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Nouveau Site Internet !

13072017

les plus belles photos du Bassin d'Arcachon

www.stephanescotto

Il fallait que je le fasse ce site !

Des années que je procrastinais ce projet pourtant nécessaire, par manque de temps mais aussi par manque de compétences. Quand j’en parlais à mes amis du web ils me disaient tous la même chose : ce n’est pas un webmaster qu’il te faut mais un développeur ! Et puis un certain Otis est venu se présenter à la Galerie pour me proposer ses services. Alors nous nous sommes mis au travail. Nous avons cherché un modèle sous wordpress mais aucun ne me convenait réellement.

J’avais une idée bien précise de ce que je voulais. Un site épuré qui donne l’impression de se promener dans une galerie de photographies, fonctionnel mais avec le moins possible de boutons cliquables. Je le voulais en Haute Définition partant du principe que les gens ont de plus en plus de beaux écrans retina et que ceux qui regardent les photos du Bassin d’Arcachon uniquement  sur leurs mobiles font parti de ceux qui consomment gratuitement les milliards d’images mises à leur disposition quotidiennement sur les réseaux sociaux. Mon site est donc un peu lourd à charger mais si vous avez un grand et bel écran vous apprécierez la qualité de restitution des images.

Sur mon nouveau site vous trouverez donc mes photographies classées par thème avec un défilement en parallaxe. Tout d’abord les paysages du Bassin d’Arcachon, de la Guadeloupe, de Cape Cod, de St Barth ou encore des Landes et du Lot et Garonne, puis des sous menus. Par exemple pour les photos du Bassin d’Arcachon, vous pouvez visiter la galerie  » Cap-Ferret », « Vision de Nuit »,  » Pilat & Co » , « Ostréo » ou encore « Verticalité » qui est une galerie de photos du Bassin d’Arcachon uniquement aériennes. Une fois que vous êtes rentrés dans un thème, les photos défilent une par une (j’ai volontairement choisi de ne pas mettre de vignettes car je veux que vous ayez l’impression de vous promener dans une galerie d’art et non pas de regarder des photos comme dans une banque d’images au rabais).

Quand une photo vous plaît, vous pouvez cliquer sur « acquérir » et un nouveau menu s’ouvre alors avec les choix en finition, papier et format. Le prix s’affiche en fonction des différentes combinaisons. Je vous propose toutes les finitions disponibles à la Galerie : tirage argentique seul, contre collé sur dibond avec chassis, laminé sur bois, en caisse américaine ou encore le diasec en verre acrylique. Pour chaque finition une petite vidéo explicative s’affiche.

Notez que si vous cliquez à nouveau sur la photo elle s’affichera en plein écran.

Ensuite cela fonctionne comme dans n’importe quel site marchand : un panier et 4 modes de paiement proposés : par CB, par Paypal, par virement ou encore par chèque.

En plus des rubriques photos, vous y trouverez bien entendu ma biographie, une page consacrée à la Galerie de la Hume, une autre à mes livres et parutions et enfin une rubrique où vous retrouverez tous mes passages TV.

La rubrique « Image Bank » renvois à mon ancien site hébergé sur Photoshelter et qui comporte tous mes reportages. il est plutôt destiné aux professionnels de l’édition pour de l’illustration magazines et autres.

Pour le moment ce nouveau site qui nous a bien donné du fil à retordre n’est pas complet. Il en est même loin. Je le remplis chaque jour un peu plus mais comme la saison estivale démarre je suis très occupé par la Galerie.

Néanmoins, au moment où j’écris cet article le thème des photos du Bassin d’Arcachon « verticalité » (vues aériennes du Bassin) est complet.

Donc vous l’aurez compris : le mieux est de passer me voir à la Galerie si vous pouvez ;-)

Alors à très bientôt !




Nouveau à la Galerie: du très très grand format !

27062017
"Une Autre Planète" (Arguin) Tirage 1m25x1m65 en caisse américaine. 650 €

« Une Autre Planète » (Arguin)
Tirage 1m25x1m65 en caisse américaine. 650 €

 

Pourquoi faire des photos avec un appareil moyen format (1) si ce n’est pas pour proposer mes photos en tirages XXL ?

Que ce soit pour votre maison ou la décoration de votre entreprise je vous propose désormais à la Galerie de la Hume d’acquérir les plus belles de mes photographies en tirages géants montés en caisses américaines.

Le tirage est plastifié avec un film anti UV et collé sur une plaque alu de 3mm positionnée ensuite dans l’encadrement de type caisse américaine. Il n’y a pas de vitre donc pas de reflet. La photo semble être suspendue au milieu du cadre. Je fabrique moi même les caisses américaines en sapin que je peux peindre ensuite en blanc ou en noir. Si vous préférez le style naturel, je peux utiliser du douglas qui est un bois résineux aux tons chauds. La plaque d’alu est fixée avec des bandes velcro et il est donc possible de changer la photo en conservant l’encadrement. Il n’y a pas de limite de format.

Le prix est de 650 € ttc pour une photo de 1m25 x 1m65 cm (700 € livré et installé)

N’hésitez pas à passer à la Galerie en voir quelques unes pour vous faire une idée.

 

(1) Ceux qui me suivent depuis le début le savent, j’ai toujours travaillé en moyen format. Mais savez vous exactement de quoi je parle ?

Les appareils moyen formats ont un capteur beaucoup plus grand que les capteurs de réflex professionnels. Cela signifie qu’il y a plus de pixels et que ces pixels sont aussi plus gros. Donc la photo comporte plus de détails et des rapports d’agrandissement vraiment intéressants sans aucune perte de qualité.

Les marques qui proposent ce type d’appareils sont peu nombreuses : Hasselblad, Pentax et Fuji qui vient de sortir le sien, se partagent ce marché réservé aux professionnels exigeants dans les domaines du paysage, de la mode, du portrait et de la publicité. Il existe aussi des dos numériques que l’on peut adapter sur des appareils moyen formats argentiques Hasselblad ou Mamiya.

J’ai opté il y a 3 ans pour le Pentax 645Z qui est un appareil très performant que je peux même utiliser pour des reportages évènementiels et sportifs. Le seul inconvénient de ce joujou à 8000 € c’est la gamme d’objectifs qui est décevante. Les zoom sont de médiocre qualité et les optiques fixes de dernière génération sont hors de prix. Je me suis donc rabattu sur des anciennes optiques manuelles qui ont un excellent piqué. Je travaille avec un 33mm, un 55mm et un 120 mm (équivalents en 24×36  à un 24mm, un 43mm et un 100mm). Cela suffit amplement pour le type de photographies que je réalise. C’est grâce à ce matériel que je peux vous proposer de tels formats avec la meilleure qualité possible.

