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Au JT de TF1 pour parler de l’érosion du littoral

29052015

REPLAY :

stephane_scotto

 

Vaste sujet que celui de l’érosion de notre littoral aquitain et surtout sujet ô combien sensible !

D’un côté les faits que nous pouvons constater : des plages rongées par la mer, des habitation menacées de s’écrouler dans les vagues, et des inondations devenues de plus en plus fréquentes dans certaines citées balnéaires.

D’un autre côté, ceux qui n’ont pas forcément intérêt à ce qu’on en parle : des promoteurs immobiliers qui voudraient bien continuer à profiter de cette manne, quelques acteurs du tourisme qui ne veulent surtout pas que l’on évoque des choses négatives, et bien sûr des maires peu scrupuleux, corrompus, ou tout simplement incompétents, qui ne tiennent pas à ce qu’on les mette en avant face à cette problématique.

Quelques soient les causes de cette érosion de nos côtes, il est clairement établi que nous ne pourrons jamais lutter efficacement et durablement contre la force des éléments naturels. L’Océan reprend ses droits et il semble même demander les intérêts de retard !

La pointe du Cap Ferret ne sera pas sauvée par le charismatique et controversé Benoît Bartherotte. S’il est vrai qu’il parvient à gagner un peu de temps tout en menant ses petites affaires dans les méandres sombres du pouvoir passé ou en place, il ne gagnera pas la guerre qu’il mène depuis 20 ans contre cette satanée montée des eaux. Pas plus que ces milliardaires de l’ile de Nantucket dans le Massachusetts qui regardent impuissants leurs villas à plusieurs millions de dollars se désagréger dans les vagues puissantes, juste en face de nous, mais de l’autre côté de l’Océan.

Et puisque nous n’arriverons pas, semble t-il, à inverser la courbe du réchauffement climatique,  un phénomène qui dure depuis des millénaires mais que notre ère industrielle fait accélérer de manière exponentielle depuis 50 ans, la moindre des décisions serait de nous éloigner des côtes au lieu de nous mettre au bord. C’est du bon sens. Mais comme beaucoup d’autres sujets, notamment liés à l’environnement, le bon sens passe en second plan devant l’argent, et certains lobbies se donnent les moyens de poursuivre leur oeuvre dans une certaine impunité. Pour illustrer mes propos, j’évoquerai le futur projet d’hôtel 5 étoiles avec Casino et parking souterrain sur le front de mer d’Arcachon Place Peyneau (détruisant au passage le musée aquarium le plus ancien au Monde), la construction d’un bâtiment de 200 m de long et 20 m de haut au Petit Port (toujours à Arcachon) et les innombrables nouvelles maisons (pour ne pas dire « maisonnettes ») sur le territoire de Gujan-Mestras, si proches de l’estran. Partout on bétonne, on densifie,  on magouille… Qui paiera la note quand dans 10 ou 20 ans, ces bâtiments seront submergés par les flots ?

Quand le journaliste de TF1 m’a contacté pour participer à ce petit sujet de 6min au JT de Claire Chazal, je lui ai bien précisé que je n’étais pas un spécialiste de la question de l’érosion. Je suis photographe de paysages marins mais pas scientifique. En revanche, je ressens les choses, je les vois évoluer sans pour autant pouvoir dire exactement dans quelles proportions. Et même si les spécialistes diront à juste titre qu’on ne peut pas sérieusement parler de ce sujet en 6 minutes, je pense personnellement, que toutes les occasions d’évoquer des sujets aussi importants, doivent être saisies. Dans ce supplément du JT de TF1, le sujet sur l’érosion du littoral était à la fois trop court et à la fois assez long pour toucher et sensibiliser les 8 millions de téléspectateurs de Claire Chazal. Et c’est cela qui compte avant tout. Cela permettra peut-être d’obtenir plus d’oreilles attentives dans des sujets plus complets ou des actions locales.

Sur le plan technique, le tournage devait au départ s’effectuer en hélicoptère. Finalement, pour des raisons de budget je suppose, nous avons tourné avec deux ULM. Je suis monté avec Michel Boudigues, et Christophe, le cadreur de TF1 s’est installé à côté d’Olivier Chaldebas, avec qui je vole aussi assez souvent. La difficulté a été de gérer le son. Impossible de m’interviewer puisque j’étais le seul passager possible à bord de l’ULM rouge de Michel. Et le cadreur ne disposait pas d’un enregistreur de son indépendant que j’aurais pu emporter avec moi. Inutile de vous préciser que le micro HF ne passe pas entre les deux ULM. Nous avons donc décidé d’enregistrer ma voix sur un canal à part, le cadreur récupérant mon dialogue dans son propre casque ! système D qui a ses limites et que nous ne pouvions pas poursuivre dans la « zone Cazaux », surtout ce jour là où l’activité militaire était assez intense. Nous avons donc fait ce que nous pouvions et avec les moyens du bord. Finalement le résultat n’est pas si mal et les images sont belles. Et pour moi, la satisfaction de n’avoir consommé qu’à peine 20 litres de super sans plombs pour l’ensemble du vol. Quand on sait qu’un hélico consomme 180 litres de carburant à l’heure, on peut se réjouir d’avoir eu un impact carbone quasi nul pour un reportage qui, de manière indirecte, nous alarme sur le réchauffement climatique.

