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Nouvelle Galerie !

28112016

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Cinq années après la fermeture de ma galerie d’Arcachon, passées à réaliser de belles prises de vues au delà de notre Océan, l’amour du Bassin ne m’a pas quitté et me voici enfin de retour avec une nouvelle galerie d’exposition bien plus grande et bien plus belle.

Pour cette nouvelle aventure je n’ai pas choisi de revenir en arcachonnie mais plutôt de m’installer à 12 minutes de là dans le village dans lequel je vis depuis 12 ans : La Hume à Gujan-Mestras. Après deux mois de travaux intensifs que j’ai effectué moi-même, je peux aujourd’hui vous accueillir dans un bel espace de 70 M2, bien éclairé et bien agencé.

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Vous y trouverez mes photographies du Bassin d’Arcachon et d’ailleurs en tirages grands formats limités à 30 exemplaires sous différentes finitions : tirage argentique contre collé sur dibond alu avec chassis rentrant, tirage encre UV sur verre acrylique avec dibond et chassis, ou encore tirage argentique contre collé sur alu 1mm intégré dans une magnifique caisse américaine en bois blanche ou noire.

Les tarifs sont à peu près les mêmes que dans mon ancienne galerie mais avec des finitions bien plus luxueuses. Je travaille avec deux laboratoires PICTO réputés et reconnus dans la profession. A titre d’exemple un tirage argentique panoramique en 60×130 cm collé sur dibond 2mm avec chassis rentrant est à 350 € (exactement le même prix que dans mon ancienne galerie il y a 5 ans !). Et sur verre acrylique au même format : 410 €. Pour les budgets plus serrés, les formats 60×80 sont à 189 € pour un tirage collé sur dibond et 290€ pour un tirage sur verre acrylique. Cela reste donc très accessible pour des tirages de cette qualité et limités à 30 exemplaires. Attention, les tarifs affichés sur mon site internet ne sont plus d’actualité. Un soucis technique m’empêche pour l’instant de les modifier donc n’en tenez plus compte car ils sont plus élevés sur mon site qu’à la galerie…

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Je vous propose également des tirages originaux réalisés sur place avec encre pigmentaire sur un très beau papier Harman 100% coton 300 g Mat au format 40×50 à… tenez vous bien… 49 € ! il s’agit de photographies inédites limités à 200 exemplaires. Vous pourrez facilement les encadrer avec un cadre du commerce ou par vous même si vous pratiquez l’encadrement. A moins que vous ne préfériez juste les collectionner en les conservant dans une belle boite.

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Et bien sûr, tous mes livres sont disponibles dans ma galerie avec la possibilité de vous les dédicacer. A ce sujet, il me reste encore quelques exemplaires de mes 3 premiers ouvrages que vous ne pouvez trouver nul par ailleurs. Dépêchez-vous si cela vous intéresse car il n’en reste qu’une dizaine de chaque. Le dernier « J’ai Rêvé du Bassin » sorti l’année dernière est lui disponible en quantité. Pour le côté pratique : j’accepte les paiements par chèque et CB et je peux vous proposer des facilités de paiement pour les plus grands formats. J’ai aussi du papier cadeau si vous voulez jouer les pères Noel avec mes photos et livres ;-)

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La Galerie est située au 13 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny à La Hume (Gujan-Mestras)  C’est la rue principale avec tous les commerces et je me situe entre l’excellente patisserie La Maison Patissière et l’agence immobilière ERA

Tel : 06 61 63 52 62

Les horaires : du mardi au samedi, de 10:00 à 12:30 et de 15:30 à 19:30

Ouverture possible sur RDV y compris le soir, n’hésitez pas à me demander.

A très bientôt !




Nouveau livre : « J’ai Rêvé du Bassin »

2122015

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J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 5 ème livre, le 4 ème ouvrage consacré au Bassin d’Arcachon.

Format 30×22, 224 pages, couverture rigide avec vernis sélectif. 1,7 kg de paradis.

« J’ai Rêvé du Bassin » était en gestation depuis des années, mais je cherchais un nouveau style, de nouvelles couleurs, de nouvelles ambiances afin de ne pas me répéter. Je pense que j’ai réussi à atteindre ce but. Fini les maquettes aux fonds noirs, nous sommes désormais dans le blanc, épuré, aéré. Les ciels bleus denses qui avaient fait ma réputation ont laissé place à des ambiances parmes, roses, fuschias. Les panoramiques sont toujours aussi présents car je recherche en permanence ce style « cinématographique » qui vient entretenir ma passion pour le 7ème Art. Dans ce livre vous découvrirez ma vision du Bassin sous trois angles : Terre, Mer et Air. A bord de mes bateaux, de l’ULM ou tout simplement à pieds je vous emmène en immersion totale sur ce petit paradis. Des Sabloneys à la Pointe du Cap Ferret, en passant par l’Ile aux Oiseaux, les ports ostréicoles et le Delta de la Leyre, vous vous laisserez aller avec moi dans ce doux rêve en trois dimensions. C’est donc un livre assez personnel, où le photographe que j’incarne apparaît souvent, pour évoquer les inspirations, la technique et la passion du Bassin.

Les photos de ce livre sont quasiment toutes des nouveautés. Les dernières ont été prises le samedi 22 novembre au Cap Ferret, alors que je partais imprimer le livre chez Escourbiac dans le Tarn le surlendemain ! Une grande partie des prises de vues ont été réalisées entre septembre et novembre 2015 à la faveur d’un Été Indien un peu capricieux mais généreux en couleurs originales voir surréalistes.

En ce qui concerne les textes, j’ai essayé de reproduire à la manière de mon blog quelques récits et anecdotes de mes petites « aventures photographiques » sur cette « reproduction miniature de planète ». Je vous parle de ma vision « cinématographique » et de l’utilisation du format panoramique, de ma nuit au pieds des Cabanes Tchanquées pendant la « Lune de Sang », de mon attirance pour la Conche du Mimbeau, de la technique de prises de vues sous la Pleine Lune, ou encore de la navigation en bateau. J’ai également ajouté quelques jolies citations de photographes connus dont j’admire l’oeuvre.

Et puis, pendant que je réalisais la maquette, j’ai eu l’idée d’offrir quelques pages à des gens que j’apprécie et qui ont un rapport très intime avec le Bassin. Ainsi mon ami Hervé Helary de Radio Cap Ferret a accepté de réaliser un magnifique texte d’introduction aux pages  consacrées à la Côte Noroît. Ce texte, je suis certain que vous le lirez et le relirez avec plaisir tant chaque mot à son importance, et souvent une double signification. Si j’avais su qu’il écrivait aussi bien, je lui aurait confié tout le livre !

Pour les pages consacrés aux quartiers ostréicoles de Gujan-Mestras (mon lieu de vie), c’est l’architecte-designer Jean-Jacques Marvielle qui s’est prêté amicalement à l’exercice. Il est né et à grandi à la Hume au milieu de ces cabanes simples et « pratiques ». Il nous raconte comment cet environnement non-ostentatoire a influencé sa manière d’aborder l’architecture. Je rappelle au passage que Jean-Jacques Marvielle est le propriétaire des Ecuries de Pereire, qu’il a sauvé d’un bétonnage assuré, en effectuant une rénovation magnifique que vous pouvez découvrir en vidéo en cliquant sur le lien.

