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Ma vie avec Steve Jobs

6102011

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Ce matin, comme tous les matins, mon iphone me réveille en musique, je l’attrape et j’ouvre fb pour voir ce que mes amis lèves-tôt on publié sur leur wall.
Ce matin c’est « RIP Steve Jobs » pour tout le monde sur les réseaux sociaux qui n’auraient d’ailleurs peut-être jamais existés sans l’invention d’Apple par Steve Jobs et son ami Steve Wozniak un 1 er avril 1976 dans un garage de la Silicon Valley.

Une histoire de rêve américain comme on les aime. Partis de rien, avec une idée géniale et de la volonté, les deux amis allaient révolutionner le monde en faisant entrer l’informatique dans les foyers.
J’avais 5 ans.

Je fais partie de cette génération qui est né et qui a vécu sa jeunesse et son adolescence sans informatique, sans internet, sans réseaux sociaux. Autrement dit sans ipod, sans iphone, sans macbook et sans ipad.
Avec mes potes en banlieue parisienne, notre réseau social c’était le téléphone fixe de la maison, et des rendez-vous place de la Mairie en skate board, casque de walkman à cassettes sur les oreilles. Parfois nous jouions au foot avec une balle confectionné avec du papier journal et du sckotch d’emballage marron. Nos sujets de discussions étaient variés mais une chose est sûre on ne parlaient pas du dernier Iphone 5 car le seul téléphone portable qui existait alors c’était ce gros truc en forme de petite valise avec un combiné au bout et la seule personne que nous avions pu voir en utiliser un c’était le personnage de Roger Murtauch dans l’Arme Fatale 1 !
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C’était néanmoins la mode des micro-ordinateurs dédiés aux jeux : Attari, Amstrad, Amiga…
Nos parents se saignaient aux quatre veines pour nous offrir une de ces merveilles de technologie avec laquelle même un enfant de 4 ans ne voudrait pas jouer aujourd’hui…
Je me souvient que j’avais fait le choix d’un petit micro-ordinateur qui s’appelait « Alice ». Il avait la taille d’une box, il était rouge et il fallait le relier à la TV avec une prise péritel. Du coup il a fallu changer aussi de télé. Nous l’avions acheté à la Fnac et je me souviendrai toute ma vie de la question que j’ai posé au vendeur : « monsieur, est-ce que l’ordinateur va me parler ? » Je crois que j’espérais m’en faire un ami… Pour ma mère s’était l’investissement de l’année. Cela coûtait très cher à l’époque. Je me souviens que le premier magnétoscope VHS stéréo coutaient 10.000 frs, soit 1500 € !
De nos jours on trouve des lecteurs DVD à 29 €…
Pour jouer à un jeu il fallait relier Alice à un magnétophone à cassette et envoyer le programme par ce biais. Les sons se transformaient en codes et le programme pouvait démarrer. Côté graphisme c’était pas vraiment du luxe : une voiture c’était un carré avec 4 autres petits carrés pour les roues. Bon… il fallait avoir un peu d’imagination pour s’y croire quoi ! En tout cas j’ai passé des nuits à me bousiller les yeux à recopier des programmes.

Quelques années plus tard, après le lycée, bac A3 cinéma audiovisuel en poche, je créais avec mon ami Renaud Philipps, une petite société de production vidéo. Notre « home studio » était situé dans une petite pièce du minuscule T1 que louait Renaud dans le 15 ème arrondissement, juste à côté de Canal +. Je me souviens que pour aller chez Renaud je n’étais pas obligé de passer devant Canal mais que pour me donner l’illusion de faire parti de ce monde là, je faisais toujours un petit détour au volant de ma peugeot 104 Z coupé pour longer l’entrée de leurs locaux… Quand je pouvais appercevoir Philippe Gildas ou Jean-Luc Delarue j’étais content. Je m’imaginais engager la conversation avec eux et rentrer dans leur univers.
A l’époque la HD n’existait pas. Nous tournions en V8 ou en HI8 et nous montions en analogique, souvent sans time code, avec plusieurs magnétoscopes reliés entre eux, à la volée ! c’était du sport mais on s’en sortait pas mal. Pour le mixage vidéo nous avions la célèbre petite table Panasonic WJ AVE5 et pour les effets spéciaux, disons plutôt l’infographie, Renaud excellait avec son Amiga ! Je me souviens qu’il y passait la nuit pour faire juste défiler un titre de haut en bas…
Mais avec ce matériel nous arrivions quand même à dépasser les limites et à réaliser des projets qui même aujourd’hui ne nous font pas honte. Pour compenser l’absence de moyens et de technologie, nous étions très créatifs.
Finalement quand j’y repense nous étions, à notre manière, des petits Steve Jobs…

