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Disparitions, tristesse…

15092013

Malheureusement, l’été n’aura pas été toujours aussi gaie. Une saison estivale ensoleillée mais assombrie par plusieurs disparitions de personnes que j’affectionnais.

Il y a d’abord eu la disparition de Lucien Ouvrard, un retraité testerin atteint de Alzheimer et que nous avons cherché pendant 11 jours avec de nombreux bénévoles alertés par la page fb « Le Bassin, un Paradis Menacé ». Au cours de cette tentative de sauvetage, j’ai pu mesurer à quel point l’entêtement d’un sous-préfet et la concurrence entre les services de police et de gendarmerie, pouvaient avoir des conséquences dramatiques. Lucien est mort, seul dans un bois, après avoir marché pendant plusieurs jours, et tandis que sa famille s’angoissait de jour en jour. Je tiens ici à remercier tous les bénévoles qui se sont mobilisés pour cette recherche. Je reste convaincu que nous aurions pu le retrouver en vie si nous n’avions pas été confrontés à la mauvaise volonté des autorités locales. Je note également que les élus du Sud Bassin n’ont jamais proposé une aide quelconque à la famille pendant toute la durée des recherches. La presse locale ne s’est pas beaucoup mobilisé non plus. Nous dirons que le service minimum a été assuré alors que les bénévoles et la famille, eux, ne comptaient pas leurs heures pour retrouver ce pauvre Lulu.

Puis, ce fut la disparition du jeune Jeremy Lavarda, 30 ans, que je connaissais depuis son enfance. Il était chez moi la veille de sa mort et nous avions discuté longuement de son avenir dans l’audio-visuel. Né à la Teste, surfeur, il était un amoureux inconditionnel du Bassin. Nous avions aussi parlé de la pollution et du Wharf. Allez savoir pourquoi, c’est au Wharf qu’il s’est noyé le lendemain. Ce putain de Wharf, je le déteste vraiment.

Enfin, c’est une figure d’Arcachon qui est partie, lui aussi trop tôt. Bruno Epeldé, un des mecs les plus gentils que l’on puisse rencontrer. Il était d’ailleurs l’une des premières personnes que j’ai connu en m’installant sur le Bassin il y a 14 ans. Issu d’une famille d’arcachonnais bien connue, il avait choisi une vie tranquille, sans contraintes, sur sa terre du Bassin. Il était un passionné de pinasses, de bacs à voile, et il était toujours prêt à rendre service. Il travaillait au Port d’Arcachon. Tout le monde le connaissais. Un accident de scooter au Mouleau, une disparition brutale à laquelle personne n’aurait pensé.

Je ne les oublierai pas.

 




Projection de mon documentaire « Le Bassin d’Arcachon, un paradis menacé »

18032011

Depuis 2006 je m’intéresse aux problèmes environnementaux du Bassin.

J’ai suivi la crise ostréicole en 2007 et 2008 et j’ai cherché à comprendre…

Mon enquête ma emmené au Wharf, à l’usine Smurfit, au CET d’Audenge, mais ce ne sont pas les seules causes de pollution qui menacent l’équilibre de notre plan d’eau, sur lequel repose toute notre économie…
Ce soir, je termine le montage de ce documentaire de 25 minutes que je repoussais depuis plus d’un an.

Suite aux « fouloneries » dont j’ai été victime et qui ont entraîné la fermeture de ma galerie, j’ai enfin pu trouver le temps nécessaire à organiser toutes ces images vidéos que j’avais accumulé.

Je vous propose donc de venir assister à la première projection de :

« Le Bassin d’Arcachon, un paradis menacé »

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demain vendredi 18 mars à 20h30 à l’Olympia d’Arcachon (entrée gratuite).

Ce film sera projeté en introduction du meeting de Vital Baude, candidat Europe Ecologie aux cantonales d’Arcachon, que je soutiens pour son honnêteté, ses convictions et l’action qu’il mène depuis déjà quelques années pour la sauvegarde de notre patrimoine naturel et historique.

Néanmoins, si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas assister au meeting, vous pourrez bien entendu quitter la salle après la diffusion. Personne ne vous le reprochera.

J’espère que vous serez nombreux à pouvoir venir.
Pour les autres, il y a aura des séances de rattrapages…

à bientôt




Fin d’une belle histoire…

9092010

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Voilà…

La Galerie a fermé ses portes le lundi 30 août.