L’ami Olivier Terlez, alias « Ourco », qui m’a un peu aidé dans la logistique pour réaliser quelques photos où j’apparais (notamment la photo de couv), a aussi écrit un petit texte poétique sur Gujan-Mestras.

Enfin, j’ai tenu a laisser le mot de la fin à un personnage du Bassin que j’ai découvert comme beaucoup dans le film de Guillaume Canet « Les Petits Mouchoirs », mais que j’ai appris à mieux connaître en lisant son livre auto-biographique « Sur la Vague du Bonheur ». L’ostréiculteur – acteur – auteur – Joël Dupuch a une vision du Bassin (et de la vie) que je partage à 100 %. Il sait mieux que moi trouver les mots pour décrire notre préoccupation commune de voir ce territoire se dégrader sous les coups des buldozers, et d’assister peu à peu à la disparition des libertés qui font tout le charme de cet endroit que nous voulons préserver d’un développement inadapté. C’est donc Joël qui signe la postface de ce livre, comme Tom Perrin l’avait fait pour « Balade en Altitude » en 2007. Pas de préface mais une postface, c’est devenu une habitude dans mes livres ;-)

Je tiens à dire que ce livre a aussi pour moi une importance toute particulière. J’ai réellement démarré la maquette la nuit des attentats, le vendredi 13 novembre. Ancien parisien, je connaissais bien le quartier du 11 ème. Je connaissais aussi la salle du Bataclan pour y avoir filmé des concerts dans les années 90. Je ne vous cache pas que j’ai, comme tout le monde, été très affecté et qu’il a été très difficile de se concentrer pour le terminer à temps pour Noël. La photo de couverture a été réalisée au lendemain des attentats. Allez savoir pourquoi, ce soir là la lumière du Bassin était absolument magique. J’espère néanmoins que c’est une image de bonheur et d’évasion que vous ressentirez en tournant les pages de cet ouvrage photographique et que pour les parisiens qui sont nombreux à fréquenter le Bassin l’été, ce sera un moyen de s’évader un peu du cauchemar  qu’ils viennent de traverser. Un rêve pour oublier un cauchemar, si seulement cela pouvait marcher.

J’ai tenté une petite originalité en première page : pour les possesseurs de smartphones ou de tablettes, vous trouverez un QR code qui vous permettra, en le flashant, d’accéder à une playlist sur Deezer. Une sélection de morceaux que j’ai écouté lors de mes déplacements sur le Bassin pendant les prises de vues ou pendant les longues nuits devant mon écran d’ordinateur à réaliser la mise en page.  La « Bande Originale » du livre en quelques sortes ;-)

Si vous êtes abonné à Instagram, vous pouvez aussi taper le #jairêvédubassin et voir apparaître instantanément une grande partie des photos du livre ou des séquences vidéos « making of ».

Voilà, je crois que je vous ai tout dit.

… ah non, j’allais oublier un détail : si vous voulez l’acquérir, son prix est de 49 € et vous le trouverez dans la plupart des librairies et espaces culturels du Bassin et de Bordeaux, à l’exception de ALICE et Intermarché, deux enseignes avec lesquelles je ne veux plus travailler compte tenu de leur manque de respect pour les auteurs locaux. Inutile également de le chercher sur Amazon, je boycotte cette entreprise depuis mon premier livre. Si vous n’êtes pas sur le Bassin, vous pouvez me le commander directement et je vous l’enverrais. Prix spécial pour les grosses quantités.

Vous pouvez aussi m’envoyer un mail avec votre ville et je vous indiquerai le point de vente le plus proche.

OFFRE DE LANCEMENT JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2015 : 45 € au lieu de 49 € et frais de port OFFERTS pour la France, les DOM, l’Europe, les USA et la Canada ! Livraison garantie avant le 25 pour la France métropolitaine. Pensez aux cadeaux de Noël ! ;-)

Dédicace sur demande.

Vous pouvez régler par paypal en cliquant ici

ou par chèque adressé à Grand Angle SARL, Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras

ou encore par virement (me contacter par mail dans ce cas – scottophotographe@me.com)

 

quelques pages :

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Au JT de TF1 pour parler de l’érosion du littoral

29052015

REPLAY :

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Vaste sujet que celui de l’érosion de notre littoral aquitain et surtout sujet ô combien sensible !

D’un côté les faits que nous pouvons constater : des plages rongées par la mer, des habitation menacées de s’écrouler dans les vagues, et des inondations devenues de plus en plus fréquentes dans certaines citées balnéaires.

D’un autre côté, ceux qui n’ont pas forcément intérêt à ce qu’on en parle : des promoteurs immobiliers qui voudraient bien continuer à profiter de cette manne, quelques acteurs du tourisme qui ne veulent surtout pas que l’on évoque des choses négatives, et bien sûr des maires peu scrupuleux, corrompus, ou tout simplement incompétents, qui ne tiennent pas à ce qu’on les mette en avant face à cette problématique.

Quelques soient les causes de cette érosion de nos côtes, il est clairement établi que nous ne pourrons jamais lutter efficacement et durablement contre la force des éléments naturels. L’Océan reprend ses droits et il semble même demander les intérêts de retard !

La pointe du Cap Ferret ne sera pas sauvée par le charismatique et controversé Benoît Bartherotte. S’il est vrai qu’il parvient à gagner un peu de temps tout en menant ses petites affaires dans les méandres sombres du pouvoir passé ou en place, il ne gagnera pas la guerre qu’il mène depuis 20 ans contre cette satanée montée des eaux. Pas plus que ces milliardaires de l’ile de Nantucket dans le Massachusetts qui regardent impuissants leurs villas à plusieurs millions de dollars se désagréger dans les vagues puissantes, juste en face de nous, mais de l’autre côté de l’Océan.

Et puisque nous n’arriverons pas, semble t-il, à inverser la courbe du réchauffement climatique,  un phénomène qui dure depuis des millénaires mais que notre ère industrielle fait accélérer de manière exponentielle depuis 50 ans, la moindre des décisions serait de nous éloigner des côtes au lieu de nous mettre au bord. C’est du bon sens. Mais comme beaucoup d’autres sujets, notamment liés à l’environnement, le bon sens passe en second plan devant l’argent, et certains lobbies se donnent les moyens de poursuivre leur oeuvre dans une certaine impunité. Pour illustrer mes propos, j’évoquerai le futur projet d’hôtel 5 étoiles avec Casino et parking souterrain sur le front de mer d’Arcachon Place Peyneau (détruisant au passage le musée aquarium le plus ancien au Monde), la construction d’un bâtiment de 200 m de long et 20 m de haut au Petit Port (toujours à Arcachon) et les innombrables nouvelles maisons (pour ne pas dire « maisonnettes ») sur le territoire de Gujan-Mestras, si proches de l’estran. Partout on bétonne, on densifie,  on magouille… Qui paiera la note quand dans 10 ou 20 ans, ces bâtiments seront submergés par les flots ?

Quand le journaliste de TF1 m’a contacté pour participer à ce petit sujet de 6min au JT de Claire Chazal, je lui ai bien précisé que je n’étais pas un spécialiste de la question de l’érosion. Je suis photographe de paysages marins mais pas scientifique. En revanche, je ressens les choses, je les vois évoluer sans pour autant pouvoir dire exactement dans quelles proportions. Et même si les spécialistes diront à juste titre qu’on ne peut pas sérieusement parler de ce sujet en 6 minutes, je pense personnellement, que toutes les occasions d’évoquer des sujets aussi importants, doivent être saisies. Dans ce supplément du JT de TF1, le sujet sur l’érosion du littoral était à la fois trop court et à la fois assez long pour toucher et sensibiliser les 8 millions de téléspectateurs de Claire Chazal. Et c’est cela qui compte avant tout. Cela permettra peut-être d’obtenir plus d’oreilles attentives dans des sujets plus complets ou des actions locales.

