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Salon de la Photo 2012: fallait-il y aller ?

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Salon de la Photo 2012: fallait-il y aller ? dans Mon actu photographique salon2012_03-300x300

Cela faisait 7 ans que je ne m’étais pas rendu au Salon de la Photo à Paris.
Je n’en ressentais pas vraiment le besoin puisque j’avais choisi de m’investir à 100 % dans mon propre domaine, une « niche » comme on dit, avec du matériel argentique moyen format déjà éprouvé, qui parvient à traverser fièrement les épreuves du temps sans se soucier des évolutions techniques désormais permanentes.

Mais cette année est différente des autres.
Outre les bouleversements survenus récemment dans ma propre activité, je ressent plus que jamais un profond malaise dans la profession.

Jamais l’évolution du matériel numérique et des réseaux sociaux n’aura eu autant de conséquences, positives ou négatives, chez les photographes professionnels, avec, cerise sur le gâteau, une crise qui n’en finit pas…
Ce métier est en train de changer. Et les règles sont désormais à re-définir.

C’est pourquoi j’ai décidé d’aller passer un peu de temps au Salon, Porte de Versailles à Paris.

Quelles sont les nouvelles tendances ? quel matériel pourra désormais répondre aux nouveaux besoins des photographes ? vers quelles spécialités devons-nous nous tourner ?
Tant de questions auxquelles j’espérais  trouver des réponses, ou du moins quelques pistes…

Me voici donc à l’entrée du Salon vendredi matin, au 2 ème jour d’ouverture, accompagné de l’ami parisien ET ferret-capien : le très célèbre Jacques Froissant, bloggeur du bassin avec le blog du cap-ferret et, accessoirement, fondateur de altaide.

La particularité du Salon de la Photo est qu’il n’y a pas de journée réservée aux professionnels. Je découvre donc des allées et des stands remplis de photographes amateurs, pour la plupart constitués de ceux que les marques de matériel photo appellent les « experts ». En général ces amateurs en savent plus que les vendeurs eux mêmes car ils s’abreuvent de tests dans les magazines consacrés à la photographie. Et ils sont toujours ravis de monopoliser un vendeur pour lui prouver leurs connaissances. Je les appelle aussi les « fnaqueurs » (dérivé de Fnac).

131484_10152228175755408_289937219_o-300x300 dans Mon actu photographique

Toutes les grandes marques sont là : Canon, Nikon, Fuji, Olympus, Sigma, Leica, Tamron, Hasselbald… d’autres sont représentées par leurs distributeurs multimarques. c’est par exemple le cas de Mamiya (la marque de mes appareils moyen format).
Il y a aussi toute une allée consacrée aux entreprises qui proposent le façonnage de livres et de books à partir de tirages numériques, comme Blurb qui avait un petit stand mais très bien animé par des jeunes compétents.
Il y a bien entendu un stand Adobe et un autre pour DXO, deux marques de logiciels incontournables, qui proposaient des démonstrations.

Puis, quelques stands d’accessoiristes sur lesquels je me suis attardé afin de dénicher ces petits accessoires qui nous manquent toujours au moment où on en besoin. Mais malheureusement je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant.
Il faut dire qu’avec tout ce monde il est difficile de se faire conseiller sur les stands. Les animateurs sont déjà fatigués au 2 ème jour et on les comprend, tellement ils sont assaillis par les « experts ».
Le photographe professionnel, qui lui doit trouver le temps de faire tous les stands, ne pourra pas faire la queue et en sera quitte pour trouver les renseignements sur la toile.

Je voulais notamment essayer le Fuji X Pro 1 : un appareil qui pourrait répondre à mes besoins quand je suis en voyage quand je souhaite prendre des photos sur le vif avec une qualité professionnelle. Autrement dit réaliser avec un véritable appareil ce que je fais régulièrement avec mon iphone et instagram ! Après avoir patienté 10 bonnes minutes pour approcher un modèle d’essai, je n’ai malheureusement pas pu trouver sur le stand Fuji de démonstrateur disponible. L’exemplaire que j’avais entre les mains était totalement déréglé et cela m’aurait pris un temps fou pour retrouver les fonctions et les comprendre. Il aurait aussi fallu que je puisse le tester avec d’autres optiques. Il s’agit tout de même d’un appareil qui vaut plus de 2000 € boitier nu !
Quel dommage que les marques n’aient pas pensé à déléguer un peu de personnel qui se serait consacré uniquement aux professionnels.

