WANTED !

6102017

J’ai souvent été victime de contrefaçons (utilisation sans autorisation de mes photos pour des illustrations diverses et variées) mais c’est la première fois que l’on me vole un tirage !

Le voleur a agit dans la nuit du Dimanche 17 septembre à lundi 18 aux alentours de 4h du matin (les phares de son véhicule ont été capturés par la caméra de surveillance de mon voisin). Il a dérobé la photo géante exposée sur le mur extérieur de la Galerie de la Hume.

Je venais quelques jours avant de retirer « Une Autre Planète » et de la remplacer par « 3 Colors » : une photo aérienne de la Réserve Naturelle de Petite Terre qui avait été choisie par National Geographic pour illustrer la Journée de la Terre en avril dernier.

C’est donc cette photographie de 1m40 x  1m70 qui a intéressé le voleur.

Cette photographie été réalisée sur une plaque d’aluminium. Sa valeur est de 650€

IMG_8751

Je n’ai jamais encore vendu cette image donc si vous la voyez exposée quelque part c’est que c’est celle qui m’a été volée.

J’ai bien entendu déposé plainte à la Gendarmerie et je suis obligé de constater que deux semaines plus tard je n’ai aucune nouvelle de leur part.

La ville de Gujan est pourtant équipée de 30 caméras de surveillance pour un coût de 200 000 €. Or le voleur est forcément passé sous une de ces caméras avec un véhicule peu discret car suffisamment grand pour transporter un tel format, donc soit un fourgon, soit un utilitaire, soit un pick up, soit une remorque. Et à 4:00 du matin il ne doit pas y avoir beaucoup de voitures qui traversent ce quartier. Mais je suppose que pour la Gendarmerie, ce vol n’a que peu d’intérêt. Après tout ce n’est qu’une… photo !

Pourtant pour moi c’est un peu difficile à digérer. C’est mon oeuvre, mon travail qui a été volé. Et outre la perte financière, la conséquence immédiate c’est que je suis désormais obligé de trouver un autre mode d’accrochage plus sécurisé et que je n’ai pas le temps actuellement de m’en occuper. Donc le mur reste vide et très très moche. Bien sûr c’est moins grave qu’une agression ou un viol. Je suis d’accord. Mais si on laisse tous les petits délits et incivilités dans l’impunité alors il ne faudra pas s’étonner d’en avoir de plus en plus.

Celui qui m’a fait ce coup là est un véritable imbécile, un sale con qui n’a pas de cerveau. Et mon petit doigt me dit qu’il est du coin…

Avec ou sans les gendarmes, je ne désespère pas de le retrouver un jour… D’ailleurs j’offre une prime de 500 € à toute personne qui pourra m’apporter des informations permettant de le retrouver.




Les Caisses Américaines « made in Scotto »

26082017

Pinasse échouée

Depuis toujours je travaille en moyen format c’est à dire avec des appareils qui utilisent des films bien plus larges que le 24×36 et pour le numérique un capteur lui aussi beaucoup plus grand. Ce matériel me permet d’obtenir plus de détails et de pouvoir réaliser des agrandissements importants sans détérioration de l’image.

 

Je vous propose donc de plus en plus de tirages très grands formats que vous pouvez acquérir avec ou sans caisse américaine.

 

Qu’est-ce qu’une caisse américaine ?

C’est un encadrement (sans verre) qui entoure la photographie (sur un support aluminium dibond) et la met en valeur en lui donnant une sensation de flottaison au milieu du cadre. Ce type d’encadrement est très prisé des artistes et des musées.

(Lire cet article d’une société d’encadrement : http://www.eclatdeverre.com )

 

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Ici sur le Bassin d’Arcachon nous cultivons un « esprit cabane » directement inspiré des cabanes ostréicoles. Mon ami architecte-designer Jean Jacques Marvielle a d’ailleurs écrit un petit texte dans mon dernier livre sur la manière dont ces cabanes simples et sans aucune perfection ont orienté depuis toujours ses créations vers une recherche de « l’ordinaire ».

C’est exactement dans cette même optique que je me suis mis à fabriquer mes propres caisses américaines. A base de tassots en sapin que j’assemble pour créer une cornière qui constituera l’encadrement, je coupe en biseau, je colle, je renforce et enfin je ponce, je peint, mais toujours en assumant les petites imperfections qui caractérisent cet « esprit cabane ».

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Je propose de peindre l’encadrement à la couleur de votre choix. Par exemple à la même teinte que la peinture de votre mur.

En ce qui concerne la fixation au mur, un système de tassots coupé en biseau inversé dont une partie est fixée au mur et l’autre à la caisse américaine, ne vous obligera qu’à faire deux ou trois trous selon le format.

Ces grandes photographies sont une belle manière d’exprimer chez vous, dans votre entreprise ou dans votre salle d’attente, votre attachement au Bassin d’Arcachon (ou des autres territoires que je photographie).

Les prix vont de 650 € pour un format 100×130 cm à 850 € pour un grand panoramique 90×210 cm

La livraison et la pose sont gratuites sur le Bassin et la livraison est possible dans toute la France par transporteur avec un supplément de 50 €.

