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Au JT de TF1 pour parler de l’érosion du littoral

29052015

REPLAY :

stephane_scotto

 

Vaste sujet que celui de l’érosion de notre littoral aquitain et surtout sujet ô combien sensible !

D’un côté les faits que nous pouvons constater : des plages rongées par la mer, des habitation menacées de s’écrouler dans les vagues, et des inondations devenues de plus en plus fréquentes dans certaines citées balnéaires.

D’un autre côté, ceux qui n’ont pas forcément intérêt à ce qu’on en parle : des promoteurs immobiliers qui voudraient bien continuer à profiter de cette manne, quelques acteurs du tourisme qui ne veulent surtout pas que l’on évoque des choses négatives, et bien sûr des maires peu scrupuleux, corrompus, ou tout simplement incompétents, qui ne tiennent pas à ce qu’on les mette en avant face à cette problématique.

Quelques soient les causes de cette érosion de nos côtes, il est clairement établi que nous ne pourrons jamais lutter efficacement et durablement contre la force des éléments naturels. L’Océan reprend ses droits et il semble même demander les intérêts de retard !

La pointe du Cap Ferret ne sera pas sauvée par le charismatique et controversé Benoît Bartherotte. S’il est vrai qu’il parvient à gagner un peu de temps tout en menant ses petites affaires dans les méandres sombres du pouvoir passé ou en place, il ne gagnera pas la guerre qu’il mène depuis 20 ans contre cette satanée montée des eaux. Pas plus que ces milliardaires de l’ile de Nantucket dans le Massachusetts qui regardent impuissants leurs villas à plusieurs millions de dollars se désagréger dans les vagues puissantes, juste en face de nous, mais de l’autre côté de l’Océan.

Et puisque nous n’arriverons pas, semble t-il, à inverser la courbe du réchauffement climatique,  un phénomène qui dure depuis des millénaires mais que notre ère industrielle fait accélérer de manière exponentielle depuis 50 ans, la moindre des décisions serait de nous éloigner des côtes au lieu de nous mettre au bord. C’est du bon sens. Mais comme beaucoup d’autres sujets, notamment liés à l’environnement, le bon sens passe en second plan devant l’argent, et certains lobbies se donnent les moyens de poursuivre leur oeuvre dans une certaine impunité. Pour illustrer mes propos, j’évoquerai le futur projet d’hôtel 5 étoiles avec Casino et parking souterrain sur le front de mer d’Arcachon Place Peyneau (détruisant au passage le musée aquarium le plus ancien au Monde), la construction d’un bâtiment de 200 m de long et 20 m de haut au Petit Port (toujours à Arcachon) et les innombrables nouvelles maisons (pour ne pas dire « maisonnettes ») sur le territoire de Gujan-Mestras, si proches de l’estran. Partout on bétonne, on densifie,  on magouille… Qui paiera la note quand dans 10 ou 20 ans, ces bâtiments seront submergés par les flots ?

Quand le journaliste de TF1 m’a contacté pour participer à ce petit sujet de 6min au JT de Claire Chazal, je lui ai bien précisé que je n’étais pas un spécialiste de la question de l’érosion. Je suis photographe de paysages marins mais pas scientifique. En revanche, je ressens les choses, je les vois évoluer sans pour autant pouvoir dire exactement dans quelles proportions. Et même si les spécialistes diront à juste titre qu’on ne peut pas sérieusement parler de ce sujet en 6 minutes, je pense personnellement, que toutes les occasions d’évoquer des sujets aussi importants, doivent être saisies. Dans ce supplément du JT de TF1, le sujet sur l’érosion du littoral était à la fois trop court et à la fois assez long pour toucher et sensibiliser les 8 millions de téléspectateurs de Claire Chazal. Et c’est cela qui compte avant tout. Cela permettra peut-être d’obtenir plus d’oreilles attentives dans des sujets plus complets ou des actions locales.

Sur le plan technique, le tournage devait au départ s’effectuer en hélicoptère. Finalement, pour des raisons de budget je suppose, nous avons tourné avec deux ULM. Je suis monté avec Michel Boudigues, et Christophe, le cadreur de TF1 s’est installé à côté d’Olivier Chaldebas, avec qui je vole aussi assez souvent. La difficulté a été de gérer le son. Impossible de m’interviewer puisque j’étais le seul passager possible à bord de l’ULM rouge de Michel. Et le cadreur ne disposait pas d’un enregistreur de son indépendant que j’aurais pu emporter avec moi. Inutile de vous préciser que le micro HF ne passe pas entre les deux ULM. Nous avons donc décidé d’enregistrer ma voix sur un canal à part, le cadreur récupérant mon dialogue dans son propre casque ! système D qui a ses limites et que nous ne pouvions pas poursuivre dans la « zone Cazaux », surtout ce jour là où l’activité militaire était assez intense. Nous avons donc fait ce que nous pouvions et avec les moyens du bord. Finalement le résultat n’est pas si mal et les images sont belles. Et pour moi, la satisfaction de n’avoir consommé qu’à peine 20 litres de super sans plombs pour l’ensemble du vol. Quand on sait qu’un hélico consomme 180 litres de carburant à l’heure, on peut se réjouir d’avoir eu un impact carbone quasi nul pour un reportage qui, de manière indirecte, nous alarme sur le réchauffement climatique.

Coincidence incroyable pour moi qui suis un amoureux de Cape Cod et des iles de MV et Nantucket, Claire Chazal nous proposait également un reportage sur le phare de l’ile de Martha’s Vineyard qui a dû être déplacé de 30 mètres à cause de l’érosion. Un phare que j’ai moi même photographié à plusieurs reprises, y compris en aérien !