Sur le plan technique, le tournage devait au départ s’effectuer en hélicoptère. Finalement, pour des raisons de budget je suppose, nous avons tourné avec deux ULM. Je suis monté avec Michel Boudigues, et Christophe, le cadreur de TF1 s’est installé à côté d’Olivier Chaldebas, avec qui je vole aussi assez souvent. La difficulté a été de gérer le son. Impossible de m’interviewer puisque j’étais le seul passager possible à bord de l’ULM rouge de Michel. Et le cadreur ne disposait pas d’un enregistreur de son indépendant que j’aurais pu emporter avec moi. Inutile de vous préciser que le micro HF ne passe pas entre les deux ULM. Nous avons donc décidé d’enregistrer ma voix sur un canal à part, le cadreur récupérant mon dialogue dans son propre casque ! système D qui a ses limites et que nous ne pouvions pas poursuivre dans la « zone Cazaux », surtout ce jour là où l’activité militaire était assez intense. Nous avons donc fait ce que nous pouvions et avec les moyens du bord. Finalement le résultat n’est pas si mal et les images sont belles. Et pour moi, la satisfaction de n’avoir consommé qu’à peine 20 litres de super sans plombs pour l’ensemble du vol. Quand on sait qu’un hélico consomme 180 litres de carburant à l’heure, on peut se réjouir d’avoir eu un impact carbone quasi nul pour un reportage qui, de manière indirecte, nous alarme sur le réchauffement climatique.

Coincidence incroyable pour moi qui suis un amoureux de Cape Cod et des iles de MV et Nantucket, Claire Chazal nous proposait également un reportage sur le phare de l’ile de Martha’s Vineyard qui a dû être déplacé de 30 mètres à cause de l’érosion. Un phare que j’ai moi même photographié à plusieurs reprises, y compris en aérien !

 

REPLAY :

phare de Gay Head

 

Et quelques photos des coulisses du tournage :

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Mes photographies à nouveau en vente !

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Vente de photos du Bassin d'Arcachon en tirages d'art

Vente de photos du Bassin d’Arcachon en tirages d’art

 

Cela faisait un an qu’il n’était plus possible d’acheter mes photos.

La Galerie Letessier n’a pas résisté à la crise et a fermé ses portes en septembre 2013 mais de toutes façons l’expérience n’avait pas été concluante. Je me suis en effet rendu compte qu’il n’était pas souhaitable de vendre mes photos en dehors d’un lieu qui porterait ma marque. En France, la photographie de paysage et de nature n’est pas vraiment considérée comme « artistique » par les collectionneurs d’Art et les galeristes. Raison pour laquelle il n’est pas envisageable de les vendre à des prix justifiés par la commission d’un intermédiaire et la valeur ajoutée d’un emplacement de marque.

Néanmoins, vous le savez, j’ai toujours pensé qu’il était possible de proposer des tirages grands formats de qualité, en tirages limités à 30 exemplaires (ce qui en fait tout de même des tirages d’Art) à des tarifs… disons… « démocratiques ». Et c’est en suivant cette idée que j’ai eu grand plaisir à vous proposer mes photos dans ma petite galerie d’Arcachon pendant plus de 11 ans. Des milliers de photos du Bassin d’Arcachon sont aujourd’hui réparties dans le Monde entier, car les amoureux du Bassin sont partout, de Gujan-Mestras en Australie, de La Teste en Chine, du Cap-Ferret à New-York ! Et si il y a peu de chance qu’elles soient un jour mises aux enchères chez Sothebis, elles prendront au moins une valeur patrimoniale. Car ces photos ne sont pas seulement des beaux objets de déco, ce sont aussi des témoignages visuels de ce que pouvait être le lieu photographié à cet instant précis. Et comme vous l’avez tous constaté, les paysages changent, de plus en plus vite , et pas forcément dans le bon sens.

Ces tirages sont faits pour durer dans le temps, pour que vous puissiez les transmettre à vos enfants ou à vos petits enfants. Ce sont au moins des objets de collection, sinon des oeuvres d’art accessibles.

J’ai longtemps pensé qu’il était illusoire de vendre mes photos par internet. Mais aujourd’hui, j’ai un peu changé mon point de vue. J’ai d’ailleurs eu ces derniers temps des demandes que je n’ai pas pu honorer, faute de catalogue, de tarifs, et d’organisation.

J’ai donc travaillé 15 heures par jour pendant ces dernières semaines, enfermé devant mon ordinateur (et croyez moi c’est très pénible de rester enfermé quand on a la chance d’être au bord de la Caraïbe…) pour remettre de l’ordre dans mes photos du Bassin, faire le tri, sélectionner les plus belles, pris contact avec des labos, testé différentes finitions, étudié les tarifs, et bien sûr la logistique d’expédition. Je me suis arrêté à trois ateliers et 4 finitions différentes que je vous propose dès à présent sur mon site internet.

Autant vous le dire tout de suite: je ne suis pas webmaster… j’ai donc fait de mon mieux pour que vous ayez un « catalogue » en ligne le plus clair possible, mais ce n’est que du provisoire. Mon site sera en effet entièrement refait dans les prochains mois par des vrais professionnels du web. En attendant, si une de mes photos vous tente, vous trouverez, je l’espère tout ce qu’il faut comme éléments pour concrétiser votre envie en acquisition.

N’hésitez surtout pas à me contacter si vous avez des hésitations ou n’importe quelle question.

Ah oui… j’allais oublier… demain soir j’embarque à bord d’un catamaran pour une petite escapade vers une île qui fait rêver tout le monde : Saint Barth ! Le but est d’aller accueillir les équipages guadeloupéens qui participent actuellement à la régate de l’AG2R. Et bien entendu, j’embarque avec moi TOUT mon matériel ! alors… restez en ligne sur ma page fb , il y aura certainement de belles images et de belles rencontres  ;-)

Donc que ce soit pour décorer votre intérieur, votre bureau, votre salle d’attente , ou pour faire un beau cadeau à un proche, n’hésitez plus, c’est au point !

Finition verre acrylique (plexi) :

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Finition laminage bois :

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Finition Dibond alu :

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Emballage et expédition :

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Nouveau livre et nouveaux calendriers disponibles

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Et bien voilà, ça y est ! Mon nouveau livre « Mon petit Paradis » et les deux calendriers 2013 sont disponibles dans tous les points de ventes du Bassin ainsi que par la vente en ligne sur mon site internet (frais de port offerts et dédicaces sur demande).

J’espère que vous apprécierez ce petit livre à la finition irréprochable, parfait pour un petit cadeau ou pour emmener votre « petit paradis » partout avec vous.

