles, beaucoup de retraités, des Présidents d’Associations diverses et variées (qui manifestement n’ont même pas réussi à mobiliser leurs adhérents), les Verts, et une représentante du Parti Communiste.

Je balaye du regard la salle à la recherche d’un ostréiculteur. Pas un seul. Il me semble pourtant les avoir bien entendu cet été crier au complot immobilier qui se préparait derrière leur mort annoncée… Il faut dire que les souris ne meurent plus, et qu’ils sont invités au cirque Pinder à Paris le 1 er décembre pour promouvoir leurs huîtres. C’est tellement plus facile de dompter les tigres en cage plutôt que les promoteurs « bétonneurs » !

Donc pas d’ostréiculteurs ce soir et c’est bien dommage car si il y a bien une corporation qui peut sauver le Bassin ce sontcertainement les paysans de la mer.

Sur 17 maires de la circonscription, 5 sont présents !!! Il y a Marie Hélène DesEgaulx (MHDE) sénateur-maire de Gujan-Mestras, le Maire de Biganos Bruno Lafon, la Maire d’Audenge Nathalie Le Yondre ( bien placée pour savoir les conséquences que peuvent représenter les ordures ménagères de 10 communes déversées sur sa ville pendant des années…), Christiane Dornon , maire du Barp et Jean-Guy Perrière le maire d’Arès qui « anime » la soirée. On notera donc l’absence du Président de la Cobas Yves Foulon qui était occupé à donner une interview sur Radio Côte d’Argent après un conseil municipal sur sa comune. Quelques élus conseillers municipaux ou conseillers régionaux sont là aussi : Vital Baude et Michel Daverat des Verts, et René Serano ancien conseiller général pour la Teste.

De toute évidence, à presque 40 ans, je suis le plus jeune dans la salle… (à part Vital Baude des Verts). Finalement j’ai honte de ma génération, qui a le devoir de s’investir pour changer les choses et les améliorer, et qui est totalement démissionnaire, préférant de loin aller se bourrer la gueule dans les bars du Moulleau et aller surfer plutôt que d’aller se faire chier à écouter parler de SCOT, de SYBARVAL, de PADD, de SDAU 1 et même de SDAU 2 !!!! Comment leur en vouloir, tout est conçu pour repousser le jeune citoyen vers ses préoccupations quotidiennes et finalement assez insignifiantes.

En face de ce maigre public non représentatif de la population du Bassin, une estrade et 3 intervenants. Ce sont les ingénieurs de l’étude qui a été commandée par le Sybarval pour définir les enjeux et les perspectives de développement du SCOT. J’apprends que cette étude commandée au cabinet A’URBA aura coûté aux contribuables la coquette somme de 830 000 € ! Dépensons sans compter, c’est du « développement durable »…

La présentation commence…

Projections de cartes et de simulations démographiques et urbaines au mur, annonces de chiffres (presque à voix basse tellement c’est indécent…), et solutions envisagées, adaptations… tout cela enrobé de jolies phrases dans un vocabulaire qui rapellerait presque le menu d’un restaurant étoilé !

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3 aspects sont développés : l’urbanisation, le transport, et l’offre économique et touristique.

Dès le début, je suis pris d’un mal être. Je m’aperçois en effet que comme tous les habitants du Bassin (qui ne le savent pas encore…) je suis mis devant le fait accompli. Les élus ont bel et bien décidé d’assumer les + 100 000 habitants (minimum) annoncés pour 2030 sur le Bassin d’Arcachon et ont commandé (en toute discrétion) cette étude sérieuse afin de savoir quelle était la meilleure façon de bétonner et d’offrir les infrastructures nécessaires pour accueillir ces nouveaux arrivants. Pourtant, l’année dernière, lors du débat de la journée « L’eau en partage » organisée par le SIBA, deux élus d’importance et de bords différents : François Deluga Député-Maire du Teich et Michel Sammarcelli, maire du Cap-Ferret, Président du SIBA, avaient donné publiquement leur avis sur la question : c’était « NON, STOP, on a atteint la limite ». Mais ce soir ces deux élus ne sont pas là… faut-il en déduire quelque chose …?

