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Article Sud Ouest sur le prochain livre

13042009

Lundi 13 Avril 2009

UN ARCACHONNAIS ÉDITE SA BALADE EN ULM. Stéphane Scotto publie un livre de plus de 200 photos, fruit d’un travail de trois ansLe Bassin vu du cielStéphane Scotto a installé son objectif à bord de l’ULM de Michel Boudigues. (photo s.m.)

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Cela fait plus de trois ans que le photographe arcachonnais, Stéphane Scotto, a installé son objectif à bord de l’ULM de Michel Boudigues à l’aérodrome Villemarie de La Teste-de-Buch. Ayant accumulé des centaines d’heures de vol et des milliers de clichés, celui qui, il y a deux ans, sortait son premier beau livre dédié au Bassin, « Rencontre avec la lumière », a récidivé et signé « Balade en altitude ».« C’est le livre « African air » de George Steinmetz qui a servi de déclencheur à mon projet », explique-t-il. S’inspirant du format de ce livre dédié aux paysages africains vus du ciel et renouant avec son premier opus sorti en 18 x 39 cm, il s’est attaqué cette fois-ci au modèle 24 x 32 cm.Tous les aspects du Bassin« C’est un livre de photos, avec plus de 200 clichés pleine page. » Des clichés réalisés au moyen format argentique et au numérique pris à différentes altitudes – entre 150 et 3 000 pieds, soit entre 50 et 1 000 mètres d’altitude – à différentes saisons et en différents endroits du Bassin.
« J’aborde tous les thèmes et pas forcément les plus esthétiques », explique le photographe qui alterne des vues du port d’Arcachon avec sa multitude de bateaux, des rivages urbanisés et des images à couper le souffle de l’île aux Oiseaux ou du banc d’Arguin. Un dernier lieu immortalisé depuis 2005 jusqu’au lendemain de la tempête.
« C’est effarant », résume Michel Boudigues en évoquant la mobilité de cette langue de sable qui se déplace inexorablement du Cap-Ferret vers les plages océanes de La Teste-de-Buch.
Et le pilote qui vit le Bassin en permanence à bord de son ULM d’expliquer le redécouvrir. « Depuis que j’ai vu les photos de Stéphane, j’ai appris à regarder les choses plus en détail. Je trouve le bassin d’Arcachon merveilleux en général, mais là je le trouve merveilleux en particulier. »
Stéphane Scotto confesse lui aussi son sentiment d’être spectateur. « J’ai une vision plus dense. Je prends la mesure de la grandeur des lieux. En altitude, on passe en l’espace de cinq minutes d’un paysage de désert à celui d’une forêt, puis d’une lagune et de prés salés. C’est je crois ce qu’apporte le livre. La densité du Bassin. »
Documentaires en DVD
Une densité appuyée par une série de textes du naturaliste Tom Perrin, livrés à part des images. Le livre « Balade en altitude » fait actuellement l’objet d’une souscription (1).
Sa sortie est prévue pour le 5 juin à 4 000 exemplaires. Il sera accompagné d’un DVD réalisé par Stéphane Scotto. « J’ai eu une démarche documentaire pour parler des enjeux environnementaux du bassin d’Arcachon », explique-t-il en précisant que ce point de vue n’est pas militant, contrairement à son blog.
Crise de l’ostréiculture, plaisance traditionnelle, gemmage sont au programme. De même que l’histoire de Michel Boudigues qui fut, il y a vingt ans, le seul rescapé d’un crash d’avion. Accident qui lui coûta une jambe et changea le sens de sa vie.
(1) Les souscripteurs payent l’ouvrage moins cher avant sa sortie (prix de vente grand public : 49 euros) et bénéficient d’un poster pliable permettant de voir le Bassin à marée haute et marée basse.

Renseignements sur www.stephanescotto.com
Auteur : sabine menet
s.menet@sudouest.com




Les oubliés du Bassin…

8022009

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Ils ne sont que 5000 environ à vivre dans cette petite commune au fond du Bassin d’Arcachon, dans cette zone autrefois populaire, que les spécialistes de la com veulent que l’on appelle le « COEUR » du Bassin.