Je ne savais pas encore qui était Steve Jobs et je n’avais jamais entendu parler d’Apple.

Un jour, alors que nous devions rédiger et imprimer la paquette de notre société  » des professionnels de la profession » prêts à révolutionner le monde de l’audio-visuel avec des slogans du type :  » La vidéo professionnelle adaptée à votre budget… », Renaud me propose d’aller chez les voisins de sa mère qui possèdaient le fameux Maccintosh ! Il s’agissait d’un couple de psychologues d’entreprises qui avaient acqui cet ordinateur jusqu’alors réservé à une élite. Renaud avait les clefs de l’appartement et je me souviendrais toujours quand j’ai vu pour la première fois cet objet révolutionnaire.
Il trônait sur un petit meuble avec un siège de torture suédois ou norvégien (je ne me souviens plus) qui permettait de s’assoir accroupi pour soit disant ne pas s’abimer le dos… Pas de doûte ces gens là faisaient bien parti de l’élite et ils étaient friands d’innovation.
Renaud était très à l’aise avec le Macintosh. Souvenez vous, ce petit écran plus haut que large, en forme de page A4, noir et blanc. Pas de tour, tout était à l’intérieur de l’écran et il y avait un lecteur de disquette frontal.
Et puis surtout il y avait… une souris !
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Cela parraissait simple. Renaud me disait que c’était génial car hyper intuitif et que même moi je pourrais m’en servir !
Grâce à ce Macintosh et à ses voisins nous avons donc pu réaliser notre petite plaquette et arpenter fièrement, en costumes trop grands pour nous, les allées de la Foire de Paris Porte de Versailles pour essayer de démarcher, l’air sur de nous, avec une voix exagérément grave pour essayer de masquer notre jeunesse, quelques futures clients (pour ne pas dire victimes…).

Cela démarrait donc comme une petite histoire de rêve américain, avec sa part d’audace et de naïveté. A 19 ans tout nous parraissait possible. La réussite était là, juste devant nous. Il suffisait d’y croire et de foncer.
Et cela fonctionnait ! mois après mois nous multiplions les contrats et nous commencions à devenir des pros du tournage multicaméras de concerts. Nous progressions sur des budgets de plus en plus gros et nous mettions peu à peu le pas dans l’univers professionnel.
Malheureusement cette aventure dû rapidement s’interrompre pour cause de service militaire, qui à l’époque était encore obligatoire.

Dépité d’avoir les ailes coupées en plein envol, je fis le choix de signer un contrat avec l’Armée de l’Air et je devint photographe sur une base française à Dakar où je restais deux années. Il y avait des PC dans tous les bureaux mais pas de Mac…
Et toujours pas internet… toujours pas de téléphone portable…