Livre : 20 €

Calendrier : 15 €

Les points de vente du Sud Bassin :

Arcachon : Librairie Générale, Librairie Thiers, Comptoir de la Mer, Galerie Letessier, Le Petit Mouss, Le Fontenoy (Abatilles) / La Teste : Le Bar de l’Océan (rond point de l’ermitage), Chez Thierry (à côté du Bal à papa), Librairie Lastenet (rue du Port), Culture Plus / Biganos : Culture Plus

Les points de vente du Nord Bassin :

Andernos: Maison de la Presse, Librairie Le Jardin des Lettres, Comptoir de la Mer / Ares : Espace Culturel Leclerc / Claouey : maison de la Presse à côté de Super U / Petit Picquey : l’Oasis / Le Canon : Maison de la Presse Ferrand Meynard / Cap Ferret : Maison de la Presse et Alice

Les points de vente de Bordeaux seront livrés dans les jours prochains…

Si vous n’êtes pas sur le Bassin, n’hésitez pas la vente en ligne via mon site internet (rubrique « books ») - paiement CB sécurisé via Paypal – ou par chèque adressé à Grand Angle Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras. J’offre les frais de port y compris pour les USA, le Canada, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et de nombreux autres pays du Monde.

Nouveau livre et nouveaux calendriers disponibles dans Mon actu photographique Affiche_01BD




Mon rêve brisé

30102009

Ce soir j’ai vraiment le cafard.

Je savais qu’en me rendant à ce « débat public » du SCOT (Shéma de Cohérence Territorial ) organisé par le SYBARVAL (Syndicat du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), je serai déçu. Mais pas à ce point.
Après avoir essayé, en vain, de convaincre mes propres amis de m’accompagner, je m’y suis donc rendu seul ce soir, à la Salle des Fêtes de Biganos.

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Première constatation : 45 personnes dans la salle !
Pour un territoire qui comporte 140 000 habitants, un débat qui porte sur son avenir de façon très concrète, seuls 45 personnes ont jugé utile d’y participer. C’est désespérant.
Mais il est vrai que nos élus n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour proposer à leurs concitoyens de participer au débat… quel est l’habitant du Bassin et du Val de l’Eyre qui a été informé de cette réunion pourtant d’une importance capitale ? Même la presse locale a brillé par son absence. Il n’y avait dans la salle qu’un correspondant de Sud Ouest (même pas journaliste professionnel), une correspondante de la Dépêche du Bassin, et… c’est tout !

Parmi elles, beaucoup de retraités, des Présidents d’Associations diverses et variées (qui manifestement n’ont même pas réussi à mobiliser leurs adhérents), les Verts, et une représentante du Parti Communiste.

Je balaye du regard la salle à la recherche d’un ostréiculteur. Pas un seul. Il me semble pourtant les avoir bien entendu cet été crier au complot immobilier qui se préparait derrière leur mort annoncée… Il faut dire que les souris ne meurent plus, et qu’ils sont invités au cirque Pinder à Paris le 1 er décembre pour promouvoir leurs huîtres. C’est tellement plus facile de dompter les tigres en cage plutôt que les promoteurs « bétonneurs » !

Donc pas d’ostréiculteurs ce soir et c’est bien dommage car si il y a bien une corporation qui peut sauver le Bassin ce sontcertainement les paysans de la mer.

Sur 17 maires de la circonscription, 5 sont présents !!! Il y a Marie Hélène DesEgaulx (MHDE) sénateur-maire de Gujan-Mestras, le Maire de Biganos Bruno Lafon, la Maire d’Audenge Nathalie Le Yondre ( bien placée pour savoir les conséquences que peuvent représenter les ordures ménagères de 10 communes déversées sur sa ville pendant des années…), Christiane Dornon , maire du Barp et Jean-Guy Perrière le maire d’Arès qui « anime » la soirée. On notera donc l’absence du Président de la Cobas Yves Foulon qui était occupé à donner une interview sur Radio Côte d’Argent après un conseil municipal sur sa comune. Quelques élus conseillers municipaux ou conseillers régionaux sont là aussi : Vital Baude et Michel Daverat des Verts, et René Serano ancien conseiller général pour la Teste.

De toute évidence, à presque 40 ans, je suis le plus jeune dans la salle… (à part Vital Baude des Verts). Finalement j’ai honte de ma génération, qui a le devoir de s’investir pour changer les choses et les améliorer, et qui est totalement démissionnaire, préférant de loin aller se bourrer la gueule dans les bars du Moulleau et aller surfer plutôt que d’aller se faire chier à écouter parler de SCOT, de SYBARVAL, de PADD, de SDAU 1 et même de SDAU 2 !!!! Comment leur en vouloir, tout est conçu pour repousser le jeune citoyen vers ses préoccupations quotidiennes et finalement assez insignifiantes.

En face de ce maigre public non représentatif de la population du Bassin, une estrade et 3 intervenants. Ce sont les ingénieurs de l’étude qui a été commandée par le Sybarval pour définir les enjeux et les perspectives de développement du SCOT. J’apprends que cette étude commandée au cabinet A’URBA aura coûté aux contribuables la coquette somme de 830 000 € ! Dépensons sans compter, c’est du « développement durable »…

La présentation commence…

Projections de cartes et de simulations démographiques et urbaines au mur, annonces de chiffres (presque à voix basse tellement c’est indécent…), et solutions envisagées, adaptations… tout cela enrobé de jolies phrases dans un vocabulaire qui rapellerait presque le menu d’un restaurant étoilé !

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3 aspects sont développés : l’urbanisation, le transport, et l’offre économique et touristique.

Dès le début, je suis pris d’un mal être. Je m’aperçois en effet que comme tous les habitants du Bassin (qui ne le savent pas encore…) je suis mis devant le fait accompli. Les élus ont bel et bien décidé d’assumer les + 100 000 habitants (minimum) annoncés pour 2030 sur le Bassin d’Arcachon et ont commandé (en toute discrétion) cette étude sérieuse afin de savoir quelle était la meilleure façon de bétonner et d’offrir les infrastructures nécessaires pour accueillir ces nouveaux arrivants. Pourtant, l’année dernière, lors du débat de la journée « L’eau en partage » organisée par le SIBA, deux élus d’importance et de bords différents : François Deluga Député-Maire du Teich et Michel Sammarcelli, maire du Cap-Ferret, Président du SIBA, avaient donné publiquement leur avis sur la question : c’était « NON, STOP, on a atteint la limite ». Mais ce soir ces deux élus ne sont pas là… faut-il en déduire quelque chose …?

Il aurait été plus simple et moins coûteux de geler l’urbanisation pendant 10 ans et d’observer les dégats occasionnés par les 10 années de bétonnage qui viennent de s’écouler. Mais non, cela réclame un courage politique que nos élus n’ont pas. Quelque part je les comprends. Difficile de dire à un jeune ménage qui voudrait bien s’installer dans le coin et profiter lui aussi de la qualité de vie qu’offre ce territoire : « désolé il n’y a plus de place pour vous, il fallait venir avant ». Et pourtant, aussi injuste que cela puisse être, j’en suis convaincu c’est la seule et unique solution pour protéger la nature exceptionnelle du Bassin d’Arcachon qui fait tout le charme de la qualité de vie qui nous attire. Alors, depuis des années, sous prétexte de limiter la spéculation foncière, on a autorisé la construction de nouveaux lotissements, on a mordu et mordu encore sur la forêt, sur le bord de mer (Gujan-Mestras, vers le Chateau Madère), même inondable c’est pas grave… on a autorisé la division de terrains et la construction de « cages à lapins » mitoyenne  spécialité du constructeur Palma Immobilier, au beau milieu de villas arcachonnaises classées au patrimoine ! incohérence totale ! anarchie permanente ! manque de respect de l’identité de nos villages, et on ne pourra pas faire marche arrière. Ce qui est construit ne sera pas détruit. Il faudra vivre avec. Ce soir pour nous rassurer, les élus ont affirmé leur volonté de ne plus ouvrir de nouveaux territoires à la construction. Nous allons donc « densifier » les communes… heureux propriétaires d’une jolie villa arcachonnaise ou d’un chalet en bois de pêcheur, préparez vous car si votre voisin vend son bien, il aura tout intérêt à vendre son terrain à un spécialiste de la « cage à lapin » qui optimisera chaque cm2 constructible, ne laissant aucune place pour un petit bout de jardin. Sur la commune sur laquelle je vis, La Hume/ Gujan-Mestras, c’est la politique menée malgrè les belles promesses de campagne.

