La photo Aérienne la plus longue du Monde… c’est reparti !

23072009

3 ans après avoir réalisé la photo aérienne la plus Longue du Monde (52 mètres), nous avons décidé avec mon pilote Michel Boudigues de récidiver !

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Cette fois-ci nous allons pulvériser notre propre record.

Ce n’est plus seulement le littoral arcachonnais que nous allons photographier mais TOUT  le Bassin !!!

Soit 80 kms de littoral à 2000 pieds d’altitude.

La prise de vue s’effectuera en plusieurs vols répartis sur plusieurs jours, ceci afin de ne pas se retrouver en contre jour.

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La première partie : du Wharf de la Salie (et oui… le Wharf sera sur cette photo) jusqu’au Port de la Hume sera réalisée samedi 25 juillet à partir de 18h00

Je vous invite donc à vous placer sur la plage ou sur l’une des jetées d’Arcachon afin de nous saluer au passage. Ainsi vous apparaitrez sur la photo ! Les dessins et messages sur le sable sont également les bienvenues. Si vous souhaitez apparaitre à bord de votre bateau, il faudra vous placer au plus près du bord, à l’échouage, à l’ancre, ou au cormort.

Nous décollerons donc à 18h00 et démarrerons la prise de vue à la Salie 10 minutes après le décollage. Nous devrions atteindre la jetée Thiers aux alentours de 18h30.

Les vols suivants s’effectueront dans les jours et semaines qui suivent en fonction des conditions météo.

Pour cette nouvelle aventure, je suis équipé par CANON France du boitier numérique le plus performant du Monde à savoir l’EOS 1 DS Mark III de 21 Millions de pixels !

Au total je devrai réaliser plus de 800 photos qu’il me faudra ensuite assembler pour obtenir un tirage de… 250 mètres de long !!!

Pour suivre cette aventure en temps réel, je vous invite à rejoindre le groupe sur facebook:

facebook : La Photo aérienne la plus Longue du Monde




L’eau en partage

13032009

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J’avoue qu’en recevant l’invitation du SIBA à cette grande manifestation du 12 mars intitulée « L’eau en partage » j’étais sceptique…
Je pensais encore à un coup médiatique destiné à nous faire croire que tout va bien sur le Bassin, à coup d’études scientifiques incompréhensibles pour le commun des mortels, et de certitudes alimentées par les intérêts des uns et des autres.

Finalement ce fut le contraire.
Cette journée aura été non seulement un grand succès au niveau de sa fréquentation, mais en plus, marque, selon moi, un tournant dans l’histoire du Bassin d’Arcachon.

Je me suis rendu comme spectateur à deux ateliers.
Le premier : Le Wharf de la Salie, animé par Sabine Jeandenand et son équipe du SIBA a permis une approche structurée, ludique et ouverte des inquiétudes et des interrogations à propos des rejets en mer. Cet atelier aurait mérité une heure de plus pour aborder toutes les subtilités et confronter les avis de tous. Mais ne gâchons pas notre plaisir, j’ai forcément apprécié l’ouverture d’esprit et le climat serein de cet atelier.

Le deuxième atelier portait sur la Plaisance et la navigation sur le Bassin. Il était animé avec qualité par Raynald Vallée des Affaires Maritimes, Alain Gautier, directeur du Port d’Arcachon, Mireille Denechaud (Union des plaisanciers UNAN33), Sabine Jeandenand du SIBA et l’excellent Alain Pagès de France Bleu Gironde.
Chiffres clefs, problèmes liés à l’utilisation des antifouling, aménagements du Port d’Arcachon, cohabitation entre utilisateurs du plan d’eau, les sujets étaient nombreux et certaines réponses fort instructives.
Là encore, il manquait une heure de débat. Quelques ostréiculteurs inquiets à juste titre par la fréquentation explosive en été du plan d’eau ont soulevé le problème des hydrocarbures sans obtenir véritablement de réponses à leurs questions. Ils apprendront tout de même que 10 % seulement des bateaux immatriculés sur le Bassin naviguent réellement. Concernant les jet ski, le comptage de l’étude engagée depuis l’année dernière ferait état d’un nombre maximum de jet sur une même journée d’environ 30 unités, ce qui n’est pas réellement préoccupant.
Le sujet du traitement des vases portuaires n’a pas pu être abordé et c’est bien dommage.
Ceci dit, si le temps a manqué, les sujets ont été abordés sans tabou et avec sincérité et je pense qu’il sera possible de poursuivre le débat en dehors de l’événement de cette journée.