En 1995, de retour à Paris, je décidais de me remettre dans la réalisation vidéo en free-lance et il me fallait donc un ordinateur, non pas pour le montage car cela ne se faisait pas encore par ordinateur à l’époque, mais pour le traitement de texte et la PAO. Mon réflexe aura bien entendu été de demander conseil à mon ami Renaud. Il insista très lourdement (à la limite du lavage de cerveau) pour que j’achète un Mac… Il n’y a rien de plus insupportable pour un utilisateur convaincu de Mac de ne pas réussir à convaincre un proche d’investir dans un Mac plutôt que dans un PC. La grande difficulté à l’époque c’était l’incompatibilité des logiciels et surtout des jeux. C’est d’ailleurs à cette époque que Apple Europe fit appel au jeune pylatais Nicolas Gaume pour adapter les jeux PC au système Mac. Bref, je décidais d’écouter mon meilleur ami et j’achètais alors mon premier Mac dans un magasin boulanger de Fontenay sous bois. Le vendeur faisait tout pour m’en dissuader, arguant qu’Apple était en train de couler, et dépensait toute sa salive pour me refourguer un PC à la place. Mais je tenu bon et je signais pour un Mac. Il s’agisait d’un Performa LC 630. Il n’était pas vraiment beau. En fait il ressemblait à un PC.
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Mais il fonctionnait bien, il avait l’air costaud et cela me suffisait.
Durant cette période Steve Jobs n’était plus aux commandes de la pomme. Il avait été évincé d’Apple. De ce fait, il n’y avait plus vraiment d’innovation dans leurs produits qui ressemblaient de plus en plus à des vulgaires PC.
Il n’y avait toujours pas internet mais on pouvait se connecter via le modem au téléphone pour avoir accès au minitel, envoyer des fax ou échanger des fichiers.
Je me souviens qu’à cette époque les premiers téléphones portables firent leur apparition et que mon ami Renaud fut l’un des premiers à en acquérir un. On se moquait beaucoup de ceux qui téléphonaient dans la rue ou au supermarché à l’époque. Ils avaient l’air ridicules avec leur espèces de talki-walkies.
Aujourd’hui, les ados de 12 ans en ont un et même le plus pauvre des somaliens vivant dans un bidonville possède un smartphone. Nous sommes capables de faire évoluer la technologie à une vitesse folle, de la rendre accessible aux plus démunis mais pas de leur donner de quoi manger et de se maintenir en bonne santé. Allez comprendre !

En 1996 je pris la décision de retourner à Dakar au Sénégal pour m’y installer en tant que photographe.
Après moultes hésitations j’emmenais mon Mac là-bas. Je me demandais si il survivrait au transport mais finalement il arriva intact.
Croyez-le ou non mais ce Performa 630 marchait encore quand je quittais le Sénégal 4 années plus tard, malgré la chaleur, l’humidité (je n’avais de climatisation) et les nombreuses coupures de courant, sous tensions, et sur tensions, et ce, sans aucun onduleur !
Tous mes amis sur PC passaient leur temps à griller leurs alimentations, même avec onduleur, mais mon Mac lui il tenait bon ! Je leur disais toujours : « tu vois c’est plus cher qu’un PC mais au moins ca tient le coup » et je ne comprenais toujours pas pourquoi ils continuaient d’acheter des PC.

Apple commença à cette période sa deuxième révolution. Steve Jobs, qui venait de réussir une nouvelle aventure en créant PIXAR, fut rappelé à la rescousse pour reprendre les rennes et il plancha sur de nouvelles innovations.
Il sorti alors le premier Imac ! une sorte d’écran en forme de cocon, translucide avec un choix de 4 couleurs acidulées. Le lecteur de disquette disparut totalement et laissait place à un lecteur de CD.
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Il s’agissait là des prémices de ce qui allait devenir la politique d’Apple : lancer un nouveau produit au design révolutionnaire, avec de nouvelles technologies et les imposer aux consommateurs de manière radicale en faisant disparaître leurs vieilles habitudes. Vous n’avez pas vraiment le choix. C’est comme ça.
A Dakar, je n’avais pas non plus le choix de la couleur et mon premier Imac fut donc couleur… groseille !!!
A l’époque je sortais avec une jolie fille métisse qui tenait un supermarché. Ce soir là, on devait se voir et diner ensemble mais comme je reçu livraison de l’objet tant attendu je l’appelais pour lui annoncer que je préfèrais passer ma soirée à me familiariser avec mon Imac plutôt que de diner avec elle… Ce qui bien entendu déclencha une rupture immédiate ! Donc par la faute de Steve Jobs mon premier couple fut détruit… Mais j’appris par la suite qu’il m’avait en fait rendu un grand service. Merci Steve !