salon2012-300x300  salon2012_02-300x300Au stand Hasselblad, il y avait une très belle Harley Davidson. On ne voyait qu’elle puisque les appareils, eux, étaient présentés dans des vitrines intégrées dans le comptoir et donc masquées par les badauds qui s’y étaient agglutinés. J’aurai trouvé intéressant qu’il y ait un studio équipé avec un photographe pouvant effectuer des démonstrations depuis la prise de vue jusqu’au traitement sur le logiciel dédié. Mais en ce qui me concerne, j’avais eu la chance qu’un représentant de la marque se déplace au printemps dernier sur le Bassin pour me faire essayer un modèle dans mes conditions de prises de vues habituelles.

Sur le stand Panasonic, deux rapaces bien vivants avaient été mobilisés pour servir de modèles aux « experts » qui pouvaient les prendre en photo sur les appareils montés sur pieds sur une estrade. Curieux…

Les coréens eux ont mis les moyens ! le stand Samsung est le plus grand, le mieux placé et le plus lumineux. Mais seulement voilà… il semble vide !

Juste en face, je retrouve avec plaisir le petit stand de mon imprimeur habituel : l’imprimerie Escourbiac, qui vient chaque année au contact des photographes professionnels. Mes livres du Bassin sont là aussi.

Chez Ricoh, une marque qui se bat depuis plusieurs années pour rebondir vers l’innovation, on présente des choses étonnantes comme un mur d’eau où les gouttes qui tombent créent des formes et des messages.

J’arpente les allées depuis une heure et je m’ennuies déjà… je tourne en ronds.
J’essaye de m’intéresser à quelques expos de photos et je suis surpris de constater qu’une des plus grandes superficie du salon est utilisée pour exposer des photos qui ne sont mêmes pas assez nettes pour supporter les formats de tirages présentés au public. Je n’ai pas trouvé une seule photo qui ait forcé mon admiration.

Heureusement, sur le stand Nikon, une voix attire mon attention. Il s’agit d’un jeune réalisateur qui donne une conférence sur le tournage en HD de son émission TV « Les Nouveaux Explorateurs » (Canal +) , avec du matériel photo. Il répond point par point à toutes les interrogations que l’on peut se poser sur l’utilisation récente de ce matériel pour de la vidéo ou du cinéma. Lui, il arrive à capter mon attention.
J’avoue que le sujet m’intéresse particulièrement…
Si l’évolution du matériel photo est effectivement en train de chambouler mon métier de photographe, il se pourrait également qu’elle me soit également salvatrice en me permettant de changer de cap. Où plutôt devrais-je dire revenir à mes premiers amours : le cinéma.

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Car, comme vous le savez peut-être, c’est par cette passion du cinéma et de la vidéo qu’à commencé ma carrière professionnelle, il y a… plus de 22 ans !

Et justement, sur le Salon, j’ai rendez-vous avec une vieille connaissance : Lionel Fouré.
Il est le créateur et le très dynamique directeur et animateur de la web TV : VincennesTV.
Je suis né à Paris et j’ai vécu dans cette ville de Vincennes jusqu’à l’âge de 20 ans. Avec Lionel, alors que nous n’étions que des adolescents, nous tournions des courts métrages et des parodies d’émissions TV avec d’autres copains. Les hasards de la vie nous ont séparé et chacun a poursuivi sa route. Quelques 20 ans plus tard, grâce à Facebook, nous voici à nouveau réunis !
Lionel a insisté pour que je me prête à une petite interview qui s’est déroulée dans la bonne humeur qui retranscrit très bien l’ambiance de l’époque. Je vous laisse visionner cette rencontre fort sympathique (en trois parties)!

http://www.dailymotion.com/video/xuyzzw http://www.dailymotion.com/video/xuz1fz http://www.dailymotion.com/video/xv134m

La vidéo, le cinéma… c’est bien cela que je suis venu chercher sur ce salon. Depuis quelques temps, cette idée me trotte dans la tête. J’ai envie de m’y remettre à fond. J’ai surtout envie de réaliser et de produire. L’image figée ne me satisfait plus. Ce n’est pas pour rien que mes deux premiers livres étaient accompagnés d’un DVD avec des petits reportages, ce n’est pas pour rien non plus que je me porte toujours volontaire pour donner un coup de main sur le court métrage d’un copain, et ce n’est pas innocent si je vous propose régulièrement de visionner sur ma page facebook et mon compte Dailymotion des petits clips complémentaires à mes prises de vues photographiques. Cette passion ne m’a jamais quitté et j’ai toujours souffert de ne pas avoir pu m’épanouir dans la réalisation. A 13 ans, je me voyais en futur Spielberg ! ce n’est pas le genre de rêve qui peut s’oublier.
Maintenant, avec toute l’expérience acquise dans le cadrage, la composition, le style que je me suis forgé, et toutes les expériences que m’ont offerte la vie, je me sens enfin prêt… mais la route est encore longue et le terrain sera certainement très accidenté.

