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Retour en terre… connue !

10062016

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Après ces trois mois dans la chaleur tropicale des Antilles et quelques centaines de photos aériennes, me revoici sur le Bassin d’Arcachon.

Dès que je m’absente plus de 2 mois, le manque se fait ressentir. L’odeur particulière de l’iode, les huîtres, la douceur du climat ou au contraire la chaleur écrasante de l’été qui fait couler la résine des pins, les balades en pinasse ou en voilier, les apéros, les amis…toutes ces petites choses qui constituent mon quotidien depuis plus de 15 ans et qui ont inspiré des milliers de photographies, me manquent terriblement. « L’éloignement est un exhausteur de goût » comme dit souvent le député des français de l’étranger Frédéric Lefebvre en parlant de la France. Cela se vérifie aussi pour le Bassin.

Alors me voici de retour pour quelques semaines seulement. Je repartirai aux Antilles début juillet pour laisser le Bassin aux touristes de plus en plus nombreux et je ne reviendrai que début septembre à la faveur d’un été indien qui, je l’espère, me procurera les lumières dont j’ai besoin pour mes prises de vues.

En attendant, je vais profiter de ce petit séjour chez moi pour réaliser quelques photos et certainement aussi organiser une ou deux sessions de cours photos. Il y aura aussi début juillet une ou deux séances dédicace de mon dernier livre « J’ai Rêvé du Bassin ». Donc restez attentifs à ma page fb

 

 




St Barth et la Bucket Regatta

31032015

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Il me fallait quelque chose de positif pour oublier cette mésaventure administrative et l’impossibilité de récupérer mon Pentax645Z, toujours bloqué en métropole, puisque j’ai décidé de ne pas céder au racket de l’Etat (lire article précédent).

Heureusement, mon ami Pierre Carreau, photographe installé à St Barth, m’a proposé de venir le rejoindre à l’occasion de la Bucket, cette fameuse régate de grands voiliers de luxe.

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Bien sûr j’ai immédiatement accepté l’invitation. J’embarque donc quelques jours plus tard à bord d’un twin- otter d’Air Antilles Espress  pour un vol de 45 minutes qui va m’emmener sur une ile vraiment à part. Pour la deuxième fois je survit à l’atterrissage (la piste de St Barth est l’une des 5 plus dangereuses du Monde) mais quel bonheur d’atterrir devant une plage aussi splendide que celle de St Jean.  Pierre m’attends et nous voilà partis directement nous enregistrer auprès de l’organisation de la Bucket. L’idée est de trouver une place sur le bateau presse pour le lendemain, ce que nous obtiendrons sans problème.

Les voiliers sont là, superbes, majestueux. Il y en a pour tous les goûts :  ultra modernes et design, comme « Better Place », le Wally. Ou plus classique comme le magnifique schooner « Elena of London ». Il y a aussi « Rebecca » que j’avais photographié à New Port en 2010 !

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Ils ne sont pas seuls à mouiller dans la rade de Gustavia. D’innombrables yachts et super yachts sont là aussi.

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Pas de doute, on est bien à St Barth !

Dans cette atmosphère très américaine qui n’est pas sans me rappeler Cape Cod et Nantucket, je me sens dans mon élément. Avec un curieux sentiment de culpabilité car je n’oublies pas que les 1% les plus riches du Monde sont en parti responsables (volontairement ou involontairement) de ce qui ne tourne pas rond sur la planète. J’ai moi aussi ma part d’hypocrisie. Je suis un être humain après tout.

La bonne humeur de mes amis et les sourires des jolies filles que je vais croiser vont vite me faire oublier ma conscience politique et je vais pouvoir me concentrer sur mes prises de vues qui s’annoncent difficiles pour moi, puisque je n’ai pas pu récupérer mon appareil photo et que je devrais me contenter de l’appareil de prêt qui n’est pas vraiment adapté à ce type de reportage. C’est d’ailleurs en utilisant le Pentax 645 D que je vais prendre conscience des progrès que Pentax à fait avec le 645Z. C’est un peu le jour et la nuit. Et là, je me retrouve dans la nuit…

Le vendredi matin, nous voici avec Pierre prêts à embarquer à bord du bateau presse. Cette année, ce n’est pas un tender confortable mais… un bateau de pêche ! une saintoise avec ces deux marins sympathiques. William, originaire de St Barth, connaît tout de son ile et a très envie de nous faire partager sa passion de son métier. En plus il a l’air de s’y connaitre assez bien en voile, ce qui nous facilite la tâche pour bien nous positionner. A bord il y a aussi la joyeuse Ingrid Abery, une photographe anglaise qui s’est spécialisée en photos de régates, Katarina Baliova, une artiste photographe très talentueuse basée à Londres, et Sandra Gâche, photographe de St Martin. Il y a aussi Ed, un américain qui prend des photos panoramiques avec un Sony alpha et qui n’est autre que ce gars qui s’était pris la roue d’un avion sur la tête pendant un atterrissage (article).

Cette année, il n’y a pas beaucoup de vent. Nos images seront donc moins impressionnantes que ce que mes confrères avaient pu faire les années précédentes. Mais il fait beau, et de toutes façons, pour moi, c’est une première expérience de ce type de régate, alors je suis HEUREUX !

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Au bout de deux heures en plein cagnard, je sens que le mal de mer commence à monter. Je me suis mal positionné sur le bateau, un peu trop à l’avant, dans un recoin inconfortable, et j’ai mal géré mon temps passé dans le viseur de l’appareil photo. Alors forcément… une bonne envie de vomir ne tarde pas à se faire sentir. Je préviens les autres : « attention, je vais dégueuler », je passe la tête par dessus bord en priant pour que personne n’ai eu l’idée de me prendre en photo, et j’expulse mon petit déjeuner. Ouf, ça va mieux. Le mal de mer a disparu aussitôt et nous voilà repartis pour la suite de la régate.