A Audenge, pas de people, pas de parties de pétanque entre « figures du Bassin », pas de « retour de plage » en direct de la radio, pas de député ni de sénateur, même pas un Président de Siba, de Cobas, de Coban ou je ne sais quoi encore…
Juste une maire: Nathalie Leyondre, socialiste isolée au milieu d’une grande majorité de maires UMP, élue lors des dernières municipales par une population désabusée et fatiguée de sentir les odeurs nauséabondes d’une décharge, pardon, un « Centre d’Enfouissement », situé depuis des années en plein milieu de leur commune, dont l’ancien maire s’est vu reproché sa mauvaise gestion, douteuse, semble t-il…

En septembre je vous avais déjà parlé de cette fameuse décharge qui posait problème. (voir l’article de l’époque en cliquant ici)
J’avais même eu une altercation avec le fameux sous-préfet M. Ramon à propos de cette benne contenant des matières radioactives laissées sous un hangar ouvert, sans aucune mesure de protection. Pour lui tout était normal.

A l’époque j’avais été alerté par des habitants d’Audenge sur mon blog et j’avoues que j’avais du mal à imaginer à quel point l’odeur pouvait être si difficile à supporter. Il faut s’en approcher pour le croire !
Après deux heures passées sur place avec des employés de la société Edisit qui m’avaient fait une visite guidée de cette vision d’horreur, je m’étais fait la réflexion que les audengeois devaient être bien désabusés pour ne pas se révolter. Comment peuvent-ils tenir le coup ? comment supportent-ils de vivre fenêtres fermées en plein été et de ne pas pouvoir recevoir de la famille ou des amis chez eux tant la puanteur est insupportable ? combien de personnes malades, dépressives à Audenge ? combien de familles en souffrance ? Il me semble qu’il serait temps de mesurer l’impact sur la population car désormais, en plus d’un drame écologique, on pourrait bien découvrir un drame de santé publique !..

Aujourd’hui, la maire d’Audenge fait le point sur une situation alarmante et en informe ses administrés par une lettre d’information intitulée « Menaces sur la commune » (lire ci-dessous). J’ai envie de lui dire que le titre aurait dû être non pas « Menaces sur la commune » mais « Menace sur le Bassin ».
Ce matin, le journal Sud-Ouest faisait paraître un article signé Sabine MENET.
Sur les faits, tout est dit.
Je vous propose de lire ces documents avant de poursuivre mon blog…

Lettre d’information de Nathalie Le Yondre, Maire d’Audenge:
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article Sud-Ouest de Sabine Menet:
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Je me suis donc rendu sur place aujourd’hui en compagnie d’un Audengeois, révolté et épuisé de vivre dans cette odeur épouvantable.
Première constatation : l’endroit n’est pas sécurisé comme il devrait l’être. Le grillage est parfois défoncé. Aucun service de sécurité pour garder le site, pourtant classé SEVESO.
Les lieux, qui ont également subi les assauts de la tempête Klaus, ressemblent à un décor d’apocalypse, totalement irréel et si peu à sa place à seulement quelques 3 ou 4000 mètres des eaux du Bassin.
Le hangar dont la porte a été pulvérisée par la tempête semble abriter une benne jaune semblable à celle contenant les matières radioactives déjà identifiées en septembre 2008.
Le nécessaire avait-il été fait pour évacuer ces déchets où sont-ils encore là ???

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Aujourd’hui, plus que jamais, je me pose beaucoup de questions sur l’avenir du Bassin d’Arcachon.

Car si ces derniers temps je retrouvais un peu d’optimisme après les dernières déclarations du Président du SIBA et le projet de Parc Marin qui semblait en bonne voie, je ne peux que constater l’absence totale de solidarité dans cette affaire aussi grave qu’est la décharge d’Audenge.
Le coût de la réhabilitation du site ? : 20 Millions d’euros !!!
Qui va payer ? certainement pas les modestes habitants de cette petite commune… l’ancien maire ? pour le moment il ne semble même pas inquiété… l’ancienne société d’exploitation du site ? il semble que ces gens-là n’ont pas été poursuivis suffisamment tôt…
Alors, pour bien rappeler son autorité, le sous-préfet Ramon rappelle la loi : c’est l’actuelle maire qui risque la mise en examen ! Belle preuve d’humanisme et
curieuse façon de traiter le problème. D’autant que dans un autre article paru ce jour dans Sud-Ouest, il a quand même la bonne réaction d’appeler les élus à être solidaires. Toujours ce double langage qui lui va si bien… je suppose que cela fait partie de sa fonction.

Les démarches entreprises par Nathalie Le Yondre permettront peut-être de mettre en cause les vrais coupables mais ce sera long, très long et très coûteux.
Pendant ce temps-là, les « jus » des déchets en décomposition risquent bien de continuer à s’écouler et de rejoindre par la nappe phréatique les eaux du Bassin.