En poursuivant mes déambulations dans les allées bruyantes du Salon je rencontre quelques confrères : Philippe Maltète ami et photographe installé à Bordeaux, Frédéric Ruault, photographe à Arcachon, et Alexandra et Désirée, deux soeurs qui ont monté avec leur associé Toma Eloli une société de production web/vidéo à Bordeaux : « La Maison du Bonheur ». Elles viennent notamment de signer la vidéo bande annonce de la première conférence TedX de Bordeaux qui se déroulera le 1 er décembre prochain.

Je suis bien sûr allé saluer les fondateurs du magazine « Profession Photographe » et organisateurs du concours de la Meilleure Photo de l’Année sur leur stand. Et juste à côté, sur le stand de l’UPP (Union des Photographes Professionnels)  j’ai passé un peu de temps à discuter sérieusement avec Philippe Roy, le Président de la section Aquitaine-Charente. Nous nous sommes promis de re-dynamiser le groupe avec des réunions plus fréquentes sur des thèmes plus optimistes.

Au final, le Salon de la Photo 2012 m’a un peu déçu. Je n’y ai pas trouvé grand chose de novateur et d’enthousiasmant, et  j’y ai ressenti une atmosphère angoissée, voir tendue sur les stands de matériels destinés aux professionnels . Un pessimiste latent qui reflète très bien une période pleine d’interrogations pour la grande majorité des photographes.

 




Nouveau livre : Mon Petit Paradis

13062012

nouveau livre de Stéphane Scotto

Il y a 3 semaines, alors que mon livre « J’ai rêvé du Bassin » était en phase de finalisation de la maquette, j’ai dû prendre une difficile décision: annuler la sortie de cet ouvrage ambitieux et la reporter à une date ultérieure. C’est le contexte économique très préoccupant en Europe pour les mois à venir qui m’a conduit à ne pas investir la somme exorbitante que représente un livre d’un tel format, au risque de ne pas rentrer dans mes frais avant le mois d’octobre, ce qui m’aurait mis dans une situation embarrassante.

Il n’était pas question pour autant de ne rien faire. J’ai donc rapidement réfléchi à une autre possibilité : sortir à la place un petit livre qui me trottait dans la tête depuis déjà quelques temps. Un petit livre composé uniquement de photographies, les plus belles, très bien imprimées, sur du très beau papier, avec une jolie couverture, qui en ferai un petit objet collector. Comme d’habitude j’ai pu compter sur les conseils d’Olivier Gaudefroy de l’imprimerie Escourbiac, et une fois la décision du format prise, j’ai travaillé jour et nuit pendant deux semaines pour réaliser la mise en page. Ce livre est au format 13×21 cm à l’italienne. Il fait 208 pages pour une épaisseur de 4 cm. La couverture est toilée et les titres sont gravés dans la toile. Il y aura deux visuels de couverture différents, l’un avec une photo du Mimbeau au Cap-Ferret, l’autre avec une photo du Banc d’Arguin prise depuis la Dune du Pilat. Vous pourrez acheter ou offrir la version qui vous convient le plus selon vos affinités avec le Nord ou le Sud Bassin…

Son prix sera de… 20 euros seulement. C’est vraiment le petit livre mignon, d’ une belle finition, qu’on a envie d’emmener partout avec soit pour avoir en permanence son « petit paradis » à portée de regard et à un prix très doux. Idéal aussi pour un petit cadeau, une petite intention.

Mais ce n’est pas tout. Pris dans les tourments du conflit avec la Mairie d’Arcachon ces deux dernières années, je n’avais pas sorti de calendrier en 2012. Manque d’énergie et d’inspiration en étaient les causes. Cette année, je me rattrape en vous proposant dans quelques jours, non pas UN, mais DEUX calendriers 2013 ! L’un contient des nouvelles photographies de paysages variés, l’autre est composé exclusivement de photos du Bassin prises sous la Pleine Lune. Il n’y aura que 1000 exemplaires de chaque mis en vente, ne passez pas à côté. C’est cet été qu’il faudra l’acheter !