J’aurais tout tenté, absolument tout, pour obtenir juste une chose : le droit de tenir ma Galerie dans des conditions normales, comme je l’ai fait pendant 9 ans… jusqu’à l’installation de nouveaux voisins en mai 2009.
1 an et demi de diplomatie discrète avec l’adjointe Yvette Maupilé qui n’a cessé de me promettre de régler le problème et qui n’a jamais rien fait,
Des dizaine de courriels et de courriers sans réponse,
Le diagnostic de visibilité réalisé par un expert de la Chambre de Commerce qui met bien en évidence le préjudice subit,
Une mise en demeure adressée au Maire en mai 2010 restée elle aussi sans réponse,
L’intervention totalement inefficace du Médiateur de la République,
La tentative de conciliation du sous-préfet qui n’a pas réussi à convaincre le Maire de me recevoir,
Un article dans Sud Ouest et un autre dans la Dépêche du Bassin,
La polémique sur mon blog et la pétition en ligne qui a recueilli plus de 300 signatures (mystérieusement disparues début août suite à un bug du site hébergeur…),
La chute violente d’une personne âgée devant les innombrables portants extérieurs encombrant le trottoir et autorisés abusivement par la Mairie,
L’intervention de Vital Baude, au dernier conseil Municipal, qui n’aura eu comme réponse que des discours incohérents et contradictoires de la part du Maire et de son adjointe… (même pas repris dans la presse locale qui m’a bel et bien lâché)
La pose d’un grand panneau fournit par Reporter sans Frontières « Libérez les otages » afin de bloquer l’accès aux portants de la boutique voisine par mon entrée qui aura eu une certaine efficacité mais des agents municipaux seront quand même venus pour me le faire enlever…
et enfin, le soutien de centaines et de centaines de personnes qui n’a pas non plus ému Yves Foulon.

Le règlement existe, les textes me donnent raison, mais le Maire Yves Foulon a refusé catégoriquement de réagir.
Lui et son « homme de l’ombre » avaient bien compris le tort que pouvait me créer cette situation et ils m’auront donc eu à l’usure.
Alors pourquoi ?
Quelles seraient donc les motivations du Maire d’Arcachon, qui par ailleurs se défend de toute volonté de me nuire ?
Est-ce juste une vengeance pour ne pas avoir accepté que ma photo soit utilisée pour sa carte de voeux il y a 3 ans ?

Je pense qu’au départ il s’agissait bien de ça. Puis, voyant que j’étais près à me battre pour faire appliquer la loi, lui et son « homme de l’ombre » ont décidé d’aller plus loin.
Car ils ont bien compris que cette banale histoire de portants extérieurs représentait un réel préjudice pour mon activité, déjà fragilisé par la récession économique.
L’occasion était trop bonne pour débarrasser Arcachon de l’embarrassant photographe.

Ils savent aussi que cette galerie n’est pas juste un business pour moi mais avant tout un lieu de rencontres et d’échanges ou chacun pouvait venir partager son admiration du Bassin au travers de mes photographies. Et depuis deux ou trois ans, on y parlait aussi beaucoup de la protection du Bassin, d’environnement et c’est certainement cela qui a posé problème. J’ai toujours tenu à ne pas faire de politique mais il est vrai que l’activisme en matière de protection de l’environnement est en soit une forme d’engagement politique.

Il y a deux ans j’ai été approché par deux candidats d’opposition pour rejoindre leurs listes, l’un à Gujan, l’autre à Arcachon.
J’ai refusé mais j’ai quand même écopé d’un contrôle fiscal sur mon activité d’auteur-photographe deux semaines avant le premier tour…
1 er avertissement…

Il y a eu aussi mon intervention dans l’émission Thalassa à propos du Wharf et des eaux usées… une très courte intervention mais qui n’est pas passez inaperçue. Tiens, tiens, la presse nationale s’intéresse à lui maintenant ? oulala, pas bon, pas bon…

L’année dernière, deux gendarmes venus de Lorient sont venus à mon domicile afin de m’auditionner sur les problèmes environnementaux du Bassin, dans le cadre de l’enquête déclenchée par le magistrat de Bordeaux suite à la plainte contre X des ostréiculteurs pour pollution des eaux du Bassin. Les documents photos et vidéos que j’avais recueilli, mes connaissances de certains dossiers, la synthèse que je pouvais en faire en toute sincérité puisque non impliqué politiquement, intéressait donc la justice. J’imagine que la discrétion que j’avais réclamé aux enquêteurs n’a pas fait long feu… et que cette info est rapidement remontée aux oreilles de certains élus.

Alors OUI, le photographe « Scotto », pourtant activiste solitaire, commençait à prendre un peu trop d’importance au goût de certains, qui en bon calculateurs politiques ont dû s’imaginer qu’il pourrait bien s’impliquer d’avantage avant les prochaines échéances électorales…
Il fallait donc briser le lieu ou il s’exprime et cette banale histoire de portants extérieurs tombait donc à point.
Facile ! il suffisait de ne rien faire, de ne pas répondre à ses courriers, de laisser pourrir la situation, puis de déclarer dans la presse que « ce garçon est victime du syndrome de persécution »…

A ceux qui douteraient encore de mon analyse de la situation, je n’ai qu’une question à leur poser : si je me trompe, ou si je souffre du « syndrome de persecution » comme l’a déclaré Mme Maupilé dans Sud Ouest, pourquoi le Maire n’a t-il pas alors ordonné que l’arrêté municipal portant occupation du domaine public ne soit respecté et pourquoi a t-il donné une autorisation encore plus permissive à mes voisins début juillet, telle une ultime provocation, alors que je m’efforçais avec discrétion de le sensibiliser à ma situation depuis plus d’un an ?
Non il ne s’agit pas juste d’incompétence ! il y a bien eu depuis le début la volonté de ne pas résoudre le problème.