Mais revenons à cette belle présentation du SYBARVAL…

Après avoir évoqué donc l’urbanisation, nous voici sur le sujet du transport. On nous parle de transports collectifs mais moi je sais que sur un tel territoire, on utilisera toujours plus sa voiture que le bus ou le train. Il y a un individualisme sur le Bassin assez évident et il sera difficile de changer les mentalités. On aura beau doubler les voies rapides, il y aura toujours plus de voitures, plus de camions et donc… plus d’embouteillages qui rendront la vie de ceux-là même qui voulaient vivre ici, de plus en plus proche de la vie qu’ils avaient dans la grande ville qu’ils ont fui…

Puis le sujet de l’économie. Alors là je dois dire que j’ai été épaté par l’imagination et la créativité de nos ingénieurs ! On nous propose de construire des bureaux, beaucoup de bureaux car il n’y en a pas sur le Bassin. De miser sur une usine de fabrication de panneaux solaires car nous avons du silicium sur place (mais l’intervention d’un monsieur qui avait l’air bien renseigné sur la question a vite fait perdre son enthousiasme à l’ingénieur-économiste : en effet il semblerait que le marché des panneaux solaires soient définitivement occupé par les chinois, faute d’avoir anticipé sur la demande. Et qu’en plus, une nouvelle technologie plus performante n’utilisant pas du silicium soit déjà à l’étude…). On nous propose aussi de développer la filière bois en la diversifiant. Là par contre, je trouve que l’ingénieur à vu juste en précisant au Maire de Biganos que l’usine Smurfit ne sera certainement plus là dans 20 ans et qu’il faudra donc trouver de nouveaux débouchés pour tous ces pins. Personnellement je pense que Smurfit ne sera plus là dans 5 ans du fait des crises économiques mondiales à répétition que nous allons subir. En revanche j’ai été choqué par l’idée de clôturer les forêts pour « protéger »  des promeneurs du dimanche la ressource sylvicole. C’est un comble quand même : on livre de l’espace naturel aux promoteurs mais on « protège » la forêt des promeneurs indésirables !!! Le monde à l’envers.

Il a également évoqué l’industrie nautique que l’on pourrait développer en créant des… ports à sec ! ben voyons ! tout le monde à bien remarqué cet été qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le Bassin !!!

A ce stade de la présentation je me rends compte que nos élus ont fait le choix d’adapter le territoire à l’Homme sous couvert du mot magique : « développement durable » parsemé par ci par là… pourtant la seule chose qui « dure » dans le « développement » c’est la pollution. Et la nature dans tout ça ? oh et bien elle s’adaptera à l’Homme elle aussi. Enfin… on verra ça plus tard…

Au bout de deux heures, la présentation se termine enfin. Le débat peut commencer.

C’est Michel Daverat, élu des Verts au Conseil Régional, qui prend la parole le premier. Il reprend un chiffre annoncé lors de l’exposé : 38 000 logements en plus ! Oui vous avez bien entendu : 38 000 logements !!! dont 15000 logements sociaux. Multiplié par 3 ou 4 personnes par logement = 130 000 habitants en plus. Et il s’interroge : que vont faire ces gens ? quels emplois pour eux sur un territoire déjà bien touché par le chômage et les emplois précaires et saisonniers ? il rappelle aux élus présents qu’ils avaient parlé de « freins à l’urbanisation » mais qu’au final c’est un schéma tout à fait contraire qui a été présenté ce soir. Et de conclure :  » développement durable, je ne vois pas ce qu’il y a de durable dans tout ça ».

Jean-Claude Laloubere, personnalité politique du Barp saisit le micro et se lance dans une critique fort bien faite sur la qualité du travail effectué par le cabinet A’URBA et soulève le manque de démocratie qui règne au sein de ce débat majeur.

Puis c’est Monsieur Duhard, président du COBARTEC (collectif pour le transport en commun) qui prend la parole et s’engage dans la lecture interminable du tract qu’il a distribué à l’entrée. Tout ce qui est dit dans ce tract est vrai, bien éclairé, et très clair. Le seul problème c’est qu’il fait deux pages A4, que tout le monde l’a déjà lu et qu’il nous faut maintenant l’écouter en totalité. Des voix s’élèvent : « faites le taire ! », « pfffffffffffff », tout le monde en a marre mais l’élu chargé d’animer le débat laisse parler. Au bout de 10 minutes c »est enfin terminé et le débat reprend.

C’est très tendu et désordonné. Cela part dans tous les sens. Le maire d’Arès chargé de mener le débat ne semble pas motivé pour créer une animation constructive. C’est un peu comme si il laissait parler les « empêcheurs de tourner en rond » dans un désordre volontaire, histoire que le débat ne mène à rien… pipo, pipo !

Moi même je me suis lamentablement fait remarqué dans une intervention excessive en réclamant le micro de façon maladroite et impolie… Bref, je suis passé pour un con. Je décide donc de me calmer un peu et d’attendre avant d’intervenir à nouveau.

J’arrive enfin à avoir le micro. Je précise à la salle que je ne suis « membre de rien », ce qui fait sourire Jean-Guy Perrière. Mon intervention se limitera à exprimer mon désarroi aux élus présent. Leur dire que je me sens bien seul dans cette salle, leur rappeler que le Bassin est très fragile, qu’il souffre déjà beaucoup de surpopulation et qu’il faut s’arrêter là. Je conclu par la phrase d’un ami, un jeune architecte de 26 ans amoureux du Bassin :  » le Bassin c’est comme un cannot de sauvetage prévu pour 10 personnes… si on monte à 30 dessus, il coule et tout le monde meurt ». Je m’attendais à quelques applaudissements pour cette phrase tellement significative mais rien. Et Monsieur Jean-Guy Perrière, maire d’Arès de rétorquer que les élus du Bassin sont des gens responsables. Responsables peut-être mais conscients j’en doute.

Enfin, c’est Vital Baude, élu d’Arcachon pour les Verts qui prend à son tour la parole. Il précise, et je tiens à l’en remercier, qu’il comprend très bien ma réaction puisque j’ai fait l’effort de venir à cette réunion et que j’ai découvert que j’avais été mis, comme tout le monde, devant le fait accomplit, sans aucun débat préalable à cette étude, et que cela n’était pas normal de considérer les citoyens du Bassin de cette façon. Il intervient sur un point qui n’a pas été pris en compte dans cette étude pourtant très coûteuse: la nourriture. Qu’allons nous en effet donner à manger aux 250 000 habitants du Bassin ??? Il interpelle MHDE car il est vrai que depuis la projection du film « Nos enfants nous accuseront » et le débat violent qui a suivit (voir mon article en cliquant ici), elle a fait la démarche d’amener le bio dans les cantines de sa commune et c’est une très bonne mesure. Comment faire donc pour offrir une nourriture de qualité à une population aussi importante qui vit sur un territoire ou la pression foncière est telle qu’il est difficile voir impossible pour un maraîcher de s’y installer. Allons nous subir un va et viens permanent de camions remplis de nourriture industrielle vendue dans les hyper qui viendront s’installer dans les nouvelles Zones Industrielles crées pour l’occasion ? cet aspect pourtant capital n’a pas été pris en compte dans le SCOT.