Toutes ces nouveautés devraient être dans les points de vente fin juin. Vous pourrez également me les commander directement dans quelques jours. Je vous communiquerai les détails dans un prochain post.

Nouveau livre : Mon Petit Paradis dans Mon actu photographique Calendriers2013calendriers_verso-1024x844 dans Mon actu photographique

 

 

 




Dans les coulisses de l’imprimerie

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La plupart des gens ne savent pas quelles sont les étapes de la fabrication d’un livre, d’un magazine ou d’un calendrier.

J’ai profité de mes 3 jours passés à l’imprimerie Escourbiac pour prendre quelques photos avec mon iphone et vous faire partager les coulisses de l’impression de mon prochain livre et de mes deux calendriers 2013.

La première étape est bien sûr de réfléchir au concept, au format, à la qualité du papier, au nombre de pages, et bien sur au nombre d’exemplaires à imprimer. Pour toutes ces étapes il est primordial d’avoir un bon interlocuteur, créatif, imaginatif et qui possède une bonne connaissance des différents papiers et supports. Si en plus, votre imprimeur possède une fibre artistique, photographique, il sera d’autant plus en mesure de vous donner des conseils utiles. C’est pour cela que je travaille régulièrement avec l’imprimerie Escourbiac située dans le Tarn.

J’ai travaillé pour la première fois avec cet imprimeur pour ma collection de cartes postales haut de gamme, en 2005. A l’époque, j’avais signé un contrat avec un éditeur auquel j’avais imposé de pouvoir choisir moi-même l’imprimeur. Un labo photo à Toulouse m’avait conseillé Escourbiac. Ils venaient de remporter pour la deuxième fois le Quadra d’Or, une récompense nationale. Comme tout s’était bien passé et que le contact fut bon, je leur ai alors proposé de me faire une proposition pour un livre photo. Souvenez-vous, c’était en 2007 pour mon livre « Rencontre avec la lumière ». Ils m’avaient proposé ce format panoramique, difficile à réaliser mais tellement original. C’était un véritable défis. C’est à l’occasion de l’impression de ce premier livre que j’ai pu mesurer l’importance d’avoir de bons partenaires et de se sentir à l’aise avec les différents collaborateurs de l’entreprise. Trois années plus tard, j’ai donc imprimé mon deuxième livre Balade en Altitude chez eux, ainsi que deux calendriers. Pourquoi changer de crèmerie quant on est satisfait du travail et du relationnel ?

Livres du Bassin d'Arcachon  < (de gauche à droite) : le petit dernier « Mon petit Paradis » (juin 2012), « Balade en Altitude » (juin 2010), « Rencontre avec la lumière » (juin 2009)

Pour moi, il est hors de question d’aller imprimer en Espagne, en Italie, en Pologne ou même… en Chine ! Un de mes confrères photographe du Bassin l’a fait et il a vu le résultat ! Il est revenu déçu et je dois dire que la qualité d’impression et de façonnage de son livre ne sont pas à la hauteur de la beauté de ses photos. C’est bien dommage.

Je suis aussi très attentif au respect de l’environnement, d’autant plus dans le domaine très polluant qu’est l’imprimerie offset. Escourbiac est labellisé Imprim’Vert et utilise des papiers PEFC et FSC. Pour moi c’est important.

Un bon imprimeur saura donc vous conseiller quant au choix du format et il optimisera au maximum le coût en jouant sur la surface du papier.

La deuxième étape consiste à réaliser la maquette. Trois options s’offrent à vous : confier votre projet au maquettiste de l’imprimeur (ce qui peut être un choix judicieux), engager un graphiste free-lance, ou le faire soit même, mais là attention ! mieux vaut s’y connaître un minimum car il ne s’agit pas de réaliser un diaporama sur power point ou une note de service sur Word ! L’impression offset ne pardonne pas l’erreur et il y a des normes à respecter scrupuleusement.