N’hésitez pas à passer à la Galerie de la Hume pour les voir de près.

 

 




Nouveau Site Internet !

13072017

les plus belles photos du Bassin d'Arcachon

www.stephanescotto

Il fallait que je le fasse ce site !

Des années que je procrastinais ce projet pourtant nécessaire, par manque de temps mais aussi par manque de compétences. Quand j’en parlais à mes amis du web ils me disaient tous la même chose : ce n’est pas un webmaster qu’il te faut mais un développeur ! Et puis un certain Otis est venu se présenter à la Galerie pour me proposer ses services. Alors nous nous sommes mis au travail. Nous avons cherché un modèle sous wordpress mais aucun ne me convenait réellement.

J’avais une idée bien précise de ce que je voulais. Un site épuré qui donne l’impression de se promener dans une galerie de photographies, fonctionnel mais avec le moins possible de boutons cliquables. Je le voulais en Haute Définition partant du principe que les gens ont de plus en plus de beaux écrans retina et que ceux qui regardent les photos du Bassin d’Arcachon uniquement  sur leurs mobiles font parti de ceux qui consomment gratuitement les milliards d’images mises à leur disposition quotidiennement sur les réseaux sociaux. Mon site est donc un peu lourd à charger mais si vous avez un grand et bel écran vous apprécierez la qualité de restitution des images.

Sur mon nouveau site vous trouverez donc mes photographies classées par thème avec un défilement en parallaxe. Tout d’abord les paysages du Bassin d’Arcachon, de la Guadeloupe, de Cape Cod, de St Barth ou encore des Landes et du Lot et Garonne, puis des sous menus. Par exemple pour les photos du Bassin d’Arcachon, vous pouvez visiter la galerie  » Cap-Ferret », « Vision de Nuit »,  » Pilat & Co » , « Ostréo » ou encore « Verticalité » qui est une galerie de photos du Bassin d’Arcachon uniquement aériennes. Une fois que vous êtes rentrés dans un thème, les photos défilent une par une (j’ai volontairement choisi de ne pas mettre de vignettes car je veux que vous ayez l’impression de vous promener dans une galerie d’art et non pas de regarder des photos comme dans une banque d’images au rabais).

Quand une photo vous plaît, vous pouvez cliquer sur « acquérir » et un nouveau menu s’ouvre alors avec les choix en finition, papier et format. Le prix s’affiche en fonction des différentes combinaisons. Je vous propose toutes les finitions disponibles à la Galerie : tirage argentique seul, contre collé sur dibond avec chassis, laminé sur bois, en caisse américaine ou encore le diasec en verre acrylique. Pour chaque finition une petite vidéo explicative s’affiche.

Notez que si vous cliquez à nouveau sur la photo elle s’affichera en plein écran.

Ensuite cela fonctionne comme dans n’importe quel site marchand : un panier et 4 modes de paiement proposés : par CB, par Paypal, par virement ou encore par chèque.

En plus des rubriques photos, vous y trouverez bien entendu ma biographie, une page consacrée à la Galerie de la Hume, une autre à mes livres et parutions et enfin une rubrique où vous retrouverez tous mes passages TV.

La rubrique « Image Bank » renvois à mon ancien site hébergé sur Photoshelter et qui comporte tous mes reportages. il est plutôt destiné aux professionnels de l’édition pour de l’illustration magazines et autres.

Pour le moment ce nouveau site qui nous a bien donné du fil à retordre n’est pas complet. Il en est même loin. Je le remplis chaque jour un peu plus mais comme la saison estivale démarre je suis très occupé par la Galerie.

Néanmoins, au moment où j’écris cet article le thème des photos du Bassin d’Arcachon « verticalité » (vues aériennes du Bassin) est complet.

Donc vous l’aurez compris : le mieux est de passer me voir à la Galerie si vous pouvez ;-)

Alors à très bientôt !




Nouveau à la Galerie: du très très grand format !

27062017
"Une Autre Planète" (Arguin) Tirage 1m25x1m65 en caisse américaine. 650 €

« Une Autre Planète » (Arguin)
Tirage 1m25x1m65 en caisse américaine. 650 €

 

Pourquoi faire des photos avec un appareil moyen format (1) si ce n’est pas pour proposer mes photos en tirages XXL ?

Que ce soit pour votre maison ou la décoration de votre entreprise je vous propose désormais à la Galerie de la Hume d’acquérir les plus belles de mes photographies en tirages géants montés en caisses américaines.

Le tirage est plastifié avec un film anti UV et collé sur une plaque alu de 3mm positionnée ensuite dans l’encadrement de type caisse américaine. Il n’y a pas de vitre donc pas de reflet. La photo semble être suspendue au milieu du cadre. Je fabrique moi même les caisses américaines en sapin que je peux peindre ensuite en blanc ou en noir. Si vous préférez le style naturel, je peux utiliser du douglas qui est un bois résineux aux tons chauds. La plaque d’alu est fixée avec des bandes velcro et il est donc possible de changer la photo en conservant l’encadrement. Il n’y a pas de limite de format.