Il aurait été plus simple et moins coûteux de geler l’urbanisation pendant 10 ans et d’observer les dégats occasionnés par les 10 années de bétonnage qui viennent de s’écouler. Mais non, cela réclame un courage politique que nos élus n’ont pas. Quelque part je les comprends. Difficile de dire à un jeune ménage qui voudrait bien s’installer dans le coin et profiter lui aussi de la qualité de vie qu’offre ce territoire : « désolé il n’y a plus de place pour vous, il fallait venir avant ». Et pourtant, aussi injuste que cela puisse être, j’en suis convaincu c’est la seule et unique solution pour protéger la nature exceptionnelle du Bassin d’Arcachon qui fait tout le charme de la qualité de vie qui nous attire. Alors, depuis des années, sous prétexte de limiter la spéculation foncière, on a autorisé la construction de nouveaux lotissements, on a mordu et mordu encore sur la forêt, sur le bord de mer (Gujan-Mestras, vers le Chateau Madère), même inondable c’est pas grave… on a autorisé la division de terrains et la construction de « cages à lapins » mitoyenne  spécialité du constructeur Palma Immobilier, au beau milieu de villas arcachonnaises classées au patrimoine ! incohérence totale ! anarchie permanente ! manque de respect de l’identité de nos villages, et on ne pourra pas faire marche arrière. Ce qui est construit ne sera pas détruit. Il faudra vivre avec. Ce soir pour nous rassurer, les élus ont affirmé leur volonté de ne plus ouvrir de nouveaux territoires à la construction. Nous allons donc « densifier » les communes… heureux propriétaires d’une jolie villa arcachonnaise ou d’un chalet en bois de pêcheur, préparez vous car si votre voisin vend son bien, il aura tout intérêt à vendre son terrain à un spécialiste de la « cage à lapin » qui optimisera chaque cm2 constructible, ne laissant aucune place pour un petit bout de jardin. Sur la commune sur laquelle je vis, La Hume/ Gujan-Mestras, c’est la politique menée malgrè les belles promesses de campagne.

Mais revenons à cette belle présentation du SYBARVAL…

Après avoir évoqué donc l’urbanisation, nous voici sur le sujet du transport. On nous parle de transports collectifs mais moi je sais que sur un tel territoire, on utilisera toujours plus sa voiture que le bus ou le train. Il y a un individualisme sur le Bassin assez évident et il sera difficile de changer les mentalités. On aura beau doubler les voies rapides, il y aura toujours plus de voitures, plus de camions et donc… plus d’embouteillages qui rendront la vie de ceux-là même qui voulaient vivre ici, de plus en plus proche de la vie qu’ils avaient dans la grande ville qu’ils ont fui…

Puis le sujet de l’économie. Alors là je dois dire que j’ai été épaté par l’imagination et la créativité de nos ingénieurs ! On nous propose de construire des bureaux, beaucoup de bureaux car il n’y en a pas sur le Bassin. De miser sur une usine de fabrication de panneaux solaires car nous avons du silicium sur place (mais l’intervention d’un monsieur qui avait l’air bien renseigné sur la question a vite fait perdre son enthousiasme à l’ingénieur-économiste : en effet il semblerait que le marché des panneaux solaires soient définitivement occupé par les chinois, faute d’avoir anticipé sur la demande. Et qu’en plus, une nouvelle technologie plus performante n’utilisant pas du silicium soit déjà à l’étude…). On nous propose aussi de développer la filière bois en la diversifiant. Là par contre, je trouve que l’ingénieur à vu juste en précisant au Maire de Biganos que l’usine Smurfit ne sera certainement plus là dans 20 ans et qu’il faudra donc trouver de nouveaux débouchés pour tous ces pins. Personnellement je pense que Smurfit ne sera plus là dans 5 ans du fait des crises économiques mondiales à répétition que nous allons subir. En revanche j’ai été choqué par l’idée de clôturer les forêts pour « protéger »  des promeneurs du dimanche la ressource sylvicole. C’est un comble quand même : on livre de l’espace naturel aux promoteurs mais on « protège » la forêt des promeneurs indésirables !!! Le monde à l’envers.