Beaucoup parmi vous me reprochent en ce moment de capituler mais j’aimerai juste vous rappeler je ne suis pas juste un commerçant. Je suis avant tout un photographe qui, pour vous transmettre par ses photos la beauté et la magie du Bassin, a besoin d’être créatif et positif. Cette lutte acharnée contre un élu qui a décidé d’avoir ma peau, m’a fait perdre peu à peu l’amour que je portais au Bassin.
Le désintérêt de la presse locale, qui manifestement n’a pas compris, qu’à travers moi, on s’en prenait aussi à la liberté d’expression, m’a également convaincu que ma place n’était plus ici.
Je ne peux pas passer mon temps à me battre contre les uns et les autres, alors que j’aspire juste au calme et à la sérénité.
Dernièrement, en juin, le Président de la COBAS (devinez qui c’est ?) a refusé que l’aérodrome expose ma « photo la plus longue du Monde » au motif qu’il n’en voyait pas l’intérêt…
Encore un message qui m’est envoyé…

C’est donc avec beaucoup de peine que j’ai pris la décision de fermer la Galerie et de la mettre en vente.
Ce fut une belle aventure qui aura duré 10 années, ponctuées de belles rencontres avec vous, clients, amis, artistes, visiteurs de toutes catégories sociales et de toutes nationalités.

Cette belle aventure je tenais pourtant vraiment à ce qu’elle perdure et c’est pourquoi, malgré cette période de récession économique, j’avais décidé au printemps cette rénovation totale de la Galerie et ré-embauché une collaboratrice à plein temps et en CDI.
J’étais plein d’enthousiasme…

… Bien mal m’en a pris.

L’unique Galerie de photographe de toute l’Aquitaine va donc disparaître (l’une des 5 ou 6 en France…).
Cette situation a entraîné la perte d’un emploi qualifié et bien sûr les répercutions indirectes pour les fournisseurs de la Galerie (tous du Sud Ouest) qui étaient les mêmes depuis 7 ans : labo photo, encadreur, atelier de finition, etc… mais cela pèse si peu par rapport à des employeurs tels que Couach, Smurfit, et les « bétonneurs » qui s’en donnent à coeur joie depuis quelques années…
Ma petite Galerie sera certainement remplacée par une énième boutique de fringues bas de gamme, pour le plus grand bonheur du Maire d’Arcachon et de ses administrés !
Et vous verrez alors, que dès que je ne serais plus propriétaire des lieux, le règlement sera appliqué au cm près. Comme une ultime provocation.

Mais d’ici là j’espère que je serais loin d’ici pour démarrer une nouvelle aventure photographique et humaine.

à suivre…

A vous tous qui m’avez apporté votre soutien, via le blog, via vos mails, en ayant le courage de signer la pétition, et en venant à la Galerie, je vous remercie du fond du coeur.. Je vous dois la vie tout simplement.




La photo Aérienne la plus longue du Monde… c’est reparti !

23072009

3 ans après avoir réalisé la photo aérienne la plus Longue du Monde (52 mètres), nous avons décidé avec mon pilote Michel Boudigues de récidiver !

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Cette fois-ci nous allons pulvériser notre propre record.

Ce n’est plus seulement le littoral arcachonnais que nous allons photographier mais TOUT  le Bassin !!!

Soit 80 kms de littoral à 2000 pieds d’altitude.

La prise de vue s’effectuera en plusieurs vols répartis sur plusieurs jours, ceci afin de ne pas se retrouver en contre jour.

ulm03.jpg  ulm06.jpg

La première partie : du Wharf de la Salie (et oui… le Wharf sera sur cette photo) jusqu’au Port de la Hume sera réalisée samedi 25 juillet à partir de 18h00

Je vous invite donc à vous placer sur la plage ou sur l’une des jetées d’Arcachon afin de nous saluer au passage. Ainsi vous apparaitrez sur la photo ! Les dessins et messages sur le sable sont également les bienvenues. Si vous souhaitez apparaitre à bord de votre bateau, il faudra vous placer au plus près du bord, à l’échouage, à l’ancre, ou au cormort.

Nous décollerons donc à 18h00 et démarrerons la prise de vue à la Salie 10 minutes après le décollage. Nous devrions atteindre la jetée Thiers aux alentours de 18h30.

Les vols suivants s’effectueront dans les jours et semaines qui suivent en fonction des conditions météo.

Pour cette nouvelle aventure, je suis équipé par CANON France du boitier numérique le plus performant du Monde à savoir l’EOS 1 DS Mark III de 21 Millions de pixels !

Au total je devrai réaliser plus de 800 photos qu’il me faudra ensuite assembler pour obtenir un tirage de… 250 mètres de long !!!

Pour suivre cette aventure en temps réel, je vous invite à rejoindre le groupe sur facebook:

facebook : La Photo aérienne la plus Longue du Monde




L’eau en partage

13032009

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J’avoue qu’en recevant l’invitation du SIBA à cette grande manifestation du 12 mars intitulée « L’eau en partage » j’étais sceptique…
Je pensais encore à un coup médiatique destiné à nous faire croire que tout va bien sur le Bassin, à coup d’études scientifiques incompréhensibles pour le commun des mortels, et de certitudes alimentées par les intérêts des uns et des autres.

Finalement ce fut le contraire.
Cette journée aura été non seulement un grand succès au niveau de sa fréquentation, mais en plus, marque, selon moi, un tournant dans l’histoire du Bassin d’Arcachon.