 

 




Visite du photographe Hervé Sentucq

26022016

RV et Scott_3889BD

Cela faisait quelques années que nous ne nous étions pas vus.

Mon confrère et ami Hervé Sentucq, photographe panoramiste, était de passage sur le Bassin la semaine dernière. L’occasion de passer une journée ensemble, entre échanges presque philosophiques sur notre métier, et session de prises de vues sur la Dune du Pilat.

Je connais Hervé depuis plus de 10 ans. A l’époque, je commençais à m’intéresser à la photo panoramique et j’avais donc pris contact avec lui pour des renseignements concernant son appareil moyen format argentique Fuji GX617. Nous avions sympathisé et j’ai eu l’occasion de le recevoir plusieurs fois à la galerie d’Arcachon. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la Normandie, l’Ecosse et il parcourt régulièrement la France entière à bord de son van aménagé pour immortaliser les paysages de nos régions.

Hervé débarque donc à la maison dimanche matin pour le café et insiste pour que nous allions faire des photos à la Dune du Pilat. Hum, hum… aller à la Dune un dimanche, qui plus est pendant les vacances scolaires, ce n’est pas trop mon style, mais comme Hervé repart le lendemain nous n’avons pas vraiment le choix. Je décide de l’emmener dans un premier temps aux Sabloneys. Malheureusement la lumière est très médiocre. Hervé découvre  » l’escalumade « , cette brume constituée d’embruns qui voile l’horizon et rend les couleurs fades et ternes. Néanmoins, l’occasion est trop bonne de comparer notre matériel, moi fier de mon moyen format Pentax 645Z, lui, joyeux avec son Sony alpha 7rII dont il me vante l’avantage non négligeable (à nos âges avancés…) du poids. Il est vrai que je me trimballe un sac de plus de 15 kilos tandis que lui ne supporte qu’un petit sac à dos d’à peine 5 kilos. Mais l’argument du poids ne suffira pas à me convaincre. Quand je le regarde effectuer ses réglages sur son Sony j’ai l’impression de le voir travailler sur un smartphone… Moi ça ne me fait pas rêver. Alors tant que mon dos ne me trahira pas, je continuerai en moyen format.

RV Sentucq_3091BD (Hervé Sentucq concentré sur les réglages de son Sony alpha7 rII)

Nous décidons de nous déplacer sur la Dune du Pilat, au dessus de la Corniche. Hervé a une photo en tête. il veut prendre la continuité de la Dune éclairée par la Pleine Lune au moment de l’heure bleue. Ca tombe bien, il l’a oublié, mais je suis le spécialiste des photos prises sous la Pleine Lune ;-)  Seulement voilà, il y a du monde ce dimanche soir, beaucoup de monde. Le magazine anglais The Guardian vient de classer la Dune du Pilat 2ème plus belle plage du Monde ! alors laissez moi vous dire que des traces de pas, il y en aura de plus en plus… (notez que en ce qui me concerne, ce classement est totalement bidon )

Hervé cherche à composer une image avec un premier plan mais il n’y arrivera pas. La Dune a vraiment été trop piétinée et ce n’est pas esthétique. Il faut se résoudre à cadrer plus serré. Nous attendons la disparition du soleil tandis que la Pleine Lune se lève derrière la forêt domaniale de la Teste de Buch. Pour ma part, je compose un panoramique assemblé avec 4 photos. Comme souvent, je ne respecte pas la règle des tiers et je divise ma photographie en deux parts égales : le ciel avec les étoiles, et le sable éclairé par la lumière de la Lune. Le genre d’image qui a besoin d’être vue en grand format pour être appréciée. Ce soir là, je constate que le phare du Cap-Ferret est particulièrement beau au milieu de cette nuit bleutée. Avec le 300mm et mes 53 mégapixels, je peux me rapprocher assez près pour faire quelque chose de sympa. Puis, je termine avec un panoramique du Bassin toutes lumières allumées. Finalement, parti juste pour partager un moment avec Hervé, je ramène quelques photos originales. Seul point négatif, cette sortie hivernale m’aura fait attraper une bonne rhynopharingite dont il va falloir me débarrasser avant de repartir vers les Antilles la semaine prochaine.

DuneFullMoon_3110BD  Dune_FullMoon_3113BD  Phare_3102BD

 

 

Pour découvrir le travail de Hervé Sentucq : www.panoram-art.com




Aller photographier la Guadeloupe et se faire racketter par l’Etat

14032015

Douane

 

Comment l’Etat et l’administration française peuvent, avec leurs règles d’un autre temps, empêcher un photographe de paysages marins de travailler dans les DOM.

Je me serais bien passé de cette mésaventure qui, je l’imagine, va vous exaspérer autant que moi.

Voici donc quelques mois que je suis en Guadeloupe pour explorer et photographier les Antilles françaises. Les hivers sur le Bassin d’Arcachon me semblent de plus en plus longs et pluvieux et j’avais envie de reprendre les grands voyages, comme ceux que je faisais aux USA. J’aime rester plusieurs mois dans un autre pays. Cela permet de rentrer en immersion et de prendre son temps pour photographier les paysages avec les bonnes lumières. Et dans ma spécialité, prendre son temps, c’est essentiel.

J’ai donc choisi le sublime archipel de la Guadeloupe comme nouveau terrain de prises de vues. Je n’ai aucune commande, c’est une démarche de ma propre initiative. Cela veut dire que je ne sais pas encore ce que deviendront mes photos. Bien sûr elles iront alimenter PixPalace, la banque d’image qui fournit en photos plus de 400 magazines, et bien entendu je proposerai les plus belles, les plus originales en tirages grands formats à un public d’amoureux de la Guadeloupe. Et pourquoi pas faire un 5 ème livre ?

Comme il n’y a aucun moyen aux Antilles de traiter des films argentiques moyen format, j’ai décidé de franchir le pas et d’investir dans le tout nouveau Pentax 645 Z. Un gros boitier moyen format numérique de 51 Millions de pixels doté en plus de la fonction vidéo. Avec cette bête j’étais assuré de produire de la très haute qualité tout en étant parfaitement autonome. Je me suis donc soulagé de près de 10 000 € dans ce nouveau matériel en me confortant dans l’idée que c’est quand les affaires ne vont pas bien qu’il faut aller de l’avant, innover, investir. Comme pour conjurer le sort. J’ai donc acheté ce matériel à Bordeaux, plusieurs mois avant de partir.