Il a également évoqué l’industrie nautique que l’on pourrait développer en créant des… ports à sec ! ben voyons ! tout le monde à bien remarqué cet été qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le Bassin !!!

A ce stade de la présentation je me rends compte que nos élus ont fait le choix d’adapter le territoire à l’Homme sous couvert du mot magique : « développement durable » parsemé par ci par là… pourtant la seule chose qui « dure » dans le « développement » c’est la pollution. Et la nature dans tout ça ? oh et bien elle s’adaptera à l’Homme elle aussi. Enfin… on verra ça plus tard…

Au bout de deux heures, la présentation se termine enfin. Le débat peut commencer.

C’est Michel Daverat, élu des Verts au Conseil Régional, qui prend la parole le premier. Il reprend un chiffre annoncé lors de l’exposé : 38 000 logements en plus ! Oui vous avez bien entendu : 38 000 logements !!! dont 15000 logements sociaux. Multiplié par 3 ou 4 personnes par logement = 130 000 habitants en plus. Et il s’interroge : que vont faire ces gens ? quels emplois pour eux sur un territoire déjà bien touché par le chômage et les emplois précaires et saisonniers ? il rappelle aux élus présents qu’ils avaient parlé de « freins à l’urbanisation » mais qu’au final c’est un schéma tout à fait contraire qui a été présenté ce soir. Et de conclure :  » développement durable, je ne vois pas ce qu’il y a de durable dans tout ça ».

Jean-Claude Laloubere, personnalité politique du Barp saisit le micro et se lance dans une critique fort bien faite sur la qualité du travail effectué par le cabinet A’URBA et soulève le manque de démocratie qui règne au sein de ce débat majeur.

Puis c’est Monsieur Duhard, président du COBARTEC (collectif pour le transport en commun) qui prend la parole et s’engage dans la lecture interminable du tract qu’il a distribué à l’entrée. Tout ce qui est dit dans ce tract est vrai, bien éclairé, et très clair. Le seul problème c’est qu’il fait deux pages A4, que tout le monde l’a déjà lu et qu’il nous faut maintenant l’écouter en totalité. Des voix s’élèvent : « faites le taire ! », « pfffffffffffff », tout le monde en a marre mais l’élu chargé d’animer le débat laisse parler. Au bout de 10 minutes c »est enfin terminé et le débat reprend.

C’est très tendu et désordonné. Cela part dans tous les sens. Le maire d’Arès chargé de mener le débat ne semble pas motivé pour créer une animation constructive. C’est un peu comme si il laissait parler les « empêcheurs de tourner en rond » dans un désordre volontaire, histoire que le débat ne mène à rien… pipo, pipo !

Moi même je me suis lamentablement fait remarqué dans une intervention excessive en réclamant le micro de façon maladroite et impolie… Bref, je suis passé pour un con. Je décide donc de me calmer un peu et d’attendre avant d’intervenir à nouveau.

J’arrive enfin à avoir le micro. Je précise à la salle que je ne suis « membre de rien », ce qui fait sourire Jean-Guy Perrière. Mon intervention se limitera à exprimer mon désarroi aux élus présent. Leur dire que je me sens bien seul dans cette salle, leur rappeler que le Bassin est très fragile, qu’il souffre déjà beaucoup de surpopulation et qu’il faut s’arrêter là. Je conclu par la phrase d’un ami, un jeune architecte de 26 ans amoureux du Bassin :  » le Bassin c’est comme un cannot de sauvetage prévu pour 10 personnes… si on monte à 30 dessus, il coule et tout le monde meurt ». Je m’attendais à quelques applaudissements pour cette phrase tellement significative mais rien. Et Monsieur Jean-Guy Perrière, maire d’Arès de rétorquer que les élus du Bassin sont des gens responsables. Responsables peut-être mais conscients j’en doute.