Je suis entouré de photographes tous équipés en Canon 5 D MIII avec des cadences de prises de vues en rafale. Moi je suis au coup par coup avec mon moyen format. C’est assez drôle d’entendre le claquement des obturateurs et le mien au milieu, lent, lourd, tel un pachiderme.

Mais je sais au fond de moi, que la qualité du capteur moyen format donnera peut-être un petit plus à mes images. De la profondeur, du détail, bref des petites choses subtiles que je me sens bien seul à percevoir aujourd’hui, au milieu de ces masses d’images filtrées et instagrammées à mort et partagées par milliards sur les réseaux sociaux. Tans pis, je poursuis ma route comme si de rien n’était, résigné à travailler , même « à titre posthume » comme dirait l’ami Tom Perrin :-)

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Toutes mes photos sont sur ce lien.

Cette première manche se termine et je pense déjà à celle de demain. Je choisi de varier l’angle de prises de vues et de ne pas embarquer dans le bateau presse le lendemain. Je resterai à terre, dans les hauteur de l’ile, afin de capturer les voiliers avec plus de recul. Et puis, on nous a promis en fin de régate un superbe show aérien. En effet, des passionnés d’aviation de la seconde Guerre Mondiale sont arrivés du Texas avec bombardiers et chasseurs tous droits sorti des Têtes Brûlées. Ils vont d’abord faire des passages bas au niveau de la piste d’atterrissage, puis nous présenter leur show au milieu des navires venus se mettre à l’ancre devant le Fort de St Barth. Pierre a pris son impressionnant 600 mm. Mais les conditions sont médiocres. Nous sommes en contre jour et les avions passent trop loin. Tout le public est déçu. Quant à nous, les photographes, on se dit qu’on aurait mieux fait d’aller à la plage… Heureusement, nous garderons un bon souvenir des passages bas au dessus de la piste.

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Dimanche, dernier jour de la régate, j’embarque à nouveau avec Pierre sur le bateau presse. Nous saisissons quelques belles images des navires sous spi, quand soudain, l’inespéré se produit : une baleine se met à faire des jump entre les bateaux. Je parviens à capter la baleine en train de sauter à côté d’un voilier sur le spi duquel est dessiné… une baleine !

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Je complèterai mon reportage par des photos de nuit du Port de Gustavia et j’en profiterai même pour retrouver par hasard, une copine de Dakar que je n’avais pas revu depuis presque 20 ans…

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Ainsi s’achève mon troisième séjour à St Barth en un an. Retour en Guadeloupe, où je dois passer encore quelques semaines avant de revenir dans mon petit paradis : le Bassin d’Arcachon ! Je ne manquerai pas d’amener soleil et chaleur dans mes bagages (en espérant qu’ils n’aient pas inventé une nouvelle taxe là dessus d’ici là !)…

 

Pour voir toutes mes photos de la Bucket c’est ici !

 




Mes photos du Bassin d’Arcachon à nouveau sur vos murs ! …et livraison gratuite jusqu’au 31 décembre !

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Tirage laminé sur bois 60x130 : 350 €

Tirage laminé sur bois 60×130 : 350 €

Je vous l’annonçais en septembre : mes photos du Bassin sont désormais à nouveau disponibles en tirages grands formats et sur différents supports. Bien entendu, toujours en édition limitée à 30 exemplaires, tous formats confondus.

La bonne surprise c’est le retour de la finition « Laminage sur bois » que les anciens clients de ma galerie d’Arcachon connaissent bien. J’ai réussi à remettre en place un process de commandes à distance et d’expédition fiable avec mes labos partenaires habituels. Parce-qu’on ne change pas une équipe qui gagne ! La deuxième bonne nouvelle c’est que les tarifs n’ont pas changé depuis plus de 10 ans ! Par exemple le panoramique 60×130 ou 50×150 est toujours à 350 €, comme au tout début de l’aventure !

En plus du tirage argentique laminé sur bois, je vous propose aussi l’impression directe sur verre acrylique et le contre collage sur dibond alu. Vous avez l’embarras du choix !

Sur ma page fb (que je vous invite toujours à suivre car c’est là que tout se passe), j’ai proposé pendant deux semaines les frais de livraison offerts. Une dizaine de personnes ont pu en bénéficier. Toutes les commandes sont arrivées à bon port et je n’ai eu que des messages de satisfaction. Cela m’encourage à développer mon site dans les prochains mois, notamment avec une version anglaise pour essayer de capter le marché américain avec mes photographies de Cape Cod.

C’est maintenant au tour des lecteurs de ce blog de pouvoir profiter de cette offre. Vous avez donc jusqu’au 31 décembre 2014 pour commander une photographie et bénéficier de la livraison gratuite. N’oubliez pas de me préciser que vous avez lu cet article !

Je vous présente une sélection de photos en situation en cliquant ici

Et toutes les autres sont sur mon site : www.stephanescotto.com




Route du Rhum : arrivée de Lalou Roucayrol sur Arkema/Région Aquitaine

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Arrivée de Lalou Roucayrol/ Route du Rhum 2014- ©StephaneScotto

Arrivée de Lalou Roucayrol/ Route du Rhum 2014- ©StephaneScotto

 

Je trouvais un peu fâcheux d’être en Guadeloupe, avec mes compétences et mon expérience, et de ne pas avoir été fichu de me trouver quelques commandes de reportages pour l’arrivée de la Route du Rhum.