Après 8 heures de vol, me voici arrivé hyper motivé dans la Caraïbe. Je passe la douane bagages sans soucis avec ma valise et mon énorme sac à dos photo (format cabine). Personne ne me demande quoi que ce soit. J’arrive dans un département français (et même une Région) ou seule la carte d’identité suffit. Devant moi, derrière moi, il y a des milliers de touristes qui arrivent eux aussi avec leurs appareils photos et leurs ordinateurs portables. Chacun à le sentiment d’avoir voyagé d’un département français à un autre.

Pendant plusieurs semaines tout se passe bien. Je ne rencontre aucune difficulté particulière. Il faut juste s’habituer aux grèves incessantes devenues un sport national. Grèves d’essence, grèves de l’eau,  et à nouveau grève d’essence (ou rumeurs de grève qui ont le même effet). Sinon, le soleil est là, le ciel est bleu, les paysages splendides, les guadeloupéens sont majoritairement sympas et accueillants, et les cocotiers qui dansent avec les alizés procurent l’apaisement. Un vrai paradis.

Arrive le carnaval, que bien entendu je veux photographier. Je me réjouis à l’avance du regard que je vais pouvoir poser sur le défilé avec mon moyen format. Je suis donc en place avec mon superbe appareil en bandoulière qui attise la curiosité des passionnés de photo présents dans le public.  Le défilé de Saint-François démarre et je commence mon travail. Et puis, au bout de 30 minutes, le drame. Celui que tout photographe redoute : la panne d’appareil photo. Je dois dire qu’en 25 ans de métier, je n’ai jamais été en panne d’appareil. Je me retrouve donc stupéfait face à cette situation qui s’annonce radicale. En effet, il semble que le ressort du bouton de déverrouillage des optiques à lâché et il est désormais impossible de retirer l’objectif en place pour le remplacer par une autre focale. Je me dis que ce n’est pas possible, que je vais réussir à débloquer ça, qu’il doit y avoir un grain de sable qui coince et que ça va s’arranger. Je m’excite donc pendant plus de 30 minutes sur mon boitier et mon objectif.

Voyant que je n’arriverai à rien, je rentre à pied, désabusé. J’essaye encore de retirer l’objectif, je force mais rien à faire, c’est foutu, il faut se rendre à l’évidence. Comment vais-je faire ? je n’ai que ce boitier. Rien d’autre. Et j’ai un reportage important et intéressant dans deux semaines (Triskell Cup, une régate de voiliers entre les iles sur 5 jours). L’organisateur ne m’a pas encore validé le devis mais il m’a dit verbalement que c’était ok, alors j’y crois. Il faut ABSOLUMENT que je trouve une solution !

Le lendemain, j’appelle le commercial de chez Pentax pour lui exposer la situation. Il n’en revient pas de cette panne et se confond d’excuses au nom de la marque. Il me promet de tout mettre en oeuvre pour que je ne sois pas lésé. « Je vous envois un 645 D de toute urgence pour vous dépanner et on va vous réparer le votre en priorité ».

Ouf, je vais me tirer de ce mauvais pas.

Ainsi donc, j’envois mon appareil à Paris en Chronopost  (ce qui me coutera tout de même 140 €) et j’attends la réception du boitier de remplacement. Ce sera un appareil de démonstration âgé de deux ans. En fait, l’ancien modèle du mien, moins performant et sans la vidéo, mais pour le reportage à venir cela suffira amplement, et de toutes façons je vais récupérer le mien très vite. C’est l’affaire de quelques jours.

Enfin… ça c’était sans compter sur la lourdeur de l’Administration !

Au bout de 4 jours, n’ayant aucune nouvelle du transporteur TNT choisi par Pentax, je me renseigne et je finit par tomber sur le responsable de la société de transport relais TNT. (En fait TNT n’est pas directement présent en Guadeloupe). Celui ci m’explique un peu décontenancé pour moi qu’il a bien reçu le colis mais qu’il l’a bloqué car il faut que je paye 1440 € de taxe d’importation !!! oui vous avez bien lu : 1440 € !  en fait 36 % d’octroi de mer basé sur  la valeur déclarée par Pentax sur le document de transport (4000 €).

Pourtant ils avaient bien précisé : « matériel de prêt suite retour SAV, pas de valeur commerciale » mais les douanes peuvent se baser apparemment sur la valeur couverte par l’assurance pour justifier le racket organisé par l’Etat. J’explique au transporteur que ce n’est pas possible et qu’il faut trouver une solution. Celui-ci me fait comprendre qu’il aurait fallu ne déclarer que 50 € pour ne payer que 36 % des 50 €. Autrement dit : frauder ! Mon urgence étant de débloquer la situation coute que coute, j’en fait part à Pentax qui refuse de rentrer dans ce genre de combine.  Le lendemain, le responsable de Pentax m’annonce qu’ils vont prendre à leur charge les 1440 € de taxe car il faut que je puisse assurer mon reportage. Moi je refuse catégoriquement ! c’est du chantage et il n’est pas question de céder.

Je décide de prendre le taureau par les cornes et d’essayer de contacter un responsable des douanes. Je finit par l’avoir au téléphone. Il m’écoute, puis me passe un sermon comme quoi j’aurais dû faire les choses dans les règles c’est à dire passer par un transitaire et remplir un document d’entrée provisoire sur le territoire avec date de sortie fixe. Je lui répond que je n’en savais rien, que c’est la première fois en 25 ans de métier que je suis confronté à cette situation, et que chez Pentax on ne se doutait pas que la Guadeloupe étant un département français, les choses puissent être aussi compliquées. Ce en quoi il me rétorque un peu agacé : « mais ici ce n’est pas la France !  » puis de préciser : « sur le plan fiscal ce n’est pas comme en France » … Je lui fait remarquer que c’était à TNT de signaler à Pentax cette subtilité et que nous sommes de bonne foi. Sensible à mes arguments, il finit par me proposer de venir le voir dans son bureau à l’aéroport demain matin avec une déclaration « de bonne foi » en trois exemplaires. Je ne vis pas en Guadeloupe et je n’ai pas d’imprimante. Je me débrouille donc pour trouver quelqu’un qui pourra m’imprimer la paperasse. Encore une perte de temps et d’énergie.

