Retour dans le Colorado : Durango

27112010

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J’ai donc repris ma route pour remonter à Golden dans le Colorado.

Une sacrée trotte alors cela se fera en 3 jours.

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Je quitte Monument Valley en direction de Durango. 5 heures de routes à travers un vrai désert en territoire Navajo. Je passe quelques villes fantômes dans lesquelles subsistent quelques indiens qui semblent vivre en clan.

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Pour m’amuser j’ai décidé de porter mon stetson tous les jours en conduisant. Du coup, tous les navajo que je croise dans leurs pic-up me font un signe amical de la main. Avec mon chapeau, dans un 4×4 de marque américaine et une plaque Colorado, je me sens comme un vrai cowboy. C’est marrant. Si ils savaient d’où je viens…

Parfois je m’arrête pour faire quelques photos mais je ne peux pas trop me permettre de tarder. Je sais que les conditions sur la route vont devenir de plus en plus difficiles et je ne veux pas rouler sous la neige de nuit. Or la nuit tombe peu après 17h00…

Je passe « four corners », ce carrefour ou les 4 états : Colorado, Utah, Arizona et Nouveau Mexique, se rejoignent en un même lieu. Je prend à gauche et hop ça y est ! je suis sur la route du Colorado.

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J’arrive bientôt à Cortez. Dans ce coin, on dirait que le temps s’est arrêté aux années 80. La région n’a pas l’air bien riche à en juger par l’âge des pic-up qui rouillent sur les trottoirs.

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Les maisons non plus ne payent pas de mine, avec des jardins encombrés de ferrailles et de récup.
Et puis à côté de tout ça il y a de nombreux ranchs dont certains affichent un panneau « FOR SALE ».

C’est la crise et on le ressent vraiment ici.

Je monte de plus en plus dans la montagne mais pour le moment pas de neige en vue.

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Au bout de quelques heures, j’arrive à Durango. Il commence à faire nuit. Cette fois ci je n’ai pas réservé d’hotel alors je vais directement au Best Western qui affiche un « cheaper price ». Je pose mes bagages et part visiter la rue principale de ce très joli et pitoresque village de montagne style western. Il y a là le fameux train à vapeur bien connu toujours en activité. La rue principale est une continuité de très jolies boutiques, galeries et restaurants dont un français. Tout cela semble très chic.

Je m’arrête devant une petite galerie photo bien sympa et finalement je rentre. Le photographe est là alors j’entame la discussion avec lui. Il s’appelle Jeff Jessing. Il est natif de Durango. On parle photo, paysages, on parle aussi de Peter Lik, le photographe business man de Vegas, vraisemblablement pas très apprécié de ses confrères américains…
Echange de cartes, puis retour à l’hôtel. Demain la route continue et elle promet d’être difficile car ils annoncent une tempête de neige…




Peter Lik, le photographe australien qui a conquit l’Amérique…

17112010

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J’admire l’enthousiasme de ce personnage.

Un photographe de talent, soucieux de produire toujours de la qualité, et qui sait aussi utiliser son image comme aucun photographe ne l’a jamais fait avant lui. Peter Lik a créé sa propre légende.
Affublé d’un costume de Crocodile Dundee, il arpente les grands espaces américains à la recherche des images qui vont le rendre millionnaire !

Peter possède une bonne dizaine de galeries aux USA : 4 à Las Vegas, une à Aspen, NY, Miami, Key West, San Diego, à chaque fois ce sont des immenses galeries avec déco stylée et éclairages élaborés.
Les tirages sont réalisés sur du papier argentique monté sur dibond avec plexi où alors tirés sur un support métallisé. Ca brille, ça claque !

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Je me présente à l’une des vendeuse qui en fait est une « conseillère en achat d’art »… rien que ça !
Elle me fait visiter les pièces noires conçues pour vous présenter les photographies sous différentes variantes d’éclairage. C’est sophistiqué.

Dans les galeries de Peter Lik, vous ne partez pas avec la photo sous le bras. C’est uniquement sur commande, livraison incluse dans le prix dans le Monde entier.

On commence à parler des prix… car ils ne sont pas affichés… et là j’avoues que je n’y comprend plus rien… elle me parle de milliers de dollars voir de dizaines de milliers de dollars pour des formats identiques aux miens… et limités à … 500 exemplaires… Elle m’annonce non sans fierté que la photo de l’arbre de vie ne sera bientôt plus disponible et que les deux derniers exemplaires sont à 125 000 $ !!!
Et comme pour m’achever elle m’explique que la semaine dernière un client fortuné et collectionneur a passé commande pour  1 Million de dollar de photos !!!