 

REPLAY :

phare de Gay Head

 

Et quelques photos des coulisses du tournage :

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Ma vie avec Steve Jobs

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Ce matin, comme tous les matins, mon iphone me réveille en musique, je l’attrape et j’ouvre fb pour voir ce que mes amis lèves-tôt on publié sur leur wall.
Ce matin c’est « RIP Steve Jobs » pour tout le monde sur les réseaux sociaux qui n’auraient d’ailleurs peut-être jamais existés sans l’invention d’Apple par Steve Jobs et son ami Steve Wozniak un 1 er avril 1976 dans un garage de la Silicon Valley.

Une histoire de rêve américain comme on les aime. Partis de rien, avec une idée géniale et de la volonté, les deux amis allaient révolutionner le monde en faisant entrer l’informatique dans les foyers.
J’avais 5 ans.

Je fais partie de cette génération qui est né et qui a vécu sa jeunesse et son adolescence sans informatique, sans internet, sans réseaux sociaux. Autrement dit sans ipod, sans iphone, sans macbook et sans ipad.
Avec mes potes en banlieue parisienne, notre réseau social c’était le téléphone fixe de la maison, et des rendez-vous place de la Mairie en skate board, casque de walkman à cassettes sur les oreilles. Parfois nous jouions au foot avec une balle confectionné avec du papier journal et du sckotch d’emballage marron. Nos sujets de discussions étaient variés mais une chose est sûre on ne parlaient pas du dernier Iphone 5 car le seul téléphone portable qui existait alors c’était ce gros truc en forme de petite valise avec un combiné au bout et la seule personne que nous avions pu voir en utiliser un c’était le personnage de Roger Murtauch dans l’Arme Fatale 1 !
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C’était néanmoins la mode des micro-ordinateurs dédiés aux jeux : Attari, Amstrad, Amiga…
Nos parents se saignaient aux quatre veines pour nous offrir une de ces merveilles de technologie avec laquelle même un enfant de 4 ans ne voudrait pas jouer aujourd’hui…
Je me souvient que j’avais fait le choix d’un petit micro-ordinateur qui s’appelait « Alice ». Il avait la taille d’une box, il était rouge et il fallait le relier à la TV avec une prise péritel. Du coup il a fallu changer aussi de télé. Nous l’avions acheté à la Fnac et je me souviendrai toute ma vie de la question que j’ai posé au vendeur : « monsieur, est-ce que l’ordinateur va me parler ? » Je crois que j’espérais m’en faire un ami… Pour ma mère s’était l’investissement de l’année. Cela coûtait très cher à l’époque. Je me souviens que le premier magnétoscope VHS stéréo coutaient 10.000 frs, soit 1500 € !
De nos jours on trouve des lecteurs DVD à 29 €…
Pour jouer à un jeu il fallait relier Alice à un magnétophone à cassette et envoyer le programme par ce biais. Les sons se transformaient en codes et le programme pouvait démarrer. Côté graphisme c’était pas vraiment du luxe : une voiture c’était un carré avec 4 autres petits carrés pour les roues. Bon… il fallait avoir un peu d’imagination pour s’y croire quoi ! En tout cas j’ai passé des nuits à me bousiller les yeux à recopier des programmes.

Quelques années plus tard, après le lycée, bac A3 cinéma audiovisuel en poche, je créais avec mon ami Renaud Philipps, une petite société de production vidéo. Notre « home studio » était situé dans une petite pièce du minuscule T1 que louait Renaud dans le 15 ème arrondissement, juste à côté de Canal +. Je me souviens que pour aller chez Renaud je n’étais pas obligé de passer devant Canal mais que pour me donner l’illusion de faire parti de ce monde là, je faisais toujours un petit détour au volant de ma peugeot 104 Z coupé pour longer l’entrée de leurs locaux… Quand je pouvais appercevoir Philippe Gildas ou Jean-Luc Delarue j’étais content. Je m’imaginais engager la conversation avec eux et rentrer dans leur univers.
A l’époque la HD n’existait pas. Nous tournions en V8 ou en HI8 et nous montions en analogique, souvent sans time code, avec plusieurs magnétoscopes reliés entre eux, à la volée ! c’était du sport mais on s’en sortait pas mal. Pour le mixage vidéo nous avions la célèbre petite table Panasonic WJ AVE5 et pour les effets spéciaux, disons plutôt l’infographie, Renaud excellait avec son Amiga ! Je me souviens qu’il y passait la nuit pour faire juste défiler un titre de haut en bas…
Mais avec ce matériel nous arrivions quand même à dépasser les limites et à réaliser des projets qui même aujourd’hui ne nous font pas honte. Pour compenser l’absence de moyens et de technologie, nous étions très créatifs.
Finalement quand j’y repense nous étions, à notre manière, des petits Steve Jobs…

Je ne savais pas encore qui était Steve Jobs et je n’avais jamais entendu parler d’Apple.