Nous sommes en 2015 et un simple mail aurait pu suffire mais non, là il faut que je me déplace…  Donc le lendemain matin, je me tape une heure de voiture pour aller aux douanes du fret aérien (griller du diesel pour polluer un peu plus l’ile, c’est sûr que je n’ai que ça à faire !) . Sur place, je rencontre le directeur des douanes qui me reçoit dans son bureau et m’explique que j’aurais dû déclarer tout mon matériel avant de partir de métropole. Il me précise que tout ce qui rentre en Guadeloupe est soumis à des taxes et que je ne déroge pas à la règle. Je lui explique que c’est la première fois que j’entends ça, que je voyage régulièrement sur d’autres continents et qu’on ne m’a jamais posé le moindre problème. Que de plus, la Guadeloupe est un département français et qu’il est aberrant qu’un photographe indépendant français doive déclarer son matériel et payer des taxes alors même qu’il vient photographier les paysages de Guadeloupe et que ses photos serviront peut-être à promouvoir le tourisme de l’ile. Mais il me rétorque (et il n’a pas tord) que ça il faut le dire au législateur, lui est là pour faire appliquer les règles, sans oublier d’ajouter la phrase classique : « nul n’est censé ignorer la loi ».

Au final, après 20 minutes de palabres, il me fait une faveur et me signe le papier « à titre exceptionnel » et je repars donc avec mon appareil de secours. Un papier volant qui ne sera classé nul part au final et qui me sert juste à récupérer mon paquet chez le transporteur. Je sors du bureau en me disant : « tout ça pour ça »…

Avant de quitter son bureau j’ose lui demander :  » et pour mon appareil qui va être réparé, comment je fait pour le récupérer ? » sa réponse : « ah non ! là il faut que vous alliez demander un carnet ATA à la CCI de Pointe à Pitre. Allez les voir ils vous expliqueront ».

Quand la balle est renvoyée dans une autre administration, alors là tu peux te dire que tu vas vivre un enfer…

Le lendemain, j’appelle donc la CCI de Guadeloupe et je demande le service concerné. Le nom du service c’est « Appui aux Entreprises » ,  avec une telle dénomination, je me dis donc tout naturellement qu’on va y arriver. Mon optimisme est vite rattrapé par la nonchalance d’une dame qui m’explique qu’il fallait que je déclare mon matériel au départ de Bordeaux à l’aide d’un carnet ATA et qu’elle va m’envoyer un… devis. Effectivement quelques minutes plus tard je reçois son devis. Le carnet ATA ne coute pas moins de 380,99 € et n’est valable que pour 5 voyages avec un plafond de matériel à 11 000 €. Selon elle il faut l’utiliser à chaque fois qu’on se déplace dans les DOM et… en Europe !!! il y aussi une proposition à 250 € pour un seul coupon. Je commence à enrager en découvrant en plus toute la paperasse qu’il faut fournir pour acheter le fameux carnet de coupons. Mais le summum va être atteint quand elle va m’envoyer quelques instants plus tard un autre mail pour m’annoncer que de toutes façons elle s’est renseignée auprès de la CCI de Paris et que dans la mesure où il aurait fallu le faire au départ de Bordeaux et bien il ne peut y avoir de rétroactivité et donc il n’y a pas de solution ! Il faut que je demande aux douanes comment faire !!!

Pièces à fournir

Pièces à fournir

 

Détail du prix du carnet ATA

Détail du prix du carnet ATA

 

Détail des redevances

Détail des redevances

 

Message de la CCI de PTP

Donc retour à la case départ. J’appelle à nouveau le chef des douanes du fret aérien. Il me dit qu’il ne peut rien faire. Je lui dit : « écoutez, je n’ai pas envie de polémiquer pendant 20 minutes parce-que vous avez autre chose à faire et moi j’en ai plus que marre, alors est-ce que vous me faîtes à nouveau une exception ? c’est OUI ou c’est NON ? ». Sa réponse est on ne peut plus claire : « c’est NON ». Au revoir Monsieur.

Me voici donc dans l’impasse. Cette fameuse impasse administrative insupportable à laquelle nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre et que nous vivons comme une injustice. Que ce soit les disfonctionnements du RSI, une amende injustifiée, une erreur administrative, un dossier égaré, une usurpation d’identité, à chaque fois la victime se sent impuissante et abattue face à un mur infranchissable qui est celui de l’ADMINISTRATION.

Là je peux le dire, je suis dépité, dégouté, scandalisé, écoeuré. Alors que j’apprend au même moment que la famille royale du Quatar ne paye aucune plu-value sur ses transactions immobilières en France, moi, simple auteur photographe indépendant, qui se bat chaque jour pour assurer sa subsistance dans un marché devenu très tendu, qui n’a droit à rien, ni congé maladie, ni chômage, et certainement ni retraite, je dois dépenser mon temps, mon énergie et mon argent à remplir de la paperasse, payer des taxes, uniquement pour avoir le droit de voyager DANS MON PROPRE PAYS avec mon appareil photo !

Et ce fameux « choc de simplification » annoncé par notre Président ? il est où ???

Je pense que nous devons être le seul pays démocratique et moderne au Monde à se comporter aussi injustement  avec ses propres concitoyens. Le simple fait de devoir déclarer son matériel en voyageant de métropole à un département d’outre mer équivaut d’emblée à une suspicion de  de fraude. Oui en France, tandis que des parlementaires eux fraudent à coup de millions en toute impunité, se payent des biens immobiliers (y compris aux Antilles) avec leurs indemnités et continuent de se pavaner sur les bancs de l’Assemblée, nous petits indépendants, artistes, artisans, commerçants, gérants de PME, nous devons nous soumettre à des règles absurdes, inventées par des énarques qui ne connaissent rien de la vraie vie et qui nous assomment de leur sens aigüe de la complexité ! Je ne me sens aucunement « populiste  » en faisant un tel constat. Juste un sentiment d’injustice et de gâchis.

Je suis en colère contre ce gouvernement qui nous a promis un « choc de simplification » . Simple effet d’annonce une fois de plus.

Quand on voyage on entend souvent que le français est roublard, malhonnête… mais il est évident que tout est fait pour nous conduire à la ruse, à la petite magouille… ou à baisser les bras.