Je me suis rendu comme spectateur à deux ateliers.
Le premier : Le Wharf de la Salie, animé par Sabine Jeandenand et son équipe du SIBA a permis une approche structurée, ludique et ouverte des inquiétudes et des interrogations à propos des rejets en mer. Cet atelier aurait mérité une heure de plus pour aborder toutes les subtilités et confronter les avis de tous. Mais ne gâchons pas notre plaisir, j’ai forcément apprécié l’ouverture d’esprit et le climat serein de cet atelier.

Le deuxième atelier portait sur la Plaisance et la navigation sur le Bassin. Il était animé avec qualité par Raynald Vallée des Affaires Maritimes, Alain Gautier, directeur du Port d’Arcachon, Mireille Denechaud (Union des plaisanciers UNAN33), Sabine Jeandenand du SIBA et l’excellent Alain Pagès de France Bleu Gironde.
Chiffres clefs, problèmes liés à l’utilisation des antifouling, aménagements du Port d’Arcachon, cohabitation entre utilisateurs du plan d’eau, les sujets étaient nombreux et certaines réponses fort instructives.
Là encore, il manquait une heure de débat. Quelques ostréiculteurs inquiets à juste titre par la fréquentation explosive en été du plan d’eau ont soulevé le problème des hydrocarbures sans obtenir véritablement de réponses à leurs questions. Ils apprendront tout de même que 10 % seulement des bateaux immatriculés sur le Bassin naviguent réellement. Concernant les jet ski, le comptage de l’étude engagée depuis l’année dernière ferait état d’un nombre maximum de jet sur une même journée d’environ 30 unités, ce qui n’est pas réellement préoccupant.
Le sujet du traitement des vases portuaires n’a pas pu être abordé et c’est bien dommage.
Ceci dit, si le temps a manqué, les sujets ont été abordés sans tabou et avec sincérité et je pense qu’il sera possible de poursuivre le débat en dehors de l’événement de cette journée.

Puis, à 20h30, se tenait le grand débat dans la grande salle du Palais des Congrès d’Arcachon.
Beaucoup de monde, une salle presque comble.
Sur l’estrade, des responsables d’associations environnementales qui avaient participé aux ateliers, comme Françoise Branger de Bassin d’Arcachon Ecologie et Claude Bonnet, Président de la SEPANSO, mais aussi des scientifiques, Olivier Laban, Président du syndicat des ostréiculteurs et quelques élus dont le député-maire du Teich François Deluga, la maire d’Audenge Nathalie Leyondre, et bien sur le maire du Cap-Ferret et Président du SIBA : Michel Sammarcelli.

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C’est lui qui ouvre la soirée par un discours que j’ai trouvé touchant car rempli de sincérité.
Après une synthèse des différents ateliers de la journée, les spectateurs ont pu poser des questions et obtenir des réponses.
Jérôme Bignon, Président du Conservatoire du Littoral et de l’Agence des Aires Marines Protégées, a pris le temps (c’est le cas de le dire…) d’expliquer les avantages du Parc Marin, qui est encore un sujet de discorde entre les élus du Bassin.
Si le maire d’Arcachon et le sous-préfet semblent sceptiques sur la nécessité de le mettre en place, il semble que la majorité des élus et des utilisateurs du plan d’eau y soient favorables.

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Mais ce qui m’a le plus frappé dans cette soirée c’est l’affirmation par deux élus : François Deluga et Michel Sammarcelli que l’expansion démographique et urbanistique du Bassin avait atteint son point maximum et qu’il serait irresponsable d’accepter l’idée d’une augmentation de 60 000 à 100 000 habitants supplémentaires d’ici 2030 !
Enfin une réponse claire de deux importants élus du Bassin, pourtant opposés politiquement, mais qui se rejoignent sur ce problème de fond.

Il y aurait eu encore beaucoup de questions à poser et beaucoup de réponses à apporter ce soir, notamment à propos de l’usine Smurfit mais surtout de la Décharge d’Audenge, sujet totalement absent de cette journée et pourtant si préoccupant.
Là encore, il manquait une heure de débat.

Je dois dire que je suis impressionné par la qualité de l’organisation, l’ouverture d’esprit, l’ambiance courtoise, l’auto-discipline que chacun s’est imposé naturellement, et le climat de sérénité qui s’est dégagé de cette soirée.
Un accès libre, sans restriction, était aussi selon moi un signe d’ouverture et en tout cas de changement radical dans les relations entre habitants, élus, « écolos » et institutionnels.

Une initiative du SIBA, à renouveler, c’est certain !




Soirée « Mousse » à Biscarosse

16122008

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photo © René Capo 2008

Et non, ce n’est pas le thème d’une soirée organisée par une discothèque de Biscarosse mais bien le retour des mystérieuses mousses qui viennent envahir les plages de Biscarosse chaque année à la même période, apportant leur lot d’inquiétudes et d’interrogations…

Sauf que cette année nous allons enfin tout savoir sur ces mousses (qui autrefois furent marrons et sont devenus blanches depuis peu).
En effet, soucieux de transparence et de recherche de vérité et afin de lever les doutes et les accusations portés vers le Wharf de la Salie, le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon), en charge de la qualité des eaux du Bassin et de l’assainissement des eaux usées avant leur rejet en mer, a mis en place une procédure d’analyse à la disposition du Comité de Vigilance de Biscarosse.
Alors phénomène naturel ou conséquence d’une pollution ? nous le saurons bientôt.