A ce stade, il ne reste plus que 20 personnes dans la salle, il est 21h30 et je décide de rentrer.

Dans ma voiture j’ai eu envie de pleurer.

Ce soir j’ai compris que c’était foutu. Il n’y a plus rien à faire. Le compte à rebours de la déchéance du Bassin à commencé. Dans 5 ans, on commencera à s’en rendre compte mais il sera trop tard pour faire marche arrière. Finalement j’en arrive à la conclusion que, de part leur manque d’implication, ni les habitants, ni les ostréiculteurs du Bassin ne méritent ce territoire merveilleux. Ils vont donc le perdre au profit des bétonneurs. Je ne veux pas assister impuissant à l’agonie d’un endroit aussi magique qui méritait tellement plus de respect.

Je décide donc de partir avant le désastre.

A partir de ce jour, je vais réfléchir sérieusement à une nouvelle expatriation.

Cela devrait prendre deux ans à peine.

Certains seront contents de me voir partir, d’autres moins, mais je partirai la conscience tranquille car moi, au moins, j’aurai fait l’effort de m’informer, de m’exprimer, de participer aux différents débats et d’essayer de vous sensibiliser, tout en restant un simple citoyen apolitique et indépendant.
Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, je vous en remercie.

 

intervention de Michel DAVERAT, Conseiller Régional des Verts après les deux heures d’exposé:

http://www.dailymotion.com/video/xazyl5

Archives vidéos (deux Maires au moins affirmaient il y a moins d’un an qu’il n’était pas raisonnable de ne pas mettre un frein à l’augmentation démographique sur le Bassin):

Dans cette vidéo tournée lors du débat qui suivait la journée « L’eau en Partage » en février 2008, François DELUGA, député-Maire du Teich répond à la question d’un habitant concernant la pression démographique. Il parle alors de +70 000 habitants évalués alors que nous parlons désormais de… + 130 000 habitants !!!:

http://www.dailymotion.com/video/xb00nk

http://www.dailymotion.com/video/xb01bk

Dans cette vidéo, la réaction de Michel SAMMARCELLI, Maire de Lège-Cap-Ferret et Président du SIBA:

http://www.dailymotion.com/video/xb01xg




« La photo aérienne la plus longue du Monde  » : premier vol aujourd’hui !

25072009

Pour le moment la météo est parfaite !
Il fait beau, pas de vent.

Nous décollerons donc de Villemarie à 18h00 pile.
Nous devrions être au dessus de la Plage de la Salie Sud vers 18h10 pour démarrer la prise de vue.
Il est possible que nous soyons obligés de repartir au point de départ plusieurs fois pour trouver la bonne distance et la bonne altitude.

Une fois stabilisés, nous progresserons tranquillement le long de la côte pour terminer notre vol à la fin de la plage de la Hume (Gujan Mestras).
Je pense donc que nous devrions être au niveau de la Corniche au Pyla vers 18h25, de la Jetée du Moulleau vers 18h35, de la Jetée Thiers vers 18h45, de la plage de la Hume vers 19h00.
Soyez patients et attendez-nous !

N’oubliez pas que vous pouvez rejoindre le groupe fb : http://www.facebook.com/group
Vous serez ainsi informés quasiment en direct de l’évolution du projet.

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Survol du Bassin après la tempête « Klaus »

27012009

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Ce matin, le soleil étant au rendez-vous avec une température extérieure supportable, nous décidons avec mon pilote Michel Boudigues d’effectuer un survol du Bassin afin de photographier les éventuels dégâts de la tempête du 24 janvier.

Nous sommes en hiver et en altitude la température est plus basse qu’au sol. N’oublions pas que nous volons sans porte afin de me faciliter le travail et qu’en plus de la température extérieure je dois supporter le vent projeté par l’hélice de l’ULM. Je m’étais donc emmitouflé d’une polaire + un pull, d’un blouson marin faisant également office de gilet de flottaison ainsi que d’un chapeau polaire et de mitaines pour que mes mains ne gèlent pas.

Nous décollons par « Whisky » (c’est à dire par la Dune du Pyla) à 11h20. La marée est basse avec un coefficient 80. La température extérieure au sol est de 7°c.
Nous survolons la Corniche. Le toit de l’hôtel est entièrement bâché. Nous longeons le Banc d’Arguin. Je ne constate rien d’anormal si ce n’est que le sable a semble t-il pas mal recouvert les oyats.
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J’en profite pour faire une photo de profil de la passe sud qui nous permet de constater que l’extrémité du Banc se rapproche de plus en plus de la plage du Petit Nice… il sera bientôt possible de se rendre sur le Banc d’Arguin à pied !

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Nous prenons la direction de la pointe du Cap Ferret. je m’attendais à voir de gros dégâts mais il n’en est rien. J’ai même du mal à percevoir des toitures endommagées…
Nous remontons jusqu’au village du Canon. Quelques arbres sont tombés mais pas sur les maisons heureusement. Mais nous ne pouvons survoler les zones d’habitation donc je ne peux que constater pour la zone située en première ligne. Le village de l’Herbe est heureusement intact.

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Nous longeons la Conche du Mimbeau qui à l’air épargnée. Quelques bateaux se sont détachés de leurs amarres et sont venus s’échouer sur la bande sablonneuse.
Que les people se rassurent, le restaurant « Chez Ortense » ne s’est pas envolé !

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Nous repartons vers le Pyla que nous longeons en direction d’Arcachon. Beaucoup de maisons ont subit des dégâts importants au niveau de leur toiture et particulièrement une dont le toit s’est effondré.
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Le front de mer d’Arcachon semble intact et le Port aussi.
Plage de la Hume, deux bateaux dont un voilier « modèle Yves Parlier » sont échoués sur la plage.

Nous remontons le long des ports ostréicoles de Gujan.

On voit bien que les abords du Bassin sont totalement saturés d’eau et certaines habitations sont à la limite de l’inondation.
Je pense qu’en cas de pluies abondantes, certains lotissements devraient se trouver sous les eaux…

Retour par Gujan Mestras. Nous survolons la voie rapide dont les abords sont inondés. Là aussi il y a risque en cas de retour à la pluie.
La forêt est particulièrement touchée aux alentours du zoo, de l’hippodrome et de l’aérodrome. Le Golf de Gujan est défiguré par endroits.

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Atterrissage en douceur après 1h10 de vol, en même temps que deux hélicoptères d’EDF.

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La commission de l’espoir…

26092008

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Hier se tenait au Lycée de la Mer de Gujan Mestras, une réunion historique dans l’histoire du Bassin d’Arcachon : la CLIS (Commission Locale d’Information et de Suivi des eaux du Bassin).
Cette commission a été créée à l’initiative du Ministre Jean-Louis Borloo, qui répondait favorablement à la demande du Comité de Vigilance de Biscarrosse.