Puis, à 20h30, se tenait le grand débat dans la grande salle du Palais des Congrès d’Arcachon.
Beaucoup de monde, une salle presque comble.
Sur l’estrade, des responsables d’associations environnementales qui avaient participé aux ateliers, comme Françoise Branger de Bassin d’Arcachon Ecologie et Claude Bonnet, Président de la SEPANSO, mais aussi des scientifiques, Olivier Laban, Président du syndicat des ostréiculteurs et quelques élus dont le député-maire du Teich François Deluga, la maire d’Audenge Nathalie Leyondre, et bien sur le maire du Cap-Ferret et Président du SIBA : Michel Sammarcelli.

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C’est lui qui ouvre la soirée par un discours que j’ai trouvé touchant car rempli de sincérité.
Après une synthèse des différents ateliers de la journée, les spectateurs ont pu poser des questions et obtenir des réponses.
Jérôme Bignon, Président du Conservatoire du Littoral et de l’Agence des Aires Marines Protégées, a pris le temps (c’est le cas de le dire…) d’expliquer les avantages du Parc Marin, qui est encore un sujet de discorde entre les élus du Bassin.
Si le maire d’Arcachon et le sous-préfet semblent sceptiques sur la nécessité de le mettre en place, il semble que la majorité des élus et des utilisateurs du plan d’eau y soient favorables.

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Mais ce qui m’a le plus frappé dans cette soirée c’est l’affirmation par deux élus : François Deluga et Michel Sammarcelli que l’expansion démographique et urbanistique du Bassin avait atteint son point maximum et qu’il serait irresponsable d’accepter l’idée d’une augmentation de 60 000 à 100 000 habitants supplémentaires d’ici 2030 !
Enfin une réponse claire de deux importants élus du Bassin, pourtant opposés politiquement, mais qui se rejoignent sur ce problème de fond.

Il y aurait eu encore beaucoup de questions à poser et beaucoup de réponses à apporter ce soir, notamment à propos de l’usine Smurfit mais surtout de la Décharge d’Audenge, sujet totalement absent de cette journée et pourtant si préoccupant.
Là encore, il manquait une heure de débat.

Je dois dire que je suis impressionné par la qualité de l’organisation, l’ouverture d’esprit, l’ambiance courtoise, l’auto-discipline que chacun s’est imposé naturellement, et le climat de sérénité qui s’est dégagé de cette soirée.
Un accès libre, sans restriction, était aussi selon moi un signe d’ouverture et en tout cas de changement radical dans les relations entre habitants, élus, « écolos » et institutionnels.

Une initiative du SIBA, à renouveler, c’est certain !




Soirée « Mousse » à Biscarosse

16122008

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photo © René Capo 2008

Et non, ce n’est pas le thème d’une soirée organisée par une discothèque de Biscarosse mais bien le retour des mystérieuses mousses qui viennent envahir les plages de Biscarosse chaque année à la même période, apportant leur lot d’inquiétudes et d’interrogations…

Sauf que cette année nous allons enfin tout savoir sur ces mousses (qui autrefois furent marrons et sont devenus blanches depuis peu).
En effet, soucieux de transparence et de recherche de vérité et afin de lever les doutes et les accusations portés vers le Wharf de la Salie, le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon), en charge de la qualité des eaux du Bassin et de l’assainissement des eaux usées avant leur rejet en mer, a mis en place une procédure d’analyse à la disposition du Comité de Vigilance de Biscarosse.
Alors phénomène naturel ou conséquence d’une pollution ? nous le saurons bientôt.

Car depuis cet été et tous ces scandales à répétition largement médiatisés su le plan national (Wharf, Usine Smurfit, décharge d’Audenge, polémique autour de l’émission Thalassa, etc…), il semble que les choses évoluent dans le bon sens.

Tout d’abord il y eu la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) qui a permit aux élus, scientifiques, ostréiculteurs et associations du Bassin de mettre en commun leurs informations et leurs recherches.
Il y a un certain nombre d’initiatives du SIBA en collaboration avec les associations et les ostréiculteurs pour savoir si les rejets en mer du Wharf ont effectivement un impact sur la qualité des eaux du Bassin et sur les huîtres.

Puis, il y a eu plus récemment le projet de Parc Marin, qui fut soutenu par le candidat aux élections législatives anticipées François Deluga (maire du Teich), attaqué sur ce thème par son adversaire politique Yves Foulon, maire d’Arcachon.
Ce dernier, qui a perdu les élections, continuait lors d’une récente réunion au SIBA a agiter l’épouvantail d’un Parc Marin non maîtrisable qui enlèverait toute liberté d’utilisation du plan d’eau.