En même temps, difficile de m’en vouloir car ce genre d’évènements se préparent des années à l’avance et les photographes avaient donc été recrutés en métropole par les sponsors depuis longtemps. Par ailleurs, il faut bien dire que le site de l’organisateur Pen Duick, ne facilitait pas les démarches commerciales, aucun lien ne permettant de se rapprocher de l’ensemble des contacts « com » des différents bateaux.

Comme je voyais notre aquitain Lalou Roucayrol se rapprocher à bord de son multi 50 Arkema:Région Aquitaine, je me suis dit que cela valait quand même le coup de faire savoir à la Région Aquitaine que j’étais sur place, au cas où ils auraient besoin de mes services.

Bingo ! justement ils avaient besoin de photos.

Cela n’a pas été un reportage facile car, outre les difficultés que j’ai pu avoir à joindre l’organisation pour me faire embarquer sur un bateau presse, le pauvre Lalou s’est retrouvé immobilisé dans la pétole entre les Saintes et Pointe à Pitre. Prévue initialement vers 20h00, il a finalement passé la bouée d’arrivée à… 6h30 du matin ! Pour moi cela a signifié 30 heures sans dormir… un peu dur j’avoues. Mais du coup, il faisait jour quand il est apparu devant l’objectif de mon Pentax 645 Z. Belle ambiance et belles images d’un Lalou Roucayrol qui a laissé sortir toute sa joie d’être arrivé sans soucis majeurs à bord de son propre bateau. Une deuxième place qu’il n’avait pas volé.

Arrivée de Lalou Roucayrol/ Route du Rhum 2014- ©StephaneScotto

Arrivée de Lalou Roucayrol/ Route du Rhum 2014- ©StephaneScotto

Pour moi une nouvelle expérience et l’occasion aussi de tester les capacités du Pentax 645 Z en reportage sport, discipline pour laquelle le moyen format n’est pas vraiment prévu à la base.

Le résultat m’a tellement plu que j’ai remis ça une semaine plus tard, cette fois-ci à Saint-François et sur d’autres embarcations bien moins impressionnantes. En effet, la petite station balnéaire organisait une régate « Yasala » de canots traditionnels dans son célèbre lagon. Et cerise sur le gâteau, Lalou Roucayrol y participait avec toute sa bonne humeur. Encore une fois, le Pentax 645 Z a fait des merveilles. Je retrouve avec ce boitier le plaisir de la photographie comme à mes débuts, quand il fallait bien réfléchir avant d’appuyer sur le déclencheur. En plus de bénéficier d’une sélection dès la prise de vue, il y a la qualité d’image.

Régate Yasala dans le lagon de St François avecLalou Roucayrol - ©StephaneScotto 2014

    Régate Yasala dans le lagon de St François avecLalou Roucayrol – ©StephaneScotto 2014

 

Régate Yasala dans le lagon de St François. lalou Roucayrol écope aprés un dessalage en bon et due forme. ©StephaneScotto 2014

Régate Yasala dans le lagon de St François. lalou Roucayrol écope aprés un dessalage en bon et due forme. ©StephaneScotto 2014

Reportages complets à découvrir sur ma page fb :

- Route du Rhum : arrivée de Lalou Roucayrol

- Régate Yasala :  dans le lagon de Saint-François

 




Inspiration sous les tropiques

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J’ai quitté le Bassin d’Arcachon à la fin de l’automne 2013, juste après le tournage avec Thalassa, la tête vidée de toute inspiration et un énorme besoin de changer d’air, de changer de paysage, d’aller rechercher autre chose.

Lors d’un premier repérage en Guadeloupe en 2012, j’avais remarqué une richesse de paysages et de situations très prometteurs et il me semblais donc légitime d’y retourner pour y passer plus de temps.

Il aura fallu quelques semaines pour que la transition fasse son effet et que je puisse repartir de zéro dans ma créativité. Au début, je me suis posé des questions car l’inspiration ne revenait pas. J’observais la Guadeloupe aux paysages et aux atmosphères si différents de ce que j’avais photographié jusque-là, que ce soit sur le littoral Aquitain ou celui de la Nouvelle Angleterre, et je n’arrivais pas à trouver le « truc », ce petit quelque chose d’original dans la manière de capturer et d’immortaliser des paysages si propices à tomber dans la carte postale classique « ciel bleu et cocotiers ».

Et puis le déclic m’est venu à Deshaies, sur cette plage de Grande Anse, au moment même où j’ai réalisé ce panoramique sélectionné pour le concours des Photographies de l’Année.

Plage de Grande Anse en Guadeloupe

Plage de Grande Anse en Guadeloupe

Depuis, j’enchaîne lentement (car je persiste à m’offrir le luxe de prendre mon temps) les prises de vues.

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J’explore de nouveaux horizons , de nouvelles techniques et surtout, je m’intéresse aussi aux gens, aux peuples de la Caraïbe. J’ai envie d’aller plus loin que les paysages et de réaliser des vrais sujets.

J’ai donc profité de la période du carnaval pour faire quelques essais de reportages. Il ne s’agit que d’un petit échauffement car je ne suis pas encore prêt pour réaliser un vrai reportage digne de ce nom. Il y a eu aussi un sujet étonnant sur les fouilles d’un cimetière d’esclaves au beau milieu d’une plage fréquentée par les touristes et un autre petit reportage sur les élections municipales, qui, en Guadeloupe, prennent une tournure très … »exotique ».