En 2000, je décide de rentrer en France et de m’installer sur le Bassin d’Arcachon.
Plutôt que de ramener mes deux Macs avec moi (en réalité j’en avais trois car mon chien, un boxer, s’appelait aussi Mac !), je décide de les vendre sur place et de ne ramener que le troisième (celui à quatre pattes).

Apple venait de sortir un nouvel Imac et le premier Ibook. Ils intégraient un lecteur-graveur de DVD et des prises firewire permettant de relier un camescope et de faire du montage vidéo !
Là, cela commençait à devenir sérieux. Aussitôt arrivé, je fonçais chez Iconcept à Bordeaux et achetais les deux appareils d’un seul coup ! L’ibook était en forme de coquillage, blanc et gris translucide avec une bordure en cahoutchouc… J’étais si fier de l’ouvrir dans le TGV quand je me rendais à Paris que je prenais toujours un billet en première classe… Je faisais parti de l’élite qui possédait un Mac ! du coup, je me permettait à chaque voyage le luxe de râler auprès du contrôleur sur le fait qu’il n’y avait pas de prise de courant en première et que ce n’était vraiment pas pratique pour travailler. En réalité je n’ai jamais réussi à me concentrer dans les transports et je ne faisais que regarder des DVD !
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Deux ans plus tard, je vendais l’imac à mon apprentie, et je conservais l’ibook que je possède toujours comme un objet de collection.

Steve Jobs inventa alors un nouvel Imac que je trouve toujours aussi génial : il s’agissait d’une demi sphère pour l’unité centrale et d’un bras articulé en acier au bout duquel trône un écran panoramique TFT. Pour la retouche photo c’était génial car en inclinant l’écran je pouvais chercher la matière dans les hautes ou les basses lumières de mes photos de manière très intuitive. Je pense que mes plus belles photos du Bassin d’Arcachon je les ai réalisé à cette époque. J’ai aussi conservé cet Imac. Il faudra que je pense à le restaurer.
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Sorti alors l’Ipod qui allait révolutionner le monde de la musique en lancant la mode des « MP3″ et sa plateforme Itunes.
Les actionnaires Apple purent se réjouir de ce nouveau produit.

Puis, ce fut le tour des G4 qui arrivèrent et repoussèrent les limites de la puissance, rendant le montage vidéo accessible au plus grand nombre et permettant aux applications comme Photoshop d’inventer de nouvelles fonctions innovantes.
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Comme une évidence, l’Ipod prit la forme d’un téléphone portable et allait devenir l’objet indispensable dont on ne peut plus se passer. Ceux qui ont cassé ou perdu leur Iphone un jour le savent bien… l’addiction est totale !
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Les ibook devinrent des Macbook et adoptèrent l’aluminium pour s’appeler Macbook PRO. De plus en plus puissants, de plus en plus fins et légers, de plus en plus sobres et beaux.
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L’iphone grandit et devint un Ipad.
A chaque innovation de Steve Jobs, les autres marques se précipitent pour sortir des produits similaires moins chers.
Et malgré tout, malgré la crise et la récession, l’action Apple continue de grimper.

Car oui il y a là un secret de la réussite d’Apple : la beauté de l’objet. Faire d’un objet à la base compliqué, une oeuvre de design, un objet intuitif et épuré, qui, posé sur un bureau ou une table de cuisine, devient un objet de déco et de MODE. Pour cela Apple utilise des matières comme l’alluminium et le verre et élimine au maximum les cables.
J’ai remarqué qu’à chaque fois que je veux travailler sur un nouveau projet important, comme un livre, j’ai besoin de m’acheter un nouveau Mac pour travailler dessus. Cet objet m’inspire. C’est comme s’il était emprunt de l’âme créative de Steve Jobs et qu’il la partageait un peu avec moi.

Hier j’ai déjeuné avec mon père qui galère avec ses PC depuis plus de 10 ans… pour la première fois, il a évoqué la possibilité d’acheter un mac… ouf enfin !
Quelques heures plus tard, on annonce ce que nous redoutions tous depuis quelques temps mais qui s’avairait comme une fatalité imminente : la mort de Steve jobs.