Le prix est de 650 € ttc pour une photo de 1m25 x 1m65 cm (700 € livré et installé)

N’hésitez pas à passer à la Galerie en voir quelques unes pour vous faire une idée.

 

(1) Ceux qui me suivent depuis le début le savent, j’ai toujours travaillé en moyen format. Mais savez vous exactement de quoi je parle ?

Les appareils moyen formats ont un capteur beaucoup plus grand que les capteurs de réflex professionnels. Cela signifie qu’il y a plus de pixels et que ces pixels sont aussi plus gros. Donc la photo comporte plus de détails et des rapports d’agrandissement vraiment intéressants sans aucune perte de qualité.

Les marques qui proposent ce type d’appareils sont peu nombreuses : Hasselblad, Pentax et Fuji qui vient de sortir le sien, se partagent ce marché réservé aux professionnels exigeants dans les domaines du paysage, de la mode, du portrait et de la publicité. Il existe aussi des dos numériques que l’on peut adapter sur des appareils moyen formats argentiques Hasselblad ou Mamiya.

J’ai opté il y a 3 ans pour le Pentax 645Z qui est un appareil très performant que je peux même utiliser pour des reportages évènementiels et sportifs. Le seul inconvénient de ce joujou à 8000 € c’est la gamme d’objectifs qui est décevante. Les zoom sont de médiocre qualité et les optiques fixes de dernière génération sont hors de prix. Je me suis donc rabattu sur des anciennes optiques manuelles qui ont un excellent piqué. Je travaille avec un 33mm, un 55mm et un 120 mm (équivalents en 24×36  à un 24mm, un 43mm et un 100mm). Cela suffit amplement pour le type de photographies que je réalise. C’est grâce à ce matériel que je peux vous proposer de tels formats avec la meilleure qualité possible.

 

 




Ré-ouverture de la Galerie !

18042017
Galerie de Stéphane Scotto

  Galerie de Stéphane Scotto

Après ces deux mois d’explorations aériennes de l’archipel de Guadeloupe, me voici de retour sur le Bassin d’Arcachon. Le soleil est sympa car il m’a suivi ;-)

Plusieurs projets photographiques sont en cours dont un nouveau livre de photos aériennes du Bassin qui sortira pour Noël et dont les prises de vues seront réalisées du printemps à l’hiver 2017.

En attendant, voici venu le temps de vous ouvrir à nouveau les portes de la Galerie de la Hume et de vous proposer mes tirages en grands formats.

J’ai pris la décision d’orienter cette galerie vers des formats encore plus grands. J’ai donc besoin de libérer de la place sur les murs et c’est pourquoi je vous propose des remises importantes sur les photographies actuellement exposées. N’hésitez pas à passer me voir, il y a du choix !

Et comme toujours, mon dernier livre « J’ai Rêvé du Bassin d’Arcachon » reste disponible à la Galerie, par internet et dans une vingtaine de points de vente autour du Bassin et chez Mollat à Bordeaux. Pour vous faire plaisir ou faire plaisir à un proche.

 

A très bientôt.

 




Primé aux Photographies de l’Année

22032017
Bassin d'Arcachon, Banc d'Arguin

Concours des Photographies de l’Année 2017

 

Chaque année je participe au plus grand concours photo réservé aux professionnels : Les Photographies de l’Année.

Ce concours est organisé par le magazine Profession Photographe et propose de concourir dans différentes catégories : Portraits, Mode, Nus, Culinaire, Publicité, Sport, Création Numérique, Architecture, Reportage, Mariage, Nature et Environnement et Paysages.

Pour participer, les photos doivent obligatoirement avoir été prises dans l’année précédente le concours. Donc pour cette année ce sont les photos prises entre le 1er janvier et le 31 décembre 2016. Ceci est important car cela permet de s’assurer que les photographes ne ressortent pas des anciennes photos de leurs archives et d’assurer ainsi la nouveauté.

Chaque année je suggère aux créateurs de ce concours la création de deux catégories supplémentaires :  Photographie Aérienne  et Photographie Panoramique, car je trouve que ce sont vraiment deux spécialités à part mais pour le moment ce n’est pas à l’ordre du jour. Je ne désespère pas ;-)

J’avais déjà remporté la troisième place en 2014 avec une photo panoramique de Guadeloupe en catégorie Paysage.

Cette année, le jury a retenu une de mes plus récentes photos aériennes du Banc d’Arguin sur le Bassin d’Arcachon que j’avais soumise en catégorie Nature et Environnement. Cette prise de vue réalisée à bord de l’ULM de mon ami pilote Michel Boudigue a été prise au dessus de la dernière conche de la Réserve. On y voit les parcs à huitres et des couleurs mélangées de vase, de rouille et de sable. Le choix d’un cadrage complètement vertical met l’accent sur le côté graphique et même abstrait de ce paysage original.

« Une autre planète » (c’est le titre que j’ai donné à cette photographie) a finalement terminé en seconde place. C’est une place de mieux qu’en 2014 et je ne désespère donc pas de remporter le premier prix une autre année ;-)

En tous cas je suis content que mon travail soit récompensé à chaque fois dans l’une de mes spécialités : le panoramique et l’aérien. C’est plutôt bon signe.