Il n’y a qu’une seule solution pour sauver les eaux et l’air du Bassin d’une pollution plus que probable, provoquée soit par les « jus », soit par les « gaz » :
Il faut trouver ces 20 Millions d’euros nécessaires à la réhabilitation du site. et vite !!!
Pour une fois, les élus du Bassin, quelles que soit leurs querelles politiciennes, doivent s’unir et faire preuve de solidarité. Car après tout, ils étaient bien content d’aller déverser les ordures de leurs communes bien au fond du Bassin, là où les touristes et les « people » ne vont jamais…
Devrons aussi participer : l’Etat et le département, qui dépensent l’argent du contribuable avec parfois beaucoup de facilité et si peu de morale (cf. les 9 Millions d’euros dépensés pour financer une cale à bateaux au port de Larros qui permettra à l’entreprise Couach de mettre à l’eau ses prochains yachts de plus de 30 mètres…-source article Sud-Ouest du 07.10.2008- alors même que le propriétaire de cette entreprise se pose régulièrement avec son jet privé sur la petite piste de l’aérodrome de Villemarie…), les 1.275.000 euros attribués pour la prochaine campagne de promotion touristique de la Gironde (parisiens, vous aurez bientôt l’occasion de voir cette campagne affichée en gare de Montparnasse et peut-être qu’en la voyant vous comprendrez et partagerez mon écoeurement…), et toutes ces petites dépenses inutiles, 20 000 euros par ci, 100 000 euros par là… C’est si facile de dépenser l’argent public !

La protection du Bassin devrait être une PRIORITÉ ABSOLUE car faut-il le rappeler, le « fonds de commerce » de ces lieux, que ce soit pour le tourisme, l’ostréiculture, le nautisme, et même l’immobilier, c’est bien sa NATURE, son ENVIRONNEMENT, si attirant et si attachant.

Qui voudra venir se baigner dans une eau polluée ?, qui voudra se promener en vélo sur les belles pistes cyclables d’Arcachon en respirant les gaz d’une décharge à ordure ou d’une usine à papier ?, qui osera alors encore déguster des huîtres ? boire l’eau des Abatilles ?
Ceux qui pensent que la situation n’est en rien préoccupante et que les « alarmistes » sont des écolos illuminés ou encore des « photographes en recherche de publicité », n’auront même pas à rendre des comptes car ils seront les premiers à quitter ce lieu magique quand il ne leur rapportera plus rien.

C’est tellement plus facile et confortable de se taire, de tourner le dos, et de profiter de l’instant présent et de ce que le Bassin a encore à offrir.

Osez lecteurs de ce blog, osez laisser vos commentaires, osez exprimer votre inquiétude ou votre désaccord, mais de grâce, ne restez pas silencieux. Ne cédez pas à la pression de ceux qui souhaitent le silence et qui sont les premiers responsables de cette situation alarmante.

Liens utiles :

Le site de l’association Vigidécharge (pas remit à jour depuis avril 2008…)

Article sur le portail www.bassindarcachon.com

Article sur le blog d’Andernos canal blog (2006)

Un article sur un blog qui date de 2006

L’avis des audengeois sur un site-portail

Lettre ouverte d’un parti politique d’opposition à l’actuelle maire d’Audenge

Infos officielles : http://basol.environnement.gouv.fr




Article dans Sud Ouest du vendredi 12 septembre

17092008

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photo©Franck Perrogon-Sud Ouest 2008

RENCONTRE. –Photographe militant, Stéphane Scotto a suivi de près la crise ostréicole. Il diffuse sur Internet deux films tournés cet été et anime un blog

Son optique nature
:Sabine Menet

Au Wharf de la Salie, à Smurfit-Kappa à Biganos, au cours des fêtes de la mer à Arcachon : Stéphane Scotto a suivi de près les ostréiculteurs cet été. Derrière son objectif et derrière sa caméra, le photographe a figé les actions réalisées au cours de l’été pour dénoncer les dérives environnementales.
Comment vous positionnez-vous ? Êtes-vous un militant, un écologiste ?

Je porte un regard émotionnel sur les choses. Je mets au profit des autres mes images. J’ai une liberté de parole et d’action. Je ne fais partie d’aucune association ni d’aucun mouvement politique. Je m’exprime sur mon blog (1) et surtout je tiens à y donner la parole au plus grand nombre. Parce qu’il faut se mobiliser pour que les choses bougent.