Soudain je me sens tout petit… (déjà que je ne suis pas bien grand…)

Pour me rassurer, je me dis que ce qui est possible en Amérique ne l’est pas forcément dans notre vieux pays la France…

Et pour me consoler, j’achète un de ces livres et retourne à l’hôtel.

A noter que Peter Lik est en plein tournage d’une émission TV « 100 Miles from Nowhere » qui sera diffusée au printemps sur Weather Channel et dont voici un passage :

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Las Vegas… la ville qui n’a plus de sens…

17112010

Il paraît que c’est à voir…

J’étais trop proche pour ne pas aller voir de près…
Alors j’y suis allé et j’y ai passé trois nuits, profitant d’un tarif très avantageux au Planet Hollywood.

J’ai donc traversé le désert qui sépare l’Utah du Nevada. Un désert ennuyeux, même pas beau…

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Première impression an arrivant en plein après midi dans cette ville plantée au milieu du désert : je me sens oppressé. Du bruit, de la foule, de la pub partout… je sens que cela ne va pas me plaire…

Je finit par trouver, non sans peine, l’entrée du parking du Planet Hollywood, puis, j’essaye de trouver l’accès au Lobby de l’hôtel. Finalement je dois traverser avec mes bagages l’immense galerie commerciale puis le Casino… pas très pratique tout ça. Je découvre par la suite que la seule solution pour accéder directement au lobby de l’hôtel sans traverser tout le complexe et de faire appel au Vallet c’est à dire au voiturier. Moi je ne suis pas habitué à ce genre de chose …
4000 chambres dans cet hôtel (comme dans la plupart des hôtels de Vegas d’ailleurs…) donc il faut faire la queue comme tout le monde pour s’enregistrer.
Une heure après avoir garé la voiture au parking j’arrive enfin dans ma chambre avec vue sur le « strip ».

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La chambre est bien, conforme à ce que j’attendais. Néanmoins, les lieux accusent déjà leurs 15 ans d’existence. Concernant l’accès à la piscine aucune information n’est procurée, comme si on ne souhaitais pas vous y voir… préférant certainement vous voir dépenser votre fric dans les machines à sous et les nombreux bars plutôt que de perdre votre temps à vous prélasser au soleil…

Je déballe les bagages, prends une douche et part à la découverte des lieux.
Je traverse la salle des jeux, bruyante, remplie de personnes de tous âges, de toutes races et de tous styles, puis je me promène dans la galerie commerciale. Partout il y a du bruit, de la musique, des messages publicitaires, des rabatteurs… tous les sons se mélangent ce qui est plutôt oppressant après 15 jours dans la nature et le silence.
Je retourne à la chambre, prend une douche, et ressort pour marcher un peu sur le « strip » (la rue principale). Il fait nuit maintenant et la rue est éclairée par les lumières des hôtels et Casinos qui semblent se battre pour récupérer quelques clients par ces temps de crise.
Ici, la consommation d’électricité et d’eau par habitant ruine les efforts consentis par des pays entiers en matière d’environnement. Ce qui m’amène encore une fois à penser que l’avenir ne présage rien de bon, et qu’une fois au pied du mur, il y aura de grandes tensions entre les humains sur la planète Terre.
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Pour me changer les idées, je décide de me rendre au Ceasar Palace car il y a là la Galerie du photographe Peter Lik…




Road trip…

8112010

Alors c’est décidé, j’ai changé un peu mes plans.
Je ne vais plus en Floride mais à la place je prends la route, seul, pour un grand road trip à travers l’Ouest Américain.

Mon trajet est assez ambitieux et je m’y prépare depuis plusieurs jours avec l’aide de Fabien Laugier.
Ainsi, hier nous sommes allés à son Ecole des Mines et nous avons profité de leurs installations informatiques pour repérer les lieux à visiter, les routes à umprunter, les motels pour dormir, etc…

Mon amie Susan de Cape Cod, que j’appelle désormais pour rire « mon agent », s’est chargé de négocier la prolongation de mon 4×4 jusqu’au 30 novembre.

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J’ai donc 20 jours pour parcourir 4000 miles.