Félicitation à tous les finalistes dont vous pouvez retrouver les photos sur ce lien.

Et un grand merci à Pascal Quittemelle est son équipe pour ce qu’ils apportent à la profession de photographe qui fait face à des bouleversements qui rendent nos conditions d’existence de plus en plus précaires.

Rendez-vous l’année prochaine et cette fois, j’espère pouvoir me rendre à la remise des prix et rencontrer mes confrères et les partenaires de cet évènement.

Si vous êtes de passage sur le Bassin d’Arcachon, vous pouvez venir voir cette photographie de près en grand format dans ma galerie de la Hume. Et même, pourquoi pas, l’acquérir ;-)




Retour en Guadeloupe pour deux mois de prises de vues

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Capture d’écran 2017-02-05 à 23.04.34 SCOT_3311

Après une ouverture plutôt réussie et prometteuse de la nouvelle Galerie à la Hume, il était temps de repartir réchauffer les objectifs en climat tropical.

Me revoici donc en direction du magnifique archipel de la Guadeloupe pour deux mois de prises de vues, notamment aériennes.

Il faut dire que j’ai toujours en tête ce projet de livre que je voudrais réaliser :  »  l’Archipel de Guadeloupe vu du ciel  » (titre provisoire).

J’estime à une dizaine d’heures de vol pour parvenir à couvrir ce territoire relativement vaste puisqu’il contient plusieurs iles relativement espacées les unes des autres.

Je continuerai à voler en autogire avec Seb et Arnaud et à privilégier les lumières du matin et du soir.

Au niveau matériel : je reste fidèle à mon moyen format numérique Pentax 645 Z mais cette fois-ci j’abandonne définitivement les zooms AF qui sont de très mauvaise qualité et je n’utiliserai que des optiques fixes : un 33mm, un 55mm et un 120mm (équivalent à 28mm, 43mm et 90mm en 24×36). J’emporte aussi avec moi ma dernière acquisition : un fuji XT2 dont j’apprécie particulièrement le rendu du capteur Xtrans sur lequel j’ai monté un 10mm SamYang (équivalent 15mm en 24×36).

Ainsi je devrais pouvoir varier entre plans larges et détails.

Comme à chaque nouvelle aventure photographique, je vous invite à me suivre sur ma page fb et mon compte instagram qui sont mis à jour quasiment en direct.




Galerie fermée pour deux mois

4022017
Galerie de Stéphane Scotto

Galerie de Stéphane Scotto

La Galerie de la Hume sera fermée du 4 février au 6 avril 2017 pour cause de reportage en Guadeloupe.

Vous pouvez néanmoins acquérir mes photos et mes livres par mon site internet et vous faire livrer à votre domicile. Les frais de port sont gratuits.

N’hésitez pas à me contacter.

Merci de votre compréhension.




Shoot4Me : l’uberisation du métier de photographe ?

27072016

Cela faisait un moment que je voulais écrire un article sur  mes préoccupations concernant mon métier. Mon confrère et ami Hervé Sentucq en a écrit un très fort sur la liberté de panorama il y a quelques jours et aujourd’hui, c’est à mon tour. Après de longues hésitations c’est la plateforme Shoot4Me  qui a déclenché mon tir. (prononcez « shoot for me »).

Une bonne idée mais…

Lancée il y a un an cette  start-up bordelaise propose aux photographes mais aussi aux « faux »tographes de répondre à des appels d’offres pour des reportages photographiques et des demandes d’images d’illustration. Autrement dit, des mandataires (entreprises, restaurants, agences immobilières, collectivités territoriales telles que des Offices de Tourisme, etc…) envoient sur le site le détail de la prestation souhaitée et les photographes inscrits peuvent répondre à l’appel d’offres. A la base, l’idée est très bonne. En effet, nous l’avons tous constaté, les mandataires ont parfois du mal à s’y retrouver dans la cohue des photographes, entre professionnels, amateurs, semi-pros, expérimentés ou non, spécialisés ou pas et des tarifs proposés qui vont du simple au quadruple parfois sans logique. De leur côté les photographes ont également de plus en plus de difficultés pour atteindre de nouveaux clients. Mettre en relation les uns et les autres sur une plateforme internet apparaît donc comme une solution au problème. Sauf que… selon moi, les concepteurs de Shoot4Me ont fait fausse route dès le départ. Au lieu de réserver leur plateforme aux photographes professionnels, ils l’ont ouvert à toute personne possédant de quoi faire une photo. Déclaré ou pas, équipé d’un smartphone ou du dernier réflex pro c’est pareil ! Certes, certains appels d’offres sont réservés uniquement aux photographes « certifiés » déclarés et possédant une assurance, certes il est mentionné dans ces offres le type de matériel qui ne peut pas être utilisé, il n’en demeure pas moins que globalement les conditions tarifaires sont difficiles à accepter pour de vrais professionnels. En effet, j’ai décortiqué avec minutie les derniers (rares) appels d’offres lancés par la plateforme. Et c’est édifiant !