Dans les coulisses de l'imprimerie dans Mon actu photographique photo5-300x300  < le maquettiste réalise la mise en page sur Indesign ou Quark X press

Pour un photographe, il y a un point important à ne surtout pas négliger : la chromie. Il s’agit de l’opération délicate du passage de vos images RVB en CMJN. Gare aux surprises ! La perte de nuance, de profondeur, peut vous déprimer si vous êtes un puriste. C’est pourquoi, le responsable de la chromie doit être un grand chef ! Chez Escourbiac, je suis en sécurité avec Christophe. Au fil du temps, nous avons accordé nos violons et nous travaillons désormais très efficacement. Encore une bonne raison de ne pas changer de crèmerie. Mais on a beau avoir un bon partenaire, il faut savoir être philosophe car certaines images sont parfois irrécupérables en CMJN. Cela est notamment le cas pour des paysages comportant des ciels bleus profonds… justement ma spécialité ! mais bon… on ne m’a jamais dit que ce serait facile…

photo15-300x300 dans Mon actu photographique  < Christophe, responsable de la Chromie passe mes photos « à la moulinette »

Une fois la maquette terminée et le PDF définitif exporté, un opérateur va réaliser l’imposition, c’est à dire organiser votre fichier PDF sur une plaque pour réaliser la gravure.

Mais avant de graver les plaques d’aluminium, il va vous sortir ce qu’on appelle « un traceur ». Il s’agit d’imprimer votre livre sur une imprimante jet d’encre en basse définition, de couper les pages et d’assembler les cahiers, pour leur donner la forme du livre fini. Ainsi vous pourrez tout re-vérifier une ultime fois, que ce soit la mise en page, les « coquilles » ou les fautes d’orthographe. Et croyez moi, cette étape n’est pas à négliger. En effet, c’est toujours à ce moment là que l’on se rend compte d’énormités qu’on avait laissé passé. Un écran d’ordinateur, aussi grand et aussi bon soit-il ne permet pas une lecture avec suffisamment de recul pour débusquer les erreurs.

photo10-300x300 < Ali réalise « l’imposition » des pages photo6-300x300  < le traceur        photo9-300x300  < Jean-Louis découpe et assemble les épreuves basse def du traceur 

 

Une fois que vous aurez lu, relu et relu encore, vous devrez vous engager en signant le BAT. A partir de ce moment là, la machine est lancée.

photo1-300x300  photo3-300x300< les épreuves traceur des calendriers et du livre sont prêts. Il n’y a plus qu’à tout vérifier et à signer le Bon à Tirer…  

Puis, les plaques sont gravées et rejoignent le « conducteur machine », c’est à dire l’opérateur qui va imprimer vos 1000, 2000, ou 4000 exemplaires. Mieux vaut bien s’entendre avec lui. Personnellement je mets un point d’honneur à être présent au « calage » des couleurs. C’est fatiguant car cela dure longtemps (ils travaillent en 3×8), dans une atmosphère industrielle, avec du bruit. Il faut aussi savoir être patient car l’opérateur a tout un travail de préparation avant de lancer l’impression et il faut recommencer à chaque changement de plaque.

photo7-300x300  < Les plaques en aluminium sont gravées. Une pour chaque couleur : Cyan, Magenta, Jaune et Noir      

photo2-300x300  < William Bastou, conducteur machine chez Escourbiac.

Pour mon livre et mes deux calendriers, je vais travailler avec William et José. Je commence avec William  qui avait déjà travaillé sur mon livre Balade en Altitude et sur mon calendrier  2011. Il sort une première page (en réalité, à chaque fois qu’il lance une page, c’est 20 à 50 pages qui sortent et qui partent ensuite à la poubelle de recyclage), il la pose sur le plan de travail, on regarde ensemble, il fait des mesures, et on fait des choix : plus de bleu, moins de jaune, plus de noir… il faut être capable de faire des choix et des concessions car ce que l’on gagne d’un côté on peut le perdre de l’autre. Une fois qu’on est « calé » , je signe le BAT et il lance les 4000 pages ! C’est cette opération de calage des couleurs qui fera la différence entre un livre correctement imprimé et un livre superbement imprimé ! Moi je ne suis pas, comme dirait un ami réalisateur, un « enculeur de mouches » mais je suis un perfectionniste et un puriste. Alors impensable de ne pas mettre mon grain de sel dans cette histoire.

photo4-300x300photo8-300x300  < le genre de machine qui vaut 1 Million d’euros…

photo13-300x300  < je signe le BAT. C’est partit pour 2000 exemplaires du calendrier ! Allez, on « roule » !