Michel Sammarcelli, maire du Cap Ferret et Président du SIBA, que j’ai souvent attaqué sur mon blog à propos du Wharf de la Salie, a fait une déclaration très forte qui me redonne espoir quand à l’avenir du Bassin :
« La politique pollue. Nous sortons d’une période qui en a déchiré plus d’un. Le parc naturel marin est une chance. Je souhaite qu’on regarde devant »
(relevé dans les colonnes de Sud Ouest du 08.12.2008)
Sur Radio Côte d’Argent, à l’issue de cette même réunion, évoquant l’urbanisme et une démographie galopante, il a affirmé que l’on était allé trop loin sur le Bassin et que l’on entrait dans une nouvelle ère.

Cette prise de conscience, qui ne date sûrement pas d’hier mais qui est clairement exprimée aujourd’hui, est un signe très fort d’une volonté de chercher enfin des solutions afin d’éviter le pire à cet environnement si fragile.

Les cris d’alerte des uns et des autres ont donc fini par payer.
Mais restons vigilants…




La souris qui fait peur à la télévision

22112008

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La rédaction de Thalassa gardera un mauvais souvenir de son passage sur le Bassin d’Arcachon et je doute fort qu’ils ne reviennent de sitôt…

Une incroyable polémique sème désormais le trouble entre candidats aux législatives, ostréiculteurs, associations de défense de l’environnement et milieu de la presse et des médias.
Les faits sont très bien relatés dans cet article du journaliste Jacky Sanudo dans le Sud Ouest d’aujourd’hui:
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A lire aussi, l’article sur le site de telerama

Faisant moi même parti de cette émission et me retrouvant au final seul à attirer l’attention sur les problèmes environnementaux du Bassin (ma modeste intervention de 30 secondes concernait une fois de plus le Wharf de la Salie Sud…), je tiens à apporter certaines informations complémentaires qui vous aideront peut-être, chers lecteurs, à vous faire une opinion.

Car figurez vous que j’ai eu aussi affaire au reportage intitulé « Bassin d’Arcachon, le dossier noir de la plaisance »

En effet, j’avais été contacté courant août par le réalisateur Jean Marie Barère pour faire partie de cette « mini-enquête » qui lui avait été commandé par la production de Thalassa. Mon engagement environnemental tout récent était parvenu à ses oreilles et je devais donc être le fil conducteur de ce sujet, l’amenant à bord de mon bateaux à la rencontre des intervenants sur différents lieux du Bassin.
Avant de définir la date du tournage nous avons eu un grand nombre de conversations téléphoniques, parfois interminables, pendant lesquelles je lui expliquais ma vision du problème et tentais de m’assurer que mon intervention dans son reportage permettrait d’établir une balance équilibrée entre les problèmes, les solutions, et les perspectives d’avenir.
Mon souhait était de mettre en avant un certain nombre d’initiatives positives et de faire passer un message d’encouragement aux élus du Bassin qui sont conscients du problème mais qui, selon moi, manquent peut-être encore de créativité, de curiosité et de réactivité.

Parmi ces bonnes initiatives :
- le quai patrimoine au Port d’Arcachon, qui pourrait se populariser,
- encourager la plaisance traditionnelle, la voile, notamment par des places au port à tarifs attractifs et prioritaires pour les voiliers,
- développer et encourager la location de bateaux sans antifouling,
- restreindre l’accès aux sites sensibles dans les quelques week ends d’affluence excessive, par exemple en autorisant l’accès au Banc d’Arguin uniquement aux bateaux les moins polluants,
- encourager et trouver des financements pour aider les constructeurs de bateaux électriques et écolos comme la Tillole visible au port de la Teste.

Nous étions donc mi août et pour cette après midi de tournage à bord de mon zodiac le réalisateur allait d’abord faire ses images à l’Ile aux Oiseaux, interviewer des plaisanciers, interroger un chercheur qui venait à peine de commencer une étude sur le sujet, puis ce serait à mon tour d’argumenter.
Après 3 heures de tournage c’était à moi de parler.
Pour évoquer tous mes arguments je m’étais mis a proximité du Bac à Voile « Mallet » qui faisait des cercles autour de mon zodiac. Je pensais que cette image était celle qu’il faudrait retenir à la fin de ce reportage. Mais mon interview tourna au vinaigre. Je senti que le réalisateur n’avait que peu d’intérêt pour mes propos et qu’il y avait peu de place pour une note positive dans ce reportage. Je décidais alors de couper court à ce tournage en débarquant l’équipe sur le quai.
J’exigeais du réalisateur de ne pas figurer dans son « enquête », et afin de m’en assurer, je contactais le lendemain par téléphone le rédacteur en chef de Thalassa qui me rassura sur ce point.