Des « missions » sous évaluées

Prenons comme exemple cet appel d’offre du mois de juin 2016. Il s’agissait de photographier une compétition de mur d’escalade indoor à Bordeaux, suivie d’un cocktail. La « mission » (c’est le terme utilisé par shoot4me pour décrire un reportage photographique) était très précise, très détaillée, allant même jusqu’à préciser les types de cadrages souhaités et les mots clefs pour l’indexation. Le donneur d’ordre estimait la durée de la prestation à quatre heures (en soirée)… et proposait (« imposait » serait plutôt le terme approprié) 200 € au titre de la rémunération.  Tout photographe professionnel et un tant soit peu expérimenté sait que les quatre heures se transformeront sur le terrain en 5 ou 6 heures. Mais ce qui est inquiétant c’est que dans le calcul des « missions » proposées par shoot4me il n’est jamais question du travail de post-production. Comment croire qu’un reportage puisse être livré sans être passé par un tri des photos, des re-cadrages, des mises à niveau, des améliorations de contrastes, de netteté, bref le béaba du métier ? Pour un reportage de ce type, et compte tenu du nombre de photos à livrer et des exigences mentionnées dans la « mission » j’estime personnellement le temps de post-production à 3 heures minimum. La prestation ne fait donc plus 4 heures comme indiquée mais 8 heures environ (sans le déplacement). Le calcul est simple : 200 € divisé par 8 = 25 €/h …BRUT ! Une fois les charges déduites, il ne restera environ que 15 €/heure net au photographe, soit au total 120 € pour une prestation équivalente à une journée complète de travail. Pour certains 15 €/h pour faire un métier qu’on aime, par les temps qui courent, cela peut apparaître comme bien payé, mais il faut considérer qu’un photographe n’est pas un électricien ou un plombier qui va avoir des chantiers quasiment tous les jours. Et c’est bien pour cela que le photographe doit facturer plus cher ses prestations faute de pouvoir vivre dignement de son métier. Pourquoi accepter de travailler à 15 € de l’heure quand n’importe quel artisan refuse de travailler en dessous de 40 € de l’heure ? L’UPP (Union des Photographes Professionnels) estime dans un article détaillé de son site que la journée de travail ne doit pas être facturée moins de 700 € si le photographe veut s’y retrouver au moment de faire son bilan en fin d’exercice. Avec Shoot4Me on en est loin !!!

Les institutions publiques complices

Prenons maintenant l’exemple de cette autre « mission » cette fois-ci proposée par le service communication du SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon). Cette collectivité territoriale financée par les contribuables est en charge de la surveillance de la qualité des eaux du Bassin mais aussi de la promotion du tourisme (deux prérogatives qui sont en total conflit d’intérêt mais la question n’est pas là). Comme il n’y a pas assez de monde l’été sur le Bassin (ironie), ces génies de la communication ont trouvé un moyen de dépenser encore un peu plus d’argent des contribuables en créant une « marque » identitaire « Bassin d’Arcachon ». Je ne m’attarde pas dans ce billet sur ce que j’en pense et je vous invite plutôt à découvrir une de leurs offres de « mission » de reportage, extrêmement détaillée : lien mission SIBA missionSiba Là encore il convient de décortiquer cet appel d’offre afin de comprendre pourquoi c’est inacceptable, à la fois pour les photographes qui se retrouvent à travailler pour presque rien et pour les contribuables qui risquent au final de payer une campagne de communication de mauvaise qualité. Le SIBA estime par exemple que le photographe pourra réaliser l’ensemble des scènes précises demandées en 6 demi-journées et même les compacter en 3 journées ! Sachant que le photographe devra lui même organiser les rendez-vous avec les différents protagonistes (chantiers navals, restaurateurs, artisans, associations et ostréiculteurs…) qui risquent d’être très occupés en pleine saison, cela relève de l’exploit ! Nous voici donc avec des exigences techniques dignes d’un « shooting » de publicité ou de mode pour un grand magazine, avec modèles, éclairages, assistants, stylistes, directeur artistique, sauf que là, le photographe est seul et payé une misère ! Cerise sur le gâteau : les droits sont inclus et pour une durée de… 10 ans ! Et à nouveau, ni le mandataire ni les responsables de shoot4me ne semblent se préoccuper de la partie post-production qui est pourtant essentielle !  J’ai bien étudié cette offre et j’ai estimé que ce ne sont pas 3 jours de prises de vues qui seront nécessaires pour un travail de qualité mais bien 6 demi-journées. A cela s’ajouteront 3 jours minimum de post-production. Sans compter que les conditions météo, la lumière, la bonne ou la mauvaise volonté des « modèles » ou encore les exigences du client obligeront peut-être à recommencer une ou deux scènes et que le photographe n’osera peut-être pas demander une rallonge de peur de perdre ce nouveau client si « prometteur ». Je ne rentre pas dans les détails financiers mais sachez que là encore, au final, le photographe se retrouve à un taux horaire inférieur à celui d’une femme de ménage non déclarée. Pouvons nous l’accepter ?