Un ami m’a écrit hier : « et maintenant ? cette situation elle profite à qui ? à quoi ?  Cela n’a plus aucun sens. »

Dans quelques jours, j’irais à St Barth photographier un évènement exceptionnel : la Bucket Regatta. Je ne serais pas au top puisque je ne peux pas rapatrier ici mon propre appareil photo. Je vais donc me contenter de celui que Pentax m’a envoyé en secours, beaucoup moins performant, et je ferais de mon mieux, bien sûr. Mais je me dis qu’en résumé : je suis puni d’avoir investi dans du matériel haut de gamme et performant. Un photographe amateur ou pro, équipé avec un matériel plus basique et donc moins couteux, lui ne serait pas soumis à toutes ces tracasseries. Il se le ferait envoyer en simple collisimo et passerait au travers des mailles du filet. Mais moi je ne peux pas prendre le risque de faire voyager 10000 € de matériel par la poste avec une assurance limitée à 800 €.

Tirer la qualité vers le bas, décourager les plus dynamiques et ceux qui prennent des risques, voilà la politique qui est menée depuis des décennies en France. Et aujourd’hui j’en suis victime.

Oui bien sûr, il y a pire dans la vie et j’en suis bien conscient. Mais pour autant, cela reste absurde et insupportable.

Alors ami photographe qui a eu la patience de lire cet article jusqu’au bout, tu es aujourd’hui informé qu’à chaque fois que tu voyage en Guadeloupe et dans les DOM, si tu ne t’es pas soumis à ce racket organisé, et au jeu de la paperasserie administrative, tu prends un risque, celui de te voir confisquer ton matériel par les douaniers, à l’arrivée ou au départ. Eux n’y sont pour rien. Ils appliquent des règles absurdes dictées par des gens qui vivent sur leur nuage. Et je suis convaincu que les douaniers préféreraient utiliser leur énergie et leur temps à traquer les trafiquants de drogue, si nombreux dans cette région, plutôt que de gêner et ralentir ceux qui ne demandent qu’à travailler honnêtement.

Et à ce stade de mon billet et de mon exaspération je vais me permettre en conclusion un petit avis personnel :  selon moi, les premières victimes de cette barbarie administrative sont les guadeloupéens eux-mêmes, qui au quotidien se font racketer, notamment par la grande distribution, en payant leurs achats 30 à 50 % plus cher qu’en métropole. Tout ceci pour alimenter les dépenses considérables de la Région Guadeloupe qui a acheté la paix sociale en fonctionnarisant 40 % de la population active, et qui est capable de dépenser des dizaines de millions pour un musée de l’esclavage mais qui ne dépensera pas un centime pour construire un nouvel hôpital digne de ce nom ! et que dire de l’eau potable qui ne coule que par intermittence dans les foyers ! Comment un département où le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale, où le taux de criminalité bat chaque année tous les records, et ou le travail informel est toléré, peut-il se permettre le luxe de décourager celles et ceux qui voudraient participer, chacun à leur petit niveau, à faire de cette ile magnifique un territoire encore plus attrayant et dynamique ?

Et oui, un photographe qui se déplace plusieurs mois sur un territoire pour le photographier, observe, se renseigne, s’imprègne, tente de comprendre… et si on le prive de son outil de travail, il peut toujours s’exprimer par la parole ou l’écrit.

Voilà, c’est fait. Et maintenant ça va tweeter sec ! parce-que j’ai espoir que ce billet arrive devant les yeux d’un haut responsable politique et qu’il prenne conscience, à travers cette petite mésaventure,  de l’écart énorme qui existe entre sa vision du travail et celle de ceux qui sont dans la vraie vie.

Laissez nous respirer ! laissez nous libérer notre énergie, notre créativité ! arrêtez de nous compliquer l’existence ! c’est tout ce que je vous demande. Et apparemment on est quelques millions de français, de métropole et des DOM TOM,  à penser la même chose…

Lecteurs de ce blog, journalistes, administrateurs de sites, portails, pages fb, n’hésitez pas à partager cet article si vous le souhaitez. (Merci d’utiliser le lien et non un copié-collé du texte)

 




Nouveau livre : Mon Petit Paradis

13062012

nouveau livre de Stéphane Scotto

Il y a 3 semaines, alors que mon livre « J’ai rêvé du Bassin » était en phase de finalisation de la maquette, j’ai dû prendre une difficile décision: annuler la sortie de cet ouvrage ambitieux et la reporter à une date ultérieure. C’est le contexte économique très préoccupant en Europe pour les mois à venir qui m’a conduit à ne pas investir la somme exorbitante que représente un livre d’un tel format, au risque de ne pas rentrer dans mes frais avant le mois d’octobre, ce qui m’aurait mis dans une situation embarrassante.

Il n’était pas question pour autant de ne rien faire. J’ai donc rapidement réfléchi à une autre possibilité : sortir à la place un petit livre qui me trottait dans la tête depuis déjà quelques temps. Un petit livre composé uniquement de photographies, les plus belles, très bien imprimées, sur du très beau papier, avec une jolie couverture, qui en ferai un petit objet collector. Comme d’habitude j’ai pu compter sur les conseils d’Olivier Gaudefroy de l’imprimerie Escourbiac, et une fois la décision du format prise, j’ai travaillé jour et nuit pendant deux semaines pour réaliser la mise en page. Ce livre est au format 13×21 cm à l’italienne. Il fait 208 pages pour une épaisseur de 4 cm. La couverture est toilée et les titres sont gravés dans la toile. Il y aura deux visuels de couverture différents, l’un avec une photo du Mimbeau au Cap-Ferret, l’autre avec une photo du Banc d’Arguin prise depuis la Dune du Pilat. Vous pourrez acheter ou offrir la version qui vous convient le plus selon vos affinités avec le Nord ou le Sud Bassin…

Son prix sera de… 20 euros seulement. C’est vraiment le petit livre mignon, d’ une belle finition, qu’on a envie d’emmener partout avec soit pour avoir en permanence son « petit paradis » à portée de regard et à un prix très doux. Idéal aussi pour un petit cadeau, une petite intention.

Mais ce n’est pas tout. Pris dans les tourments du conflit avec la Mairie d’Arcachon ces deux dernières années, je n’avais pas sorti de calendrier en 2012. Manque d’énergie et d’inspiration en étaient les causes. Cette année, je me rattrape en vous proposant dans quelques jours, non pas UN, mais DEUX calendriers 2013 ! L’un contient des nouvelles photographies de paysages variés, l’autre est composé exclusivement de photos du Bassin prises sous la Pleine Lune. Il n’y aura que 1000 exemplaires de chaque mis en vente, ne passez pas à côté. C’est cet été qu’il faudra l’acheter !