Voici le trajet :

1.Golden Colorado to Moab Utah : rester deux nuits à Moab afin de visiter Arches et Canyonlands.
2. Moab to Bryce Canyon : rester une nuit
3. Bryce Canyon to Las Vegas : rester une nuit à Las Vegas et aller visiter la célèbre galerie photo de mon confrère Peter Lik
4. Las Vegas to Los Angeles : rester deux ou trois jours chez une amie d’une amie qui travaille dans la production TV
5. Los Angeles to Long Beach, où j’espère retrouver une amie américaine rencontrée à Dakar il y a plus de 10 ans
6 . Long Beach to Sedona Arizona en passant par la célèbre route 66, et donc traversant le Desert Mojave. Rester 3 nuits à Sedona et me rendre à Grand Canyon
7. Sedona to Monument Valley puis direction Colorado Springs en passant par Black Canyons : rester une nuit ou deux
8. Retour à Denver. Fin du trip.

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Bien sûr ce parcours est succeptible de changer en cours de route selon la météo, la fatigue, etc…

Je dormirai la plupart du temps dans des Motels 6 et j’ai prévu, au cas où, de pouvoir dormir dans la voiture. Hier je suis donc allé acheter une petite glacière, une couverture et un peu de ravitaillement.

Durant ce voyage je n’aurais pas forcément accès à internet, alors le blog risque de rester figé. Je vous recommande encore une fois de visiter ma page facebook qui me sera plus facile à mettre à jour (voir lien dans articles précédents).

à suivre…




The Oysters Festival in Welfleet

18102010

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Chaque année, le très joli village de Welfleet organise son Festival des Huîtres.

C’était ce dimanche et je m’y suis rendu sous un ciel bleu magnifique.

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Beaucoup de monde, apparemment près de 4000 personnes, beaucoup de stands divers et variés, et surtout beaucoup de dégustations d’huîtres, sans oublier le traditionnel concours d’ouverture d’huîtres !
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Ce fut l’occasion de faire la connaissance de deux artistes.

L’un est photographe. Il s’appelle Patrick Zephir.

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Il fait du très bon boulot. principalement des paysages comme moi, notamment dans le Maine et le Vermont.
Nous avons pas mal discuté de notre métier et avons blagué ensemble à propos de Peter Lik, ce photographe australien que j’admire, qui est en pleine réussite aux USA, mais qui est totalement « crazy » ! :-)
Patrick n’a pas de galerie et apparemment il n’a pas l’air trop motivé pour en ouvrir une, étant conscient de la charge de travail que cela représente.
Il a fait le choix de la liberté.

Plus loin, je suis attiré par des oeuvres vraiment originales. Il s’agit en fait d’oeuvres graphiques vectorielles réalisées par l’artiste graphic designer Martin Stein, et avec qui j’ai également beaucoup rigolé.

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Il travaille chez lui, à Marstons Mills, c’est à dire juste à côté de l’aérodrome d’où je décolle pour mes photos aériennes.

Une fois le tour des stands effectués et quelques huîtres ingurgitées, je me suis rendu à Chatham afin de profiter des derniers rayons du soleil pour compléter mes prises de vues.

Je suis allé tout d’abord sur une petite colline que j’avais repéré et qui offre un panorama privilégié sur une grande anse remplie de bateaux. Je gare la voiture dans une allée privée. En fait je n’avais pas le choix car à cet endroit, tout est privé, une fois de plus. Je déploie mon trépied et commence à faire mes prises de vues.

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Au bout d’un moment, un monsieur âgé sort de la maison et me demande de venir le voir. Je sens que cela va se gâter… il me demande ce que je fais sur sa propriété, je lui répond gentillement que je ne veux pas déranger mais que la vue était si belle que je n’avais pas pu résister. Le type se ferme et m’envoie un « Get Out ! » suivi de tout un tas de mots dont je n’ai rien pigé et c’est tant mieux.
Heureusement j’avais terminé mes prises de vues… hé,hé…

Il reste encore un peu de lumière rasante alors je fonce au petit port des pêcheurs et des Gardes Côtes qui n’est qu’à 2 minutes.
Et là le spectacle est sublime.
Pas un bruit à part celui des oiseaux. Je suis seul.
Le soleil est en train de disparaître derrière moi, le ciel est orange, rose, bleu nuit.
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Je m’active autour de mon Widepan quand j’entends un drôle de bruit… comme si une personne se mouchait dans l’eau. Je penche la tête vers le bas et là, je m’aperçois que juste à trois mètres de moi, un énorme phoque nage placidement à la recherche de son repas, suivit par un goéland qui attends certainement les restes… Il me regarde, plonge, remonte à la surface plus loin, puis revient.