Concurrence déloyale

Shoot4Me ne s’arrête pas là. Le site relaye également des demandes d’images d’illustration, pour des sites internet, pour la couverture d’une brochure ou encore un flyer… ces demandes ne sont pas réservées aux professionnels. N’importe qui peut y répondre. Les rémunérations vont de 30 € à 300 €. D’ailleurs aujourd’hui un compte instagram qui s’appelle modestement « Bassin_dArcachon » a partagé l’offre du SIBA, sans mesurer un instant les conséquences que cela représente pour des professionnels.

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Dans le cas présent, le SIBA (et oui encore eux !) pourrait tout simplement confier un petit budget de 600 € à l’un des nombreux photographes professionnels du Bassin ou de Bordeaux pour réaliser cette photo qui semble tout de même relativement importante. Mais non, pourquoi faire travailler un photographe alors qu’il y a peut-être quelqu’un qui aura une photo amateur en stock qui pourrait faire l’affaire et à bas prix ? et c’est tellement plus fun ! Dans d’autres cas de demandes d’images, le temps nécessaire à chercher une photo correspondante dans mes archives, à l’envoyer au client, à effectuer la facture si toutefois il la retient, à la rentrer en comptabilité, à relancer le client qui une fois sur deux a « oublié » de payer ne saurait être rentable pour 30 € brut ! mais cela, les concepteurs de shoot4me ils s’en balancent. Pour eux, ce qui semble compter c’est de donner l’impression que leur plateforme fonctionne, qu’elle génère du trafic, ceci afin de rendre crédible ce que toute start-up rêve de réussir : une levée de fonds !!! Et c’est bien là que je tiens à développer mon propos: sur l’absurdité de ce concept. Selon mon analyse les dirigeants de cette start-up se sont trompés de cible. Leurs clients auraient dû être les photographes et non les mandataires. Au lieu de prendre un pourcentage ridicule sur les appels d’offres aux tarifs sous-évalués car imposés par les donneurs d’ordre, shoot4me aurait dû se rémunérer sur une adhésion payante des photographes et éventuellement un petit pourcentage sur les transactions de paiement, à l’identique de ce qui se pratique sur des plateformes comme AirBnB. Ainsi, les photographes, qui sont les plus compétents pour savoir quels tarifs appliquer, auraient pu garder le contrôle de leur rémunération. Et cela est essentiel !

Infantiliser les photographes

D’ailleurs sur ce point, shoot4me prend les photographes pour des gamins, en employant un vocable limite naïf : « shooting », « mission photo » et j’en passe ! des expressions que l’ont retrouve en général dans le langage des jeunes (et moins jeunes) photographes débutants. ils ont même réussi à recruter des photographes professionnels chargés d’évaluer et de « certifier » leurs propres confrères ! sur quels critères objectifs ? ça je n’ai pas réussi à le savoir. Mais je ne doutes pas un instant que ces « élites de la photographie » ont dû se sentir flattés de la responsabilité qui leur incombe…à défaut d’une rémunération. Et oui, c’est cela l’économie « collaborative »…

Le coeur du problème 

Mais revenons au problème de départ : la tarification. Comment en effet concevoir que ce qui ressemble à un appel d’offre puisse imposer un prix précis et non modulable ?  Dans la normalité, le mandataire devrait définir ses besoins et attendre que les photographes lui fassent des propositions. Des propositions qui d’ailleurs ne seront pas forcément que financières mais aussi artistiques. Un bon photographe doit pouvoir prévenir son client de certaines difficultés qui n’avaient peut-être pas été évaluées et peut aussi apporter de nouvelles idées. Avec shoot4me ce n’est pas envisageable. Il y a une liste détaillée de photos à effectuer et le photographe est une sorte d’opérateur qui va venir appuyer sur le déclencheur.

Tirer les tarifs et la qualité vers le bas

Shoot4Me agit donc comme une agence de photographes alors qu’elle n’en n’a pas la légitimité car ses fondateurs n’ont pas la compétence nécessaire. En tirant ainsi les tarifs vers le bas, la plateforme encourage les mandataires à travailler avec des photographes peu expérimentés, prêt à tous les sacrifices pour démarrer leur activité, conquérir des clients, en espérant peut-être pouvoir ensuite augmenter leurs tarifs. Mauvaise stratégie car la réalité est que les mandataires ne feront que profiter de ce système jusqu’à épuisement. En essayant de gagner des clopinettes tout en participant malgré elle à affaiblir une profession déjà bien en difficulté, la jeune start-up risque de stagner sur ses faibles rentrées d’argent (ses dirigeants reconnaissent eux-mêmes ne pas être rentable) et de finir rapidement comme beaucoup d’autres : en liquidation judiciaire. Mais je ne doutes pas que les collectivités territoriales, qui ont bien compris l’intérêt qu’elles pouvaient en tirer en faisant des économies de bouts de chandelles sur les photos dont elles ont besoin pour communiquer, trouveront un moyen de financer via une levée de fonds publics cette entreprise qui ne peut pas, en l’état actuel du concept, être rentable. Alors pour moi, le photographe également contribuable, se sera un comble : avec mes impôts je participerai à creuser encore un peu plus ma tombe ! J’ai longuement hésité à écrire ce billet qui ressemble bien à une charge contre shoot4me car j’ai toujours aimé l’enthousiasme des entrepreneurs notamment dans les domaines du web. Ils cherchent souvent à répondre à des problématiques du quotidien en utilisant des moyens modernes adaptés à notre époque. Ils sont souvent très sympathiques et humains (ce qui est un drôle de paradoxe pour des gens qui passent l’essentiel de leur temps derrière un écran d’ordinateur) mais force est de constater que nombre d’entre eux vivent et évoluent avec naïveté dans une société qui n’est pas encore suffisamment préparée pour de tels bouleversements. Applications, automatisation, impression 3D, uberisation sont en train de détruire des métiers plus qu’ils n’en créent. Ils déstabilisent des professions, génèrent des conflits et créent du chômage de masse. L’emploi devient de plus en plus précaire et nos dirigeants politiques, une fois de plus, n’ont pas su anticiper.