Toutes ces nouveautés devraient être dans les points de vente fin juin. Vous pourrez également me les commander directement dans quelques jours. Je vous communiquerai les détails dans un prochain post.

Nouveau livre : Mon Petit Paradis dans Mon actu photographique Calendriers2013calendriers_verso-1024x844 dans Mon actu photographique

 

 

 




Dans les coulisses de l’imprimerie

10062012

La plupart des gens ne savent pas quelles sont les étapes de la fabrication d’un livre, d’un magazine ou d’un calendrier.

J’ai profité de mes 3 jours passés à l’imprimerie Escourbiac pour prendre quelques photos avec mon iphone et vous faire partager les coulisses de l’impression de mon prochain livre et de mes deux calendriers 2013.

La première étape est bien sûr de réfléchir au concept, au format, à la qualité du papier, au nombre de pages, et bien sur au nombre d’exemplaires à imprimer. Pour toutes ces étapes il est primordial d’avoir un bon interlocuteur, créatif, imaginatif et qui possède une bonne connaissance des différents papiers et supports. Si en plus, votre imprimeur possède une fibre artistique, photographique, il sera d’autant plus en mesure de vous donner des conseils utiles. C’est pour cela que je travaille régulièrement avec l’imprimerie Escourbiac située dans le Tarn.

J’ai travaillé pour la première fois avec cet imprimeur pour ma collection de cartes postales haut de gamme, en 2005. A l’époque, j’avais signé un contrat avec un éditeur auquel j’avais imposé de pouvoir choisir moi-même l’imprimeur. Un labo photo à Toulouse m’avait conseillé Escourbiac. Ils venaient de remporter pour la deuxième fois le Quadra d’Or, une récompense nationale. Comme tout s’était bien passé et que le contact fut bon, je leur ai alors proposé de me faire une proposition pour un livre photo. Souvenez-vous, c’était en 2007 pour mon livre « Rencontre avec la lumière ». Ils m’avaient proposé ce format panoramique, difficile à réaliser mais tellement original. C’était un véritable défis. C’est à l’occasion de l’impression de ce premier livre que j’ai pu mesurer l’importance d’avoir de bons partenaires et de se sentir à l’aise avec les différents collaborateurs de l’entreprise. Trois années plus tard, j’ai donc imprimé mon deuxième livre Balade en Altitude chez eux, ainsi que deux calendriers. Pourquoi changer de crèmerie quant on est satisfait du travail et du relationnel ?

Livres du Bassin d'Arcachon  < (de gauche à droite) : le petit dernier « Mon petit Paradis » (juin 2012), « Balade en Altitude » (juin 2010), « Rencontre avec la lumière » (juin 2009)

Pour moi, il est hors de question d’aller imprimer en Espagne, en Italie, en Pologne ou même… en Chine ! Un de mes confrères photographe du Bassin l’a fait et il a vu le résultat ! Il est revenu déçu et je dois dire que la qualité d’impression et de façonnage de son livre ne sont pas à la hauteur de la beauté de ses photos. C’est bien dommage.

Je suis aussi très attentif au respect de l’environnement, d’autant plus dans le domaine très polluant qu’est l’imprimerie offset. Escourbiac est labellisé Imprim’Vert et utilise des papiers PEFC et FSC. Pour moi c’est important.

Un bon imprimeur saura donc vous conseiller quant au choix du format et il optimisera au maximum le coût en jouant sur la surface du papier.

La deuxième étape consiste à réaliser la maquette. Trois options s’offrent à vous : confier votre projet au maquettiste de l’imprimeur (ce qui peut être un choix judicieux), engager un graphiste free-lance, ou le faire soit même, mais là attention ! mieux vaut s’y connaître un minimum car il ne s’agit pas de réaliser un diaporama sur power point ou une note de service sur Word ! L’impression offset ne pardonne pas l’erreur et il y a des normes à respecter scrupuleusement.

Dans les coulisses de l'imprimerie dans Mon actu photographique photo5-300x300  < le maquettiste réalise la mise en page sur Indesign ou Quark X press

Pour un photographe, il y a un point important à ne surtout pas négliger : la chromie. Il s’agit de l’opération délicate du passage de vos images RVB en CMJN. Gare aux surprises ! La perte de nuance, de profondeur, peut vous déprimer si vous êtes un puriste. C’est pourquoi, le responsable de la chromie doit être un grand chef ! Chez Escourbiac, je suis en sécurité avec Christophe. Au fil du temps, nous avons accordé nos violons et nous travaillons désormais très efficacement. Encore une bonne raison de ne pas changer de crèmerie. Mais on a beau avoir un bon partenaire, il faut savoir être philosophe car certaines images sont parfois irrécupérables en CMJN. Cela est notamment le cas pour des paysages comportant des ciels bleus profonds… justement ma spécialité ! mais bon… on ne m’a jamais dit que ce serait facile…

photo15-300x300 dans Mon actu photographique  < Christophe, responsable de la Chromie passe mes photos « à la moulinette »

Une fois la maquette terminée et le PDF définitif exporté, un opérateur va réaliser l’imposition, c’est à dire organiser votre fichier PDF sur une plaque pour réaliser la gravure.

Mais avant de graver les plaques d’aluminium, il va vous sortir ce qu’on appelle « un traceur ». Il s’agit d’imprimer votre livre sur une imprimante jet d’encre en basse définition, de couper les pages et d’assembler les cahiers, pour leur donner la forme du livre fini. Ainsi vous pourrez tout re-vérifier une ultime fois, que ce soit la mise en page, les « coquilles » ou les fautes d’orthographe. Et croyez moi, cette étape n’est pas à négliger. En effet, c’est toujours à ce moment là que l’on se rend compte d’énormités qu’on avait laissé passé. Un écran d’ordinateur, aussi grand et aussi bon soit-il ne permet pas une lecture avec suffisamment de recul pour débusquer les erreurs.

photo10-300x300 < Ali réalise « l’imposition » des pages photo6-300x300  < le traceur        photo9-300x300  < Jean-Louis découpe et assemble les épreuves basse def du traceur 

 

Une fois que vous aurez lu, relu et relu encore, vous devrez vous engager en signant le BAT. A partir de ce moment là, la machine est lancée.

photo1-300x300  photo3-300x300< les épreuves traceur des calendriers et du livre sont prêts. Il n’y a plus qu’à tout vérifier et à signer le Bon à Tirer…  

Puis, les plaques sont gravées et rejoignent le « conducteur machine », c’est à dire l’opérateur qui va imprimer vos 1000, 2000, ou 4000 exemplaires. Mieux vaut bien s’entendre avec lui. Personnellement je mets un point d’honneur à être présent au « calage » des couleurs. C’est fatiguant car cela dure longtemps (ils travaillent en 3×8), dans une atmosphère industrielle, avec du bruit. Il faut aussi savoir être patient car l’opérateur a tout un travail de préparation avant de lancer l’impression et il faut recommencer à chaque changement de plaque.

photo7-300x300  < Les plaques en aluminium sont gravées. Une pour chaque couleur : Cyan, Magenta, Jaune et Noir      

photo2-300x300  < William Bastou, conducteur machine chez Escourbiac.