Enfin, c’est Vital Baude, élu d’Arcachon pour les Verts qui prend à son tour la parole. Il précise, et je tiens à l’en remercier, qu’il comprend très bien ma réaction puisque j’ai fait l’effort de venir à cette réunion et que j’ai découvert que j’avais été mis, comme tout le monde, devant le fait accomplit, sans aucun débat préalable à cette étude, et que cela n’était pas normal de considérer les citoyens du Bassin de cette façon. Il intervient sur un point qui n’a pas été pris en compte dans cette étude pourtant très coûteuse: la nourriture. Qu’allons nous en effet donner à manger aux 250 000 habitants du Bassin ??? Il interpelle MHDE car il est vrai que depuis la projection du film « Nos enfants nous accuseront » et le débat violent qui a suivit (voir mon article en cliquant ici), elle a fait la démarche d’amener le bio dans les cantines de sa commune et c’est une très bonne mesure. Comment faire donc pour offrir une nourriture de qualité à une population aussi importante qui vit sur un territoire ou la pression foncière est telle qu’il est difficile voir impossible pour un maraîcher de s’y installer. Allons nous subir un va et viens permanent de camions remplis de nourriture industrielle vendue dans les hyper qui viendront s’installer dans les nouvelles Zones Industrielles crées pour l’occasion ? cet aspect pourtant capital n’a pas été pris en compte dans le SCOT.

A ce stade, il ne reste plus que 20 personnes dans la salle, il est 21h30 et je décide de rentrer.

Dans ma voiture j’ai eu envie de pleurer.

Ce soir j’ai compris que c’était foutu. Il n’y a plus rien à faire. Le compte à rebours de la déchéance du Bassin à commencé. Dans 5 ans, on commencera à s’en rendre compte mais il sera trop tard pour faire marche arrière. Finalement j’en arrive à la conclusion que, de part leur manque d’implication, ni les habitants, ni les ostréiculteurs du Bassin ne méritent ce territoire merveilleux. Ils vont donc le perdre au profit des bétonneurs. Je ne veux pas assister impuissant à l’agonie d’un endroit aussi magique qui méritait tellement plus de respect.

Je décide donc de partir avant le désastre.

A partir de ce jour, je vais réfléchir sérieusement à une nouvelle expatriation.

Cela devrait prendre deux ans à peine.

Certains seront contents de me voir partir, d’autres moins, mais je partirai la conscience tranquille car moi, au moins, j’aurai fait l’effort de m’informer, de m’exprimer, de participer aux différents débats et d’essayer de vous sensibiliser, tout en restant un simple citoyen apolitique et indépendant.
Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, je vous en remercie.

 

intervention de Michel DAVERAT, Conseiller Régional des Verts après les deux heures d’exposé:

http://www.dailymotion.com/video/xazyl5

Archives vidéos (deux Maires au moins affirmaient il y a moins d’un an qu’il n’était pas raisonnable de ne pas mettre un frein à l’augmentation démographique sur le Bassin):

Dans cette vidéo tournée lors du débat qui suivait la journée « L’eau en Partage » en février 2008, François DELUGA, député-Maire du Teich répond à la question d’un habitant concernant la pression démographique. Il parle alors de +70 000 habitants évalués alors que nous parlons désormais de… + 130 000 habitants !!!:

http://www.dailymotion.com/video/xb00nk

http://www.dailymotion.com/video/xb01bk

Dans cette vidéo, la réaction de Michel SAMMARCELLI, Maire de Lège-Cap-Ferret et Président du SIBA:

http://www.dailymotion.com/video/xb01xg




Un vol surprenant !

13042009

Nous sommes le lundi de Pâques et, contre toute attente, il fait beau.

Un petit vol-photo s’impose donc !

Rendez-vous est pris avec Michel Boudigues à l’aérodrome pour 17h30. Nous installons avec beaucoup de précautions la petite caméra-paluche qui va me permettre de filmer le vol pour le dvd du prochain livre.

Nous décollons à 18h00. Michel me préviens: « tu vas voir, c’est incroyable, le banc d’arguin est coupé en deux »

« mais quest-ce que tu me racontes encore Michel ?! » lui répondis-je…

Nous décollons par « Whisky » c’est à dire vers la Dune du Pilat. Une fois au dessus de la Dune je suis stupéfait !!!

Je vous laisse regarder les photos. Et cette fois ci ce n’est pas un poisson d’avril !