Que pensez-vous des actions menées cet été ?

Je pense que les choses ne font que commencer. La visite à Smurfit lorsque les ostréiculteurs ont découvert, à 400 ou 500 m de la Leyre, un plan d’eau qui pourrait faire penser au Lac Rose, non loin de Dakar, a été édifiante. Car là, ce ne sont pas des cristaux de sel qui donnent cette couleur rose mais des métaux lourds. Et que dire de la décharge à ciel ouvert. Je crois que la machine est lancée. Depuis que j’ai mis en ligne le film tourné là-bas (2), je croule sous les mails. L’impact du visuel est énorme.

Est-ce à dire que vous êtes optimiste quant à l’avenir ?

Hélas non. Je reste fataliste face au peu de prise de conscience des habitants du Bassin. Nous sommes dans une situation d’urgence où il faut prendre des mesures et non plus des demi-mesures. Il faut établir une direction pour le développement du Bassin.

« Je pense que les choses ne font que commencer, la machine est lancée »

En fait, non, il ne faudrait même plus parler de développement. Comment prévoir 100 000 habitants en plus d’ici 2030, alors qu’on n’a même pas réussi à gérer le doublement de la population en six ans ?

Que pensez-vous traduire à travers vos photos ?

Avant tout mon amour du Bassin. Un endroit où je suis venu en vacances jeune, avant de venir m’y établir en 2001. Un endroit beau et fragile à l’incomparable lumière. Avec des endroits où j’ai appris la solitude. Mes photos sont des témoignages que l’on retrouvera peut-être dans quelques années en se disant : « Tiens, ça ressemblait à ça, avant. »

Vous faites souvent le parallèle entre le bassin d’Arcachon et Cape Cod aux États-Unis…

Oui. Les paysages sont identiques, les activités, ostréiculture, pêche et nautisme aussi. La seule différence, c’est que l’environnement y est beaucoup plus protégé. Que l’on ne peut pas y construire n’importe comment, ni y implanter n’importe quelle activité. J’ai réalisé une série de photos là-bas et je repars, en octobre, pour poursuivre mon projet. J’aimerais y ouvrir une galerie.

Quid de la prochaine plus grande photo du monde (3) ?

Elle est repoussée aux vacances de Pâques afin de pouvoir être présentée avant l’été 2009. Mais elle se fera et englobera cette fois-ci toute la côte intérieure du bassin, du Wharf à la pointe du Cap Ferret.

(1) http://stephanescotto.unblog.fr (2) Le film s’intitule « La souris qui cachait un éléphant », en référence au test de la souris appliqué à la commercialisation des huîtres. Il est visible sur http ://www.dailymot ion.com/altitude33/video/x6mako-la-souris-qui- cachait-un-elephant-news. (3) Il y a deux ans, à bord d’un ULM, il a réalisé la plus grande photo panoramique au monde en proposant, en un seul coup d’œil, de visualiser tout le front de mer, d’Arcachon aux plages océanes.




Le photographe… photographié !

19072008

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Ce matin j’avais rendez vous sur la Dune mais cette fois ci ce n’était pas avec le ciel bleu et les oyats mais avec le photographe Franck Perrogon.

Franck vit et travaille sur le Bassin depuis bien longtemps et nous nous sommes souvent croisés sur des événements.
C’est donc avec plaisir que je me suis laissé « portraitisé » aujourd’hui pour illustrer un article écrit par Sabine MENET et qui paraîtra dans le journal Sud Ouest dans quelques jours…

Franck avait amené la grosse artillerie : flashs de studio portatifs et boîtier numérique monté sur trépied.
Ces derniers temps il illustre avec brio tous les articles « Bassin » de Sud Ouest. On peut reconnaître sa « pâte » : un éclairage au flash puissant sur un personnage en plein jour avec un arrière plan très dense (façon ciel d’orage). Effet garanti !

Outre la quotidien Sud Ouest, vous pouvez également voir son travail dans le dernier Bassin Magazine et Terre de Mers (actuellement en kiosque)
Après la séance, à laquelle s’étaient invités avec humour un groupe de passants, nous avons partagé nos impressions et notre sentiment sur le devenir du Bassin.
J’étais rassuré de savoir que je n’étais pas le seul photographe à percevoir une évolution inquiétante du Bassin d’Arcachon…







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