Je sentais que ce sujet délicat n’était pas abordé d’une manière équilibrée. On allait montrer du doigt les bateaux à moteur et les jets ski comme des coupables, comme on montre les « méchants » propriétaires de 4×4, et faire l’impasse sur les possibilité intelligentes d’inverser la tendance et de revenir à une navigation plus sereine et mieux adapté à cet environnement fragile. On allait dénoncer un Bassin pollué par les plaisanciers alors que les journées d’affluences critiques se comptent sur les doigts d’une main…

Je n’ai pas eu la chance de pouvoir visionner ce reportage mais je peux comprendre la réaction violente et expéditive d’Olivier Laban, le nouveau président du syndicat ostréicole du Bassin quand il a exigé de visionner le documentaire, la veille de l’émission.

Mais alors… et la liberté d’expression dans tout ça ?

Facile à dire quand on n’est pas un ostréiculteur à un mois des fêtes de fin d’année…
Il faut aussi se mettre à leur place. Un métier de plus en plus difficile, exercé sous un climat politique local extrêmement tendu, une usine de carton ondulé au comportement douteux, une jetée en ferraille suspectée de polluer les eaux et toujours cette satanée souris qui apparaît comme une épée de Damoclès au dessus de leur tête.

Alors que faire de ce reportage ?
Liberté d’expression et indépendance de la presse ou protection d’une activité professionnelle en danger ?

Pour ma part, le choix sera toujours la liberté d’expression, garante de la démocratie.
Puisque ce reportage a été commandé et validé par Thalassa il aurait dû être diffusé.
Olivier Laban aurait pu argumenter et démonter le reportage en direct sur le plateau. Les blogs et internet se seraient chargés du reste.
Le dialogue et l’échange, même viril, plutôt que la censure. C’est la moins pire des solutions.

Quel dommage que ce reportage ait été tourné mi août quand tout allait mal sur le Bassin et diffusé 3 mois plus tard… quand tout va bien.
Quand au contexte politique lié aux législatives de demain : de la pure parano de la part des deux candidats impliqués dans cette polémique.

Cette histoire de déprogrammation de reportage me trouble au point que j’ai déjà changé d’avis sur la question trois fois depuis hier midi… et vous ?




« les écrits restent » « … et les fonctionnaires passent. » *

30092008

* Réplique de Jean Gabin dans le film « Deux hommes dans la ville »
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Mon courriel adressé au Sous-préfet d’Arcachon Philippe Ramon le 18 septembre 2008:

Monsieur le Sous-préfet d’Arcachon,

Dans le cadre de mon reportage sur le Wharf de la Salie et de ma collaboration avec le Comité de Vigilance et les différentes associations de défense de l’environnement sur le Bassin d’Arcachon, je souhaiterais filmer et photographier la réunion du 25 septembre qui se tiendra au Lycée de la Mer.
Le document audio-visuel intégral (sans montage) pourra être à la disposition des différents participants qui le souhaiteront, et ce gratuitement bien entendu.

Espérant une réponse favorable de votre part, veuillez agréer Monsieur mes salutations respectueuses.

Stéphane SCOTTO

Sa réponse, le 22 septembre 2008:

Monsieur,

la CLIS du 25 septembre sera ouverte à la presse.

Concernant votre demande, les éléments qui figurent sur votre blog attestent cependant de l’absence de toute déontologie journalistique de votre part. Certes, à la différence des journalistes, votre métier ne vous contraint qu’à bien peu de règles et la désinformation est une façon comme une autre de communiquer et le cas échéant de faire vendre vos produits.

Néanmoins, je ne pense pas que cette façon d’appréhender les dossiers permette d’entretenir les conditions de confiance et de responsabilité que je souhaite conserver sur le bassin d’Arcachon. La commission, prévue de longue date, apportera dans la sérénité toutes les précisions sur le suivi et les conditions de surveillance des installations classées du bassin. Elle n’a pas vocation à s’illustrer dans le sensationnel qui semble vous intéresser.

En conséquence je regrette de ne pouvoir vous accorder l’autorisation que vous sollicitez.

Salutations distinguées.

Philippe RAMON
Sous-préfet d’Arcachon

Ma réaction :

Monsieur le Sous-préfet a souhaité sortir de sa réserve pour tenir à mon égard des propos insultants et diffamatoires.
Je n’ai pas envie de polémiquer d’avantage mais cette réaction autoritaire et démesurée m’incite à encore plus de vigilance quand à l’évolution des événements dans les prochains mois.
J’invite les lecteurs de ce blog à faire de même.