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Nous contournons le Banc d’Arguin puis nous longeons la côte jusque Arcachon ou je m’efforce de trouver quelques jolies villas d’époque pas trop entourées de béton. Il y a là quelques « résistants » au bétonnage et c’est agréable pour les yeux…

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Puis nous essayons de prendre deux chalutiers qui sortent du port. Il me parait important dans le livre de ne pas oublier l’activité pêche et la criée, aujourd’hui en difficulté.

Nous poursuivons vers le port de la Teste. Alors là c’est difficile car nous n’avons pas le droit de le survoler en dessous de 5000 pieds, ce qui est beaucoup trop haut pour mes photos. Nous tentons plusieurs passages au plus près et finalement le résultat n’est pas si mal… (à découvrir dans le livre…)
Puis nous longeons les ports ostréicoles… le Rocher, La Hume, Meyran, Larros, avec sa formidable cale à bateaux à 9 millions d’euros (merci le CG33 !) du contribuable qui ne servira jamais à rien puisque les yacht Couach de 50 mètres ne verront surement jamais le jour…

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Il commence à faire très froid. A vrai dire je suis gelé. Nous volons depuis 80 minutes et je commence même à avoir un peu la gerbe… alors nous décidons de rentrer. Atterrissage en douceur comme d’habitude.

Prochain vol : dès qu’il fait beau. Objectifs : Près salés, Le Teich, Andernos, Arès, ls ports ostréicoles du Cap Ferret et le phare. Et si je pouvais avoir un arc-en-ciel vu du ciel, ce serait un bonheur pour finir ce livre « Balade en altitude »…

http://www.dailymotion.com/video/x8z4qg




« Nos enfants nous accuseront »… les spectateurs « accusent » leurs élus.

14032009

http://www.dailymotion.com/video/k1apY2Bw5b6FV4HGHu

Mais que c’est-il donc passé hier soir au cinéma de La Hume après la projection du film documentaire de Jean-Paul JAUD…?

A ma grande surprise la salle était comble. C’est la première fois que je voyais la queue devant ce petit cinéma de quartier peu connu des habitants de Gujan Mestras. Preuve que beaucoup de familles se préoccupent de la qualité de leur alimentation.

L’équipe Municipale est là. Une rencontre-débat avec la coordinatrice des AMAP (1) en Gironde et un jeune agriculteur bio a été organisée par la dynamique Amélie de la Charte Ecologique de Gujan Mestras.

Le film démarre. Dès les première images, on entre dans le vif du sujet : environnement, pesticides, maladies en tout genre, malformations, cancers… jamais une génération n’avait autant été touché par les conséquences d’une alimentation non-réfléchie. Le film est long mais on ne s’ennuie pas. On est ahuris par ce que l’on apprend, ému par les témoignages de parents dont les enfants sont atteints de cancer, et toujours ces images effrayantes d’agriculteurs équipés de casques de cosmonautes en train de répandre leurs pesticides sur leurs vignes, leurs légumes, leurs fruits… ceux que nous allons manger. Comment ne pas être admiratif pour ce maire de Barjac dans le Gard, qui a eu cette volonté de faire passer la cantine scolaire en bio ? et d’avoir ainsi, par le biais des enfants, converti au bio l’ensemble des habitants de sa commune !

Le film s’achève. Silence dans la salle. Il faut se remettre de tout ça. Difficile d’encaisser qu’on a ingurgité toute cette pollution chimique pendant des années et que l’on continue à le faire. Difficile d’envisager, là maintenant, que le pourcentage de chance d’avoir un cancer à 40, 50, ou 60 ans, est quasiment de 100 %.
Je réalise que pour ma génération le mal est fait et qu’il sera difficile de réparer. Mais alors ? ne peut-on rien faire pour les enfants d’aujourd’hui et de demain ? C’est là tout le débat.

Et c’est justement ce qui va arriver. La parole est donnée à Elisabeth Rezer Sandillon, ancienne des Verts, désormais adjointe à la mairie de Gujan au côté de la maire-sénatrice UMP Marie Hélène Des Esgaulx, alias MHDE.
« Qui veut prendre la parole » ?