Un jour, alors que nous devions rédiger et imprimer la paquette de notre société  » des professionnels de la profession » prêts à révolutionner le monde de l’audio-visuel avec des slogans du type :  » La vidéo professionnelle adaptée à votre budget… », Renaud me propose d’aller chez les voisins de sa mère qui possèdaient le fameux Maccintosh ! Il s’agissait d’un couple de psychologues d’entreprises qui avaient acqui cet ordinateur jusqu’alors réservé à une élite. Renaud avait les clefs de l’appartement et je me souviendrais toujours quand j’ai vu pour la première fois cet objet révolutionnaire.
Il trônait sur un petit meuble avec un siège de torture suédois ou norvégien (je ne me souviens plus) qui permettait de s’assoir accroupi pour soit disant ne pas s’abimer le dos… Pas de doûte ces gens là faisaient bien parti de l’élite et ils étaient friands d’innovation.
Renaud était très à l’aise avec le Macintosh. Souvenez vous, ce petit écran plus haut que large, en forme de page A4, noir et blanc. Pas de tour, tout était à l’intérieur de l’écran et il y avait un lecteur de disquette frontal.
Et puis surtout il y avait… une souris !
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Cela parraissait simple. Renaud me disait que c’était génial car hyper intuitif et que même moi je pourrais m’en servir !
Grâce à ce Macintosh et à ses voisins nous avons donc pu réaliser notre petite plaquette et arpenter fièrement, en costumes trop grands pour nous, les allées de la Foire de Paris Porte de Versailles pour essayer de démarcher, l’air sur de nous, avec une voix exagérément grave pour essayer de masquer notre jeunesse, quelques futures clients (pour ne pas dire victimes…).

Cela démarrait donc comme une petite histoire de rêve américain, avec sa part d’audace et de naïveté. A 19 ans tout nous parraissait possible. La réussite était là, juste devant nous. Il suffisait d’y croire et de foncer.
Et cela fonctionnait ! mois après mois nous multiplions les contrats et nous commencions à devenir des pros du tournage multicaméras de concerts. Nous progressions sur des budgets de plus en plus gros et nous mettions peu à peu le pas dans l’univers professionnel.
Malheureusement cette aventure dû rapidement s’interrompre pour cause de service militaire, qui à l’époque était encore obligatoire.

Dépité d’avoir les ailes coupées en plein envol, je fis le choix de signer un contrat avec l’Armée de l’Air et je devint photographe sur une base française à Dakar où je restais deux années. Il y avait des PC dans tous les bureaux mais pas de Mac…
Et toujours pas internet… toujours pas de téléphone portable…

En 1995, de retour à Paris, je décidais de me remettre dans la réalisation vidéo en free-lance et il me fallait donc un ordinateur, non pas pour le montage car cela ne se faisait pas encore par ordinateur à l’époque, mais pour le traitement de texte et la PAO. Mon réflexe aura bien entendu été de demander conseil à mon ami Renaud. Il insista très lourdement (à la limite du lavage de cerveau) pour que j’achète un Mac… Il n’y a rien de plus insupportable pour un utilisateur convaincu de Mac de ne pas réussir à convaincre un proche d’investir dans un Mac plutôt que dans un PC. La grande difficulté à l’époque c’était l’incompatibilité des logiciels et surtout des jeux. C’est d’ailleurs à cette époque que Apple Europe fit appel au jeune pylatais Nicolas Gaume pour adapter les jeux PC au système Mac. Bref, je décidais d’écouter mon meilleur ami et j’achètais alors mon premier Mac dans un magasin boulanger de Fontenay sous bois. Le vendeur faisait tout pour m’en dissuader, arguant qu’Apple était en train de couler, et dépensait toute sa salive pour me refourguer un PC à la place. Mais je tenu bon et je signais pour un Mac. Il s’agisait d’un Performa LC 630. Il n’était pas vraiment beau. En fait il ressemblait à un PC.
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Mais il fonctionnait bien, il avait l’air costaud et cela me suffisait.
Durant cette période Steve Jobs n’était plus aux commandes de la pomme. Il avait été évincé d’Apple. De ce fait, il n’y avait plus vraiment d’innovation dans leurs produits qui ressemblaient de plus en plus à des vulgaires PC.
Il n’y avait toujours pas internet mais on pouvait se connecter via le modem au téléphone pour avoir accès au minitel, envoyer des fax ou échanger des fichiers.
Je me souviens qu’à cette époque les premiers téléphones portables firent leur apparition et que mon ami Renaud fut l’un des premiers à en acquérir un. On se moquait beaucoup de ceux qui téléphonaient dans la rue ou au supermarché à l’époque. Ils avaient l’air ridicules avec leur espèces de talki-walkies.
Aujourd’hui, les ados de 12 ans en ont un et même le plus pauvre des somaliens vivant dans un bidonville possède un smartphone. Nous sommes capables de faire évoluer la technologie à une vitesse folle, de la rendre accessible aux plus démunis mais pas de leur donner de quoi manger et de se maintenir en bonne santé. Allez comprendre !

En 1996 je pris la décision de retourner à Dakar au Sénégal pour m’y installer en tant que photographe.
Après moultes hésitations j’emmenais mon Mac là-bas. Je me demandais si il survivrait au transport mais finalement il arriva intact.
Croyez-le ou non mais ce Performa 630 marchait encore quand je quittais le Sénégal 4 années plus tard, malgré la chaleur, l’humidité (je n’avais de climatisation) et les nombreuses coupures de courant, sous tensions, et sur tensions, et ce, sans aucun onduleur !
Tous mes amis sur PC passaient leur temps à griller leurs alimentations, même avec onduleur, mais mon Mac lui il tenait bon ! Je leur disais toujours : « tu vois c’est plus cher qu’un PC mais au moins ca tient le coup » et je ne comprenais toujours pas pourquoi ils continuaient d’acheter des PC.