Un peu d’Océan dans ce monde de brutes

29092008

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Ces derniers jours on peut dire que question soleil et ciel bleu nous sommes gâtés sur le Bassin !
Un automne aux allures de printemps (car il fait assez frisquet tout de même…)

Le ciel est bleu, tout est net.
Il suffit de quelques kilomètres de rien du tout pour passer d’un paysage industriel et menaçant à une nature splendide et généreuse.

Ce matin, je me suis donc rendu à l’Océan, entre la Salie Nord et la Salie Sud.
Il y a là un pare-feu qui se termine en un petit sentier qui débouche sur un coin de nature absolument magnifique.
Des pins ont été plantés récemment et la végétation reprends ses droits sur le sable. En outre, ces pins ont l’immense avantage de cacher un peu le Wharf et ce n’est pas un mal…
Peu d’oyats en ces lieux mais en revanche beaucoup de genêts. Leur couleur jaune s’accorde si bien avec le bleu du ciel et de l’Océan.
Juste en face de moi, à 6 heures d’avion il y a New York et un peu plus vers le Nord, il y a Cape Cod. Dire que j’y serais dans 15 jours !

Je n’ai amené que le Mamiya 7 et le WidePan
Résultat : 4 films que je vais m’empresser d’envoyer au labo demain matin.
Verdict dans quelques jours.

En attendant, je n’ai pas d’autre choix que de me remettre devant l’écran de mon mac de ma lancer dans la post-production de la trentaine de photos, déjà scannées qui constitueront la nouvelle collection  » été-automne 2008 « 




Le reportage de M6 consacré au Wharf de la Salie

28092008

Image de prévisualisation YouTube
Les médias nationaux commencent à s’intéresser aux rejets en mer du Bassin d’Arcachon et donc au Wharf de la Salie.
Ainsi, le journaliste Julien Dugast est venu cet été tourner un reportage sur le sujet.
Il m’a été demandé par les associations qui ont collaboré à ce reportage de fournir mes documents photos et vidéos.

Pour voir le reportage, cliquez ici !

Au départ j’étais dubitatif car je ne voulais pas être associé à un reportage dans lequel figurerait Benoît Bartherotte, dont je trouve l’implication écologique contestable.
Finalement, j’ai estimé que ce reportage de M6 était une occasion à ne pas manquer pour informer efficacement sur les dérives environnementales du Bassin d’Arcachon, et j’ai donc fourni à Julien Dugast (gratuitement) tout ce que j’avais, y compris mes toutes dernières prises de vues en ULM qui date de fin août.
Je lui ai demandé d’être très clair concernant les dates de prises de vues car il est vrai que les images les plus impressionnantes datent d’avant la mise en place des deux nouvelles stations d’épuration de Biganos et de la Teste. Je note que mes conditions ont bien été respectées.

Je trouve le reportage très bien réalisé. Benoît Bartherotte est très direct, fidèle à lui même, et même si je n’ai que peu d’estime pour cette figure du Cap Ferret, je salue son courage de s’être approché aussi près du Wharf avec son bateau pour y amener le reporter.

Concernant l’intervention de Michel Sammarcelli, maire du Cap Ferret et Président du SIBA, je suis assez choqué par ses remarques.

En effet, Monsieur Sammarcelli n’a pas l’air convaincu par les propos de certaines associations qui affirment que les stations d’épuration ne savent pas gérer les produits chimiques, détergents et autres… C’est pourtant la vérité !
Il affirme que les analyses faites par le SIBA sont en deçà des normes imposées.
Pourquoi ne pas laisser les associations gérer les analyses ? cela aurait le mérite de lever toute suspicion à ce sujet…

Mais ce qui me choque d’avantage c’est l’information qu’il nous donne dans le reportage : « les eaux de baignades sont de qualité A à cet endroit »
Alors là, je ne peux pas laisser passer ce que j’ose appeler à mon tour de la DÉSINFORMATION !
En effet, les analyses d’eau de baignade sont effectuées pour la Salie Nord et non pour la Salie Sud (où se déverse les millions de litres d’eaux usées partiellement traitées chaque jour).
De plus, fait troublant, si je me réfère à mes archives de cet été (merci La Dépêche du Bassin) :
analyses du 15 et 16 juillet 2008 :

« Eaux de baignade : ça se dégrade » :
Il manque étrangement les analyses de la Salie et du Pyla (ainsi que d’autres sites à l’intérieur du Bassin)
Le journal ne manquait pas de s’étonner de cette absence, alors même que le Bassin est très fréquenté en cette période et que les stations d’épuration doivent se trouver au maximum de leur capacité.