Quel avenir pour les photographes ?

En tant que photographe professionnel et comme bon nombre de mes confrères de ma génération, je me pose donc beaucoup de questions sur mon avenir. Car je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche. Il y a 25 ans, alors que le numérique n’existait pas encore j’ai choisi ce beau métier qui est aussi une passion. Je lui ai consacré l’essentiel de mon temps, allant même jusqu’à lui donner la priorité dans ma vie. A force d’apprentissages, d’échecs et d’obstination, j’avais fini par atteindre le succès et des revenus confortables. Je me suis adapté sans aucun problème à toutes les innovations technologiques et j’ai changé plusieurs fois de spécialités. La remise en question fait partie de mon quotidien mais j’ai le sentiment d’être allé au bout et que la seule alternative qui s’offre à moi c’est de régresser en me mettant au niveau des débutants. A 45 ans je suis bien loin de l’âge de la retraite et pourtant la question se pose : combien de temps vais-je pouvoir tenir ?

Pratiquant l’auto-dérision je dis souvent qu’aujourd’hui je fais des photos « à titre posthume ».

Mais je suis sûr d’une chose : shoot4me mourra avant moi.

Stéphane Scotto, auteur photographe.

Je tiens à préciser que j’ai plusieurs fois fait part de mes remarques par téléphone avec l’un des fondateurs de la plateforme qui a été très à l’écoute (même si au final il n’en n’a rien retenu), que je me suis déplacé à l’une de leurs journées de présentation et que j’ai trouvé cette équipe fort sympathique. Il n’y a rien de personnel dans mon billet qui est bien plus animé par une forme de désespoir et d’impuissance que par la rancoeur. Je ne supporte tout simplement plus la dévalorisation de mon métier. 




Nouveau livre : « J’ai Rêvé du Bassin »

2122015

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J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 5 ème livre, le 4 ème ouvrage consacré au Bassin d’Arcachon.

Format 30×22, 224 pages, couverture rigide avec vernis sélectif. 1,7 kg de paradis.

« J’ai Rêvé du Bassin » était en gestation depuis des années, mais je cherchais un nouveau style, de nouvelles couleurs, de nouvelles ambiances afin de ne pas me répéter. Je pense que j’ai réussi à atteindre ce but. Fini les maquettes aux fonds noirs, nous sommes désormais dans le blanc, épuré, aéré. Les ciels bleus denses qui avaient fait ma réputation ont laissé place à des ambiances parmes, roses, fuschias. Les panoramiques sont toujours aussi présents car je recherche en permanence ce style « cinématographique » qui vient entretenir ma passion pour le 7ème Art. Dans ce livre vous découvrirez ma vision du Bassin sous trois angles : Terre, Mer et Air. A bord de mes bateaux, de l’ULM ou tout simplement à pieds je vous emmène en immersion totale sur ce petit paradis. Des Sabloneys à la Pointe du Cap Ferret, en passant par l’Ile aux Oiseaux, les ports ostréicoles et le Delta de la Leyre, vous vous laisserez aller avec moi dans ce doux rêve en trois dimensions. C’est donc un livre assez personnel, où le photographe que j’incarne apparaît souvent, pour évoquer les inspirations, la technique et la passion du Bassin.

Les photos de ce livre sont quasiment toutes des nouveautés. Les dernières ont été prises le samedi 22 novembre au Cap Ferret, alors que je partais imprimer le livre chez Escourbiac dans le Tarn le surlendemain ! Une grande partie des prises de vues ont été réalisées entre septembre et novembre 2015 à la faveur d’un Été Indien un peu capricieux mais généreux en couleurs originales voir surréalistes.

En ce qui concerne les textes, j’ai essayé de reproduire à la manière de mon blog quelques récits et anecdotes de mes petites « aventures photographiques » sur cette « reproduction miniature de planète ». Je vous parle de ma vision « cinématographique » et de l’utilisation du format panoramique, de ma nuit au pieds des Cabanes Tchanquées pendant la « Lune de Sang », de mon attirance pour la Conche du Mimbeau, de la technique de prises de vues sous la Pleine Lune, ou encore de la navigation en bateau. J’ai également ajouté quelques jolies citations de photographes connus dont j’admire l’oeuvre.