Apple commença à cette période sa deuxième révolution. Steve Jobs, qui venait de réussir une nouvelle aventure en créant PIXAR, fut rappelé à la rescousse pour reprendre les rennes et il plancha sur de nouvelles innovations.
Il sorti alors le premier Imac ! une sorte d’écran en forme de cocon, translucide avec un choix de 4 couleurs acidulées. Le lecteur de disquette disparut totalement et laissait place à un lecteur de CD.
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Il s’agissait là des prémices de ce qui allait devenir la politique d’Apple : lancer un nouveau produit au design révolutionnaire, avec de nouvelles technologies et les imposer aux consommateurs de manière radicale en faisant disparaître leurs vieilles habitudes. Vous n’avez pas vraiment le choix. C’est comme ça.
A Dakar, je n’avais pas non plus le choix de la couleur et mon premier Imac fut donc couleur… groseille !!!
A l’époque je sortais avec une jolie fille métisse qui tenait un supermarché. Ce soir là, on devait se voir et diner ensemble mais comme je reçu livraison de l’objet tant attendu je l’appelais pour lui annoncer que je préfèrais passer ma soirée à me familiariser avec mon Imac plutôt que de diner avec elle… Ce qui bien entendu déclencha une rupture immédiate ! Donc par la faute de Steve Jobs mon premier couple fut détruit… Mais j’appris par la suite qu’il m’avait en fait rendu un grand service. Merci Steve !

En 2000, je décide de rentrer en France et de m’installer sur le Bassin d’Arcachon.
Plutôt que de ramener mes deux Macs avec moi (en réalité j’en avais trois car mon chien, un boxer, s’appelait aussi Mac !), je décide de les vendre sur place et de ne ramener que le troisième (celui à quatre pattes).

Apple venait de sortir un nouvel Imac et le premier Ibook. Ils intégraient un lecteur-graveur de DVD et des prises firewire permettant de relier un camescope et de faire du montage vidéo !
Là, cela commençait à devenir sérieux. Aussitôt arrivé, je fonçais chez Iconcept à Bordeaux et achetais les deux appareils d’un seul coup ! L’ibook était en forme de coquillage, blanc et gris translucide avec une bordure en cahoutchouc… J’étais si fier de l’ouvrir dans le TGV quand je me rendais à Paris que je prenais toujours un billet en première classe… Je faisais parti de l’élite qui possédait un Mac ! du coup, je me permettait à chaque voyage le luxe de râler auprès du contrôleur sur le fait qu’il n’y avait pas de prise de courant en première et que ce n’était vraiment pas pratique pour travailler. En réalité je n’ai jamais réussi à me concentrer dans les transports et je ne faisais que regarder des DVD !
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Deux ans plus tard, je vendais l’imac à mon apprentie, et je conservais l’ibook que je possède toujours comme un objet de collection.

Steve Jobs inventa alors un nouvel Imac que je trouve toujours aussi génial : il s’agissait d’une demi sphère pour l’unité centrale et d’un bras articulé en acier au bout duquel trône un écran panoramique TFT. Pour la retouche photo c’était génial car en inclinant l’écran je pouvais chercher la matière dans les hautes ou les basses lumières de mes photos de manière très intuitive. Je pense que mes plus belles photos du Bassin d’Arcachon je les ai réalisé à cette époque. J’ai aussi conservé cet Imac. Il faudra que je pense à le restaurer.
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Sorti alors l’Ipod qui allait révolutionner le monde de la musique en lancant la mode des « MP3″ et sa plateforme Itunes.
Les actionnaires Apple purent se réjouir de ce nouveau produit.

Puis, ce fut le tour des G4 qui arrivèrent et repoussèrent les limites de la puissance, rendant le montage vidéo accessible au plus grand nombre et permettant aux applications comme Photoshop d’inventer de nouvelles fonctions innovantes.
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Comme une évidence, l’Ipod prit la forme d’un téléphone portable et allait devenir l’objet indispensable dont on ne peut plus se passer. Ceux qui ont cassé ou perdu leur Iphone un jour le savent bien… l’addiction est totale !
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Les ibook devinrent des Macbook et adoptèrent l’aluminium pour s’appeler Macbook PRO. De plus en plus puissants, de plus en plus fins et légers, de plus en plus sobres et beaux.
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L’iphone grandit et devint un Ipad.
A chaque innovation de Steve Jobs, les autres marques se précipitent pour sortir des produits similaires moins chers.
Et malgré tout, malgré la crise et la récession, l’action Apple continue de grimper.

Car oui il y a là un secret de la réussite d’Apple : la beauté de l’objet. Faire d’un objet à la base compliqué, une oeuvre de design, un objet intuitif et épuré, qui, posé sur un bureau ou une table de cuisine, devient un objet de déco et de MODE. Pour cela Apple utilise des matières comme l’alluminium et le verre et élimine au maximum les cables.
J’ai remarqué qu’à chaque fois que je veux travailler sur un nouveau projet important, comme un livre, j’ai besoin de m’acheter un nouveau Mac pour travailler dessus. Cet objet m’inspire. C’est comme s’il était emprunt de l’âme créative de Steve Jobs et qu’il la partageait un peu avec moi.

Hier j’ai déjeuné avec mon père qui galère avec ses PC depuis plus de 10 ans… pour la première fois, il a évoqué la possibilité d’acheter un mac… ouf enfin !
Quelques heures plus tard, on annonce ce que nous redoutions tous depuis quelques temps mais qui s’avairait comme une fatalité imminente : la mort de Steve jobs.

Steve Jobs a influencé ma vie car il a inventé les outils dont je me sers pour travailler, créer, partager, communiquer et me rapprocher des autres même quand ils sont à l’autre bout de la planète.

… et je ne lui en voudrai jamais pour ça.

Good luck Steve !




Nantucket

1092011

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(le ferry au départ de Hyannis pour se rendre à Nantucket)

Au large de Cape Cod il y a deux îles: Nantucket et Martha’s Vineyard.

Je suis souvent allé à Martha’s Vineyard. C’est l’île la plus proche et aussi la plus grande.

Mais je ne m’étais rendu qu’une seule fois à Nantucket et c’était lors de mon premier voyage à Cape Cod en 2008.