Il y a donc une double désinformation : non seulement les eaux dites de baignade de la Salie Sud ne sont JAMAIS analysées (et pour cause la baignade y est interdite !) mais en plus, il manque à cette date les analyses des plages les plus proches du Wharf…
Enfin, il me semble qu’à l’avenir Arguin devrait faire partie des sites analysés.




Article dans Sud Ouest du vendredi 12 septembre

17092008

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photo©Franck Perrogon-Sud Ouest 2008

RENCONTRE. –Photographe militant, Stéphane Scotto a suivi de près la crise ostréicole. Il diffuse sur Internet deux films tournés cet été et anime un blog

Son optique nature
:Sabine Menet

Au Wharf de la Salie, à Smurfit-Kappa à Biganos, au cours des fêtes de la mer à Arcachon : Stéphane Scotto a suivi de près les ostréiculteurs cet été. Derrière son objectif et derrière sa caméra, le photographe a figé les actions réalisées au cours de l’été pour dénoncer les dérives environnementales.
Comment vous positionnez-vous ? Êtes-vous un militant, un écologiste ?

Je porte un regard émotionnel sur les choses. Je mets au profit des autres mes images. J’ai une liberté de parole et d’action. Je ne fais partie d’aucune association ni d’aucun mouvement politique. Je m’exprime sur mon blog (1) et surtout je tiens à y donner la parole au plus grand nombre. Parce qu’il faut se mobiliser pour que les choses bougent.

Que pensez-vous des actions menées cet été ?

Je pense que les choses ne font que commencer. La visite à Smurfit lorsque les ostréiculteurs ont découvert, à 400 ou 500 m de la Leyre, un plan d’eau qui pourrait faire penser au Lac Rose, non loin de Dakar, a été édifiante. Car là, ce ne sont pas des cristaux de sel qui donnent cette couleur rose mais des métaux lourds. Et que dire de la décharge à ciel ouvert. Je crois que la machine est lancée. Depuis que j’ai mis en ligne le film tourné là-bas (2), je croule sous les mails. L’impact du visuel est énorme.

Est-ce à dire que vous êtes optimiste quant à l’avenir ?

Hélas non. Je reste fataliste face au peu de prise de conscience des habitants du Bassin. Nous sommes dans une situation d’urgence où il faut prendre des mesures et non plus des demi-mesures. Il faut établir une direction pour le développement du Bassin.

« Je pense que les choses ne font que commencer, la machine est lancée »

En fait, non, il ne faudrait même plus parler de développement. Comment prévoir 100 000 habitants en plus d’ici 2030, alors qu’on n’a même pas réussi à gérer le doublement de la population en six ans ?

Que pensez-vous traduire à travers vos photos ?

Avant tout mon amour du Bassin. Un endroit où je suis venu en vacances jeune, avant de venir m’y établir en 2001. Un endroit beau et fragile à l’incomparable lumière. Avec des endroits où j’ai appris la solitude. Mes photos sont des témoignages que l’on retrouvera peut-être dans quelques années en se disant : « Tiens, ça ressemblait à ça, avant. »

Vous faites souvent le parallèle entre le bassin d’Arcachon et Cape Cod aux États-Unis…

Oui. Les paysages sont identiques, les activités, ostréiculture, pêche et nautisme aussi. La seule différence, c’est que l’environnement y est beaucoup plus protégé. Que l’on ne peut pas y construire n’importe comment, ni y implanter n’importe quelle activité. J’ai réalisé une série de photos là-bas et je repars, en octobre, pour poursuivre mon projet. J’aimerais y ouvrir une galerie.

Quid de la prochaine plus grande photo du monde (3) ?

Elle est repoussée aux vacances de Pâques afin de pouvoir être présentée avant l’été 2009. Mais elle se fera et englobera cette fois-ci toute la côte intérieure du bassin, du Wharf à la pointe du Cap Ferret.

(1) http://stephanescotto.unblog.fr (2) Le film s’intitule « La souris qui cachait un éléphant », en référence au test de la souris appliqué à la commercialisation des huîtres. Il est visible sur http ://www.dailymot ion.com/altitude33/video/x6mako-la-souris-qui- cachait-un-elephant-news. (3) Il y a deux ans, à bord d’un ULM, il a réalisé la plus grande photo panoramique au monde en proposant, en un seul coup d’œil, de visualiser tout le front de mer, d’Arcachon aux plages océanes.