Car depuis cet été et tous ces scandales à répétition largement médiatisés su le plan national (Wharf, Usine Smurfit, décharge d’Audenge, polémique autour de l’émission Thalassa, etc…), il semble que les choses évoluent dans le bon sens.

Tout d’abord il y eu la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) qui a permit aux élus, scientifiques, ostréiculteurs et associations du Bassin de mettre en commun leurs informations et leurs recherches.
Il y a un certain nombre d’initiatives du SIBA en collaboration avec les associations et les ostréiculteurs pour savoir si les rejets en mer du Wharf ont effectivement un impact sur la qualité des eaux du Bassin et sur les huîtres.

Puis, il y a eu plus récemment le projet de Parc Marin, qui fut soutenu par le candidat aux élections législatives anticipées François Deluga (maire du Teich), attaqué sur ce thème par son adversaire politique Yves Foulon, maire d’Arcachon.
Ce dernier, qui a perdu les élections, continuait lors d’une récente réunion au SIBA a agiter l’épouvantail d’un Parc Marin non maîtrisable qui enlèverait toute liberté d’utilisation du plan d’eau.

Michel Sammarcelli, maire du Cap Ferret et Président du SIBA, que j’ai souvent attaqué sur mon blog à propos du Wharf de la Salie, a fait une déclaration très forte qui me redonne espoir quand à l’avenir du Bassin :
« La politique pollue. Nous sortons d’une période qui en a déchiré plus d’un. Le parc naturel marin est une chance. Je souhaite qu’on regarde devant »
(relevé dans les colonnes de Sud Ouest du 08.12.2008)
Sur Radio Côte d’Argent, à l’issue de cette même réunion, évoquant l’urbanisme et une démographie galopante, il a affirmé que l’on était allé trop loin sur le Bassin et que l’on entrait dans une nouvelle ère.

Cette prise de conscience, qui ne date sûrement pas d’hier mais qui est clairement exprimée aujourd’hui, est un signe très fort d’une volonté de chercher enfin des solutions afin d’éviter le pire à cet environnement si fragile.

Les cris d’alerte des uns et des autres ont donc fini par payer.
Mais restons vigilants…




La souris qui fait peur à la télévision

22112008

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La rédaction de Thalassa gardera un mauvais souvenir de son passage sur le Bassin d’Arcachon et je doute fort qu’ils ne reviennent de sitôt…

Une incroyable polémique sème désormais le trouble entre candidats aux législatives, ostréiculteurs, associations de défense de l’environnement et milieu de la presse et des médias.
Les faits sont très bien relatés dans cet article du journaliste Jacky Sanudo dans le Sud Ouest d’aujourd’hui:
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A lire aussi, l’article sur le site de telerama

Faisant moi même parti de cette émission et me retrouvant au final seul à attirer l’attention sur les problèmes environnementaux du Bassin (ma modeste intervention de 30 secondes concernait une fois de plus le Wharf de la Salie Sud…), je tiens à apporter certaines informations complémentaires qui vous aideront peut-être, chers lecteurs, à vous faire une opinion.

Car figurez vous que j’ai eu aussi affaire au reportage intitulé « Bassin d’Arcachon, le dossier noir de la plaisance »

En effet, j’avais été contacté courant août par le réalisateur Jean Marie Barère pour faire partie de cette « mini-enquête » qui lui avait été commandé par la production de Thalassa. Mon engagement environnemental tout récent était parvenu à ses oreilles et je devais donc être le fil conducteur de ce sujet, l’amenant à bord de mon bateaux à la rencontre des intervenants sur différents lieux du Bassin.
Avant de définir la date du tournage nous avons eu un grand nombre de conversations téléphoniques, parfois interminables, pendant lesquelles je lui expliquais ma vision du problème et tentais de m’assurer que mon intervention dans son reportage permettrait d’établir une balance équilibrée entre les problèmes, les solutions, et les perspectives d’avenir.
Mon souhait était de mettre en avant un certain nombre d’initiatives positives et de faire passer un message d’encouragement aux élus du Bassin qui sont conscients du problème mais qui, selon moi, manquent peut-être encore de créativité, de curiosité et de réactivité.

Parmi ces bonnes initiatives :
- le quai patrimoine au Port d’Arcachon, qui pourrait se populariser,
- encourager la plaisance traditionnelle, la voile, notamment par des places au port à tarifs attractifs et prioritaires pour les voiliers,
- développer et encourager la location de bateaux sans antifouling,
- restreindre l’accès aux sites sensibles dans les quelques week ends d’affluence excessive, par exemple en autorisant l’accès au Banc d’Arguin uniquement aux bateaux les moins polluants,
- encourager et trouver des financements pour aider les constructeurs de bateaux électriques et écolos comme la Tillole visible au port de la Teste.