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Pour aller plus loin dans cette démarche, je me suis rendu compte qu’ il allait  me falloir changer de matos. Car le matériel c’est important. A chaque sujet, correspond un type d’appareil photo et une ou plusieurs focales. Apparemment je ne suis pas le seul photographe de ma génération à rechercher un matériel « comme autrefois ». Je fais parti de ces photographes qui ont démarré avec l’argentique, réglage du diaph à la bague et peu de solution pour rattraper une photo mal exposée. J’ai très rapidement évolué avec le numérique. Il n’a pas été vraiment difficile de s’adapter et de maîtriser l’outil digital, d’autant plus que j’ai quand même continué à produire une grande partie de mes collections en moyen format argentique. Mais force est de constater que devant l’afflux de « faux-tographes » qui débarquent de plus en plus nombreux sur un marché très martyrisé par la crise économique, la confusion devient réellement préjudiciable, tant sur la qualité, que sur les tarifs. Nous sommes en plein nivellement par le bas. Cela en devient décourageant. C’est ainsi qu’en m’intéressant à cette question fondamentale, j’ai découvert que de nombreux photographes renommés avaient mis au placard leurs « bêtes de course » à 24 millions de pixels pour ne plus s’embarrasser du poids et de performances inutiles. Car nous sommes bien dans l’ère d’instagram et autres applications « gadgets » permettant de transformer une image prise avec un smartphone en photographie vintage, HDR, aux rendus terriblement (mais faussement) artistiques.

On peut aussi constater que les techniques permettant  de créer de superbes images aux rendus époustouflants n’ont plus de secret pour personne. Et alors que nos écrans pullulent d’images « Lo-Fi » , il y a aussi de plus en plus de très très belles photos, très techniques, très travaillées, très chiadées. Et il n’est pas rare que de simples amateurs passionnés (appelés « experts ») en soient les auteurs. Les réseaux sociaux leur permettent aujourd’hui de les partager avec le public, de récolter les « like » et les compliments par centaines, et de se rêver une carrière de photographe, le métier le plus admiré et envié au Monde ! Le gros problème c’est que des agences en ligne , mais aussi des institutionnels publics et privés, ont su saisir cette opportunité et se nourrissent aujourd’hui à des tarifs proches de la gratuité de ces images produites par des amateurs ou des « semi-professionels » qui n’ont  pas les mêmes obligations fiscales et sociales que des photographes dont la carrière a démarré avant cette explosion du monde numérique. Il est donc devenu extrêmement difficile pour un professionnel confirmé aujourd’hui de vendre son travail à un tarif réaliste. Et les conséquences en sont catastrophiques. Pertes de revenus, démotivation, dépression pour les plus sensibles, nourrissent parfois la rancoeur et le désespoir. Du coup, c’est à se demander si cela vaut le coup de continuer à investir dans du matériel « pro » et des optiques de qualité. En effet, au vu de cette situation, et dans 3/4 des cas, un simple smartphone suffirai à remplir la mission !… je caricature peut-être un peu trop me diriez-vous ? et bien non, je partage moi même souvent des instantanés instagram sur ma page fb, juste pour illustrer le « making of » d’une prise de vue, et je suis toujours choqué de lire des commentaires élogieux de personnes qui n’avaient pas perçu qu’il s’agissait juste de photos prises avec mon iphone…

Partant de ce constat, j’ai donc décidé de me remettre en question.

Je vais me séparer de mon reflex 5 D Mark II et toutes ses optiques et accessoires et le remplacer par un Fuji X Pro 1 et trois focales fixes. Ca, ce sera pour le reportage et la photo prise sur le vif lors de mes errances.

Je vais également vendre mon Mamiya 7 est ses deux « cailloux »  et  le remplacer très certainement par un moyen format numérique abordable et tropicalisé à savoir le Pentax 645 D. J’ai lu dans le dernier magazine « Réponses Photo » que Raymond Depardon appréciait particulièrement le format 645 et je me suis souvenu que mes plus belles photos de paysages font partie de l’époque ou je travaillais avec un Mamiya 645. Je l’avais abandonné car sa mise au point était peu pratique et m’avait donné quelques sueurs froides. Tiens, je viens de réaliser que ce Mamiya 645 acheté à Fabrice Michaux au Moyen Format à Paris en 1998, je l’ai toujours au fond d’un placard. Il ne doit plus valoir grand chose mais je vais quand même tenter de le vendre.

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Je garderai quand même mon Widepan panoramique rotatif moyen format argentique parce-que le résultat obtenu est toujours aussi magique et que je ne me sens pas du tout près pour m’en séparer.

Je vais donc gagner en poids et mieux répartir les tâches. Comme dit toujours mon ami Renaud Philipps : « il faut respecter la séparation des pouvoirs ». Le Pentax 645 D et le panoramique rotatif pour le paysage, le Fuji X pro 1 pour les reportages en mode errance (comprenez: l’avoir toujours sur soi)

Je sais d’avance que l’excitation de découvrir et de s’approprier un nouvel appareil est un réel incubateur d’énergie positive et d’inspiration. Alors c’est le moment ou jamais d’y avoir recours…

Mais avant cela, il me faut continuer mes explorations en terre Guadeloupéenne.

Je reviendrais très prochainement sur le Bassin d’Arcachon pour réaliser une nouvelle série de photos et lancer une nouvelles collection de cartes postales.

Je travaille aussi actuellement à la mise à jour de mon site internet afin de pouvoir vous proposer à nouveaux mes photos à la vente. Puisqu’il n’y a plus de galerie possible, je vais essayer d’une autre manière.

En attendant je vous invite toujours à me suivre presque en direct sur ma page facebook.