Il faut environ une journée et une nuit pour imprimer un de mes livres. On ne dors pas beaucoup, on est fatigué, mais soulagé et impatient de recevoir le « bébé » enfin terminé.

Chez Escourbiac, ils ont deux machines et cette fois-ci, j’ai la chance d’imprimer mon livre en même temps que Gregory Wait, photographe australien vivant en Normandie et qui n’est autre que le lauréat de la Photo de l’Année 2012 en catégorie paysages. Il est en train de faire imprimer un livre en bichromie (c’est à dire en Noir et Blanc). C’est toujours plaisant de pouvoir échanger avec un confrère, d’autant plus quand il est sympa.

photo12-300x300  < avec le photographe australien Greg Wait

photo11-300x300  photo14-300x300< les palettes de pages s’accumulent.

Après le travail de l’impression, il y a encore le vernis sélectif (option), le découpage au massicot, la reliure (souvent effectuée chez un relieur sous-traitant), l’emballage et l’expédition. Des opérations qui prennent encore quelques jours, voir quelques semaines.

Puis, le camion arrive avec ses palettes de cartons remplis de livres. Il ne reste plus alors qu’à distribuer les libraires et les différents points de vente et à les convaincre de mettre en avant votre « bébé » dont vous êtes si fier. Car maintenant que vous avez travaillé jour et nuit pondant des semaines, voir des mois, fait un chèque de 20 000 ou 50 000 euros à l’imprimeur, il faut le vendre ce livre !

Mais ça… c’est une autre histoire…




Impression du calendrier 2011

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… il y a des années comme ça où je n’ai pas de répit… à peine les travaux de la Galerie sont terminés que j’ai dû enchaîner en urgence avec le calendrier 2011.

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Cette année je souhaitais en effet vous proposer un très beau calendrier au format généreux 28×50 cm ! et bien sûr, sur du beau papier bien imprimé et en label Imprim’Vert.
Convaincre un éditeur d’accepter toutes ces conditions c’est mission impossible !
Donc seule solution : le produire moi même comme pour mes deux livres.

Une semaine à travailler jour et nuit sur la mise en page et me voilà parti à Graulhet dans le Tarn chez mon imprimeur préféré ESCOURBIAC pour finaliser la chromie et « caler » les couleurs.

Première étape : vérifier la mise en page avec Pascal Perron le maquetiste qui a déjà travaillé sur mes deux précédents livres. Il n’y avait pas grand chose à faire. Pour une fois j’avais assuré la PAO en amont !…
Puis passage en revue des photos avec Christophe, le spécialiste de la chromie. Là encore, j’étais juste et il n’y avait presque rien à corriger.
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Donc dès 8h00 ce matin, nous avons pu attaquer l’impression avec William puis Anthony, qui eux aussi avaient participé à l’impression de Balade en Altitude.
Je puis vous confirmer que par 35°c à l’ombre, il faut être sacrement motivé (ou maso) pour rester 7 heures d’affilé dans une salle d’imprimerie !!!
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Mais cela valait la peine car, une fois de plus, j’ai pu assister et participer à l’accouchement de mon bébé.
Il n’y a rien de tel pour un photographe exigeant de pouvoir maîtriser toutes les étapes d’une édition.
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J’espère donc que ce calendrier vous plaira.
Je n’ai pas lésiné sur les moyens :

format géant 28×50 cm
papier 250 grammes, couverture 350 grammes pelliculée brillant
reliure Moy’RO noire
12 mois de l’année 2011 + les mois de septembre à décembre 2010 (vous pourrez donc l’utiliser dès la rentrée !)
et cerise sur le gâteau : les horaires des marrées pour les 16 mois !!!
Bien sûr je n’ai utilisé que des photos récentes, jamais utilisées dans mes ouvrages jusqu’à présent.

et tout cela pour un prix de vente des plus raisonnables : 15 €

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Il sera disponible avant le 14 juillet dans ma Galerie, par internet, ainsi que dans tous les points de vente du Bassin : Libraires, marchands de journaux, espaces culturels, offices de tourisme, grandes surfaces, Comptoir de la mer, etc…
Pour ceux qui ne sont pas sur place et qui voudraient l’acheter à distance, les frais de port ne seront que de 3 € .




On imprime !!!

5052009

Ca y est, c’est parti !

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Dès demain mercredi je serai à l’imprimerie Escourbiac pour… IMPRIMER le livre !