Nous étions donc mi août et pour cette après midi de tournage à bord de mon zodiac le réalisateur allait d’abord faire ses images à l’Ile aux Oiseaux, interviewer des plaisanciers, interroger un chercheur qui venait à peine de commencer une étude sur le sujet, puis ce serait à mon tour d’argumenter.
Après 3 heures de tournage c’était à moi de parler.
Pour évoquer tous mes arguments je m’étais mis a proximité du Bac à Voile « Mallet » qui faisait des cercles autour de mon zodiac. Je pensais que cette image était celle qu’il faudrait retenir à la fin de ce reportage. Mais mon interview tourna au vinaigre. Je senti que le réalisateur n’avait que peu d’intérêt pour mes propos et qu’il y avait peu de place pour une note positive dans ce reportage. Je décidais alors de couper court à ce tournage en débarquant l’équipe sur le quai.
J’exigeais du réalisateur de ne pas figurer dans son « enquête », et afin de m’en assurer, je contactais le lendemain par téléphone le rédacteur en chef de Thalassa qui me rassura sur ce point.

Je sentais que ce sujet délicat n’était pas abordé d’une manière équilibrée. On allait montrer du doigt les bateaux à moteur et les jets ski comme des coupables, comme on montre les « méchants » propriétaires de 4×4, et faire l’impasse sur les possibilité intelligentes d’inverser la tendance et de revenir à une navigation plus sereine et mieux adapté à cet environnement fragile. On allait dénoncer un Bassin pollué par les plaisanciers alors que les journées d’affluences critiques se comptent sur les doigts d’une main…

Je n’ai pas eu la chance de pouvoir visionner ce reportage mais je peux comprendre la réaction violente et expéditive d’Olivier Laban, le nouveau président du syndicat ostréicole du Bassin quand il a exigé de visionner le documentaire, la veille de l’émission.

Mais alors… et la liberté d’expression dans tout ça ?

Facile à dire quand on n’est pas un ostréiculteur à un mois des fêtes de fin d’année…
Il faut aussi se mettre à leur place. Un métier de plus en plus difficile, exercé sous un climat politique local extrêmement tendu, une usine de carton ondulé au comportement douteux, une jetée en ferraille suspectée de polluer les eaux et toujours cette satanée souris qui apparaît comme une épée de Damoclès au dessus de leur tête.

Alors que faire de ce reportage ?
Liberté d’expression et indépendance de la presse ou protection d’une activité professionnelle en danger ?

Pour ma part, le choix sera toujours la liberté d’expression, garante de la démocratie.
Puisque ce reportage a été commandé et validé par Thalassa il aurait dû être diffusé.
Olivier Laban aurait pu argumenter et démonter le reportage en direct sur le plateau. Les blogs et internet se seraient chargés du reste.
Le dialogue et l’échange, même viril, plutôt que la censure. C’est la moins pire des solutions.

Quel dommage que ce reportage ait été tourné mi août quand tout allait mal sur le Bassin et diffusé 3 mois plus tard… quand tout va bien.
Quand au contexte politique lié aux législatives de demain : de la pure parano de la part des deux candidats impliqués dans cette polémique.

Cette histoire de déprogrammation de reportage me trouble au point que j’ai déjà changé d’avis sur la question trois fois depuis hier midi… et vous ?




« les écrits restent » « … et les fonctionnaires passent. » *

30092008

* Réplique de Jean Gabin dans le film « Deux hommes dans la ville »
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Mon courriel adressé au Sous-préfet d’Arcachon Philippe Ramon le 18 septembre 2008:

Monsieur le Sous-préfet d’Arcachon,

Dans le cadre de mon reportage sur le Wharf de la Salie et de ma collaboration avec le Comité de Vigilance et les différentes associations de défense de l’environnement sur le Bassin d’Arcachon, je souhaiterais filmer et photographier la réunion du 25 septembre qui se tiendra au Lycée de la Mer.
Le document audio-visuel intégral (sans montage) pourra être à la disposition des différents participants qui le souhaiteront, et ce gratuitement bien entendu.

Espérant une réponse favorable de votre part, veuillez agréer Monsieur mes salutations respectueuses.

Stéphane SCOTTO

Sa réponse, le 22 septembre 2008:

Monsieur,

la CLIS du 25 septembre sera ouverte à la presse.

Concernant votre demande, les éléments qui figurent sur votre blog attestent cependant de l’absence de toute déontologie journalistique de votre part. Certes, à la différence des journalistes, votre métier ne vous contraint qu’à bien peu de règles et la désinformation est une façon comme une autre de communiquer et le cas échéant de faire vendre vos produits.

Néanmoins, je ne pense pas que cette façon d’appréhender les dossiers permette d’entretenir les conditions de confiance et de responsabilité que je souhaite conserver sur le bassin d’Arcachon. La commission, prévue de longue date, apportera dans la sérénité toutes les précisions sur le suivi et les conditions de surveillance des installations classées du bassin. Elle n’a pas vocation à s’illustrer dans le sensationnel qui semble vous intéresser.

En conséquence je regrette de ne pouvoir vous accorder l’autorisation que vous sollicitez.

Salutations distinguées.