A très vite !




Une nouvelle grande aventure photographique

13122013

L’été est donc passé comme ça. J’ai profité du beau temps pour faire quelques nouvelles photos que vous découvrirez plus tard et j’ai beaucoup réfléchi. A ma carrière professionnelle bien sûr, par ces temps difficiles, où le métier de photographe est clairement menacé de disparaître, et à ma vie sur le Bassin, chahutée, perturbée, par mon engagement pour essayer de le protéger des assauts incessants des différents lobbys de l’immobilier, du pétrole, et de quelques industriels. Je me suis battu comme j’ai pu, parfois avec maladresse, peut-être sans méthode, et surtout, j’ai été bien seul… Je reste convaincu que le fait de ne pas être « né ici » a été un énorme obstacle pour essayer de rassembler. Il suffit de lire quelques commentaires violents à mon encontre sur la page fb des Sentinelles du Bassin pour s’en rendre compte. Il y en a qui m’accusent d’utiliser cet engagement pour servir mes intérêts en me faisant le publicité pour « mieux vendre mes produits »… Je tiens encore une fois de plus à préciser que ce combat ne m’a jamais rien rapporté d’autre que des emmerdes. Je n’ai jamais vendu une seule photo ou vidéo en lien avec l’environnement. Je les ai toujours mises à disposition des médias et des associations gracieusement. En revanche, il m’en a coûté cher en temps, en menaces, en pressions exercées par certains élus. Et à chque fois que je suis passé à la TV ou dans les médias locaux, cela a toujours été pour parler de mon métier de photographe et quasiment jamais (et je le déplore) pour parler des menaces qui pèsent sur le Bassin.

Au terme de ces 5 dernières années, j’en suis arrivé à la conclusion que pour le Bassin il n’y avait malheureusement plus rien à faire. La population reste désespérément passive et Le SCOT a donc été voté et confirmé par les 17 maires. L’avenir de notre « petit paradis » est désormais tout tracé. Au lendemain des élections municipales de mars 2014, les bulldozers vont investir les lieux et le Bassin va vite devenir  la « banlieue balnéaire » de Bordeaux avec 30 000 logements supplémentaires et une population qui va exploser. Ce joyaux va perdre son charme peu à peu. Moi, je suis encore plus pessimiste : je pense que le plan d’eau ne résistera pas à l’impact d’une telle pression démographique. Cet écosystème fragile et délicat a besoin d’équilibre et j’ai la conviction (et je ne suis pas le seul) que cet équilibre va être rompu. J’espère me tromper mais force est de constater que tout ce que j’avais envisagé et décrit sur ce blog il y a 5 ans s’est finalement produit. Alors pour moi qui me suis installé ici pour des raisons bien précises, à quoi bon rester ? faut-il faire semblant de photographier un paradis qui n’en n’ai plus vraiment un à mes yeux ? L’admiration pour le Bassin doit-elle se limiter à une dégustation d’huître dans une cabane à l’Herbe et à un picnic sur le Banc d’Arguin une ou deux fois par an ? comment dans un tel climat conflictuel, puis-je continuer à trouver l’inspiration ? Il est temps je crois de faire une longue pause.

D’autant plus que la Galerie Letessier qui exposait et vendait mes photos a finalement fermé définitivement et compte tenu des difficultés que rencontrent les commerces à Arcachon, je n’ai pas d’espoir de trouver un nouveau point de vente. Idem pour les livres, de nombreux points de vente font face à de grosses difficultés et j’éprouve de plus en plus de mal à placer mes ouvrages et à me faire payer chez certains. Du coup, je n’ose plus me lancer dans un nouveau projet de livre. C’est malheureux car j’ai encore des centaines de photos inédites à partager avec vous, et des idées de bouquins, et je ne peux pas les concrétiser.

Il faut aussi comprendre que je suis un photographe spécialisé en photos de « paysages marins » et non pas un photographe spécialisé en « Bassin d’Arcachon ». Le Bassin, je l’ai beaucoup photographié et je pense pouvoir dire que j’ai même lancé une mode de la photo du Bassin au point que plusieurs jeunes photographes surfent actuellement sur le même concept. Les milliers de photos que j’ai vendu dans ma galerie resteront certainement dans la mémoire collective et, si elles ne prennent pas une valeur artistique, auront au moins le mérite de témoigner d’une époque. C’est un regard que j’ai porté sur le Bassin pendant une décennie et que j’ai partagé avec vous, comme Léo Neveu l’a fait en son temps, et comme d’autres le feront ensuite. Il ne faut pas m’en vouloir d’aller explorer d’autres rivages.

J’ai donc décidé de prendre le large et tant qu’à faire, partir loin, dans un environnement tout à fait différent. J’ai choisi la Caraïbe pour une nouvelle aventure photographique.

J’avais eu un coup de coeur pour la Guadeloupe il y a deux ans, lors d’un petit séjour de deux semaines chez des amis. Une ile française séparée en deux parties aux paysages variés. Des plages de rêve bordées de cocotiers, une forêt vierge immense, une végétation luxuriante, des créoles très gentils (contrairement à une idée fausse véhiculée en métropole) et un climat tropical qui me convient parfaitement. Et au large de la Gwada, il y a toute une zone « caraïbes » à découvrir : La Désirade, Marie Galante, les Saintes, la Dominique, la Martinique, St Martin, St Barth, St Domengue, Haïti, et un peu plus loin, la Floride… Ainsi, je me rapproche de la côte Est américaine et me remet à rêver d’un projet professionnel à Cape Cod ;-)

Vous allez donc suivre une nouvelle aventure pendant 6 mois. Ensuite ce sera le retour sur le Bassin et j’aviserai alors de la suite.