Steve Jobs a influencé ma vie car il a inventé les outils dont je me sers pour travailler, créer, partager, communiquer et me rapprocher des autres même quand ils sont à l’autre bout de la planète.

… et je ne lui en voudrai jamais pour ça.

Good luck Steve !




L’Amérique parfaite…

7092011

Nantucket est un endroit à part.

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Une petite Amérique parfaite, avec ses jolis cottages en tuiles grises et ses demeures de millionnaires construites au bout de chemins sablonneux, accessibles uniquement en jeep ou en land rover…

Le centre ville est coquet. Les rues sont en gros pavés (ce qui justifie peut-être le nombre hallucinant de jeeps), les boutiques plutôt luxueuses, les restaurants de qualité.
En regardant les plaques d’immatriculations on peut lire « New-York », « New-Jersey », « Pensilvania », « Virginia », « Florida »…

 

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Pour permettre aux millionnaires de venir passer un week-end, l’ile de Natucket s’est doté d’un véritable aéroport capable d’accueillir des gros porteurs et, bien sur, des jets privés… une multitude de jets privés !

Ils ont une résidence secondaire cachée dans les dunes, ou un yacht amarré au ponton d’une marina.
Ils n’ont pas envie de se cacher. Ils sont ici entre eux, s’habillent en Ralph Lauren des pieds à la tête pour aller au restaurant ou prendre une bière locale « Cisco » dans un pub branché du port.
Mais ils cultivent tous une certaine simplicité.

L’île ne compte que quelques 10 000 habitants à l’année et passe à 35 000 en pleine saison. Au Stop&Shop (le seul supermarché de l’ile), les prix sont 30 % plus chers qu’à Cape Cod.

C’est une ile parfaite. Donc une ile qui se mérite.

Elle n’est pas bien grande cette ile. On peut aller d’un bout à l’autre en 30 minutes et la traverser en largeur en 10 minutes.
A cause du vent et des embruns salés, les arbres ne poussent pas bien haut. On a un peu l’impression d’être sur un désert d’arbustes. Mais bon sang que c’est beau !
On s’y sent bien, comme protégé, apaisé.

Côté « surfside » les plages océanes sont sublimes. L’eau est émeraude et en août la température peut atteindre 26 °c
Les chiens sont autorisés à venir jouer avec les enfants dans les vagues.
Des familles entières, en bonne santé, viennent ici respirer un parfum de liberté dans une petite Amérique parfaite.
Le soir, on se retrouve sur la plage avec les jeep et on improvise un véritable buffet face au sunset.

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Et on ne se couche pas trop tard car demain, on régate sur un ketch ou un cat-boat.

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L’endroit idéal pour des vraies vacances en famille ou entre amis, isolé du reste du Monde sur une petite ile pourtant si proche de New-York…




Nantucket

1092011

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(le ferry au départ de Hyannis pour se rendre à Nantucket)

Au large de Cape Cod il y a deux îles: Nantucket et Martha’s Vineyard.

Je suis souvent allé à Martha’s Vineyard. C’est l’île la plus proche et aussi la plus grande.

Mais je ne m’étais rendu qu’une seule fois à Nantucket et c’était lors de mon premier voyage à Cape Cod en 2008.

Ce ne fut pas une expérience fantastique car je n’étais resté qu’une petite journée, j’avais loué un vélo pour me déplacer, pas vraiment adapté pour transporter mes 15 kilos de matériel photo, et au final je n’avais pas vraiment réussi à capturer l’ambiance de cette île très réputée, fréquentée par beaucoup de millionnaires américains.

Mais cette fois-ci j’ai décidé de mettre le paquet !

Je vais donc rester une semaine sur l’île, dans un ravissant cottage tout en bois et entièrement construit avec des matériaux recyclés. Le propriétaire est un menuisier et il a construit lui même sa maison et le cottage. Sa femme Sybille est sage-femme.