Après avoir travaillé jour et nuit pendant 3 semaines pour respecter le planning d’impression et de reliure, ce sera demain le jour de vérité…
Je vais enfin savoir si la chromie des 220 photos respectera les couleurs initiales de mes prises de vues.

Je pars donc demain matin pour Graulhet dans le Tarn.
Dès le début d’après-midi le conducteur machine lancera l’impression de la couv et de la jaquette.

Pendant ce temps là, je relierai et re-vérifierai une énième fois la sortie « traceur » permettant de visualiser sur papier, à l’échelle, mais en basse définition, tout le livre. Avec toujours la crainte de trouver des fautes d’orthographe ou de frappe qui auraient échappé aux multiples re-lectures…

Vous allez pouvoir suivre l’impression du livre presque en direct puisque je réaliserai au fur et à mesure des petites vidéos que je posterai sur les pages de ce blog, même en pleine nuit ! mais aussi sur le groupe Facebook que je vous invite à rejoindre si ce n’est déjà fait. (groupe:  » Bassin d’Arcachon – balade en altitude – le livre »)

Donc vous l’avez compris, plus question de faire marche arrière, le livre sortira bien à la date prévue, soit le 5 juin (journée Mondiale de l’Environnement et jour de la sortie du film HOME de Yann-Arthus Bertrand, produit par Luc Besson).
Une grande soirée ( qui grâce à la furieuse équipée Nico-Edouard et Steph, s’annonce mémorable) , sera donnée à l’occasion au restaurant-bar Aïtza au Pyla. Elle vous sera confirmée en temps voulu.

J’en profite pour vous rappeler, qu’il ne vous reste que quelques jours pour profiter du tarif avantageux de la souscription et du poster collector. CLIQUEZ ICI pour obtenir les infos.
Pour les presque 200 personnes qui ont déjà souscrit, je vous remercie pour votre confiance et vos encouragements car, croyez moi, je n’ai jamais autant dépensé d’énergie dans un projet !




Le livre « Balade en altitude » : phase finale !

2052009

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Cette fois on peut dire que nous sommes proches de la sortie de l’ouvrage.
Je me suis rendu cette semaine à l’imprimerie Escourbiac à Graulhet dans le Tarn afin de réaliser la mise en page définitive du livre mais aussi de travailler la chromie sur les 224 photographies !

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Comme toujours, l’équipe de Escourbiac a été accueillante et aux petits soins avec moi.
Pascal Perron, maquettiste a remarquablement bien travaillé sur la mise en page et Christophe a bien assuré la délicate conversion RVB/CMJN.

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Je paufine désormais quelques pages, relie les textes à la chasse de fautes d’orthographes et de « coquilles », et j’apporte quelques améliorations à la mise en page, aidé pour cela par quelques volontaires.

Dès lundi, le livre sera « flashé » et l’impression est prévue pour le 6 et le 7 mai. Je me rendrai sur place pour contrôler la qualité, au « cul de la machine » !

Une fois imprimé, les 4000 exemplaires des 224 pages, soit 8 tonnes de papier, seront transportées chez le relieur Devel en Dordogne.
Pour le moment, n’ayant pas pris de retard, le livre est toujours prévu pour le 5 juin… si toutefois je parviens à réaliser le DVD dans les temps.
Dans le cas contraire, la sortie du livre sera décalée de une semaine.

Il ne vous reste que quelques jours pour souscrire à l’ouvrage et bénéficier du tarif de 45 € au lieu de 49 € et obtenir le poster collector.
Je rappelle qu’il est possible de payer via Paypal ou par chèque, ou encore de passer directement à la boutique-galerie à Arcachon.




Sortie de mon calendrier 2009

27052008

Il vient tout juste d’arriver de l’imprimerie !

Voici le nouveau calendrier 2009 format 30×30 cm.

12 photos parmi les nouveautés de l’automne 2007, une qualité d’impression « made in Escourbiac » avec bien sûr le label « Imprim’vert »

Disponible dans plusieurs points de vente sur le Bassin et bien sûr à ma boutique à Arcachon au prix de 12 € ttc
Pour ceux qui veulent le commander à distance, paiement possible via paypal et frais de port : 5 €

Remise à partir de 30 exemplaires (pour les cadeaux d’entreprise)

Contactez moi par mail ou appelez Sarah au 05 56 22 52 62

Calendrier Scotto 2009







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