Ce ne fut pas une expérience fantastique car je n’étais resté qu’une petite journée, j’avais loué un vélo pour me déplacer, pas vraiment adapté pour transporter mes 15 kilos de matériel photo, et au final je n’avais pas vraiment réussi à capturer l’ambiance de cette île très réputée, fréquentée par beaucoup de millionnaires américains.

Mais cette fois-ci j’ai décidé de mettre le paquet !

Je vais donc rester une semaine sur l’île, dans un ravissant cottage tout en bois et entièrement construit avec des matériaux recyclés. Le propriétaire est un menuisier et il a construit lui même sa maison et le cottage. Sa femme Sybille est sage-femme.

Pour me déplacer à Nantucket, je voulais louer une jeep avec un permis qui permet de rouler sur la plage et de rejoindre des lieux inaccessibles avec une voiture classique. Mais sur cette île très hupée, surtout en été, les tarifs sont assez dissuasifs. Je me suis donc rabattu sur le contraire d’une jeep. Je me suis dit qu’au pays des extrèmes il fallait jouer le jeu…

J’ai donc loué un jouet.

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Après avoir fait le plein de victuailles pour la semaine au supermarché Stop&Shop, et avoir constaté que les prix étaient 30 à 40 % plus chers qu’à Cape Cod, je me suis immédiatement mis au travail, profitant de la superbe lumière du sunset.

Le plus simple pour cette première session de prises de vues était de me rendre au phare de Brant Point.

Lorsque j’arrive sur place, je vois une jeep jaune garée sur le côté et un homme de mon âge avec une sacoche photo qui en sort. Une jeep jaune ? un photographe ? ce type me dit quelque chose…je l’ai déjà vu quelque part…
Il s’agit en fait du photographe américain Kit Noble, que j’ai vu dans un reportage TV trois semaines plus tôt.

Mon amie Susan m’avait appelé pour me prévenir qu’un photographe de Nantucket était le sujet d’un reportage à la télé et qu’il faisait la promotion de son film tourné en HD.

Lorsque j’ai regardé le trailer de son film, je me suis dit : « lui il est vraiment bon et ici ils sont plutôt rares. »

Ce photographe est en fait un portraitiste talentueux qui s’est installé à Nantucket il y a trois ans. Il a alors constaté qu’il y avait beaucoup de portraitistes sur l’île et que cela lui serait difficile de partager le gâteau avec eux. Alors il a eu l’idée de réaliser un film « Nantucket by Nature » et d’éditer un DVD.

Une fois garé mon énorme « hummer jaune vif » je le rejoins sur la plage. Il est en train de photographier son iphone devant le phare, sans doute pour illustrer une pub. C’est lui qui vient à ma rencontre pour me demander un coup de main pour tenir l’iphone. Là, étant bien persuadé que c’est bien lui que j’ai vu à la télé, je lui dit que l’ai reconnu. Il semble surpris qu’un photographe étranger l’ai vu à la télé et apparemment très content.

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Nous discutons un peu, échangeons nos cartes et il m’offre gentiment son dvd que je comptais acheter.

Très sympa.

Puis il part et je met au travail.

La lumière est belle, c’est calme, quelques cat boats peinent à rentrer au port par manque de vent.

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Je ressort mon Widepan que je n’ai pas sorti une seule fois depuis un mois.

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La nuit tombe, l’humidité aussi. Il commence à faire même un peu frisquet. Au moins 5°c de moins qu’à Cape Cod.

Les millionnaires se mettent à table dans leur yachts.

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Il est temps de rentrer et de travailler un peu sur les photos de cette première journée à Nantucket.




On to the Cape !

7082011

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Depuis mardi dernier, je suis donc revenu à Cape Cod, Ma. USA.

Cette fois-ci c’est du sérieux.
Je vais consacrer plus d’un mois pour finaliser mon étude de marché en espérant pouvoir ouvrir ici une belle galerie.

J’ai d’abord passé les premiers jours à me reposer, ce qui n’était pas du luxe après cette année difficile du fait des problèmes rencontrés avec la Mairie d’Arcachon et qui ont conduit à vendre ma galerie, unique solution pour me débarrasser de ces soucis.
Je suis allé à la plage et j’ai pu me baigner. Contrairement à une idée reçue l’eau n’était pas froide. En tout cas pas plus froide que sur le Bassin d’Arcachon.

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Aujourd’hui, dimanche, il pleut à torrent sur Cape Cod.
C’est le signe que je dois me mettre au boulot !

Mon programme est le suivant :

- réaliser deux ou trois vols supplémentaires afin de compléter mes prises de vues aériennes en vue de mon premier livre « made in USA »
- réaliser quelques petits reportages vidéos en vue d’une intégration dans le dvd qui accompagnera ce livre
- mettre en place un petit site internet pour présenter mon travail aux américains
- passer du temps dans les différents villages de Cape Cod et choisir le plus approprié pour m’y implanter
- progresser en anglais
- faire des contacts

Je dispose de 25 jours, ce qui est peu.

Hier je suis aller me balader à Hyannis.

C’est la ville principale de Cape Cod, la ville des Kennedy.

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Malheureusement, force est de constater que la rue commerçante de cette ville est en train de mourir à petit feu… boutiques bas de gamme (beaucoup sont d’ailleurs fermées), trottoirs vieillissants, clientèle très populaire. Manifestement ce n’est pas là que j’ouvrirai ma galerie.
Mais ça je le savais déjà. Il fallait juste que je vérifie si l’endroit changeait d’allure en pleine saison.