Pour me déplacer à Nantucket, je voulais louer une jeep avec un permis qui permet de rouler sur la plage et de rejoindre des lieux inaccessibles avec une voiture classique. Mais sur cette île très hupée, surtout en été, les tarifs sont assez dissuasifs. Je me suis donc rabattu sur le contraire d’une jeep. Je me suis dit qu’au pays des extrèmes il fallait jouer le jeu…

J’ai donc loué un jouet.

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Après avoir fait le plein de victuailles pour la semaine au supermarché Stop&Shop, et avoir constaté que les prix étaient 30 à 40 % plus chers qu’à Cape Cod, je me suis immédiatement mis au travail, profitant de la superbe lumière du sunset.

Le plus simple pour cette première session de prises de vues était de me rendre au phare de Brant Point.

Lorsque j’arrive sur place, je vois une jeep jaune garée sur le côté et un homme de mon âge avec une sacoche photo qui en sort. Une jeep jaune ? un photographe ? ce type me dit quelque chose…je l’ai déjà vu quelque part…
Il s’agit en fait du photographe américain Kit Noble, que j’ai vu dans un reportage TV trois semaines plus tôt.

Mon amie Susan m’avait appelé pour me prévenir qu’un photographe de Nantucket était le sujet d’un reportage à la télé et qu’il faisait la promotion de son film tourné en HD.

Lorsque j’ai regardé le trailer de son film, je me suis dit : « lui il est vraiment bon et ici ils sont plutôt rares. »

Ce photographe est en fait un portraitiste talentueux qui s’est installé à Nantucket il y a trois ans. Il a alors constaté qu’il y avait beaucoup de portraitistes sur l’île et que cela lui serait difficile de partager le gâteau avec eux. Alors il a eu l’idée de réaliser un film « Nantucket by Nature » et d’éditer un DVD.

Une fois garé mon énorme « hummer jaune vif » je le rejoins sur la plage. Il est en train de photographier son iphone devant le phare, sans doute pour illustrer une pub. C’est lui qui vient à ma rencontre pour me demander un coup de main pour tenir l’iphone. Là, étant bien persuadé que c’est bien lui que j’ai vu à la télé, je lui dit que l’ai reconnu. Il semble surpris qu’un photographe étranger l’ai vu à la télé et apparemment très content.

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Nous discutons un peu, échangeons nos cartes et il m’offre gentiment son dvd que je comptais acheter.

Très sympa.

Puis il part et je met au travail.

La lumière est belle, c’est calme, quelques cat boats peinent à rentrer au port par manque de vent.

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Je ressort mon Widepan que je n’ai pas sorti une seule fois depuis un mois.

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La nuit tombe, l’humidité aussi. Il commence à faire même un peu frisquet. Au moins 5°c de moins qu’à Cape Cod.

Les millionnaires se mettent à table dans leur yachts.

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Il est temps de rentrer et de travailler un peu sur les photos de cette première journée à Nantucket.




Début de l’aventure…

24092010

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Cela fait déjà deux jours que je suis arrivé à Cape Cod, Massachusetts, et je n’ai pas encore trouvé une minute pour écrire un premier article…
Voici donc un petit résumé des heures passées.

Après un voyage long mais sans soucis, me voici donc à l’aéroport de Logan Boston. Comme dans tous les aéroports américains, le passage à l’immigration est long… quand l’officier s’aperçoit que je reste deux mois et demi il m’inonde de questions :
 » que venez vous faire ?, pourquoi si longtemps ? , quel métier faîtes vous ? , allez vous travailler ici ? , combien d’argent avec vous ? , comment allez vous vivre ?…). Finalement il me laisse passer et me souhaite un bon séjour. Ouf…

Je récupère mes bagages et me dirige vers la sortie. Mon amie Susan est là, retrouvailles chaleureuses, accolades à l’américaine et direction la voiture pour une heure de route vers Cape Cod. C’est le rush-hour donc la circulation est dense mais nous empruntons une voie réservée aux véhicules ayant deux passagers minimum qui est beaucoup plus fluide.
Après quelques courses nécessaires dans son petit supermarché à Falmouth et les retrouvailles avec son mari George, nous partons pour le cottage que j’ai loué.
Tout correspond parfaitement à ce que j’attendais. La petite maison a été préparée avant mon arrivée.
Je suis épuisé. Pour moi il est 4h du matin, il fait 30 °c et j’ai besoin d’une douche d’urgence, puis dodo.
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Susan et George m’ont prêté une de leurs voitures: un « mini-van » Oldsmobile. En fait c’est comme un « Grand Voyager » de chez Chrisler. A moi la joie de la boîte automatique ! :-) et a conduite cool.
Mes amis américains sont en or !