Je vous rappelle que si je ne suis plus très assidu sur ce blog, je le suis au contraire sur ma page fb que je vous invite à liker en cliquant ici.

Je vous dis donc à très vite pour le premier épisode de cette nouvelle saga aux Antilles !




Salon de la Photo 2012: fallait-il y aller ?

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Salon de la Photo 2012: fallait-il y aller ? dans Mon actu photographique salon2012_03-300x300

Cela faisait 7 ans que je ne m’étais pas rendu au Salon de la Photo à Paris.
Je n’en ressentais pas vraiment le besoin puisque j’avais choisi de m’investir à 100 % dans mon propre domaine, une « niche » comme on dit, avec du matériel argentique moyen format déjà éprouvé, qui parvient à traverser fièrement les épreuves du temps sans se soucier des évolutions techniques désormais permanentes.

Mais cette année est différente des autres.
Outre les bouleversements survenus récemment dans ma propre activité, je ressent plus que jamais un profond malaise dans la profession.

Jamais l’évolution du matériel numérique et des réseaux sociaux n’aura eu autant de conséquences, positives ou négatives, chez les photographes professionnels, avec, cerise sur le gâteau, une crise qui n’en finit pas…
Ce métier est en train de changer. Et les règles sont désormais à re-définir.

C’est pourquoi j’ai décidé d’aller passer un peu de temps au Salon, Porte de Versailles à Paris.

Quelles sont les nouvelles tendances ? quel matériel pourra désormais répondre aux nouveaux besoins des photographes ? vers quelles spécialités devons-nous nous tourner ?
Tant de questions auxquelles j’espérais  trouver des réponses, ou du moins quelques pistes…

Me voici donc à l’entrée du Salon vendredi matin, au 2 ème jour d’ouverture, accompagné de l’ami parisien ET ferret-capien : le très célèbre Jacques Froissant, bloggeur du bassin avec le blog du cap-ferret et, accessoirement, fondateur de altaide.

La particularité du Salon de la Photo est qu’il n’y a pas de journée réservée aux professionnels. Je découvre donc des allées et des stands remplis de photographes amateurs, pour la plupart constitués de ceux que les marques de matériel photo appellent les « experts ». En général ces amateurs en savent plus que les vendeurs eux mêmes car ils s’abreuvent de tests dans les magazines consacrés à la photographie. Et ils sont toujours ravis de monopoliser un vendeur pour lui prouver leurs connaissances. Je les appelle aussi les « fnaqueurs » (dérivé de Fnac).

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Toutes les grandes marques sont là : Canon, Nikon, Fuji, Olympus, Sigma, Leica, Tamron, Hasselbald… d’autres sont représentées par leurs distributeurs multimarques. c’est par exemple le cas de Mamiya (la marque de mes appareils moyen format).
Il y a aussi toute une allée consacrée aux entreprises qui proposent le façonnage de livres et de books à partir de tirages numériques, comme Blurb qui avait un petit stand mais très bien animé par des jeunes compétents.
Il y a bien entendu un stand Adobe et un autre pour DXO, deux marques de logiciels incontournables, qui proposaient des démonstrations.

Puis, quelques stands d’accessoiristes sur lesquels je me suis attardé afin de dénicher ces petits accessoires qui nous manquent toujours au moment où on en besoin. Mais malheureusement je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant.
Il faut dire qu’avec tout ce monde il est difficile de se faire conseiller sur les stands. Les animateurs sont déjà fatigués au 2 ème jour et on les comprend, tellement ils sont assaillis par les « experts ».
Le photographe professionnel, qui lui doit trouver le temps de faire tous les stands, ne pourra pas faire la queue et en sera quitte pour trouver les renseignements sur la toile.

Je voulais notamment essayer le Fuji X Pro 1 : un appareil qui pourrait répondre à mes besoins quand je suis en voyage quand je souhaite prendre des photos sur le vif avec une qualité professionnelle. Autrement dit réaliser avec un véritable appareil ce que je fais régulièrement avec mon iphone et instagram ! Après avoir patienté 10 bonnes minutes pour approcher un modèle d’essai, je n’ai malheureusement pas pu trouver sur le stand Fuji de démonstrateur disponible. L’exemplaire que j’avais entre les mains était totalement déréglé et cela m’aurait pris un temps fou pour retrouver les fonctions et les comprendre. Il aurait aussi fallu que je puisse le tester avec d’autres optiques. Il s’agit tout de même d’un appareil qui vaut plus de 2000 € boitier nu !
Quel dommage que les marques n’aient pas pensé à déléguer un peu de personnel qui se serait consacré uniquement aux professionnels.

salon2012-300x300  salon2012_02-300x300Au stand Hasselblad, il y avait une très belle Harley Davidson. On ne voyait qu’elle puisque les appareils, eux, étaient présentés dans des vitrines intégrées dans le comptoir et donc masquées par les badauds qui s’y étaient agglutinés. J’aurai trouvé intéressant qu’il y ait un studio équipé avec un photographe pouvant effectuer des démonstrations depuis la prise de vue jusqu’au traitement sur le logiciel dédié. Mais en ce qui me concerne, j’avais eu la chance qu’un représentant de la marque se déplace au printemps dernier sur le Bassin pour me faire essayer un modèle dans mes conditions de prises de vues habituelles.

Sur le stand Panasonic, deux rapaces bien vivants avaient été mobilisés pour servir de modèles aux « experts » qui pouvaient les prendre en photo sur les appareils montés sur pieds sur une estrade. Curieux…

Les coréens eux ont mis les moyens ! le stand Samsung est le plus grand, le mieux placé et le plus lumineux. Mais seulement voilà… il semble vide !