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Aujourd’hui c’est dimanche et il ne fait pas beau. Il y aura donc certainement beaucoup de monde au Mashpee Commons.
C’est à 15 minutes de ma maison et je vais donc aller y faire un tour.
C’est en effet un lieu éventuellement possible pour mon activité.
Il s’agit d’un vaste village commerçant, très récent. Une sorte de centre commercial en extérieur avec ses rues pavées, ses terrasses et ses jolies boutiques.

06:30 PM : de retour du Mashpee Commons, sous une pluie torrentielle, j’ai pu repérer un local à louer qui ferait très bien l’affaire. Demain je vais téléphoner pour connaitre les conditions…

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J’essaierai donc de tenir ce blog à jour le plus régulièrement possible afin de vous faire partager cette nouvelle aventure.

See you soon !




Fuir Vegas direction l’Arizona et l’expérience de Talahogan…

21112010

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Après 3 jours à Las Vegas, je ne suis pas du tout gêné de partir.
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Je n’ai pas aimé cette ville qui ne m’a rien apporté sinon la certitude que quelque chose ne va pas dans notre monde dit civilisé.
Las Vegas sera vouée à devenir une ville fantôme dans 10 ou 20 ans, j’en suis persuadé.

Me voilà donc à nouveau sur la route et je continue ma descente vers le sud en direction de l’Arizona.

Saviez vous qu’Arizona veut dire « désert » en basque ?

La route n’a rien de spectaculaire. J’atteint rapidement Lake Mead, ce lac dont le niveau de l’eau diminue à vue d’oeil à cause de la demande de plus en plus croissante de Las Vegas…

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Je roule pendant 3 heures dans le Nevada au milieu d’un désert de broussailles, sans vie…
Puis, je passe le panneau « ARIZONA » et le paysage commence à changer. J’aperçois au loin des ranch avec des chevaux et, alors que la nuit commence à tomber, devant moi, les montagnes de Flagstaff enneigées sous un ciel rose qui accueille aussi la pleine lune. C’est beau.

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Je passe Flagstaff et poursuit ma route pendant une demi-heure en direction de Sedona, une petite ville un peu plus au Sud.
Je suis attendu chez Willow et Charles qui m’ont proposé une chambre d’hôte.
L’accueil est sympa, la maison aussi. Je suis fatigué alors je pars me coucher de suite.

Le lendemain matin, Charles me propose de me faire voir un peu les environs et m’emmène visiter Talahogan. Il s’agit d’une maison en bois située en haut d’un rocher avec une vue imprenable à 360 ° sur les fameux Red Rocks de Sedona, si convoités par les pratiquants du yogga et de la méditation.
J’avais repéré sur internet cette maison à louer alors que je préparais mon road trip depuis Cape Cod il y a trois semaines (pour la visiter, cliquer ici !) J’avais eu le coup de foudre et j’avais donc écrit à Ron, le propriétaire, juste pour lui dire que c’était la maison de mes rêves. Il m’avait aussitôt répondu pour me remercier et m’avait expliqué qu’il vit en Allemagne et avait fait ses études à Bordeaux. Il connaît donc bien le Bassin d’Arcachon et apprécie mes photos du Bassin. Il m’avait donc mis en contact avec Willow et Charles pour qu’ils me dépannent lors de mon séjour à Sédona.
Finalement, alors que je suis en train de visiter ce merveilleux lodge, Willow m’apprend que Ron lui a demandé de me laisser les clefs quelques jours. Je suis son invité.
Sur le coup, je n’y crois pas et je me méfie… et puis au bout de quelques secondes je réalise que je suis aux USA et que les américains sont des gens accueillants et qu’il n’y a finalement rien d’étonnant. J’accepte donc volontier, en me pinçant très fort, des fois que je sois en train de rêver.

Willow me donne donc les instructions et m’explique que je pourrai utiliser le jaccuzzi dans une heure environ…
Je pars faire quelques courses (chouette, je vais pouvoir recommencer à cuisiner un peu, j’en avais marre de manger tous les jours dans des fast-food ou au resto tout seul).
De retour à Tala Hogan, je me précipite dans l’eau bien chaude du hot tub alors que le soleil amorce sa descente finale. Je suis là, dans le jaccuzzi avec une bière bien fraîche et autour de moi, les Red Rocks. Comment y croire …?

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Au bout d’une heure je me dis que ce n’est pas raisonnable de rester plus longtemps et je me décide à quitter l’eau bien chaude pour me confronter à la fraîcheur du soir. Je suis en Arizona mais c’est l’hiver… et à quelques dizaines de miles de là, il neige…

Je ne tarde pas à me mettre au lit.

Le lendemain c’est dimanche. Il pleut des cordes. Je n’ai pas besoin de me lever pour évaluer le temps qu’il fait car ma chambre est entourée de baies vitrées et j’ai pris soin de laisser les rideaux ouverts. C’est un peu comme si j’avais dormi à la belle étoile mais à l’intérieur.
Je décide donc de rester à Talahogan et de travailler un peu sur mon macbook.
Parfois, le soleil tente une percée dans les nuages et m’offre une belle lumière. J’en profite donc pour photographier les Red Rocks depuis le jardin.

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En lisant les magazines et les livres à disposition dans le lodge, je réalise ô combien l’Arizona offre des paysages fantastiques et je me dis que je vais me sentir bien frustré de ne pas photographier tout ça… car je dois maintenant penser au chemin du retour vers Denver. Il me reste encore à aller à Grand Canyon, Monument Valley et Colorado Springs… beaucoup de route en perspective et beaucoup de photos…

Il faudra donc prévoir dans l’avenir un séjour d’au moins deux semaines en Arizona pour approfondir la question…

Quelques photos des Red Rocks et de Sedona prises aujourd’hui:


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img6951bd.jpg img6985bd.jpg img7024bd.jpg img7002bd.jpg img7001bd.jpg img6993bd.jpg img7003bd.jpg
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The Oysters Festival in Welfleet

18102010

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Chaque année, le très joli village de Welfleet organise son Festival des Huîtres.