Le compte à rebours a commencé…

9082008

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Un frisson m’a traversé lorsque j’ai reçu le mail de René Capo, coordinateur du comité de vigilance de Biscarosse, m’invitant à me joindre au rassemblement des ostréiculteurs au pied du Wharf de la Salie…
Enfin ça va bouger ! enfin ils se décident à dénoncer le véritable problème.

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(ci dessus :René Capo, coordinateur du comité de vigilance de Biscarosse)

Si vous lisez mes précédents articles sur le Wharf et le plan Natura 2000, vous pourrez mieux comprendre pourquoi on en est arrivé là.

Depuis cet hiver, je me suis beaucoup investit pour dénoncer les rejets en mer au Wharf.
J’ai participé au blog de la député maire de Gujan Marie-Hélène des Esgaulx pendant les élections municipales, posant des questions embarrassantes à propos de rejets en mer, et une semaine plus tard, alors que je n’avais pas eu de réponse à mes questions malgré plusieurs relances, par le plus grand des hazards, j’ai eu un contrôle fiscal… Mais j’y reviendrai plus tard… avec tous les détails.

Hier donc, je me suis rendu, appareil photo et camescope à la main à ce rassemblement des ostréiculteurs.
Depuis deux semaines, les huîtres sont à nouveau interdites à la vente et le week end du 15 août est tout proche.
Les ostréiculteurs sont désormais au pied du mur.
Les élus du Bassin ont finalement réussi au fil des crises mal gérées, à les diviser au point que Marc Druart et tous les membres du bureau ont démissionné… Les « paysans de la mer » n’ont plus de représentant et sont affaiblis.
Alors, n’ayant plus rien à perdre, les « parqueurs », gardiens de l’identité du Bassin, se décident enfin à attirer l’attention des médias et du public sur ce qui est peut-être et très certainement l’un des maillons de la contamination de leurs huîtres et de la pollution du Bassin: je veux bien sûr parler des rejets en mer par le Wharf des eaux usées du Bassin et de l’usine de papier de Facture…

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Mes photos le prouvent : ce qui sort du Wharf, longe le Banc d’Arguin et la pointe du Cap Ferret, selon le sens du courant. Or, ce sont toujours les souris-test du Banc d’Arguin qui meurent en premier…
Voici une vue aérienne du Wharf prise le 28 août 2006 :
le Wharf

Après enquête avec René Capo, nous savons que les deux nouvelles stations d’épuration « high tech » de La Teste et de Biganos ne savent pas traiter les produits chimiques, sont limites au niveau de leur capacité en pleine saison estivale, et utilisent du polychlorure d’aluminium pour blanchir et floculer les mousses. Quand au nettoyage des canalisations, les explications restent floues…

René Capo, collectif Aquitain contre les rejets en mer
(ci dessus : René Capo interviewé par France 3 Aquitaine devant la station d’épuration de La Teste)

Cette prise de conscience des ostréiculteurs arrive un peu tard… cela fait 3 ans que je ressent le déclin du Bassin d’Arcachon. Malgré un discours rassurant des élus genre « vive l’identité du Bassin et ses traditions ! » et vas y que je participe à la régate des maires en pinasses à voile, et que je joue à la pétanque avec les people (tiens j’ai déjà vu ça à Saint Trop…) et que je me goinfre d’huîtres gratuites sur le front de mer, les élus continuent de favoriser le développement économique du Bassin et de permettre un peu plus d’urbanisation… + 100 000 habitants en 2030, c’est annoncé officiellement par le sous préfet depuis deux mois !

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Mais revenons à cette journée d’hier…
200 ostréiculteurs étaient présents avec banderolles et toute la presse locale s’était déplacé.
On va enfin parler de cette monstruosité : le Wharf !
Concernant les élus présents, seul Michel Daverat, Conseiller Régional des Verts avait fait le déplacement… Il y a avait aussi deux anciens élus : Acot-Mirande, ancien Maire de la Teste et René Serrano, lui aussi du PS… un peu tard pour se manifester…

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J’ai pris des contacts avec plusieurs personnes à qui je vais pouvoir fournir mes photos aériennes en espérant qu’elles puissent leur servir. Je pense que les journalistes locaux ont réalisé aussi ce qui était en train de se passer : la mort annoncé de l’ostréiculture sur la Bassin, et donc par conséquent, la mort programmée d’un environnement fragile qui sera laissé en pâture aux promoteurs immobiliers, à l’industrie du nautisme et aux grands groupes hôteliers ! Tout cela sur un fond d’ambitions politiques destructrices.