René Capo, coordinateur du Comité de vigilance m’avait demandé de réaliser un reportage sur cette journée mais le Sous préfet d’Arcachon Philippe Ramon n’a pas voulu me donner l’autorisation de pénétrer dans la salle. J’y reviendrais dans le prochain article…

Comme je suis têtu, je me suis quand même rendu sur place afin d’interviewer ceux qui le souhaitaient dans le hall d’entrée.

Beaucoup de monde en cette matinée. Au milieu des élèves du Lycée, dans l’amphi-théatre, arrivent à tour de rôle tous les élus du Bassin et un élu de Biscarrosse Claude Larcher. Les associations de défense de l’environnement sont là aussi, dossiers sous le bras.
Pour participer à la transparence de l’information, les différents scientifiques, experts, collectivités territoriales et instituts sont venus exposer leurs travaux.
C’est la première fois qu’une telle commission réunissant autant de monde est organisée sur le Bassin. Un net progrès qui devrait permettre de trouver des solutions aux différents problèmes liées à la qualité de l’eau.

Ceux qui me connaissent me saluent et Michel Sammarcelli, Maire du Cap-Ferret et Président du SIBA vient à ma rencontre avec courtoisie. Nous discutons un moment de mes photos aériennes du Wharf largement diffusées sur internet et dont la date de prise de vue pose problème. Je le rassure en lui expliquant que je fais de mon mieux pour contrôler la sincérité de mes images mais que je ne peux pas avoir les yeux partout. Puis nous discutons agréablement des paysages du Bassin, du Cap-Ferret, d’urbanisme, et… de Cape Cod où il voudrait aller faire un tour lui aussi.

Quelques élus arrivent au dernier moment dont Yves Foulon et MHDE. Le maire d’Arcachon est radieux ! il faut dire que Marie-Hélène Des Esgaults, élue Sénateur vient juste d’annoncer que Yves Foulon aura l’investiture de l’UMP pour les prochaines élections anticipées pour le poste de député. Il va encore y avoir beaucoup de politique et de coups bas sur le Bassin. Décidément cela ne s’arrêtera jamais… on est encore loin du « climat de sérénité » que certains me reprochent de mettre en danger avec mon modeste blog et mes … 25 visiteurs par jour !

Mais revenons à cette journée consacrée à l’environnement :

euh.. pardon… n’ayant pas de carte de presse je n’avais pas le droit d’y assister donc je ne pourrais pas raconter grand chose.
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En revanche, comme je voulais occuper ma matinée, j’ai eu l’idée de me diriger vers Audenge et d’aller voir (et sentir…) de près ce fameux Centre d’Enfouissement des déchets dont tout le monde parle depuis hier (suite à un article dans Sud Ouest). Je n’ai pas eu de difficulté à rentrer sur le site et à photographier et filmer tout ce que je voulais (notez que j’avais fait un vol en ulm la semaine dernière juste au dessus en repérage). Je puis vous confirmer ce que clament haut et fort les riverains du site : CA PUE ! et ça prends à la gorge.
Je plains ces pauvres gens qui vivent leur quotidien avec cette nuisance épouvantable. J’imagine le stress que cela doit représenter pour eux de ne pas en voir la fin.
Je plains aussi la maire d’Audenge, élue depuis mars dernier et qui doit se sentir bien seule pour affronter ce dossier. Si les autres élus du Bassin, même de droite, pouvaient faire preuve de solidarité, cela redonnerait peut-être un peu d’espoir aux habitants d’Audenge. Enfin, moi je dis ça…

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Je prends le temps de me faire expliquer le fonctionnement de cette décharge, qui heureusement n’est plus en activité depuis l’année dernière, et j’avoue que je ne suis qu’à moitié rassuré par ce que j’apprends.
Une partie n’aurait pas été traitée dans les normes et il est fort à parier que ses « jus » atteignent la nappe fréatique qui se dirige tout droit vers… le « coeur du Bassin ». Mais bon… tout cela n’est que supposition de ma part et n’engage que moi.

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Je m’approche de ce fameux conteneur contenant de la radio-activité (en faible quantité). C’est assez effarant de voir cette benne laissée à ciel ouvert, sous un préau en plein soleil, sécurisée par deux banderolles sur lesquelles sont accrochées de vulgaires feuilles A4 plastifiées avec un logo « Radio Activité ». Selon les informations qui me sont données sur place, elle contient un tapis roulant en cahoutchouc qui aurait servit à transporter des gravats.
Mais rassurez vous, je m’en suis entretenu avec le Sous préfet et il m’a assuré qu’il n’y avait aucun danger. Selon lui, il faudrait se tenir à proximité pendant 8 heures d’affilé, 40 jours de suite ( ou quelque chose comme ça…) pour que cela puisse représenter un risque pour la santé. Il est donc tout à fait normal que cette benne soit stockée ici depuis avril 2007 en attente de son traitement.
Vraiment… pas de quoi en faire un plat !

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Puis, vers 16h00, je suis retourné à la CLIS afin de prendre quelques témoignages à la sortie de la réunion. Les participants quittent les lieux assez rapidement et je ne puis m’entretenir qu’avec le Sous-préfet (ce sera le sujet d’un prochain article), René Ariscon (une mémoire du Bassin et de l’Ostréiculture) et Michel Daverat, élu des Verts. Ces deux derniers ne semblent pas vraiment satisfait par cette première CLIS : « Beaucoup d’informations et de statistiques et pas assez de temps pour les échanges et le dialogue ». J’apprends que l’avocate des ostréiculteurs s’est fait brillamment remarquer dans une intervention houleuse avec le Préfet de Région qui, par ailleurs, a fait des déclarations surprenantes à propos des ostréiculteurs dans Sud Ouest le matin même :
en parlant des ostréiculteurs bretons :  » là-bas, quand il y a une crise, ils en parlent le moins possible, ce en quoi ils ont raison. »
« la véritable saison est en hiver et autrefois les huîtres se mangeaient moins les mois sans R, ce qui constituait une forme de principe de précaution. »
(propos du Préfet Francis Idrac dans l’article de Hervé Mathurin – Sud Ouest du 25.09.2008)

Je suppose que les ostréiculteurs ont dû apprécier…
Quand je pense que je suis accusé de perturber le climat de sérénité avec mon blog…




Crise ostréicole : la souris qui cachait… un éléphant !

13082008

http://www.dailymotion.com/video/k1ZBqdpJkdCr2fKEfS
Aujourd’hui s’est déroulé sous mes yeux et devant mon objectif un événement que j’attendais depuis si longtemps…

Enfin, la vérité a fini par éclater.
Qui pourra nier, après cette journée qu’il existe bien un problème de fond à traiter sur le Bassin, et ce, de toute urgence !
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Nous voici donc environ 600 personnes rassemblées à l’entrée de l’usine Smurfit Kappa de Facture Biganos.
Il y a là la quasi totalité des ostréiculteurs, des membres d’associations écologiques, quelques inscrits à ma newsletter, des enfants, des vieux, et un ancien élu : René Serrano, conseiller général jusqu’en 2008…
Il y a aussi la presse, venu en nombre : Sud Ouest, la Dépêche, Le Marin, M6, TV7, TF1 et une radio.
René Capo du comité de vigilance de Biscarosse est là aussi, ainsi qu’un ami, admninistrateur d’un site internet bien connu qui a depuis longtemps abordé les problèmes d’environnement sur le Bassin.