Juste en face, je retrouve avec plaisir le petit stand de mon imprimeur habituel : l’imprimerie Escourbiac, qui vient chaque année au contact des photographes professionnels. Mes livres du Bassin sont là aussi.

Chez Ricoh, une marque qui se bat depuis plusieurs années pour rebondir vers l’innovation, on présente des choses étonnantes comme un mur d’eau où les gouttes qui tombent créent des formes et des messages.

J’arpente les allées depuis une heure et je m’ennuies déjà… je tourne en ronds.
J’essaye de m’intéresser à quelques expos de photos et je suis surpris de constater qu’une des plus grandes superficie du salon est utilisée pour exposer des photos qui ne sont mêmes pas assez nettes pour supporter les formats de tirages présentés au public. Je n’ai pas trouvé une seule photo qui ait forcé mon admiration.

Heureusement, sur le stand Nikon, une voix attire mon attention. Il s’agit d’un jeune réalisateur qui donne une conférence sur le tournage en HD de son émission TV « Les Nouveaux Explorateurs » (Canal +) , avec du matériel photo. Il répond point par point à toutes les interrogations que l’on peut se poser sur l’utilisation récente de ce matériel pour de la vidéo ou du cinéma. Lui, il arrive à capter mon attention.
J’avoue que le sujet m’intéresse particulièrement…
Si l’évolution du matériel photo est effectivement en train de chambouler mon métier de photographe, il se pourrait également qu’elle me soit également salvatrice en me permettant de changer de cap. Où plutôt devrais-je dire revenir à mes premiers amours : le cinéma.

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Car, comme vous le savez peut-être, c’est par cette passion du cinéma et de la vidéo qu’à commencé ma carrière professionnelle, il y a… plus de 22 ans !

Et justement, sur le Salon, j’ai rendez-vous avec une vieille connaissance : Lionel Fouré.
Il est le créateur et le très dynamique directeur et animateur de la web TV : VincennesTV.
Je suis né à Paris et j’ai vécu dans cette ville de Vincennes jusqu’à l’âge de 20 ans. Avec Lionel, alors que nous n’étions que des adolescents, nous tournions des courts métrages et des parodies d’émissions TV avec d’autres copains. Les hasards de la vie nous ont séparé et chacun a poursuivi sa route. Quelques 20 ans plus tard, grâce à Facebook, nous voici à nouveau réunis !
Lionel a insisté pour que je me prête à une petite interview qui s’est déroulée dans la bonne humeur qui retranscrit très bien l’ambiance de l’époque. Je vous laisse visionner cette rencontre fort sympathique (en trois parties)!

http://www.dailymotion.com/video/xuyzzw http://www.dailymotion.com/video/xuz1fz http://www.dailymotion.com/video/xv134m

La vidéo, le cinéma… c’est bien cela que je suis venu chercher sur ce salon. Depuis quelques temps, cette idée me trotte dans la tête. J’ai envie de m’y remettre à fond. J’ai surtout envie de réaliser et de produire. L’image figée ne me satisfait plus. Ce n’est pas pour rien que mes deux premiers livres étaient accompagnés d’un DVD avec des petits reportages, ce n’est pas pour rien non plus que je me porte toujours volontaire pour donner un coup de main sur le court métrage d’un copain, et ce n’est pas innocent si je vous propose régulièrement de visionner sur ma page facebook et mon compte Dailymotion des petits clips complémentaires à mes prises de vues photographiques. Cette passion ne m’a jamais quitté et j’ai toujours souffert de ne pas avoir pu m’épanouir dans la réalisation. A 13 ans, je me voyais en futur Spielberg ! ce n’est pas le genre de rêve qui peut s’oublier.
Maintenant, avec toute l’expérience acquise dans le cadrage, la composition, le style que je me suis forgé, et toutes les expériences que m’ont offerte la vie, je me sens enfin prêt… mais la route est encore longue et le terrain sera certainement très accidenté.

En poursuivant mes déambulations dans les allées bruyantes du Salon je rencontre quelques confrères : Philippe Maltète ami et photographe installé à Bordeaux, Frédéric Ruault, photographe à Arcachon, et Alexandra et Désirée, deux soeurs qui ont monté avec leur associé Toma Eloli une société de production web/vidéo à Bordeaux : « La Maison du Bonheur ». Elles viennent notamment de signer la vidéo bande annonce de la première conférence TedX de Bordeaux qui se déroulera le 1 er décembre prochain.

Je suis bien sûr allé saluer les fondateurs du magazine « Profession Photographe » et organisateurs du concours de la Meilleure Photo de l’Année sur leur stand. Et juste à côté, sur le stand de l’UPP (Union des Photographes Professionnels)  j’ai passé un peu de temps à discuter sérieusement avec Philippe Roy, le Président de la section Aquitaine-Charente. Nous nous sommes promis de re-dynamiser le groupe avec des réunions plus fréquentes sur des thèmes plus optimistes.

Au final, le Salon de la Photo 2012 m’a un peu déçu. Je n’y ai pas trouvé grand chose de novateur et d’enthousiasmant, et  j’y ai ressenti une atmosphère angoissée, voir tendue sur les stands de matériels destinés aux professionnels . Un pessimiste latent qui reflète très bien une période pleine d’interrogations pour la grande majorité des photographes.

 




Ouverture de la nouvelle galerie à Arcachon

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Ouverture de la nouvelle galerie à Arcachon Galerie_1417_BD-300x199

 

Après près d’une année d’absence, vous pouvez enfin retrouver mes photos à Arcachon.