Pour mon livre et mes deux calendriers, je vais travailler avec William et José. Je commence avec William  qui avait déjà travaillé sur mon livre Balade en Altitude et sur mon calendrier  2011. Il sort une première page (en réalité, à chaque fois qu’il lance une page, c’est 20 à 50 pages qui sortent et qui partent ensuite à la poubelle de recyclage), il la pose sur le plan de travail, on regarde ensemble, il fait des mesures, et on fait des choix : plus de bleu, moins de jaune, plus de noir… il faut être capable de faire des choix et des concessions car ce que l’on gagne d’un côté on peut le perdre de l’autre. Une fois qu’on est « calé » , je signe le BAT et il lance les 4000 pages ! C’est cette opération de calage des couleurs qui fera la différence entre un livre correctement imprimé et un livre superbement imprimé ! Moi je ne suis pas, comme dirait un ami réalisateur, un « enculeur de mouches » mais je suis un perfectionniste et un puriste. Alors impensable de ne pas mettre mon grain de sel dans cette histoire.

photo4-300x300photo8-300x300  < le genre de machine qui vaut 1 Million d’euros…

photo13-300x300  < je signe le BAT. C’est partit pour 2000 exemplaires du calendrier ! Allez, on « roule » !

Il faut environ une journée et une nuit pour imprimer un de mes livres. On ne dors pas beaucoup, on est fatigué, mais soulagé et impatient de recevoir le « bébé » enfin terminé.

Chez Escourbiac, ils ont deux machines et cette fois-ci, j’ai la chance d’imprimer mon livre en même temps que Gregory Wait, photographe australien vivant en Normandie et qui n’est autre que le lauréat de la Photo de l’Année 2012 en catégorie paysages. Il est en train de faire imprimer un livre en bichromie (c’est à dire en Noir et Blanc). C’est toujours plaisant de pouvoir échanger avec un confrère, d’autant plus quand il est sympa.

photo12-300x300  < avec le photographe australien Greg Wait

photo11-300x300  photo14-300x300< les palettes de pages s’accumulent.

Après le travail de l’impression, il y a encore le vernis sélectif (option), le découpage au massicot, la reliure (souvent effectuée chez un relieur sous-traitant), l’emballage et l’expédition. Des opérations qui prennent encore quelques jours, voir quelques semaines.

Puis, le camion arrive avec ses palettes de cartons remplis de livres. Il ne reste plus alors qu’à distribuer les libraires et les différents points de vente et à les convaincre de mettre en avant votre « bébé » dont vous êtes si fier. Car maintenant que vous avez travaillé jour et nuit pondant des semaines, voir des mois, fait un chèque de 20 000 ou 50 000 euros à l’imprimeur, il faut le vendre ce livre !

Mais ça… c’est une autre histoire…




La Galerie est ouverte pour les fêtes de Noël

19122010

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Depuis hier, la galerie a ré-ouverte ses portes au public à l’occasion des fêtes de Noël.

Pour l’occasion j’aurai le plaisir de vous recevoir et de vous présenter quelques nouveautés de la collection Automne 2010 : des photos que j’ai pu réaliser avant de m’envoler pour ce long périple aux Etats Unis.

Vous pourrez également admirer quelques paysages de Cape Cod et de l’Ouest Américain en avant première.

Pour vos cadeaux de Noël, vous avez l’embarras du choix puisque j’ai fait tiré mes meilleures photos des collections précédentes. Le choix est vaste.
Il y a également un grand nombre de photos à – 50 % (photos légèrement abîmées et anciennes collection, y compris dans des grands formats). Profitez-en !

Pensez également aux livres et aux calendriers pour vos petits cadeaux de dernière minute.

Cette bonne nouvelle s’accompagne d’une mauvaise : la galerie fermera ses portes après les vacances de Noël… (vers le 3 janvier).
J’ai bien réfléchis et j’ai décidé de ne plus mener ce combat épuisant contre l’abus de pouvoir de Yves Foulon, Maire d’Arcachon, qui persiste à ne pas vouloir faire respecter la loi.
Je vous donnerai plus d’explication dans un prochain article, nous n’allons pas gâcher les fêtes de fin d’année avec cette écoeurante histoire.
Tant qu’elle ne sera pas vendue elle restera achalandée et les ventes seront possibles sur rendez-vous. Néanmoins, je pense que la galerie sera définitivement fermée et vendue avant le mois de mars.

Ces 15 jours d’ouverture sont donc en quelque sorte mon « baroud d’honneur » avant mon départ définitif.

A bientôt et pour celles et ceux que je ne verrais pas, je vous souhaites de bonnes fêtes de fin d’année.
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to be continued…

8122010

Voilà… le voyage est terminé.

J’ai pris le vol Boston Paris, puis Paris Bordeaux, pour arriver à Arcachon ce matin vers 9:00.

Je n’oublierai pas cette formidable aventure et les merveilleuses rencontres que j’ai eu l’occasion de faire.
J’ai parcouru 6000 km au milieu des paysages inimaginables de l’Ouest Américain, savouré pendant 6 semaines la quiétude de Cape Cod, et survolé à « l’américaine » toutes ses côtes et ses îles, navigué sur le plus beau catboat de la Nouvelle Angleterre.
J’ai pu réellement rentrer en immersion dans la vie américaine, avec tous ses avantages mais aussi tous ses inconvénients, bref tous ses paradoxes.

J’ai pu vraiment faire mon vrai métier tous les jours : prendre des photos ! et cela ne m’étais pas arrivé depuis bien longtemps…
Plus de 60 films moyens formats ont été développé, environ 500 gigas de photos numériques stockés dans mes disques durs externes, et plusieurs heures de vidéos.
De quoi faire un livre, une expo, et… de quoi ouvrir une galerie à Cape Cod, le plus rapidement possible.