Philippe RAMON
Sous-préfet d’Arcachon

Ma réaction :

Monsieur le Sous-préfet a souhaité sortir de sa réserve pour tenir à mon égard des propos insultants et diffamatoires.
Je n’ai pas envie de polémiquer d’avantage mais cette réaction autoritaire et démesurée m’incite à encore plus de vigilance quand à l’évolution des événements dans les prochains mois.
J’invite les lecteurs de ce blog à faire de même.




Le reportage de M6 consacré au Wharf de la Salie

28092008

Image de prévisualisation YouTube
Les médias nationaux commencent à s’intéresser aux rejets en mer du Bassin d’Arcachon et donc au Wharf de la Salie.
Ainsi, le journaliste Julien Dugast est venu cet été tourner un reportage sur le sujet.
Il m’a été demandé par les associations qui ont collaboré à ce reportage de fournir mes documents photos et vidéos.

Pour voir le reportage, cliquez ici !

Au départ j’étais dubitatif car je ne voulais pas être associé à un reportage dans lequel figurerait Benoît Bartherotte, dont je trouve l’implication écologique contestable.
Finalement, j’ai estimé que ce reportage de M6 était une occasion à ne pas manquer pour informer efficacement sur les dérives environnementales du Bassin d’Arcachon, et j’ai donc fourni à Julien Dugast (gratuitement) tout ce que j’avais, y compris mes toutes dernières prises de vues en ULM qui date de fin août.
Je lui ai demandé d’être très clair concernant les dates de prises de vues car il est vrai que les images les plus impressionnantes datent d’avant la mise en place des deux nouvelles stations d’épuration de Biganos et de la Teste. Je note que mes conditions ont bien été respectées.

Je trouve le reportage très bien réalisé. Benoît Bartherotte est très direct, fidèle à lui même, et même si je n’ai que peu d’estime pour cette figure du Cap Ferret, je salue son courage de s’être approché aussi près du Wharf avec son bateau pour y amener le reporter.

Concernant l’intervention de Michel Sammarcelli, maire du Cap Ferret et Président du SIBA, je suis assez choqué par ses remarques.

En effet, Monsieur Sammarcelli n’a pas l’air convaincu par les propos de certaines associations qui affirment que les stations d’épuration ne savent pas gérer les produits chimiques, détergents et autres… C’est pourtant la vérité !
Il affirme que les analyses faites par le SIBA sont en deçà des normes imposées.
Pourquoi ne pas laisser les associations gérer les analyses ? cela aurait le mérite de lever toute suspicion à ce sujet…

Mais ce qui me choque d’avantage c’est l’information qu’il nous donne dans le reportage : « les eaux de baignades sont de qualité A à cet endroit »
Alors là, je ne peux pas laisser passer ce que j’ose appeler à mon tour de la DÉSINFORMATION !
En effet, les analyses d’eau de baignade sont effectuées pour la Salie Nord et non pour la Salie Sud (où se déverse les millions de litres d’eaux usées partiellement traitées chaque jour).
De plus, fait troublant, si je me réfère à mes archives de cet été (merci La Dépêche du Bassin) :
analyses du 15 et 16 juillet 2008 :

« Eaux de baignade : ça se dégrade » :
Il manque étrangement les analyses de la Salie et du Pyla (ainsi que d’autres sites à l’intérieur du Bassin)
Le journal ne manquait pas de s’étonner de cette absence, alors même que le Bassin est très fréquenté en cette période et que les stations d’épuration doivent se trouver au maximum de leur capacité.

Il y a donc une double désinformation : non seulement les eaux dites de baignade de la Salie Sud ne sont JAMAIS analysées (et pour cause la baignade y est interdite !) mais en plus, il manque à cette date les analyses des plages les plus proches du Wharf…
Enfin, il me semble qu’à l’avenir Arguin devrait faire partie des sites analysés.




La commission de l’espoir…

26092008

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Hier se tenait au Lycée de la Mer de Gujan Mestras, une réunion historique dans l’histoire du Bassin d’Arcachon : la CLIS (Commission Locale d’Information et de Suivi des eaux du Bassin).
Cette commission a été créée à l’initiative du Ministre Jean-Louis Borloo, qui répondait favorablement à la demande du Comité de Vigilance de Biscarrosse.

René Capo, coordinateur du Comité de vigilance m’avait demandé de réaliser un reportage sur cette journée mais le Sous préfet d’Arcachon Philippe Ramon n’a pas voulu me donner l’autorisation de pénétrer dans la salle. J’y reviendrais dans le prochain article…

Comme je suis têtu, je me suis quand même rendu sur place afin d’interviewer ceux qui le souhaitaient dans le hall d’entrée.

Beaucoup de monde en cette matinée. Au milieu des élèves du Lycée, dans l’amphi-théatre, arrivent à tour de rôle tous les élus du Bassin et un élu de Biscarrosse Claude Larcher. Les associations de défense de l’environnement sont là aussi, dossiers sous le bras.
Pour participer à la transparence de l’information, les différents scientifiques, experts, collectivités territoriales et instituts sont venus exposer leurs travaux.
C’est la première fois qu’une telle commission réunissant autant de monde est organisée sur le Bassin. Un net progrès qui devrait permettre de trouver des solutions aux différents problèmes liées à la qualité de l’eau.