J’ai choisi une nouvelle politique commerciale consistant à passer des accords de partenariat avec des galeries déjà existantes.

Ainsi, j’ai donc ouvert un espace permanent à la Galerie LETESSIER. Cette galerie se trouve à la place des anciens locaux de France Telecom, sur le front de mer d’Arcachon.

Ce lieu vous propose sur 300 m2, des oeuvres d’Art et du mobilier de grands designers. Un espace permanent de 20m2 est entièrement consacré à mes photographies. Vous ne serez donc pas trop dépaysé avec mon ancienne galerie.

 

Vous retrouverez mes photos avec la finition habituelle « laminage sur bois » mais aussi une nouvelle finition très haut-de-gamme : le face-image sur plexiglass. N’hésitez pas à venir découvrir ce nouveau support au rendu époustouflant !

Dans les semaines prochaines, j’ouvrirai un nouvel espace à Gastes dans les Landes, à côté de Parentis-en-Born.

Un espace sur Bordeaux est également en projet.

Je remercie les 150 personnes (200 selon la police ;-)  qui sont venues assister à l’inauguration. Ce fut une belle soirée pendant laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver.

Découvrez les photos de la soirée en cliquant ici.

 

 

 

 




En prises de vues, ne pas déranger svp…

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Depuis mon retour de Cape Cod mi-septembre, je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles sur ce blog et je vous prie de m’en excuser…

Si vous n’allez pas de temps en temps sur ma page facebook vous devez penser que je m’ennuie mais je vous rassure ce n’est pas du tout le cas…

En fait, je suis depuis plus d’un mois en prises de vues du Bassin afin de réaliser mon troisième livre.

Ce sera comme les deux précédents un « beau livre », les américains appellent cela un « coffee table book ».

Il sortira au printemps et je vous proposerai une souscription en temps voulu.
Quelques photos sont déjà sur ma page facebook et je vous invite vivement à rejoindre ma page si vous avez un compte.

Le blog est beaucoup plus lourd à gérer pour moi que ma page facebook c’est pourquoi si vous souhaitez être informé quasiment en direct de mon actualité photographique, il vous faut vraiment suivre facebook…Sachez que vous pouvez quand même consulter les pages facebook même sans avoir de compte.

Voici le lien :

http://www.facebook.com/StephaneScotto.photographe

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Depuis ma douloureuse séparation avec ma galerie, je recherche aussi activement un local afin de vous proposer à nouveau mes photographies à la vente. Je ne désespère pas de trouver une solution avant Noël… Si vous connaissez un local à vendre ou à louer sur le Bassin ou à Bordeaux (minimum 50 m2), n’hésitez pas à m’en parler.

Je suis aussi ouvert à un partenariat avec un commerce déjà existant qui souhaiterait vendre mes photographies et me représenter auprès du public.

à suivre…




Une page qui se tourne…

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Voilà. Cette fois c’est bel et bien terminé.
J’ai fermé définitivement les portes de la galerie hier soir à 20:00.
Curieux sentiment partagé de soulagement et de déception.

J’ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver pendant ces deux dernières semaines. Beaucoup d’émotion aussi car j’ai eu la visite de certains de mes premiers clients.
11 années passées ensemble, à nous voir de façon régulière dans cette petite galerie de 25 m2, petite mais unique en son genre. La seule véritable galerie de photographe de toute l’Aquitaine. J’éprouvais tant de plaisir à discuter avec vous, « nés ici » ou comme moi « estrangeys ». Nous parlions du Bassin et d’autres sujets. Beaucoup parmi vous sont rapidement devenus mes amis. Mes plus belles rencontres se sont faîtes dans ce lieux qui était devenu emblématique.

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Je pense à tous mes clients fidèles, qui ne suivent pas forcément le blog ou la page facebook et qui ne sont pas encore au courant de la fermeture. Ils risquent d’avoir un choc quand ils viendront cet été me rendre visite pour découvrir, comme chaque année, mes nouvelles photos du Bassin…

Beaucoup parmi vous m’ont demandé si j’envisageais d’ouvrir une autre galerie… je leur ai répondu que c’était peu probable mais que je cherchai toujours une personne dynamique qui souhaiterai ouvrir sa propre galerie et qui vendrai mes photographies. Andernos ou Bordeaux seraient des lieux désormais plus appropriés.

Moi, je vais me consacrer à 100 % à un nouveau projet, plus ambitieux, dans un pays ou le succès est félicité et encouragé au lieu d’être brisé par des politicards mégalos, orgueilleux et corrompus, qui ne respectent pas la liberté d’opinion et se permettent d’abuser de leur pouvoir en toute impunité.

Dans les semaines qui viennent vous aurez peut-être l’occasion de me croiser sur l’eau car je vais passer beaucoup à réaliser les photographies de mon troisième livre sur le Bassin. Sa sortie est prévue pour Noël prochain. Puis, je m’envolerai pour Cape Cod début août et je ne reviendrai que mi-septembre. Si tout va bien je devrait être expatrié là-bas définitivement avant 2012.

Je remercie encore toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé et m’ont envoyé leur témoignage de sympathie.
Je ne vous oublierai pas.

Keep in touch !

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en attendant que les acquéreurs du local n’en prenne possession j’ai décidé d’afficher mon soutien aux journalistes otages en Afghanistan. Je l’avais déjà disposé sur le trottoir depuis un an. Cette fois ci, on ne pourra pas me suspecter d’opportunisme puisque je n’ai plus rien à vendre.







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