Après une bonne nuit de de récupération, je décide d’aller au Mall (centre commercial) de Hyannis car j’ai quelques achats urgents à faire. Je dois en priorité acheter une carte sim américaine pour mon iphone afin de pouvoir téléphoner et recevoir des appels pour un coût raisonnable. Je vais donc chez AT&T et obtiens une carte avec 25 $ de crédit et un numéro américain. Malheureusement je ne peux pas utiliser le réseau téléphonique pour internet… seulement en wifi… mais c’est déjà mieux que d’utiliser Orange avec son tarif international exorbitant !
Je n’ai pas amené beaucoup de vêtements avec moi et je dois aussi faire d’autres courses pour remplir le frigo.
Je décide d’aller au Trader Joe’s, un supermarché avec pas mal de produits bios et importés. Mais pas facile de s’y retrouver dans le mode de consommation américain, bien différent du notre.
Tout cela me prend pas mal de temps.
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Retour au cottage et organisation de la suite de la journée…

à suivre…




11 ème jour à Cape Cod : rencontre avec Tom Rudderforth

30102008

J’avais rencontré Tom, photographe de Cape Cod par hasard sur une plage du National Seashore dans les premiers jours de mon périple à Cape Cod. Avant mon départ, je décidais donc de lui rendre visite dans sa galerie de Truro, entre Hyannis et Provincetown. Tom partage sa galerie avec sa femme qui est peintre dans leur maison, située sur Main Street. Je n’ai jamais vu une rue aussi longue de ma vie !

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Je débarque donc à l’improviste chez eux et par chance, ils sont là.
L’occasion pour moi de découvrir son travail et de lui présenter le mien.
Nous discutons de notre métier, du matériel et je lui parle de mes différentes finitions (laminage bois, dibond alus, et plexiglass). Lui préfère reste à l’encadrement classique plus adapté à sa clientèle.
Je leur laisse un exemplaire de mon calendrier du Bassin en leur faisant promettre de passer me voir un de ces jours.

Sur le chemin du retour je m’arrête manger à un « diner » que j’avais repéré et pris en photo plusieurs fois.
Déco extérieure ravissante et créative, intérieur typiquement américain.
Je prends un hot dog, dans la plus pure tradition amèrloque !

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http://www.dailymotion.com/video/k4kydiJYfOVhwLPeOv

C’est ma dernière soirée à Cape Cod. Demain je prends la route pour Boston où j’ai décidé de passer l’aprés midi et la soirée Halloween.

Je pars au centre commercial à côté de l’hôtel pour acheter un magazine que j’avais repéré sur les bateaux en bois et je tombe sur une série de magazines sur les armes et notamment un spécialisé dans la paranoïa…

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Puis au supermarché, je découvre avec amusement que grâce au surgelé on peut manger des « kha nuh lay de Bordeaux », même à Cape Cod !!!
Bon… je n’ai pas testé mais je suis persuadé que cela doit être délicieux…

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Je vous présente également un petit zapping de la TV américaine (en tout cas du réseau câblé proposé par mon hôtel). C’est filmé avec mon téléphone portable alors il y a des barres noires horizontales dues au défilement du tube cathodique de la TV…). Au programme : Animal Channel, de la pub, de la météo, de l’info, des reality show en pagaille, de la pub pour de la bouffe, des vieux films, des plus récents diffusés en 4/3, de la pub pour de la bouffe… et puis aussi de la pub pour des bagnoles, … et puis de la pub pour de la bouffe…

http://www.dailymotion.com/video/k1yCN7igJISX0iPey9

 

Voici aussi un reportage sur les ostréiculteurs à Cape Cod :

 

Demain… Boston.







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