Une main se lève dans le fond de la salle. C’est celle de Vital Baude du parti des Verts. Il se saisit du micro et annonce la couleur : « comment envisager un débat ce soir alors que MHDE a voté dernièrement la loi sur les OGM ? »
Malaise dans la salle. Silence de mort. Mme Sandillon semble déjà dépassé et cherche une solution dans le regard de MHDE, assise là au premier rang, regardant vers le plafond. Pas de réaction.
La jeune coordinatrice des AMAP 33 n’est pas à l’aise non plus. Elle n’est pas d’ici et découvre le climat politique du Bassin, plus polluant que n’importe quel pesticide… elle tente de recentrer le débat et présente Didier, ce jeune agriculteur bio qui voudrait bien trouver un petit bout de terre sur le Bassin Sud pour proposer ses produits bio à une soixantaine de familles. Il témoigne:  » le foncier est inabordable, je n’arrive pas à trouver, c’est trop cher, et en plus, comme je ne suis pas d’ici, il faut que je puisse me loger… »
Je réalise alors que sans une intervention municipale, ce jeune agriculteur ne pourra rien faire pour nous sauver de notre turpitude alimentaire qui nous conduit à coup sûr vers la maladie, la dépression, la mort tout simplement.

Une maman, qui est venu d’Andernos avec ces deux jeunes enfants, se lève et s’adresse à tout le monde : « j’ai fait le choix de ne consommer que du bio et d’éduquer mes filles dans cet état d’esprit. Nous sommes venus d’Andernos pour voir ce film et assister à ce débat. Je soutiens à fond les agriculteurs et les commerces bio. C’est possible de le faire ! »
La salle applaudit.

Les questions et réflexions commencent à fuser. Des parents d’élèves de Gujan s’adressent à MHDE : « comment se fait-il que les repas de la cantine de nos enfants viennent tous les jours de… Dax ??? »
Réponse embarrassée de Mme Sandillon : « euh… il y a eu appel d’offre et c’est cette société qui l’a emporté » et, dans un ultime effort, comme pour s’acheter une bonne conduite:  » nous allons exiger dans un prochain appel d’offre, que le pain soit produit sur place… »

Mais alors, pourquoi ne pas aller plus loin dans la démarche ? pourquoi ne pas faire comme cette commune de Barjac ? pourquoi ne pas créer une cuisine bio au sein de la COBAS (2), plutôt que de faire venir des repas tous les jours d’une société située à 200 km ?
Réponse de Mme Sandillon: ce n’est pas dans les attributions de la COBAS.
Et pourtant, lance un jeune père de famille, : « la construction des écoles sont dans les compétences de la COBAS ! »

Ca y est, nous y sommes, dans le vif du sujet. Il ne s’agit plus là ce soir de savoir comment nous procurer notre petit panier de légumes bios, mais bien de remettre en question tout un système de gestion de cantines scolaires abrutissant et destructeur !

Je sens venir l’argument du manque de moyens alors je prends la parole à mon tour et je m’adresse à MHDE :  » comment pouvons nous accepter que des millions d’euros de NOTRE argent soient dépensés sans scrupule dans des conneries (9 millions d’euros pour une cale à bateau pour yatch Couach de 50 m au port de Larros, 1 260 000 euros pour une campagne de com débile – « trouvez votre point G » – pour promouvoir la Gironde, et j’en passe !) alors que rien n’est fait pour aider ce jeune agriculteur dans sa démarche et que nous donnons de la merde à bouffer à nos enfants ?!

MHDE me regarde mais ne me répond pas, mais je sais qu’au fond d’elle, elle doit commencer à se poser des questions. Elle doit bien sentir tous ces gens dans la salle qui ne comprennent pas et ne veulent plus accepter toutes ces absurdités politico-économiques qui nous conduisent peu à peu à la déchéance.

Le débat se termine. Il est tard. Chacun rentre chez soit, y compris MHDE, qui, je l’espère, en aura retenu, non pas l’agressivité de certains (dont moi), mais le raz-le bol, l’appel au secours, car se sont bien nos élus qui peuvent changer les choses.

L’argent il existe, il est là, dans les caisses de l’Etat, des régions, des communes, des communités de communes ; la prise de conscience elle est là aussi et elle se développe à toute vitesse ; il ne manque plus que la VOLONTÉ POLITIQUE.