Les ostréiculteurs menacent de bloquer l’accès au Bassin pendant le week end du 15 août. Je crois que nous sommes au bord de l’explosion. Une explosion désormais nécessaire pour sauver ce qui peu encore l’être…

Le compte à rebours a commencé…

Pour voir la vidéo de la manifestation, rendez vous sur Youtube en cliquant ici !




Journée Mondiale des Océans… la transparence selon le SIBA…

8062008

le Wharf

Alors là j’avoue que je suis resté scotché à mon siège quand j’ai ouvert le journal et découvert que le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon) avait choisi le jour de la Journée Mondiale des Océans pour organiser une grande opération de communication sur l’efficacité des deux nouvelles stations d’épuration de Biganos et de la Teste de Buch !

Il fallait avoir du culot pour oser le faire.

J’ai immédiatement proposé à René Capo du collectif Aquitain contre les rejets en mer de nous y rendre afin de visiter la station de La Teste et de rappeler que de gros progrès restaient à faire en matière de traitement des eaux usées.
J’étais muni pour l’occasion d’une photo aérienne du Wharf prise le 28 aout 2006.
France 3 Aquitaine venu couvrir l’événement n’a pas manqué d’interviewer René Capo qui a ainsi pu faire un certain nombre de précisions.

René Capo, collectif Aquitain contre les rejets en mer

Il faut savoir en effet que les deux nouvelles stations d’épuration permettent de traiter les eaux usées de l’ensemble des communes du Bassin d’Arcachon. L’usine de papier Smurfit de Biganos possède, elle, sa propre station de traitement.
C’est un progrès notoire puisque depuis un an, le traitement est beaucoup plus efficace.

MAIS :

Il reste tout de même un problème et il est de taille : nous continuons à rejeter en mer, par le Wharf de la Salie Sud, les eaux partiellement traitées et donc encore polluées en partie.
Personnellement je trouve que le SIBA devrait faire profil bas plutôt que de se vanter d’avoir dépensé 40 Millions d’euros pour ces deux stations d’épuration.
Je n’ai pas manqué de rappeler à Isabelle Galinier, responsable de la communication du SIBA, que les élus du Bassin avaient réussi à réunir 80 Millions d’euros pour prolonger de 5 kilomètres l’autoroute de Gujan à la Hume afin d’en faire un « aspirateur à camions ». Ils pourraient donc se donner les moyens de traiter nos eaux usées jusqu’au bout et éviter ainsi de continuer à prendre l’Océan pour une poubelle ! Des solutions existent, elles coûtent de l’argent.

stationlateste01bd.jpg

Philippe d’Agata, kite surfer et membre de l’association « Michel d’Agata » (voir sur Facebook) avait également fait le déplacement accompagné de Candice.
Tous ensemble nous avons donc pu visiter les installations et poser un certain nombre de questions.
Ainsi, nous avons eu la confirmation que les produits chimiques contenus dans les détergents n’étaient pas traités ! mais que l’on se rassure : Isabelle Galinier nous apprend que le SIBA va communiquer pour que les habitants du Bassin n’utilisent plus de détergents ! y a du boulot !…
Nous avons eu la confirmation que le polychlorure d’aluminium était utilisé pour floculer et blanchir les mousses. Or il se trouve que de nombreux scientifiques émettent aujourd’hui des réserves sur l’impact de ce produit sur la santé. Il serait peut-être l’un des suspects responsables de la maladie d’Alzheimer…
Quand au nettoyage des dizaine de kilomètres de canalisations, les explications étaient, à mon sens, pour le moins confuses et évasives.

En conclusion : les élus du Bassin n’ont peut-être pas choisi la bonne option pour traiter les eaux usées. Tout concentrer sur 2 grandes stations d’épuration n’était peut-être pas la meilleure option. Selon René Capo, il aurait été plus judicieux que chaque commune du Bassin puisse traiter ses propres eaux usées, par le biais de stations écologiques, évitant ainsi tout rejet en mer.

Comment allons nous faire désormais pour sortir de cette impasse ? Alors même que le Bassin ne cesse de s’urbaniser à grands coups de buldozers, que l’augmentation démographique est la plus importante du département, que les zones industrielles s’agrandissent et que l’autoroute va bientôt amener les camions sur une longue file inintérompue jusqu’à la Hume, personne n’a pensé à une solution qui permettrait d’éviter de rejeter notre pollution à tous dans l’océan, à quelques centaines de mètres du Banc d’Arguin…

Je suis de plus en plus inquiet pour l’avenir du Bassin d’Arcachon…







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