Ceux qui me connaissent me saluent et Michel Sammarcelli, Maire du Cap-Ferret et Président du SIBA vient à ma rencontre avec courtoisie. Nous discutons un moment de mes photos aériennes du Wharf largement diffusées sur internet et dont la date de prise de vue pose problème. Je le rassure en lui expliquant que je fais de mon mieux pour contrôler la sincérité de mes images mais que je ne peux pas avoir les yeux partout. Puis nous discutons agréablement des paysages du Bassin, du Cap-Ferret, d’urbanisme, et… de Cape Cod où il voudrait aller faire un tour lui aussi.

Quelques élus arrivent au dernier moment dont Yves Foulon et MHDE. Le maire d’Arcachon est radieux ! il faut dire que Marie-Hélène Des Esgaults, élue Sénateur vient juste d’annoncer que Yves Foulon aura l’investiture de l’UMP pour les prochaines élections anticipées pour le poste de député. Il va encore y avoir beaucoup de politique et de coups bas sur le Bassin. Décidément cela ne s’arrêtera jamais… on est encore loin du « climat de sérénité » que certains me reprochent de mettre en danger avec mon modeste blog et mes … 25 visiteurs par jour !

Mais revenons à cette journée consacrée à l’environnement :

euh.. pardon… n’ayant pas de carte de presse je n’avais pas le droit d’y assister donc je ne pourrais pas raconter grand chose.
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En revanche, comme je voulais occuper ma matinée, j’ai eu l’idée de me diriger vers Audenge et d’aller voir (et sentir…) de près ce fameux Centre d’Enfouissement des déchets dont tout le monde parle depuis hier (suite à un article dans Sud Ouest). Je n’ai pas eu de difficulté à rentrer sur le site et à photographier et filmer tout ce que je voulais (notez que j’avais fait un vol en ulm la semaine dernière juste au dessus en repérage). Je puis vous confirmer ce que clament haut et fort les riverains du site : CA PUE ! et ça prends à la gorge.
Je plains ces pauvres gens qui vivent leur quotidien avec cette nuisance épouvantable. J’imagine le stress que cela doit représenter pour eux de ne pas en voir la fin.
Je plains aussi la maire d’Audenge, élue depuis mars dernier et qui doit se sentir bien seule pour affronter ce dossier. Si les autres élus du Bassin, même de droite, pouvaient faire preuve de solidarité, cela redonnerait peut-être un peu d’espoir aux habitants d’Audenge. Enfin, moi je dis ça…

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Je prends le temps de me faire expliquer le fonctionnement de cette décharge, qui heureusement n’est plus en activité depuis l’année dernière, et j’avoue que je ne suis qu’à moitié rassuré par ce que j’apprends.
Une partie n’aurait pas été traitée dans les normes et il est fort à parier que ses « jus » atteignent la nappe fréatique qui se dirige tout droit vers… le « coeur du Bassin ». Mais bon… tout cela n’est que supposition de ma part et n’engage que moi.

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Je m’approche de ce fameux conteneur contenant de la radio-activité (en faible quantité). C’est assez effarant de voir cette benne laissée à ciel ouvert, sous un préau en plein soleil, sécurisée par deux banderolles sur lesquelles sont accrochées de vulgaires feuilles A4 plastifiées avec un logo « Radio Activité ». Selon les informations qui me sont données sur place, elle contient un tapis roulant en cahoutchouc qui aurait servit à transporter des gravats.
Mais rassurez vous, je m’en suis entretenu avec le Sous préfet et il m’a assuré qu’il n’y avait aucun danger. Selon lui, il faudrait se tenir à proximité pendant 8 heures d’affilé, 40 jours de suite ( ou quelque chose comme ça…) pour que cela puisse représenter un risque pour la santé. Il est donc tout à fait normal que cette benne soit stockée ici depuis avril 2007 en attente de son traitement.
Vraiment… pas de quoi en faire un plat !

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Puis, vers 16h00, je suis retourné à la CLIS afin de prendre quelques témoignages à la sortie de la réunion. Les participants quittent les lieux assez rapidement et je ne puis m’entretenir qu’avec le Sous-préfet (ce sera le sujet d’un prochain article), René Ariscon (une mémoire du Bassin et de l’Ostréiculture) et Michel Daverat, élu des Verts. Ces deux derniers ne semblent pas vraiment satisfait par cette première CLIS : « Beaucoup d’informations et de statistiques et pas assez de temps pour les échanges et le dialogue ». J’apprends que l’avocate des ostréiculteurs s’est fait brillamment remarquer dans une intervention houleuse avec le Préfet de Région qui, par ailleurs, a fait des déclarations surprenantes à propos des ostréiculteurs dans Sud Ouest le matin même :
en parlant des ostréiculteurs bretons :  » là-bas, quand il y a une crise, ils en parlent le moins possible, ce en quoi ils ont raison. »
« la véritable saison est en hiver et autrefois les huîtres se mangeaient moins les mois sans R, ce qui constituait une forme de principe de précaution. »
(propos du Préfet Francis Idrac dans l’article de Hervé Mathurin – Sud Ouest du 25.09.2008)

Je suppose que les ostréiculteurs ont dû apprécier…
Quand je pense que je suis accusé de perturber le climat de sérénité avec mon blog…