Beaucoup de travail m’attend maintenant pour finaliser toutes ces photographies.

Dans un premier temps, je vais travailler à la ré-ouverture de la galerie d’Arcachon pour les vacances de Noël. Ce sera la dernière fois. La galerie sera vendue avant le printemps, puisque Yves FOULON le Maire d’Arcachon continue d’abuser de son pouvoir refusant d’appliquer la loi, créant des conditions de travail qui m’obligent à prendre cette douloureuse décision.

J’espère vous voir nombreux pour une dernière visite, une dernière rencontre avant mon départ définitif…

REMERCIEMENTS :
Susan&George et leurs enfants Kendall&Colby, Florence & Bill, Tim, Ron, Willow&Charles, Nancy&Paul, Chris Jr., Russell, Tom Lamb&Lion, Reed Photo imaging,




Article Sud Ouest sur le prochain livre

13042009

Lundi 13 Avril 2009

UN ARCACHONNAIS ÉDITE SA BALADE EN ULM. Stéphane Scotto publie un livre de plus de 200 photos, fruit d’un travail de trois ansLe Bassin vu du cielStéphane Scotto a installé son objectif à bord de l’ULM de Michel Boudigues. (photo s.m.)

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Cela fait plus de trois ans que le photographe arcachonnais, Stéphane Scotto, a installé son objectif à bord de l’ULM de Michel Boudigues à l’aérodrome Villemarie de La Teste-de-Buch. Ayant accumulé des centaines d’heures de vol et des milliers de clichés, celui qui, il y a deux ans, sortait son premier beau livre dédié au Bassin, « Rencontre avec la lumière », a récidivé et signé « Balade en altitude ».« C’est le livre « African air » de George Steinmetz qui a servi de déclencheur à mon projet », explique-t-il. S’inspirant du format de ce livre dédié aux paysages africains vus du ciel et renouant avec son premier opus sorti en 18 x 39 cm, il s’est attaqué cette fois-ci au modèle 24 x 32 cm.Tous les aspects du Bassin« C’est un livre de photos, avec plus de 200 clichés pleine page. » Des clichés réalisés au moyen format argentique et au numérique pris à différentes altitudes – entre 150 et 3 000 pieds, soit entre 50 et 1 000 mètres d’altitude – à différentes saisons et en différents endroits du Bassin.
« J’aborde tous les thèmes et pas forcément les plus esthétiques », explique le photographe qui alterne des vues du port d’Arcachon avec sa multitude de bateaux, des rivages urbanisés et des images à couper le souffle de l’île aux Oiseaux ou du banc d’Arguin. Un dernier lieu immortalisé depuis 2005 jusqu’au lendemain de la tempête.
« C’est effarant », résume Michel Boudigues en évoquant la mobilité de cette langue de sable qui se déplace inexorablement du Cap-Ferret vers les plages océanes de La Teste-de-Buch.
Et le pilote qui vit le Bassin en permanence à bord de son ULM d’expliquer le redécouvrir. « Depuis que j’ai vu les photos de Stéphane, j’ai appris à regarder les choses plus en détail. Je trouve le bassin d’Arcachon merveilleux en général, mais là je le trouve merveilleux en particulier. »
Stéphane Scotto confesse lui aussi son sentiment d’être spectateur. « J’ai une vision plus dense. Je prends la mesure de la grandeur des lieux. En altitude, on passe en l’espace de cinq minutes d’un paysage de désert à celui d’une forêt, puis d’une lagune et de prés salés. C’est je crois ce qu’apporte le livre. La densité du Bassin. »
Documentaires en DVD
Une densité appuyée par une série de textes du naturaliste Tom Perrin, livrés à part des images. Le livre « Balade en altitude » fait actuellement l’objet d’une souscription (1).
Sa sortie est prévue pour le 5 juin à 4 000 exemplaires. Il sera accompagné d’un DVD réalisé par Stéphane Scotto. « J’ai eu une démarche documentaire pour parler des enjeux environnementaux du bassin d’Arcachon », explique-t-il en précisant que ce point de vue n’est pas militant, contrairement à son blog.
Crise de l’ostréiculture, plaisance traditionnelle, gemmage sont au programme. De même que l’histoire de Michel Boudigues qui fut, il y a vingt ans, le seul rescapé d’un crash d’avion. Accident qui lui coûta une jambe et changea le sens de sa vie.
(1) Les souscripteurs payent l’ouvrage moins cher avant sa sortie (prix de vente grand public : 49 euros) et bénéficient d’un poster pliable permettant de voir le Bassin à marée haute et marée basse.

Renseignements sur www.stephanescotto.com
Auteur : sabine menet
s.menet@sudouest.com




Mon prochain livre… ça démarre maintenant !

23022009

1 an et demi après la sortie de mon premier livre sur le Bassin d’Arcachon, voici venu le temps de me consacrer au second.

Depuis une semaine, « Bassin d’Arcachon, balade en altitude » est en pleine conception.

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Un thème : le Bassin d’Arcachon en vision aérienne.

Ce livre au format 24×32 cm à l’italienne, comportera 224 pages et environ 200 photographies aériennes, toutes prises à bord de l’ULM de mon ami Michel Boudigues.
Vous découvrirez le Bassin comme vous ne l’avez jamais vu, avec des formes et de lumières qu’on ne peut voir que du ciel.
Vous pourrez constater l’évolution du Banc d’Arguin depuis 2005, découvrir les villages invisibles de l’Ile aux Oiseaux, et vous étonner de paysages inaccessibles.

Un DVD accompagnera l’ouvrage.
Il comportera plusieurs reportages vidéos dont je vous dévoilerai bientôt le contenu.

La sortie est prévue pour début juin et son prix public sera identique au premier, soit 49 €

Je lance dès à présent une souscription à 45 € comprenant le livre, le dvd, et un poster colector.
Vous trouverez un bon de souscription en ligne dans quelques jours. Vous pouvez également venir le remplir à la galerie.
Petit détail important: un règlement par chèque me permet de ne pas encaisser votre chèque avant l’impression du livre.
Vous pourrez également régler par CB via Paypal.

Dans les jours qui viennent je vais créer un site dédié uniquement au livre. J’ai d’ors et déjà créé un groupe sur Facebook.
Pour y adhérer, créez un compte sur www.facebook.fr (si ce n’est pas déjà fait…) et recherchez « Bassin d’Arcachon-Balade en altitude-le livre ». Cliquez sur « rejoindre le groupe ».

Les premières pages et tous les détails vous y attendent déjà…







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