(1) AMAP: http://www.amap-aquitaine.org
(2) COBAS: http://www.agglo-cobas.fr




Une semaine après…

11112007

Une semaine que je suis rentré.

A peine déposé mes bagages dans ma petite maison en bois de la Hume que je reçois un coup de téléphone de Jean-Philippe Claverie, le réalisateur de la Teste qui a tourné et monté le reportage du DVD qui accompagne mon livre sur le Bassin. Il fait un temps splendide et il voudrait que je lui tourne des images vidéos à bord de l’ULM. Il en a besoin pour son DVD sur le Bassin qui sortira dans quelques semaines. Vous pouvez d’ailleurs en voir un extrait sur son site : www.bassindarcachon-lefilm.com.
C’est vrai qu’il fait beau. A 17h00 je décolle avec Michel Boudigues. JP m’a amené sa caméra pro. Il fait très froid là haut. La tour de Cazaux nous autorise à survoler la Dune et le Banc d’Arguin quelques instants à 1000 pieds. Il y a beaucoup de trafic aujourd’hui. J’ai du mal à trouver la bonne position pour lutter contre le vent et garder la caméra stable. J’aurais préféré être à gauche mais Michel a l’habitude de piloter à cette place alors je dois faire avec.
Nous longeons à 150 pieds (50 mètres) les plages océanes du Cap Ferret. C’est superbe ! Puis nous coupons vers le phare autour duquel nous tournons presque à la verticale. Nous remontons vers le Mimbeau, puis direction le Moulleau. Je filme la plage Pereire puis le front de mer d’Arcachon baigné d’une lumière rasante orangée. Arrivé au niveau du port, nous partons vers l’Ile aux Oiseaux. Je demande à Michel de faire le tour par le Village d’Afrique. Nous sommes toujours à 150 pieds. Sous nos ailes, un groupe d’oiseaux migrateurs nous accompagne. Quel bonheur !

massacre01.jpg

Ma joie est de courte durée et prend un goût amer. Je découvre de mes propres yeux le chantier de la Cabane Tchanquée 53. Ca y est, elle n’est plus là… Décidemment j’ai du mal à accepter cette destruction… Je sais ce qu’ils vont faire de la nouvelle cabane-musée, je devine ce qui se passera par la suite, la dérive dans laquelle nous nous laissons emporter sans rien dire. Je reste convaincu que ce chantier préfigure le devenir du Bassin. Depuis mon retour de Cape Cod je suis encore plus attiré et choqué par les grues innombrables qui bordent les routes d’Arcachon, de Gujan et de la Teste… des résidences, des immeubles, des cages à lapin partout ! des « Pichet » interviewés par la presse locale et qui, avec la complicité des élus locaux qui leurs octroient les permis de construire, ont trouvé la bonne formule pour justifier l’urbanisation : « si on arrette de construire, l’immobilier continuera à flamber et les enfants des locaux ne pourront pas se loger… » Quelle connerie ! de toutes façons cela fait bien longtemps qu’il est devenu quasiment impossible de se loger sur le Bassin pour des jeunes ménages… et puis les enfants des locaux moi je n’en vois pas beaucoup rester sur le Bassin, et ce n’est pas vraiment pour des problèmes de logement mais plutot par l’absence de travail…

Le Bassin est une jolie station balnéaire, un environnement de travail pour les métiers de la mer, ostréiculteurs, pêcheurs, charpentiers de marine, une source d’emploi pour les métiers du tourisme et du commerce. Mais ça les élus ne veulent pas l’assumer. ils veulent voir plus grand, plus moderne, plus… valorisant pour leur carrière politique !

Je suis un parisien qui aime les grandes cités. J’aime New York, j’aime le dynamisme des grandes villes et leurs excentricités. Mais chaque chose à sa place. Quand je me suis installé ici, je cherchais le calme, la nature, l’authenticité. J’ai de plus en plus de mal à retrouver ces qualités.

Je redoute que la magie de ces lieux, de cette lumière si particulière qui m’avait inspiré depuis 7 ans, ne fonctionne plus à présent.
Je me dis qu’il est temps pour moi d’envisager de partir. Oui je vais envisager mon départ dans les 3 ans à venir. C’est mieux.







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