C’était ce dimanche et je m’y suis rendu sous un ciel bleu magnifique.

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Beaucoup de monde, apparemment près de 4000 personnes, beaucoup de stands divers et variés, et surtout beaucoup de dégustations d’huîtres, sans oublier le traditionnel concours d’ouverture d’huîtres !
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Ce fut l’occasion de faire la connaissance de deux artistes.

L’un est photographe. Il s’appelle Patrick Zephir.

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Il fait du très bon boulot. principalement des paysages comme moi, notamment dans le Maine et le Vermont.
Nous avons pas mal discuté de notre métier et avons blagué ensemble à propos de Peter Lik, ce photographe australien que j’admire, qui est en pleine réussite aux USA, mais qui est totalement « crazy » ! :-)
Patrick n’a pas de galerie et apparemment il n’a pas l’air trop motivé pour en ouvrir une, étant conscient de la charge de travail que cela représente.
Il a fait le choix de la liberté.

Plus loin, je suis attiré par des oeuvres vraiment originales. Il s’agit en fait d’oeuvres graphiques vectorielles réalisées par l’artiste graphic designer Martin Stein, et avec qui j’ai également beaucoup rigolé.

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Il travaille chez lui, à Marstons Mills, c’est à dire juste à côté de l’aérodrome d’où je décolle pour mes photos aériennes.

Une fois le tour des stands effectués et quelques huîtres ingurgitées, je me suis rendu à Chatham afin de profiter des derniers rayons du soleil pour compléter mes prises de vues.

Je suis allé tout d’abord sur une petite colline que j’avais repéré et qui offre un panorama privilégié sur une grande anse remplie de bateaux. Je gare la voiture dans une allée privée. En fait je n’avais pas le choix car à cet endroit, tout est privé, une fois de plus. Je déploie mon trépied et commence à faire mes prises de vues.

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Au bout d’un moment, un monsieur âgé sort de la maison et me demande de venir le voir. Je sens que cela va se gâter… il me demande ce que je fais sur sa propriété, je lui répond gentillement que je ne veux pas déranger mais que la vue était si belle que je n’avais pas pu résister. Le type se ferme et m’envoie un « Get Out ! » suivi de tout un tas de mots dont je n’ai rien pigé et c’est tant mieux.
Heureusement j’avais terminé mes prises de vues… hé,hé…

Il reste encore un peu de lumière rasante alors je fonce au petit port des pêcheurs et des Gardes Côtes qui n’est qu’à 2 minutes.
Et là le spectacle est sublime.
Pas un bruit à part celui des oiseaux. Je suis seul.
Le soleil est en train de disparaître derrière moi, le ciel est orange, rose, bleu nuit.
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Je m’active autour de mon Widepan quand j’entends un drôle de bruit… comme si une personne se mouchait dans l’eau. Je penche la tête vers le bas et là, je m’aperçois que juste à trois mètres de moi, un énorme phoque nage placidement à la recherche de son repas, suivit par un goéland qui attends certainement les restes… Il me regarde, plonge, remonte à la surface plus loin, puis revient.

Image de prévisualisation YouTube

Bref, une très belle journée de plus à Cape Cod…




Chatham

9102010

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Aujourd’hui je me suis rendu à Chatham, un des plus beaux endroits de Cape Cod.
Je tenais absolument à retourner sur une petite plage où je m’étais rendu il y a deux ans et que vous avez vu dans le DVD qui accompagne mon livre « Balade en Altitude ».

Mais avant, je suis passé rendre visite au pilote avec qui je vais réaliser mes premières photos aériennes de Cape Cod : Chris Junior.
Chris travaille avec son père, lui même pilote. Ils possèdent un petit aérodrome avec une piste en herbe à Barnstable (15 minutes de ma maison) et une petite flotte d’avions dont notamment un magnifique bi-plan de collection à bord duquel je ferais peut-être un vol avant de quitter Cape Cod.
Mais pour les photos, je volerais à bord d’un Cesna 172, fenêtre ouverte.
Pour moi ce sera beaucoup moins confortable que de voler en ULM avec Michel Boudigues mais je ne vais quand même pas demander à Michel de traverser l’Atlantique avec son ULM pour me faire voler ici !!!
Je compte réaliser 4 ou 5 vols d’une heure chacun.

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Je suis également passé rendre visite à Tom, le propriétaire du Lamb & Lion, qui me loue mon cottage. Il venait de recevoir un gros paquet pour moi en provenance de B&H, ce fameux magasin photo-vidéo très connu à New York.
J’attendais ce paquet avec impatience…
A l’intérieur, des films pour mon moyen format (Velvia 100 F), un nouveau sac Lowepro (le sac à dos c’est bien mais parfois un sac d’épaule est plus pratique…) et surtout : un nouvel objectif Canon 17-40mm. Il me manquait un vrai grand angle depuis le début de ce voyage.

Puis, en début d’après-midi, je suis donc parti pour Chatham.

Le vent était puissant et glacial, comme il y a deux ans…

Mon objectif (c’est le cas de le dire) était de prendre une photo bien précise en utilisant comme décors un petit ponton en bois que j’avais repéré. Le ponton était bien toujours là mais pas le bateau…
Je me suis installé à 17h30 et j’ai donc dû attendre une heure que le soleil se couche pour pouvoir faire mes photos.
J’ai surtout utilisé le panoramique rotatif.
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Dans les prochains jours je vais retourner à Chatham car il y a au moins 4 ou 5 points de vues différents à photographier.