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’usine Smurfit, qui fabrique du papier kraft, est situé en bordure du Bassin.
Si vous êtes venu au moins une fois sur le Sud Bassin en voiture, il est impossible que vous n’ayez pas senti cette odeur immonde sur l’autoroute au niveau de la sortie Facture Biganos.

Une question que je me suis toujours posé : l’industrie du papier étant l’une des plus polluante qui soit, comment se fait-il que les élus, qui se sentent sois disant concerné par l’environnement, n’aient jamais tenté de la faire déménager ?
Elle n’est en effet située qu’à quelques centaine de mètres de la Leyre et du Bassin.
Dire que le service com du SIBA appelle ce secteur : « Le Coeur du Bassin » !…

Sur le coté de l’usine, un petit chemin conduit dans une zone ou la végétation, dense, cache une sorte d’étang… Nous ne sommes qu’à 400 ou 500 m de la Leyre qui rejoint le Bassin.
Même un aveugle pourrait y parvenir, il suffit de se laisser guider par l’odeur…
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Nous y voici… devant nous le spectacle pitoyable d’un plan d’eau qui pourrait faire penser au Lac Rose non loin de Dakar que j’ai bien connu… Sauf qu’ici ce ne sont pas des cristaux de sel qui lui donne cette couleur rose mais des métaux lourds ! (en tous cas c’est ce qu’affirme l’ancien Conseiller Général présent sur les lieux)
Tout autour un spectacle de désolation. On dirait un bombardement au napalm !!!
Les femmes d’ostréiculteurs ont préparé une chanson.
J’interroge René Serrano qui semble étonné de découvrir ce plan d’eau. Il affirme que cela fait trente ans que nous rejetons des métaux lourds dans l’Océan ! Ce n’est pas de sa faute dit-il… lui n’était que conseiller général et non pas élu au SIBA et à la COBAN. Il ne pouvait donc pas savoir…
Je ne remettrait pas sa bonne foi en cause.
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Puis, nous nous dirigeons vers une sorte de monticule…
Là, nous découvrons une décharge !

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Des interviews sont données à la presse. Je suis à côté d’une journaliste de TF1 qui recueille le témoignage émouvant d’un ostréiculteur de la nouvelle génération qui sort tout ce qu’il a sur le coeur. Il n’est plus question ici de « test souris » mais de ce que l’on va laisser aux générations futures. Elle est, elle aussi, bouleversée par ce qu’elle voit et ce qu’elle filme.

La colère gagne la foule. Moi je suis silencieux. Moi qui suis toujours à gueuler, et on me le reproche assez souvent, je ne dis plus rien. J’observe, je filme, je prends des photos, j’écoutes les commentaires. J’entends des mots qui, associés les uns aux autres, résument assez bien la situation : « pognon », « immobilier », « tourisme », « politique », « people », « frime »… Je sais que là, devant mes yeux, se joue une partie décisive pour l’avenir du Bassin. Cela pourrait déclencher une prise de conscience générale.

Puis, tout le monde se dirige vers l’entrée de l’usine, gardée par une poignée de gendarmes.
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Sitting devant la barrière. Peu à peu, les ostréiculteurs franchissent la barrière sous les yeux des gendarmes, impuissants devant cette foule hyper motivée.
Nous voilà maintenant à l’intérieur de l’usine. Que dire ? c’est une usine quoi ! une usine de papier, un des secteurs industriels des plus polluants de la planète. Tout est moche. Des amoncellements d’emballages cartons, destinés au recyclage, du bruit, de la fumée et cette odeur, cette putain d’odeur qui nous pique dans les narines et nous monte au cerveau. D’autres gendarmes qui se cachaient dans un petit local arrivent en courant pour essayer de contenir la foule mais rien n’y fait. Nous apprenons par un employé, qu’en fait, étant au courant de cette manifestation, la direction de l’usine à décidé de la faire tourner au ralentis… qu’est ce que cela doit être quand elle tourne à plein régime ! smurfit10.jpg smurfit11.jpg

Les ostréiculteurs veulent la visiter cette usine. Eux, les paysans de la mer, qui travaillent avec les caprices de la nature et s’y adaptent, eux qui cultivent une des denrées des plus délicates qui soient, se retrouvent dans un environnement industriel, sale et écoeurant, presque apocalyptique, un « mamouth » qui se trouve pourtant à quelques centaines de mètres des chenaux et des estey qui conduisent à leurs parcs. Etonnant contraste…
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Au bout d’une demi heure, nous ressortons de l’usine. Les ostréiculteurs voudraient rencontrer le directeur et surtout le sous préfet qui a laissé entendre qu’il venait. Mais il ne viendra pas.
A ce moment, le nouveau maire de Biganos, Bruno Lafon, dont j’ai pu lire quelques interventions éclairées liées au devenir du Bassin dans la presse, monte sur un muret, saisit le micro et s’adresse à la foule. Il veut manifester sa solidarité aux ostréiculteurs. Il évoque le test souris, comme pour détourner l’attention du vrai problème. Selon lui, l’usine Smurfit ne doit pas servir de bouc émissaire. Bah tu parles ! source d’emploi et de revenus non négligeables pour sa ville, on va pas cracher dessus…
Il évoque alors d’autres sites pollués sur le Bassin. Je lui demande lesquels. Il répond: « …la décharge d’Audenge par exemple ! »
La conversation tourne court. Il s’en va.

Ensuite, les ostréiculteurs quittent l’usine et partent bloquer la voie rapide au rond point de Gujan. Classique…

Au stade où nous en sommes, voici mon analyse de la situation.

Les souris meurent en période de forte affluence sur le Bassin et de température élevée.
Les analyses qui sont effectuées ne présentent aucune pollution dans les eaux du Bassin.

Mais :

1. Les souris meurent et uniquement à cette période sans que l’on puisse savoir pourquoi…
2. Les élus du Bassin ont TOUS voté non à Natura 2000 sans cacher qu’ils ne souhaitaient pas que le Wharf soit inclus dans le zonage…
3. Il y a de plus en plus de bateaux au Banc d’Arguin du 15 juillet jusqu’à fin août…
4. L’usine Smurfit stocke ses déchets industriels et ses eaux usées à proximité de l’Ayga et de la Leyre

5. Certains élus admettent publiquement que d’autres zones sont polluées sur le Bassin…

6. Marie Hélène des Esgaulx, députée maire de Gujan Mestras vise les sénatoriales dans quelques mois

7. Yves Foulon, maire d’Arcachon, et depuis peu Président de la COBAS, compte bien, du coup, prendre la place de député à la place de MHDE

8. Monsieur Eroles, nouveau maire de la Teste reste sur son projet de créer un port dans les Prés Salés et se prend la tête avec les défenseurs de l’environnement concernant des projets immobiliers au Pyla…

Je recommande vivement à toutes et à tous d’acheter le dernier magazine Geo actuellement en kiosque. C’est un spécial « Bassin vu du Ciel ». L’enquête, excellente, de la journaliste Sylvie Buy apporte une vision tout à fait pertinente, que je partage. Et vous ?

à suivre…


PS: Je rappelle que ce blog est ouvert à tout le monde, même à ceux qui ne partagent pas ma vision des choses. Beaucoup de visiteurs sur ces dernières pages mais… aucun commentaire… auriez vous peur de vous exprimer…?







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