Et puis, pendant que je réalisais la maquette, j’ai eu l’idée d’offrir quelques pages à des gens que j’apprécie et qui ont un rapport très intime avec le Bassin. Ainsi mon ami Hervé Helary de Radio Cap Ferret a accepté de réaliser un magnifique texte d’introduction aux pages  consacrées à la Côte Noroît. Ce texte, je suis certain que vous le lirez et le relirez avec plaisir tant chaque mot à son importance, et souvent une double signification. Si j’avais su qu’il écrivait aussi bien, je lui aurait confié tout le livre !

Pour les pages consacrés aux quartiers ostréicoles de Gujan-Mestras (mon lieu de vie), c’est l’architecte-designer Jean-Jacques Marvielle qui s’est prêté amicalement à l’exercice. Il est né et à grandi à la Hume au milieu de ces cabanes simples et « pratiques ». Il nous raconte comment cet environnement non-ostentatoire a influencé sa manière d’aborder l’architecture. Je rappelle au passage que Jean-Jacques Marvielle est le propriétaire des Ecuries de Pereire, qu’il a sauvé d’un bétonnage assuré, en effectuant une rénovation magnifique que vous pouvez découvrir en vidéo en cliquant sur le lien.

L’ami Olivier Terlez, alias « Ourco », qui m’a un peu aidé dans la logistique pour réaliser quelques photos où j’apparais (notamment la photo de couv), a aussi écrit un petit texte poétique sur Gujan-Mestras.

Enfin, j’ai tenu a laisser le mot de la fin à un personnage du Bassin que j’ai découvert comme beaucoup dans le film de Guillaume Canet « Les Petits Mouchoirs », mais que j’ai appris à mieux connaître en lisant son livre auto-biographique « Sur la Vague du Bonheur ». L’ostréiculteur – acteur – auteur – Joël Dupuch a une vision du Bassin (et de la vie) que je partage à 100 %. Il sait mieux que moi trouver les mots pour décrire notre préoccupation commune de voir ce territoire se dégrader sous les coups des buldozers, et d’assister peu à peu à la disparition des libertés qui font tout le charme de cet endroit que nous voulons préserver d’un développement inadapté. C’est donc Joël qui signe la postface de ce livre, comme Tom Perrin l’avait fait pour « Balade en Altitude » en 2007. Pas de préface mais une postface, c’est devenu une habitude dans mes livres ;-)

Je tiens à dire que ce livre a aussi pour moi une importance toute particulière. J’ai réellement démarré la maquette la nuit des attentats, le vendredi 13 novembre. Ancien parisien, je connaissais bien le quartier du 11 ème. Je connaissais aussi la salle du Bataclan pour y avoir filmé des concerts dans les années 90. Je ne vous cache pas que j’ai, comme tout le monde, été très affecté et qu’il a été très difficile de se concentrer pour le terminer à temps pour Noël. La photo de couverture a été réalisée au lendemain des attentats. Allez savoir pourquoi, ce soir là la lumière du Bassin était absolument magique. J’espère néanmoins que c’est une image de bonheur et d’évasion que vous ressentirez en tournant les pages de cet ouvrage photographique et que pour les parisiens qui sont nombreux à fréquenter le Bassin l’été, ce sera un moyen de s’évader un peu du cauchemar  qu’ils viennent de traverser. Un rêve pour oublier un cauchemar, si seulement cela pouvait marcher.

J’ai tenté une petite originalité en première page : pour les possesseurs de smartphones ou de tablettes, vous trouverez un QR code qui vous permettra, en le flashant, d’accéder à une playlist sur Deezer. Une sélection de morceaux que j’ai écouté lors de mes déplacements sur le Bassin pendant les prises de vues ou pendant les longues nuits devant mon écran d’ordinateur à réaliser la mise en page.  La « Bande Originale » du livre en quelques sortes ;-)

Si vous êtes abonné à Instagram, vous pouvez aussi taper le #jairêvédubassin et voir apparaître instantanément une grande partie des photos du livre ou des séquences vidéos « making of ».

Voilà, je crois que je vous ai tout dit.

… ah non, j’allais oublier un détail : si vous voulez l’acquérir, son prix est de 49 € et vous le trouverez dans la plupart des librairies et espaces culturels du Bassin et de Bordeaux, à l’exception de ALICE et Intermarché, deux enseignes avec lesquelles je ne veux plus travailler compte tenu de leur manque de respect pour les auteurs locaux. Inutile également de le chercher sur Amazon, je boycotte cette entreprise depuis mon premier livre. Si vous n’êtes pas sur le Bassin, vous pouvez me le commander directement et je vous l’enverrais. Prix spécial pour les grosses quantités.

Vous pouvez aussi m’envoyer un mail avec votre ville et je vous indiquerai le point de vente le plus proche.

OFFRE DE LANCEMENT JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2015 : 45 € au lieu de 49 € et frais de port OFFERTS pour la France, les DOM, l’Europe, les USA et la Canada ! Livraison garantie avant le 25 pour la France métropolitaine. Pensez aux cadeaux de Noël ! ;-)

Dédicace sur demande.

Vous pouvez régler par paypal en cliquant ici

ou par chèque adressé à Grand Angle SARL, Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras

ou encore par virement (me contacter par mail dans ce cas – scottophotographe@me.com)

 

quelques pages :

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