Demain j’irais certainement à Cotuit, Centerville, Graigsville.




Le beau temps est revenu sur Cape Cod !

8102010

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Après trois jours de ciel gris et de pluie ininterrompue, le soleil s’est enfin invité pour de nouvelles séquences photographiques sur Cape Cod.

Me voilà donc parti pour remonter la route 6A en direction de Provincetown.

J’ai décidé d’utiliser ma technique habituelle, c’est à dire passer le GPS en mode 2D et faire régulièrement des zooms arrières pour repérer la côte et tenter de s’en rapprocher le plus possible en recherchant les quelques routes qui ne sont pas encore privées.

Parfois, je parcours un ou deux miles pour rien car au bout de la route je me retrouve face à des maisons qui se sont appropriées tout le front de mer et je ne peux donc y accéder. C’est très frustrant car je me dis que là, derrière cette maison de millionnaire, se trouve peut-être un paysage sublime, et je ne peux pas le photographier…

Je m’arrête pour photographier une maison décorée pour Halloween…
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Plus loin, je suis attiré par un moulin et une petite grange. Je m’arrête et pars à la rencontre de son occupant. Il s’agit en fait d’un forgeron travaillant à l’ancienne.
Je vous présente quelques photos mais un petite séquence vidéo suivra dès que j’aurais le temps de la monter.
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Puis, j’arrive à Brewster, où par hasard, je trouve un accès à une plage sauvage, petit refuge pour les oiseaux : Paines Creek.

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Je reprends ma route et j’arrive bientôt à Orleans.

Je m’arrête à un petit port dont le chenal d’accès est balisé par des arbres sur lesquels ont été accrochés des panneaux signalétiques qui n’ont rien à voir avec le code maritime !
L’américain est farceur et encore une fois il le prouve :-)
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A cet endroit précis, un panneau explique qu’ici, en 1830, s’est déroulé une importante bataille contre les anglais qui furent repoussés vers le large.

Il est déjà 17h30, le soleil amorce sa descente et il me faut trouver un autre paysage. Vite, rentrer le matériel dans le mini-van et reprendre la route sans perdre de temps ! Il ne me reste que 30 minutes avant la tombée de la nuit.
La chance sera de mon côté puisque je parviens à une autre plage sauvage qui m’offre un panorama comme je les affectionne.
Dans le ciel, une bande nuageuse s’est posée là, à basse altitude, comme pour me donner juste un peu de matière.
Cela aurait fait le bonheur d’un peintre.

En attendant, cela a fait le mien…
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Barnstable

25092010

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La route 6A est la route historique de Cape Cod.
Elle traverse entre autre le village de Barnstable qui se trouve à 3 km de Yarmouth Port où je vis.

Aujourd’hui j’ai décidé de m’y promener en vélo ce qui fut très agréable car il fait très beau et aussi très chaud.

Le vélo se révèle très pratique pour moi car je peux m’arrêter où je veux quand je veux pour prendre mes photos ce qui n’est pas toujours le cas en voiture.
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Pas très loin de ma maison il y a cette librairie très originale puisqu’elle propose également un choix de bouquin rangés dans une bibliothèque extérieure.

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Les églises baptistes, très nombreuses au Cape, commencent à vendre leurs citrouilles en cette périodes d’alloween.

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Sur le bord de la route il y a un chemin qui mène à une ferme « organic » (entendez BIO).
Je décide de m’y rendre et de demander l’autorisation de faire quelques photos.
J’en profite pour discuter un peu avec la responsable qui m’explique que sa clientèle est très éclectique mais qu’il y a un manque manifeste d’espace à Cape Cod pour dynamiser cette filière. Encore un point commun avec le Bassin d’Arcachon !
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Je ne tarde pas à rentrer car ce soir je suis invité à dîner chez mes amis Susan & George dans leur maison de Poponoset, au bord de la plage.

à suivre…




Les plages de Denis

24092010

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Ce que j’aime faire ici c’est juste prendre la voiture et conduire au hasard.
Il suffit de prendre des petites routes en essayant de rester toujours au plus près du bord de mer.
En général il ne faut pas longtemps pour trouver quelque chose de sympa à photographier.

Ce matin je me suis donc dirigé vers Denis. C’est à 10 minutes de l’endroit où je vis.

A Cape Cod, je suis fasciné par la décoration extérieure des maisons. C’est une tradition ici. Il y a toujours une petite attention pour le passant.
J’aurai envie de tout prendre mais ici il est difficile de s’arrêter au bord de la route. Il est interdit de stationner et toutes les voies sont privées. Alors je prend des photos quand cela est possible sans trop se faire remarquer.
Florence m’a prêté un vélo que je peux rentrer dans le mini-van. Je vais expérimenter cette solution dès demain.

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J’arrive au bord d’une longue plage bordée de dunes et d’une végétation en tout point identique à celle du littoral aquitain.
Le ciel est couvert. Il y a beaucoup de vent mais il fait chaud.
Je prends quelques photos du haut des dunes puis me remet en route.
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Mon regard est attiré par un grand séchoir à linge près d’une maison. Je demande à la propriétaire si je peut prendre des photos.
Of course !
Je n’ai jamais essuyé un refus ici.
Il suffit de demander poliment.
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Le ciel vient de se dégager, il est midi et la lumière commence à être dure.
Je m’arrête au bord d’une autre plage et réalise quelques noir et blanc.

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Puis retour vers Yarmouth Port.
Je m’arrête pour prendre quelques photos de cette petite ferme au bord de la route et en profite pour acheter quelques tomates organics (bios)

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Ce soir je suis invité par Susan et Georges au restaurant à Woods Hole…







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