Coincidence incroyable pour moi qui suis un amoureux de Cape Cod et des iles de MV et Nantucket, Claire Chazal nous proposait également un reportage sur le phare de l’ile de Martha’s Vineyard qui a dû être déplacé de 30 mètres à cause de l’érosion. Un phare que j’ai moi même photographié à plusieurs reprises, y compris en aérien !

 

REPLAY :

phare de Gay Head

 

Et quelques photos des coulisses du tournage :

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Réunion au sommet du SIBA contre Natura 2000

14062008

Je ne m’étendrai pas sur le projet Natura 2000 car j’aurai trop peur de communiquer des erreurs.
J’en retiens juste qu’il s’agit d’une mesure de plus conçue par des technocrates, sans concertation, et ayant pour but de définir des espaces maritimes sensibles et protégés.
Que l’annonce de ce plan a été très mal gérée et que s’en est suivie une cacophonie d’informations et de désinformations…

Concernant le Bassin, personne ne semble d’accord sur la zone délimitée. Selon certains élus et représentants d’associations de plaisanciers et professionnels du nautisme, les conséquences de l’application de Natura 2000 sur le Bassin seraient catastrophiques puisque le plan d’eau deviendrait quasi impraticable.

Personnellement je ne suis évidemment pas pour qu’on en arrive là. Priver les habitants et les estivants du Bassin du plaisir de la promenade en bateau, de la pêche, et de l’accès aux endroits fantastiques que sont le Banc d’Arguin et l’Ile aux Oiseaux, seraient un constat d’echec absolue.

En revanche, force est de constater que les élus n’ont aucune volonté politique pour enrayer un phénomène visible depuis 3 ou 4 ans : le profusion de bateaux à moteurs, notamment de grosses unités au détriment de bateaux traditionnels ou à voile. Le Port d’Arcachon à crée un Quai Patrimoine et projette de l’agrandir mais les places restent chères : compter 2000 € par an. Je pense qu’il faudrait une politique plus encourageante. Exemple: 500 € par an pour une place pour un bateau traditionnel ou à voile et multiplier les pontons réservés à ce type de bateaux auraient un effet immédiat, visible sur l’eau. N’est-il pas plus agréable de voir le Bassin rempli de voiliers et de pinasses ?
L’année dernière, j’ai survolé le Banc d’Arguin en ULM début aout et j’ai pris des photos. En agrandissant l’image on peut compter les bateaux. Je me suis arrêté à 800 !
Cela me paraît tout de même excessif. Ne pourraient-on pas envisager de limiter l’accès à certains endroits lors de pics de chaleur les week end d’abondance d’estivants ? On pourrait par exemple, lors de ces périodes très précises, autoriser l’accès uniquement aux voiliers et bateaux à moteur traditionnels, les récompensant ainsi de leurs efforts pour faire perdurer ce type de navigation…
Notez que je ne montre pas du doigt les propriétaires de bateaux en plastique sur-motorisés. Je ne suis pas pour l’interdiction mais plutôt pour encourager un autre mode de vie sur le Bassin, plus respectueux de ses traditions. Un état d’esprit qui s’est perdu au fil des années et qui reste, à mon sens, le seul et unique gardien de cet environnement exceptionnel mais si délicat.
vol du 04 aout 2007

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Revenons au Wharf et à Natura 2000…
Si j’ai bien compris l’article paru dans Sud Ouest aujourd’hui, les élus se prononcent contre Natura 2000 notamment à cause du Wharf qui serait compris dans le tracé de la zone protégée. Les conséquences seraient donc que le Wharf, étant toujours polluant, puisque rejetant les eaux usées partiellement traitées mais contenant toujours une pollution chimique, deviendrait « hors la loi » et obligerai les élus à son démontage, remettant ainsi en question toute leur politique de traitement des eaux usées du Bassin.
On comprend leur embarras…
Marie Hélène des Egaulx, députée maire de Gujan, ne parle pas de cela mais de la mise en danger de la « zone défense » incluant la Base de Cazaux.
Le bon prétexte…

Finalement, réaliste ou pas, le plan Natura 2000 aura au moins eu pour action positive de lancer un certain nombre de débats sur le sujet.

Et ce n’est pas fini…







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