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Bref, une très belle journée de plus à Cape Cod…




Biographie

8102007

 

Biographie portrait_Scott_ulm_01BD1

Je suis né à Paris en 1971

Après de courtes études de cinéma, j’ai démarré ma carrière professionnelle dès l’âge de 19 ans, par la réalisation de films institutionnels et de tournages multicaméras de concerts.

A 22 ans, en soif d’aventure et de grands espaces, j’ai signé un contrat de 2 ans pour un poste de photographe dans l’Armée de l’Air au Détachement-Air français de Dakar (Sénégal).
C’est à cette occasion que je me suis forgé une solide expérience de la photographie aérienne et que j’ai pris goût aux voyages.

Au terme de mon contrat militaire, je suis resté en Afrique de l’Ouest où j’ai exercé la spécialité de photographe publicitaire.

4 ans plus tard, je suis rentré en France et j’ai posé mes valises sur le Bassin d’Arcachon, un endroit que  j’ affectionnais depuis mon enfance.
Dans ce contexte idyllique, je me suis découvert une passion pour la photographie de paysages marins.
J’ai ouvert ma première galerie à Arcachon dans laquelle j’ai exposé et vendu avec succès mes tirages grands formats limités à 30 exemplaires pendant 12 ans.  

Durant cette période, j’ai exploré toutes les subtilités et les techniques du format panoramique.

En 2005,  j’ai édité mon premier livre « Rencontre avec la Lumière » , qui s’est vendu à plus de 5000 exemplaires.

C’est aussi cette année là que j’ai réalisé avec le pilote d’ULM Michel Boudigues, la Plus Longue Photo Aérienne du Monde.

Puis, j’ai élargi mon champ de vision à la Côte Basque, édité un deuxième livre de photographies aériennes « Balade en Altitude » et consacré une partie de mon temps à la défense environnementale du Bassin d’Arcachon, notamment en réalisant un documentaire très largement visionné. 

Dans le même temps, j’ai démarré une exploration photographique des Etats-Unis et je me rend chaque année sur la magnifique baie de Cape-Cod en Nouvelle Angleterre.
J’ai aussi entamé une longue série de road trip et d’errances solitaires au milieu des grands espaces de l’Ouest Américain.

En juillet 2011,  après deux années de pressions et d’abus de pouvoir du député-Maire d’Arcachon, j’ai décidé de me séparer de ma petite galerie photo et de prendre un peu de distance avec le Bassin. J’ai donc commencé à photographier les Antilles et particulièrement l’archipel de Guadeloupe et l’ile de St Barthélémy. En 2012, j’édite tout de même mon troisième ouvrage consacré au Bassin : « Mon Petit Paradis » .

Tout en continuant à explorer la caraïbe, je poursuit mes prises de vues de mon sujet de prédilection et en décembre 2015, j’édite mon 5 ème livre  : « J’ai Rêvé du Bassin ». Ce n’est qu’en décembre 2016 que je décide de créer un nouvel espace d’exposition. J’ouvre donc une nouvelle galerie d’exposition au coeur du joli village de La Hume à Gujan-Mestras. 

Au fil des années, je me suis forgé un certain regard sur les paysages. J’aime les grands espaces sauvages et j’évite en général toute trace humaine. Le ciel prend une place prépondérante dans mes cadrages et je m’affranchi volontiers des règles académiques de la composition.

Je suis représenté par l’agence PixPalace.

De tous les photographes, c’est Raymond Depardon qui m’inspire le plus. J’admire également le travail accompli et le combat mené par Yann Arthus Bertrand, l’oeuvre dédié à la mer de Philip Plisson, le talent et l’enthousiasme de Peter Lik, et bien sûr l’incroyable travail patrimonial et historique laissé par le légendaire Ansel Adams.

Je travaille essentiellement en moyen-format numérique avec un Pentax 645 Z et en panoramique à objectif rotatif 5×14  sur du film inversible Fuji Velvia. Depuis peu, un fuji XT2 m’accompagne dans tous mes déplacements.

Mon travail photographique consacré au Bassin d’Arcachon a été le sujet de plusieurs reportages télévisés (M6, TV7, France3, TF1, Thalassa).

N’hésitez pas à participer à ce blog en laissant vos commentaires.

 

www.stephanescotto.com

Galerie d’exposition permanente:

Galerie de Stéphane Scotto

13 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny – 33470 La Hume (Gujan-Mestras) France.

Pour me joindre :

Tel :

(France): (+33) 6 61 63 52 62

email: scottophotographe@mac.com

 

 







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